Actualites et analyses sur Israël Liban
Berri : Israël cherche la discorde au Liban
Nabih Berri a accusé Israël de chercher à provoquer la discorde au Liban plutôt que de viser uniquement le Hezbollah, ses armes, le mouvement Amal ou la communauté chiite. Dans son discours du 31 août pour le 48e anniversaire de la disparition de Moussa Sadr, le président du Parlement a également défendu l’armée libanaise, rejeté les projets de partition ou de fédéralisme et critiqué les résultats des sept rounds de négociations avec Israël.
Liban-Sud : vague de frappes israéliennes meurtrières
Une nouvelle escalade frappe le Liban-Sud jeudi 27 août. Israël a bombardé Arab Salim, Nabatiyeh al-Fawqa, Kfar Roummane et les hauteurs d’Ali al-Taher. Une jeune femme a été tuée et plusieurs personnes blessées à Arab Salim. Israël présente ces raids comme une riposte au lancement de deux drones explosifs attribués au Hezbollah contre ses soldats. Ces forces israéliennes sont toutefois déployées à Ali al-Taher, à l’intérieur du territoire libanais, dont Beyrouth réclame le retrait.
Liban-Sud : Israël intensifie frappes et dynamitages
Israël a poursuivi mercredi 26 août ses opérations militaires dans le Liban-Sud, combinant frappes, artillerie, dynamitages et incendies de maisons. Mansouri a été visée par un drone piégé et des tirs d’un char Merkava, tandis que des destructions ont été signalées à Majdal Zoun et Beit al-Sayyad. Sarbine et Hadatha ont également été touchées. Cette nouvelle journée de tension intervient exactement deux mois après l’accord du 26 juin et alors qu’une importante délégation économique émiratie arrive à Beyrouth.
Israël multiplie les dynamitages au sud du Liban
Les forces israéliennes ont multiplié le 25 août les dynamitages, démolitions, tirs d’artillerie et mouvements militaires dans plusieurs localités du sud du Liban. Haris, Ainata, Zawtar al-Sharqiya, Mais al-Jabal, Markaba et Mansouri figurent parmi les secteurs concernés. Cette nouvelle journée de tension précède l’arrivée à Beyrouth d’une importante délégation économique des Émirats arabes unis, conduite par le ministre du Commerce extérieur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, pour deux jours de rencontres consacrées à la coopération et aux investissements.
Aoun défend les négociations malgré leur suspension
Joseph Aoun affirme que les négociations entre le Liban et Israël progressent et restent préférables à une nouvelle guerre. Le président assure que Beyrouth n’acceptera le maintien d’aucun soldat israélien sur son territoire et constate une diminution des attaques depuis la signature de l’accord-cadre. Ses déclarations interviennent toutefois alors que les discussions directes sont suspendues depuis la septième rencontre de Rome, achevée sans nouveau retrait israélien et sans date convenue entre les parties pour la prochaine session.
Israël refuse le volet libanais du deal Iran
Israël durcit sa position face à l’accord USA-Iran et refuse que le volet libanais limite son action militaire contre le Hezbollah. Benjamin Netanyahu, Israel Katz, Benny Gantz et Itamar Ben-Gvir défendent, chacun dans son registre, le maintien d’une liberté d’action au Liban. Cette ligne place le front libanais au cœur du bras de fer entre Washington, Téhéran et Tel-Aviv, alors que la mise en œuvre du compromis régional reste fragile.
Israël refuse de se retirer du Liban malgré le deal USA-Iran
Malgré l’accord possible entre Washington et Téhéran, Israël refuse de se retirer du Liban et entend conserver sa liberté d’action contre le Hezbollah. Cette position fragilise le deal USA-Iran, car Téhéran lie la désescalade au sort du front libanais. Sans retrait israélien, le cessez-le-feu risque de rester incomplet.
Raid sur Ghobeiry : Israël teste le deal USA-Iran
Le raid israélien sur Ghobeiry, près de la route de l’aéroport en venant de Hadath, intervient au moment où Washington et Téhéran tentent de finaliser un accord régional. Officiellement, Israël affirme viser une infrastructure du Hezbollah. Mais le calendrier et la localisation de la frappe posent une autre question : Tel-Aviv cherche-t-il à provoquer une réaction iranienne ou libanaise afin de fragiliser, voire de saboter, le compromis entre Donald Trump et Téhéran ?
Liban : Israël prépare l’extension terrestre
L’armée israélienne se prépare à une possible extension de son opération terrestre au Liban, selon une chaîne israélienne, à trois jours de nouvelles discussions entre représentants libanais et israéliens à Washington. Benjamin Netanyahu affirme vouloir travailler avec le Liban contre le Hezbollah, tout en disant souhaiter la paix avec Beyrouth. Le gouvernement libanais, lui, réclame l’arrêt des hostilités, le retrait israélien et le retour des déplacés.
Liban : 87 morts en 48 heures malgré la trêve
Le Liban commence ce lundi 11 mai 2026 avec une trêve de plus en plus fragile et un bilan humain alourdi. Selon les dernières données disponibles, les attaques israéliennes ont fait 87 morts et 181 blessés supplémentaires en quarante-huit heures, portant le total à 2 846 morts et 8 693 blessés depuis le 2 mars. Le Sud reste l’épicentre des frappes, tandis que plus d’un million de personnes demeurent déplacées.
Liban : Aoun exige le cessez-le-feu d’abord
Joseph Aoun affirme que les discussions directes avec Israël ne pourront commencer qu’après l’application complète du cessez-le-feu au Liban. Cette position intervient alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du pays, où plus de vingt personnes ont été tuées en deux jours. Washington tente de préserver la trêve et de fixer un cadre de négociation, tandis que le Hezbollah rejette tout dialogue direct avec Israël.
Négociations à Washington : Beyrouth cherche un contrepoids français
À la veille de nouvelles négociations à Washington entre le Liban et Israël, Emmanuel Macron a promis à Nawaf Salam que la France aiderait Beyrouth à préparer sa position, même sans siéger directement à la table. Cet appui n’a rien de symbolique. Dans un moment où les États-Unis tiennent le format, où Israël conserve l’avantage militaire et où le Liban arrive affaibli par la guerre, Paris peut encore jouer un rôle utile : clarifier les lignes rouges libanaises, réintroduire les questions de souveraineté, de retrait israélien et de protection des civils, et éviter que la négociation ne se réduise à un agenda exclusivement sécuritaire.
Liban: le spectre d’une nouvelle guerre civile, 51 ans
Le 13 avril 2026 ne renvoie pas seulement au souvenir du bus de Aïn el-Remmaneh et du début de la guerre civile de 1975. Il renvoie à un risque très actuel : celui d’un Liban fragilisé par une offensive israélienne qui ne détruit pas seulement des infrastructures et des vies, mais remet aussi sous tension les fractures internes du pays. Entre déplacements massifs, pression sur l’État, divisions autour du Hezbollah et peur d’une relecture confessionnelle de la guerre, le pays voit réapparaître des mécanismes qu’il croyait contenus.
Trump aligne le Liban sur la lecture israélienne du cessez-le-feu
En excluant le Liban du cessez-le-feu avec l’Iran, Trump s’aligne sur la position israélienne et réduit la portée régionale de la trêve.















