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Revue de presse: Genève, Paris et le front libanais sous tension

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Genève, des « avancées » annoncées et une lecture libanaise prudente

Ad Diyar du 27 février 2026 présente la troisième séance de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran à Genève comme un moment que la médiation omanaise cherche à stabiliser, sans promettre d’issue rapide. Le journal rapporte que le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, a annoncé la fin de la journée « après des avancées notables » entre Washington et Téhéran, tout en précisant que la suite dépendra de consultations des deux délégations avec leurs capitales et qu’une phase de discussions techniques est envisagée.  Cette formulation sert de repère pour les rédactions libanaises. Elle permet d’écrire que les canaux restent ouverts, mais aussi que rien n’est verrouillé. Elle nourrit, en parallèle, une lecture anxieuse au Liban, où chaque progrès diplomatique est interprété comme un possible facteur de pression sur les scènes périphériques.

Dans Al Akhbar du 27 février 2026, l’idée est formulée comme un équilibre instable: la diplomatie « freine la guerre » mais « temporairement », ce qui souligne une perception de sursis plutôt que de bascule durable.  La même Une met en regard la trajectoire de Genève et le débat intérieur sur les choix stratégiques, avec la mise en avant d’un climat où des responsables et des acteurs politiques sont accusés de hâter une normalisation ou, à l’inverse, de pousser le pays vers des axes qui l’exposent.  Dans ce contexte, l’enjeu ne se résume pas à un texte nucléaire ou à un calendrier de levée de sanctions. Il se traduit par une question de sécurité immédiate, avec un risque d’extension du conflit régional et une capacité limitée du Liban à se protéger de la logique de rapports de force. Les journaux qui insistent sur le caractère indirect des discussions décrivent aussi un scénario où chaque camp tente d’améliorer sa position. Cela rend la séquence de Genève lisible à Beyrouth comme une négociation qui s’écrit autant par des messages diplomatiques que par des signaux militaires. Ad Diyar du 27 février 2026 donne ainsi une matière exploitable pour relier le rythme de la médiation, la prudence des annonces, et l’idée que le Liban reste un espace vulnérable, où la moindre variation du climat régional pèse sur les équilibres internes.  

Al Bina’ du 27 février 2026 pousse plus loin la lecture de l’articulation entre Genève et la pression militaire. Le quotidien rapporte, en s’appuyant sur des sources militaires et politiques, que des frappes israéliennes concomitantes à la tenue de la négociation s’inscrivent dans un « cadre de pression » sur l’Iran via le ciblage du Hezbollah au Liban, et qu’elles constituent aussi un message aux négociateurs américains pour éviter que la question de l’influence iranienne dans la région soit reléguée.  Cette approche pèse dans la construction de la Une parce qu’elle propose une grille causale, qu’on la partage ou non. Elle donne un fil directeur: à mesure que les discussions se poursuivent, le front libanais peut devenir un outil de pression, ou un espace où l’on cherche à fixer des règles implicites par la force.

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Dans le même article, Al Bina’ du 27 février 2026 rapporte aussi des éléments de terrain liés à l’activité militaire et à la réponse défensive de l’armée libanaise, notamment la pose d’éléments métalliques près d’un talus à Sarda, dans une zone associée à des axes de pénétration évoqués depuis la colline de Tal al-Hamamis vers le sud de Khiam.  L’intérêt journalistique est double. D’un côté, il y a la scène internationale, qui impose son agenda et son vocabulaire, avec la médiation, les consultations, et les étapes techniques. De l’autre, il y a le détail du sol, qui montre comment l’État, à travers l’armée, tente de consolider des points précis, parfois sous des pressions directes. Le contraste entre ces deux niveaux structure la journée. Il explique pourquoi la rhétorique des « avancées » à Genève ne s’accompagne pas, dans les pages libanaises, d’un apaisement lexical. Au contraire, le même mouvement diplomatique est présenté comme une période où le risque est géré, pas éliminé, et où le pays doit se préparer à des secousses rapides.

Frappes sur la Békaa, riposte défensive et crainte d’un glissement vers l’escalade

La séquence sécuritaire domine aussi la Une par l’ampleur des frappes rapportées et par leur traduction humaine. Al 3arabi Al Jadid du 27 février 2026 écrit que des avions israéliens ont mené une série de raids sur la Békaa, à l’est du Liban, et cite des localités touchées, dont Chmestar, Bdnaïl, Qsarnaba, Harbata et Boudai, tout en rapportant que l’armée israélienne affirme avoir visé des infrastructures liées à la force Radwan, décrite comme une unité d’élite du Hezbollah.  Cette version est complétée par Al Joumhouria du 27 février 2026, qui décrit environ vingt-cinq frappes sur la Békaa, en les reliant à des violations du cessez-le-feu et à la référence à la résolution 1701. Le journal cite des zones ciblées, dont Chmestar, Taria, Boudai, les hauteurs de Harbata et les environs de Hermel, et rapporte un bilan fourni par le ministère de la Santé faisant état, en bilan final, d’un mort et de vingt-neuf blessés.  

Al Quds Al Arabi du 27 février 2026 ajoute une couche factuelle sur l’impact, en indiquant que les raids sur la Békaa ont conduit à la mort d’un adolescent syrien, avant de rappeler une confirmation ultérieure du ministère de la Santé sur un mort et vingt-neuf blessés à la suite des frappes.  Ces éléments, attribués et convergents, permettent de traiter la Une sans surinterprétation. Ils autorisent un récit centré sur les faits, la géographie des frappes, et les conséquences immédiates. Ils permettent aussi de décrire un sentiment de vulnérabilité, car la zone touchée n’est pas seulement la frontière sud. Elle renvoie à un élargissement des espaces frappés, ce qui augmente la pression sur les institutions et sur les habitants. Dans ce cadre, l’argument « diplomatie en cours » ne suffit pas à calmer les inquiétudes. Il cohabite avec des bilans, des localités, des déclarations militaires adverses, et une mémoire récente d’épisodes où l’intensité sur le terrain a évolué sans avertissement. La Une se construit alors sur une tension concrète: l’existence de discussions internationales n’empêche pas une séquence de violence, et cette violence peut être utilisée comme langage politique.

Face à ces frappes, plusieurs titres décrivent des gestes défensifs et une volonté de maintenir un dispositif d’État. Al Joumhouria du 27 février 2026 rapporte que l’armée libanaise a poursuivi des mesures défensives à Sarda, en installant des éléments métalliques le long d’un talus qui avait été érigé sur un passage décrit comme habituellement utilisé pour des infiltrations depuis Tal al-Hamamis vers le sud de Khiam.  

Asharq Al-Awsat du 27 février 2026 reprend le même fait, en indiquant que l’armée « complète » ses procédures défensives à Sarda, et relie cette démarche à des incidents récents, dont des explosions sonores et des tirs depuis un point israélien présenté comme nouvellement établi en direction d’éléments de l’armée, avec des avertissements demandant l’évacuation du site, puis une contestation israélienne sur l’absence de coordination.  Le journal note que cette dispute réactive un débat plus ancien sur les mécanismes de coordination mis en place depuis 2006, dans le cadre de la résolution 1701 et de la commission trilatérale à Naqoura.  Cette articulation est centrale pour la Une, car elle relie le détail de l’incident à un problème structurel: la robustesse des dispositifs de désescalade et leur capacité réelle à protéger les forces régulières sur le terrain. Dans les textes du jour, l’armée apparaît comme le point fixe. Elle agit, elle consolide, elle communique. Mais les articles montrent aussi la fragilité de cet effort lorsque le rapport de force se durcit. L’actualité devient alors une somme de gestes concrets et de débats de cadre. Elle n’est pas seulement une succession de frappes. Elle est aussi une bataille autour des règles, de la coordination, et de la légitimité des points établis au sol. Ce déplacement, du militaire vers le juridique et le diplomatique, sert de pont vers l’autre grande scène du jour, celle de Paris.

Paris, une conférence de soutien et le test de la crédibilité des engagements

Le second axe de la Une est diplomatique, mais il est traité comme une tentative de stabilisation en période de risque régional. Asharq Al-Awsat du 27 février 2026 décrit l’accélération des préparatifs d’une conférence de soutien à l’armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, annoncée au niveau ministériel à Paris. Le quotidien précise que l’ouverture doit se faire par des interventions d’Emmanuel Macron et du président libanais Joseph Aoun, puis que la conduite des travaux reviendrait au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et à la ministre des Armées, Catherine Vautrin.  Le journal indique aussi que Paris dit craindre les répercussions sur le Liban d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran, ce qui place la conférence dans une logique de prévention, et pas seulement d’assistance technique.  Annahar du 27 février 2026 fournit, sur ce même dossier, un récit de préparation diplomatique, en rapportant que Jean-Yves Le Drian est actif dans les démarches préparatoires, et qu’un rendez-vous préparatoire s’est tenu au Caire le 24 février, avec un niveau de participation jugé bon.  Le journal ajoute que l’absence de l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, à cette réunion préparatoire est présentée comme liée à des contraintes internes d’organisation à l’ambassade.  Le même article évoque l’existence d’un groupe de coordination militaire présidé par l’Italie, avec participation de la France, des États-Unis, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que d’autres pays, dont le Canada et des États du Golfe, chargé depuis plusieurs années de coordonner des propositions d’aide à l’armée libanaise.  Annahar du 27 février 2026 ajoute enfin un chiffre de besoin annuel, rapporté comme une estimation attribuée au commandant de l’armée, le général Rudolf Heikal, évaluant les besoins de l’institution à environ 800 millions de dollars par an, ce qui donne une échelle au débat sur l’aide attendue.  

Dans le même temps, Annahar du 27 février 2026 publie un commentaire qui relativise l’effet automatique de ces conférences. Le journal écrit que certaines exigences se heurtent à des mécanismes politiques absents, et estime que la conférence de soutien à l’armée pourrait ne pas être différente des conférences précédentes organisées à Paris, dans un contexte où le Liban continue de solliciter l’aide internationale face à des crises financières accumulées, tandis que l’exécution d’engagements économiques, financiers et politiques reste entravée.  Ce contraste est un élément de Une parce qu’il introduit une exigence de crédibilité. La conférence est présentée comme nécessaire, mais pas suffisante. Elle est utile si elle se traduit par des apports adaptés aux besoins. Elle est utile aussi si elle s’inscrit dans une trajectoire de consolidation institutionnelle. Sinon, elle risque d’être un rendez-vous de plus, avec une rhétorique de soutien et des promesses difficiles à transformer. Le même commentaire insiste sur le fait que la réussite d’une action réformatrice dépend d’une cohésion politique et d’un appui parlementaire.  Cette lecture s’articule directement avec les frappes de la Békaa et les tensions à Sarda. Elle sous-entend que l’armée, même soutenue, ne peut pas compenser à elle seule des fractures politiques, ni remplacer une vision nationale de sécurité. Dans la journée du 27 février 2026, la Une se forme donc comme une triangulation. Genève donne le rythme international. La Békaa rappelle la violence possible. Paris ouvre une fenêtre de soutien, mais elle vient avec une exigence de cohérence intérieure.

Corridors, infrastructures et concurrence d’influence autour du Liban

Un dernier fil, plus discret mais structurant, apparaît dans Al Akhbar du 27 février 2026, et complète la Une par une lecture de concurrence économique et stratégique. Le journal rapporte que le président Joseph Aoun a reçu un envoyé spécial français lié à l’initiative du corridor économique entre l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe, et décrit un échange autour des étapes franchies par l’initiative, de ses objectifs de connectivité commerciale, d’infrastructures et de liaisons énergétiques et numériques.  Dans un autre passage, Al Akhbar du 27 février 2026 évoque des discussions françaises sur des « corridors maritimes et terrestres » incluant le Liban et la Syrie, avec une réflexion sur l’activation de ports comme Beyrouth et Tripoli et leur articulation à des réseaux de transport.  Le journal mentionne aussi le rôle potentiel de groupes de transport, dont CMA CGM, dans ces projections.  Ce fil compte pour la Une parce qu’il replace les crises sécuritaires dans un horizon de concurrence d’influence. Il suggère que, pendant que la région vit une tension militaire, les grandes puissances et les acteurs économiques réfléchissent déjà à des architectures de circulation, de ports, de routes et de chaînes logistiques. Cela renforce une intuition présente dans plusieurs articles: le Liban n’est pas seulement exposé aux secousses de la guerre. Il est aussi convoité comme espace de passage, comme point d’ancrage, ou comme maillon possible. Cette dimension donne un cadre à la conférence de Paris, qui n’est plus seulement un soutien à une institution. Elle devient aussi un élément de positionnement stratégique. Elle donne également un sens supplémentaire à la prudence face à Genève. Si un accord se dessine, il peut redistribuer des cartes. Si un échec se confirme, il peut déclencher une escalade. Dans les deux cas, la capacité du Liban à défendre ses intérêts dépend de la solidité de ses institutions, de sa cohésion politique, et de sa capacité à maîtriser les débats internes. C’est ce croisement, entre négociation internationale, pression militaire, soutien extérieur et projets de connectivité, qui domine la journée telle qu’elle est racontée par les titres du 27 février 2026.  

Politique locale: l’échéance électorale revient au centre, entre cadre légal et recomposition des alliances

Le calendrier électoral, les soupçons et la bataille du cadre juridique

Dans Ad Diyar du 27 février 2026, la question des prochaines législatives est posée comme une confrontation qui dépasse la technique électorale. Le quotidien décrit une séquence où l’élection est replacée après deux dossiers jugés décisifs, celui des armes et celui des réformes, et où le doute sur la tenue du scrutin reste présent dans les calculs politiques.  Le journal insiste sur l’idée d’un « conflit » autour de l’échéance, avec des acteurs qui la considèrent comme une étape nationale, et d’autres qui la voient comme un levier de rapports de force plus larges.  Cette lecture place la politique locale sous une tension double. D’un côté, il y a l’obligation constitutionnelle. De l’autre, il y a la peur d’un report, d’un changement de règle, ou d’un encadrement qui avantage un camp. Cette tension se retrouve dans la manière dont plusieurs titres suivent les signaux institutionnels. Al Quds Al Arabi du 27 février 2026 rapporte que le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont signé un décret ouvrant une session extraordinaire du Parlement, du 2 mars au 16 mars, ce qui est présenté comme une étape qui permet de tenir des séances législatives avant l’ouverture de la session ordinaire.  La question qui suit est immédiate dans ce même papier. Le journal s’interroge sur la possibilité que le président de la Chambre convoque une séance autour de la loi électorale.  La politique locale prend alors une forme très concrète. Elle n’est pas seulement faite d’intentions. Elle se joue sur un calendrier, sur une liste de textes, et sur la capacité à réunir une majorité. Dans ce même article, Al Quds Al Arabi du 27 février 2026 mentionne aussi un enjeu de perception publique, avec une information attribuée au ministre de l’Intérieur, qui nie l’existence d’une demande extérieure visant à retarder les élections, tout en évoquant un nombre de candidats, ce qui donne une texture de compétition déjà engagée.  La présence de cette dénégation dans le débat est en soi un indicateur. Elle montre que l’idée d’un report circule assez pour obliger à la réfuter, et que la crédibilité de l’État se mesure à sa capacité à organiser le vote sans soupçon. Dans Annahar du 27 février 2026, le retour de l’échéance est décrit comme un test politique et national, dans un moment présenté comme charnière, avec une bataille qui se joue à plusieurs niveaux, entre forces du pouvoir et opposition, entre ligne dite souverainiste et choix d’axes, et entre projets de réformes dont le sérieux est mis en concurrence.  L’ensemble dessine un paysage où la politique locale se polarise. Les blocs se recomposent. Les discours se durcissent. Et la discussion sur la loi n’est plus seulement juridique. Elle devient un instrument de stratégie.

Dans ce climat, l’architecture institutionnelle devient un sujet central, car elle conditionne le reste. Al Bina’ du 27 février 2026 précise que le décret de session extraordinaire, numéroté 2591 et daté du 26 février 2026, fixe une fenêtre parlementaire du 2 au 16 mars, et qu’il est signé par le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam.  Le journal explique aussi que le décret définit un programme de textes transmis au Parlement, ainsi que les projets et propositions que le bureau de la Chambre peut décider de soumettre.  Cet encadrement est politiquement important, car il permet de trier les urgences. Il permet aussi de hiérarchiser les sujets sensibles. Al Bina’ du 27 février 2026 insiste en outre sur une dimension relationnelle. Le quotidien indique que la concertation est permanente entre la présidence de la République et la présidence du Parlement, et que les relations sont qualifiées de bonnes, avec un objectif affiché d’accélérer le travail institutionnel et de respecter les échéances constitutionnelles.  Cette affirmation, même si elle relève d’une présentation, sert de point d’appui pour lire la politique locale de la journée. Elle suggère que l’exécutif et la Chambre cherchent à montrer un minimum de cohérence, au moment où la société doute de la capacité de l’État à produire des décisions. Elle suggère aussi que l’échéance électorale n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une chaîne de rendez-vous. Elle dépend de la capacité à légiférer, à financer, et à sécuriser l’organisation du scrutin. Cette logique renforce la centralité du cadre légal. Elle explique pourquoi une session extraordinaire peut devenir, en quelques heures, un objet de débat politique. Elle ouvre des scénarios. Elle peut servir à avancer sur des textes, ou au contraire à déplacer des affrontements vers le Parlement. Elle peut aussi devenir une scène où les camps testent leurs forces avant la bataille électorale elle-même.

Le gouvernement Salam, les recettes de l’État et la question de l’autorité

La politique locale du 27 février 2026 est aussi dominée par un registre plus technico-politique, celui des recettes publiques, de l’impôt, et de l’exécution. Dans Al Quds Al Arabi du 27 février 2026, la réunion du Conseil des ministres présidée par le Premier ministre Nawaf Salam est décrite comme une séance qui s’arrête longuement sur le premier point d’un ordre du jour de vingt-neuf points, à propos de l’amélioration des recettes et de la lutte contre l’évasion fiscale et douanière.  Le journal rapporte que la discussion porte aussi sur l’occupation du domaine maritime et fluvial, sur le suivi d’ordres de recouvrement liés aux carrières et aux concasseurs, et sur la question du contrôle et de l’audit, notamment l’audit juricomptable dans des ministères et des administrations.  Ce passage a une portée politique directe. Il montre que le gouvernement tente d’articuler une réponse à la crise par la voie des recettes. Il met en scène une priorité, celle de renforcer l’État sans attendre des flux extérieurs. Dans Ad Diyar du 27 février 2026, la même séquence est reprise avec une insistance sur la lutte contre la fraude, et sur le fait que des dossiers peuvent être transmis à la justice, ce qui sert à signaler une volonté d’action.  L’intérêt, pour la politique locale, est que ce type d’agenda touche des intérêts puissants. Il touche des réseaux. Il touche des secteurs où l’informel est massif. Ainsi, même sans annoncer de chiffres, le débat renvoie à une question de rapport de force interne. Le gouvernement peut-il agir sur des sources de fuite qui sont, depuis des années, un symbole d’impuissance publique. Peut-il le faire sans déclencher un conflit politique, ou sans être accusé de sélection. Les mentions du domaine maritime, des carrières et des concasseurs, sont politiquement lourdes, car elles renvoient à des dossiers connus pour susciter des accusations de protection et d’inégalité. Al Quds Al Arabi du 27 février 2026, en listant ces thèmes, rend visible une réalité simple. La politique locale n’est pas seulement une lutte d’étiquettes. Elle est une lutte sur l’exécution. Elle est une lutte sur les ressources. Elle est une lutte sur le contrôle.

Ce registre fiscal et administratif se combine avec la bataille du calendrier électoral. Il crée une tension pour l’exécutif. D’un côté, le gouvernement cherche à se donner une image de fermeté, en parlant de lutte contre l’évasion et de recouvrement. De l’autre, il doit garder des équilibres, car une réforme trop frontale peut casser des alliances parlementaires nécessaires, surtout en période préélectorale. La politique locale est donc prise entre deux impératifs. Il faut montrer une capacité de décision, car la population attend des signes concrets. Il faut aussi éviter de perdre les soutiens indispensables à la tenue des échéances et au vote de textes clés. Les journaux du 27 février 2026 décrivent ce dilemme en creux, à travers l’agenda discuté en Conseil des ministres et à travers l’ouverture d’une session parlementaire extraordinaire.    Dans cette configuration, le rôle du Premier ministre Nawaf Salam devient central, car il est placé au carrefour de la gestion quotidienne et du récit politique. Il doit, dans le même temps, sécuriser l’action gouvernementale, préserver la cohésion ministérielle, et éviter que le débat sur les élections ne se transforme en crise de légitimité. Les éléments rapportés par Al Quds Al Arabi du 27 février 2026, sur le fait que la séance n’a pas abordé certains débats politiques et s’est concentrée sur les recettes, peuvent être lus comme une recherche de priorité administrative, ou comme une façon de réduire le bruit politique.  Dans tous les cas, la politique locale se structure autour d’une question simple. L’État peut-il reprendre la main par les finances et la loi, avant que la bataille électorale n’absorbe tout.

Les partis, les “tabous” et la compétition sur les récits avant le vote

La recomposition partisane est un autre élément fort de la politique locale du jour. Elle se lit dans la manière dont des partis cherchent à installer des thèmes, parfois clivants, pour peser sur le futur rapport de forces. Al Akhbar du 27 février 2026 consacre une place importante à un sujet présenté comme la rupture d’un “tabou”, celui de parler publiquement de la paix avec Israël dans un cadre politique assumé.  Le quotidien écrit qu’une partie des Libanais a récemment commencé à évoquer ce thème plus ouvertement, et qu’un responsable partisan, Samy Gemayel, est décrit comme allant plus loin en organisant un événement dédié, un congrès annoncé sous un intitulé centré sur la “fabrication de la paix” et la stabilité du Liban.  Même si le débat est explosif, il est traité comme un fait politique local, au sens où il vise à déplacer l’agenda. Il vise à obliger les autres camps à se positionner. Il vise aussi à donner un axe de campagne, ou au moins un marqueur identitaire. Dans la même édition, Al Akhbar du 27 février 2026 mentionne aussi une “simulation” liée au vote de 2022 et l’impact des électeurs de l’étranger sur un nombre limité de sièges, ce qui introduit un autre registre de bataille, celui de l’efficacité électorale et de la distribution des voix.  Cette approche parle directement aux appareils. Elle parle aux calculs de circonscriptions. Elle parle aux alliances. Elle renforce une idée centrale, déjà présente dans Annahar du 27 février 2026, selon laquelle l’élection à venir ne sera pas une compétition routinière, mais une compétition à plusieurs étages, où se croisent des lignes souverainistes, des choix d’axes, et des promesses de réforme.  

Ce jeu sur les récits se combine avec les dynamiques institutionnelles. L’ouverture d’une session extraordinaire, rapportée par Al Quds Al Arabi du 27 février 2026 et par Al Bina’ du 27 février 2026, devient alors une scène potentielle de ces affrontements.    Un camp peut pousser un texte. Un autre peut le bloquer. Un troisième peut conditionner son vote. La politique locale se lit donc comme une stratégie de positionnement. Elle se lit aussi comme une stratégie de calendrier. Chaque acteur cherche à choisir le moment où il s’expose, et le moment où il frappe. Dans ce contexte, les appels à la “régularité” institutionnelle, mis en avant par Al Bina’ du 27 février 2026 quand il parle de respect des échéances constitutionnelles, peuvent être compris comme un message interne autant qu’externe.  Il s’agit de rassurer, mais aussi de fixer une norme de comportement. Parallèlement, les inquiétudes sur un report, que le ministre de l’Intérieur est conduit à démentir selon Al Quds Al Arabi du 27 février 2026, indiquent que la bataille de la confiance est déjà ouverte.  En politique locale, la confiance n’est pas un détail. Elle conditionne la participation. Elle conditionne la légitimité du résultat. Elle conditionne aussi la capacité du futur Parlement à gouverner. Les journaux du 27 février 2026 montrent ainsi une scène intérieure où la compétition se prépare sur deux plans. Il y a la mécanique, faite de décrets, de sessions, de textes. Il y a le récit, fait de thèmes, de tabous brisés, et de calculs de voix. Le mélange de ces deux plans explique la nervosité. Il explique aussi pourquoi le débat électoral revient si vite, même dans une journée dominée par des tensions sécuritaires régionales.    

Diplomatie: Paris mise sur le soutien aux forces régulières, Beyrouth face au test des engagements

Une conférence à Paris pensée comme pare-feu régional

Asharq Al-Awsat du 27 février 2026 situe la diplomatie libanaise dans une séquence où la France cherche à transformer l’inquiétude régionale en dispositif concret de stabilisation. Le quotidien indique que les préparatifs s’accélèrent pour une conférence de soutien à l’armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, prévue au niveau ministériel à Paris, dans le second site du ministère français des Affaires étrangères.  La même source précise un déroulé protocolaire qui est en soi un message politique. Le président français Emmanuel Macron et le président libanais Joseph Aoun doivent ouvrir la rencontre, avant que le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et la ministre des Armées Catherine Vautrin ne prennent la conduite des travaux.  Ce choix d’affichage place l’institution militaire libanaise au cœur d’un discours de « sécurité d’État ». Il renforce l’idée que Paris entend soutenir l’ossature officielle du pays, au moment où les tensions régionales font craindre une extension de la violence.

Dans le même article, Asharq Al-Awsat du 27 février 2026 insiste sur l’état d’esprit français. Le journal écrit que Paris est préoccupée par les retombées sur le Liban d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran.  Cette mention éclaire l’arrière-plan diplomatique. Le soutien annoncé n’est pas présenté comme un geste isolé de coopération militaire. Il est présenté comme une mesure de réduction du risque. Il vise à protéger le Liban d’un choc externe, ou au moins à en amortir l’onde. Cette logique explique la place accordée aux forces régulières dans le discours. Elle explique aussi pourquoi la conférence est organisée à un niveau politique élevé. Quand une puissance comme la France place la présidence libanaise au centre de l’ouverture, elle cherche à montrer que l’État libanais est reconnu comme interlocuteur, malgré la fragilité intérieure.

Ce cadrage produit cependant une tension dans la manière de traiter la diplomatie. Un appui affiché peut être lu comme un signal de confiance. Il peut aussi être lu comme une anticipation de scénario noir. Le fait que la crainte d’une guerre américano-iranienne soit explicitement citée comme arrière-plan, dans Asharq Al-Awsat du 27 février 2026, installe l’idée que la conférence répond à une menace identifiable.  Dans la presse du jour, cette menace se superpose aux frappes et aux incidents rapportés au Liban. Ainsi, la diplomatie n’est pas décrite comme un jeu abstrait. Elle est décrite comme une course contre la montre, où l’on tente de consolider l’appareil étatique avant qu’un basculement régional n’emporte des marges déjà étroites.

Le Drian, Le Caire et la mise en place d’une mécanique de contribution

Annahar du 27 février 2026 apporte un récit plus opérationnel, centré sur la préparation et la mobilisation des participants. Le journal écrit que l’envoyé français, l’ancien ministre Jean-Yves Le Drian, est actif dans la phase de préparation du rendez-vous parisien prévu le 5 mars, et qu’un meeting préparatoire s’est tenu au Caire le 24 février.  Le quotidien souligne que le niveau de participation au Caire a été jugé bon, ce qui donne une indication sur l’intérêt des partenaires.  Annahar du 27 février 2026 mentionne également un fait diplomatique révélateur: l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, n’a pas assisté à la réunion du Caire, mais son absence est présentée comme liée à des contraintes internes d’organisation au sein de l’ambassade.  Dans la diplomatie libanaise, ce type de détail compte. Il permet de mesurer les priorités et les rythmes d’implication. Il permet aussi de comprendre comment les acteurs cherchent à éviter de transformer une absence en signal politique négatif, surtout dans une période où la relation avec Washington reste déterminante.

Le point le plus structurant, dans Annahar du 27 février 2026, concerne l’architecture de coordination. Le journal rapporte la participation à la réunion du Caire de la « Core group » militaire présidée par l’Italie, avec un général français et des représentants des États-Unis, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que d’autres pays, dont le Canada et des États du Golfe.  Le quotidien indique que ce groupe est chargé depuis trois ans de coordonner les propositions d’aide destinées à l’armée libanaise.  Cette précision donne une épaisseur à la séquence. Elle montre que l’initiative de Paris ne sort pas de nulle part. Elle s’appuie sur une mécanique déjà existante. Elle repose sur des acteurs qui ont des méthodes, des grilles de besoins, et des circuits de validation.

Annahar du 27 février 2026 ajoute une autre articulation, plus politique, en évoquant le rôle de plusieurs pays dans la focalisation sur ce mécanisme militaire. Le journal indique que le groupe des cinq pays chargés d’aider le Liban a décidé, avec l’Arabie saoudite et les États-Unis, de se concentrer sur le travail de cette « Core group » militaire, afin de déterminer les besoins de l’armée et des forces de sécurité intérieure et d’évaluer l’adéquation des contributions à ces besoins.  Cette formulation est importante pour la diplomatie libanaise. Elle suggère une volonté de rationaliser l’aide. Elle suggère aussi une forme de conditionnalité implicite. Le soutien est présenté comme ciblé, orienté vers l’efficacité, et encadré par des critères. Ce n’est pas une enveloppe politique vague. C’est un effort qui veut s’adosser à une évaluation technique. Pour Beyrouth, cela peut être un avantage, car il est plus facile de défendre des besoins concrets. Mais cela peut aussi être une contrainte, si les besoins identifiés ne coïncident pas avec les priorités politiques internes, ou si les contributeurs refusent de financer certains volets sensibles.

Le niveau d’aide attendu, entre réalisme financier et besoins chiffrés

Dans la même séquence, Annahar du 27 février 2026 introduit un élément de prudence qui pèse sur la lecture diplomatique. Le journal cite des sources diplomatiques affirmant qu’il ne faut pas s’attendre à des « milliards de dollars » qui se déverseraient sur l’armée, tout en évoquant la possibilité d’un soutien financier et technique jugé bon, sans montant déjà fixé.  Cet avertissement est un repère. Il évite l’emballement. Il réduit le risque de déception. Il rappelle que les partenaires sont en phase de cadrage, pas en phase d’annonce d’une somme. Pour le Liban, ce type d’équilibre est délicat. L’institution militaire a des besoins immédiats, notamment en équipement, en maintenance, en logistique, en carburant, et en soutien aux effectifs. Mais les États partenaires veulent souvent lier l’aide à un usage contrôlé, à des objectifs définis, et à une visibilité sur l’impact.

Annahar du 27 février 2026 apporte aussi un ordre de grandeur. Le journal rapporte que le commandant de l’armée, le général Rudolf Heikal, a estimé les besoins annuels de l’institution à environ 800 millions de dollars.  Le texte ajoute que la conférence examine des besoins liés à une « seconde phase » concernant le désarmement illégal au nord du Litani, ainsi que des besoins associés à la période suivant un retrait de la Force intérimaire des Nations unies au Liban à la fin décembre de cette année.  Ces éléments donnent à la diplomatie une dimension très concrète. Ils lient le soutien à la capacité de l’État à assumer des missions de sécurité sur un territoire sensible. Ils lient aussi l’aide à une question de souveraineté et de contrôle, puisque la référence au désarmement et à l’après-Force intérimaire implique une montée en charge des forces nationales.

L’effet diplomatique de ces mentions est double. D’abord, elles rendent la discussion plus lisible pour les partenaires. Une estimation chiffrée, même approximative, permet de mesurer l’écart entre les besoins et les promesses. Ensuite, elles replacent l’aide dans un cadre de responsabilités. Si l’aide est associée à des étapes de sécurité intérieure, elle devient plus politisée. Elle peut susciter des résistances internes. Elle peut aussi devenir un objet de controverse, selon la manière dont chaque camp libanais interprète les notions de désarmement et de contrôle territorial. Dans ce contexte, la diplomatie doit faire un exercice d’équilibriste. Elle doit convaincre les partenaires de contribuer. Elle doit aussi préserver une cohésion intérieure minimale pour que l’aide ne se transforme pas en facteur de division.

Le risque d’un déjà-vu, Paris entre promesse et plafond politique

Annahar du 27 février 2026 propose enfin une lecture plus sceptique, qui est utile pour une section diplomatie, car elle rappelle les limites structurelles. Le journal écrit que certaines exigences se heurtent à des mécanismes politiques absents ou neutralisés, et suggère que le destin du rendez-vous de Paris pourrait ressembler à celui des conférences précédentes accueillies par la France.  Annahar du 27 février 2026 insiste sur le fait que le Liban continue de solliciter l’aide internationale pour faire face à des crises financières accumulées, tandis que l’exécution des engagements économiques et financiers reste entravée, de même que l’exécution d’engagements politiques liés à la décision de désarmer.  Le journal ajoute que la réussite d’un gouvernement réformateur dépend d’une cohésion politique et d’un soutien parlementaire.  

Ce passage remet la diplomatie dans un cadre de réalité libanaise. L’aide internationale, même généreuse, ne remplace pas des décisions internes. Elle peut soutenir une institution, mais elle ne peut pas résoudre, à elle seule, les blocages de gouvernance. Cette idée est d’autant plus forte qu’elle se produit au moment où le pays s’approche d’échéances électorales et où les tensions sécuritaires pèsent sur l’agenda national. Elle souligne un risque de dissonance. Les partenaires peuvent se concentrer sur l’institution militaire, car elle est un acteur stable et identifiable. Mais l’environnement politique, lui, peut rester fragmenté. Dans ce cas, l’aide risque d’être partiellement efficace, ou d’être perçue comme un palliatif.

Dans l’ensemble, la diplomatie du 27 février 2026 se dessine comme une tentative de consolidation à travers deux instruments. Le premier est politique, avec la mise en scène d’un soutien de haut niveau à Paris, telle que décrite par Asharq Al-Awsat du 27 février 2026.  Le second est technique, avec le travail de coordination et de préparation décrit par Annahar du 27 février 2026 autour de Jean-Yves Le Drian, de la réunion du Caire et du groupe militaire présidé par l’Italie.  Entre les deux, la question qui reste ouverte est celle de la traduction. La conférence peut produire un soutien ciblé. Elle peut aussi produire une dynamique de réforme. Mais elle dépend d’un facteur que la presse rappelle sans détour. Le Liban doit encore prouver qu’il peut transformer des engagements en résultats, et que l’aide reçue servira une stratégie nationale cohérente, plutôt qu’un simple moment de solidarité diplomatique.  

Politique internationale: Genève relance le dossier irano-américain, Israël et ses partenaires ajustent leurs lignes

Genève, un cycle de négociations qui avance sans sécuriser le terrain régional

Al Sharq Al Awsat du 27 février 2026 présente la troisième journée de discussions nucléaires entre l’Iran et les États-Unis à Genève comme une séquence de progrès, mais encore encadrée par la prudence du médiateur omanais. Le quotidien rapporte que le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, a annoncé la fin de cette troisième الجولة بعد un « progrès notable » sur le chemin des négociations, tout en laissant entendre que les étapes suivantes dépendront de consultations et de travaux techniques.  Ad Diyar du 27 février 2026 rapporte la même annonce et insiste sur le vocabulaire employé par le médiateur, qui parle d’une reprise après concertation des deux délégations avec leurs capitales et d’une discussion technique à venir, ce qui renforce l’idée d’un processus progressif, fragmenté, et donc vulnérable aux pressions.  

Le format et le rythme de ces discussions sont décrits comme révélateurs de la complexité du dossier. Al Sharq Al Awsat du 27 février 2026 indique que les échanges ont débuté le matin, ont duré environ trois heures, puis se sont interrompus pendant plusieurs heures pour des consultations avant de reprendre le soir et de s’achever après une séance d’environ une heure et demie.  Ce découpage sert de signal politique. Il montre un dialogue qui progresse par séquences, avec des pauses qui traduisent des arbitrages internes. Il souligne aussi que la scène internationale se joue autant dans la salle de négociation que dans les capitales, où chaque partie doit gérer ses opinions publiques, ses institutions, et ses alliés.

Dans Annahar du 27 février 2026, la question posée par le traitement international est plus directe et plus anxieuse: les négociations de Genève peuvent-elles empêcher la guerre. Le quotidien met en avant une lecture israélienne récurrente, selon laquelle tout accord américano-iranien, même strict et durable, resterait « pas bon » du point de vue d’Israël, ce qui alimente l’idée d’un écart persistant entre Washington et Tel-Aviv sur la façon de contenir l’Iran.  Cette perception est centrale pour comprendre la fragilité du climat régional. Elle explique pourquoi une annonce de « progrès » à Genève n’est pas automatiquement interprétée comme une désescalade. Elle peut au contraire être lue comme un facteur d’accélération de gestes de pression, chacun cherchant à peser sur le contenu final ou à prévenir un accord jugé dangereux.

Al Akhbar du 27 février 2026 résume cette ambivalence en une formule qui a vocation à structurer la lecture du jour: la diplomatie « freine la guerre », mais « temporairement ».  Le journal met la négociation dans un rapport de force plus large, où les progrès diplomatiques ne suppriment pas les scénarios militaires, mais peuvent seulement les retarder ou les déplacer. Ce type de cadrage explique une tension durable dans la région. Les acteurs traitent un même événement comme une opportunité et comme une menace. Ils parlent d’accord possible, tout en se préparant au pire.

Israël, préparation militaire et débat sur une frappe contre l’Iran

Le débat israélien sur l’option militaire contre l’Iran apparaît de manière explicite dans Al Quds Al Arabi du 27 février 2026, à travers un texte centré sur l’état de préparation et sur les limites d’une confrontation directe. Le journal évoque l’érosion des stocks de systèmes de défense, en citant des batteries comme Hetz, David’s Sling et Iron Dome, et souligne que leur renouvellement est présenté comme urgent.  L’article ajoute surtout un point politique lourd: une guerre américano-israélienne contre l’Iran « n’était pas prévue » à ce moment, selon le même récit, car l’année 2026 est pensée comme une année de remise en état de l’armée israélienne après la plus longue guerre entamée le 7 octobre, avec une phase de reconstruction des capacités et d’outils militaires.  

Le texte décrit une logique de planification militaire à plusieurs niveaux. Il mentionne l’ordre donné par le chef d’état-major, Zamir, de se préparer aussi à une « guerre surprise » ressemblant au scénario du 7 octobre, tout en soulignant qu’aucun des scénarios de préparation ne prévoyait une confrontation avec une puissance régionale majeure comme l’Iran.  Ce passage a une portée internationale, car il traduit une tension entre la volonté politique de dissuasion et les contraintes opérationnelles. Il explique aussi pourquoi Israël peut chercher à influencer les négociations de Genève sans se précipiter vers une action militaire directe, en privilégiant des actions indirectes, des pressions diplomatiques, ou des signaux de préparation.

Dans la presse régionale, cette tension se reflète aussi dans la manière dont certains acteurs décrivent l’état de vigilance des groupes armés alliés à l’Iran. Al Sharq Al Awsat du 27 février 2026 rapporte une analyse selon laquelle ceux qui auraient « abandonné la prudence sécuritaire » sous la pression financière ne seraient pas majoritaires, et que la plupart des cadres et membres continuent d’exécuter leurs missions en misant sur un accord diplomatique qui empêcherait une frappe américaine contre l’Iran.  Ce passage est important, car il montre comment les calculs des acteurs non étatiques se lient au calendrier diplomatique. L’espoir d’un accord peut devenir un facteur de retenue. L’incertitude peut, au contraire, nourrir la dispersion des initiatives et l’augmentation du risque d’incident.

Inde, Israël et grands accords: la diplomatie économique comme signal stratégique

La dynamique internationale du jour ne se limite pas au dossier nucléaire. Elle inclut des alliances économiques qui servent de messages stratégiques. Al Sharq Al Awsat du 27 février 2026 rapporte la fin d’une visite du Premier ministre indien Narendra Modi en Israël, présentée comme aboutissant à des accords qui dépassent 10 milliards de dollars.  Le simple volume annoncé donne un repère sur l’intensification de ce partenariat. Il signale aussi un ancrage d’Israël dans des réseaux économiques qui dépassent la sphère occidentale classique.

Ce type d’accord a un sens politique à plusieurs étages. Il renforce la capacité d’Israël à diversifier ses appuis. Il lui donne des marges économiques et technologiques. Il envoie aussi un message aux acteurs régionaux, en montrant que le pays peut consolider des partenariats majeurs même lorsque l’environnement sécuritaire est instable. Dans le contexte des discussions de Genève, cette dimension économique agit comme un contrepoint. Elle rappelle que l’ordre régional se construit aussi par des chaînes de valeur, des investissements, et des projets d’infrastructure, pas seulement par des lignes rouges militaires.

Ce thème rejoint, par ricochet, un débat présent dans Al Akhbar du 27 février 2026 sur les « corridors » et sur les grandes routes de connectivité, où le Liban est parfois évoqué comme maillon potentiel.  Même si ce volet touche directement la scène libanaise, il éclaire la politique internationale du moment: les États cherchent à sécuriser des axes économiques pendant que des conflits restent ouverts. Cela crée un paradoxe. Le commerce avance pendant que les lignes de front bougent. La diplomatie économique sert alors de stabilisateur, ou au moins de couverture, à une région qui demeure sous tension.

L’ombre des politiques américaines, Trump et la remise en scène du rapport de puissance

La politique intérieure américaine est aussi présente en arrière-plan des lectures internationales. Al Quds Al Arabi du 27 février 2026 met en avant, à sa une, un traitement centré sur Donald Trump et le discours sur l’état de l’Union, présenté comme projetant des « ombres » sur ce qu’il reste du « siècle américain ».  Même sans entrer dans les détails du discours dans les extraits disponibles, le choix éditorial est significatif. Il souligne que la scène américaine est perçue comme déterminante pour la suite de Genève et pour les équilibres régionaux.

Dans cette perspective, la négociation américano-iranienne devient un test de style et de crédibilité. Le fait que la presse régionale insiste sur les pauses, les consultations et les phases techniques montre qu’elle attend une clarification de la doctrine américaine. Les acteurs régionaux cherchent des signaux sur la hiérarchie des priorités de Washington. Ils veulent savoir si l’objectif principal est la non-prolifération, la désescalade, la gestion des sanctions, ou une recomposition plus large du rapport de force au Moyen-Orient.

Ce doute sur la stratégie américaine nourrit une autre conséquence: les puissances régionales ajustent leur posture. Certains misent sur la négociation. D’autres accélèrent des partenariats. D’autres encore renforcent leurs défenses et leurs stocks. Les textes du 27 février 2026 montrent ainsi une région où plusieurs agendas se superposent. Genève traite le nucléaire. Les capitales gèrent la dissuasion. Les partenaires économiques consolident des accords. Et les opinions publiques restent marquées par les séquences de guerre ouvertes depuis le 7 octobre.

Une instabilité qui dépasse le Moyen-Orient, les signaux d’Amérique latine

Enfin, l’actualité internationale du jour inclut des signaux venant d’autres régions, qui rappellent une fragilité politique plus globale. Annahar du 27 février 2026 rapporte que l’Assemblée nationale au Venezuela a annoncé la démission du procureur général Tarek William Saab, présenté comme un allié du président renversé Nicolás Maduro, à travers une déclaration faite en séance.  La présence de cette information dans un quotidien libanais souligne un point: l’instabilité institutionnelle n’est pas un phénomène régional isolé. Elle se retrouve dans des contextes très différents, ce qui nourrit une perception de volatilité mondiale.

Ce détour par l’Amérique latine ne concurrence pas les grands dossiers du Moyen-Orient, mais il enrichit la lecture. Il montre que l’année 2026 est racontée comme une année de transitions, de pressions internes, et de recompositions politiques. Dans ce paysage, le dossier de Genève est traité comme l’un des centres de gravité, mais pas comme le seul. La scène internationale est multipolaire. Les crises se répondent. Et les décisions prises dans une capitale peuvent déclencher des effets en chaîne ailleurs, parfois par des mécanismes économiques, parfois par des alliances, parfois par des chocs sécuritaires.

Au total, les journaux du 27 février 2026 dessinent une politique internationale dominée par une équation simple. Une négociation avance à Genève, mais son existence ne suffit pas à calmer les risques. Israël garde une lecture critique des accords possibles. Des partenaires comme l’Inde renforcent des liens économiques avec Israël. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, restent la variable clé. Et, au-delà du Moyen-Orient, d’autres crises politiques rappellent que la période est marquée par des changements rapides et des institutions mises à l’épreuve.        

Économie: actifs publics, recettes fiscales et virage numérique, la bataille des leviers rapides

Karim Souaid et les actifs « rentables », débat sur la valorisation et la vente

Al Akhbar du 27 février 2026 met au centre une controverse qui touche à la fois la politique monétaire et la gestion d’actifs. Le quotidien rapporte des informations présentées comme des « fuites » et les relie à des positions attribuées au gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid. Selon ce récit, l’idée défendue serait que la Banque du Liban doit « prendre une initiative audacieuse » pour activer et dynamiser des institutions qui génèrent des revenus, en insistant sur la nécessité d’injecter de nouveaux investissements dans des sociétés décrites comme rentables et détenues par la Banque du Liban. Al Akhbar du 27 février 2026 cite explicitement Middle East Airlines, le Casino du Liban et la banque Intra, et évoque la nécessité d’une réévaluation financière avant toute recherche d’investisseurs. Le journal ajoute que Karim Souaid aurait nié, lors de rencontres avec des responsables politiques, l’ouverture de négociations avec la société française CMA CGM en vue de vendre Middle East Airlines, tandis que l’entreprise française resterait silencieuse sur ces informations.  

Cette séquence, telle que rapportée par Al Akhbar du 27 février 2026, ouvre plusieurs niveaux de lecture économique. D’abord, elle place la Banque du Liban non seulement comme arbitre monétaire, mais comme acteur patrimonial, confronté à la question de l’arbitrage entre conservation et cession. Ensuite, elle remet sur la table un problème ancien au Liban, celui de la transparence de la valorisation et du calendrier de décision. Une « réévaluation financière » est un terme technique, mais il devient un fait politique quand les actifs sont stratégiques et symboliques. Middle East Airlines touche à la connectivité du pays et à la souveraineté économique du transport. Le Casino du Liban renvoie à des recettes et à un imaginaire d’économie de services, mais aussi à des risques d’opacité. Intra porte une mémoire économique et une dimension de portefeuille d’actifs. Dans ce cadre, l’enjeu n’est pas seulement de « vendre » ou de « ne pas vendre ». Il est de préciser ce que signifie « activer » un actif rentable. Cela peut signifier moderniser, investir, restructurer, augmenter les revenus, ou assainir la gouvernance avant d’envisager des partenariats. Or, quand Al Akhbar du 27 février 2026 évoque des investisseurs potentiels et des acteurs français, il met aussi en lumière une autre réalité, celle de la compétition internationale autour de secteurs libanais jugés profitables ou stratégiques. Le journal place cette discussion dans un climat où des groupes étrangers « concurrencent » sur des projets de liaison terrestre et maritime, ce qui relie directement la question des actifs à celle des corridors logistiques et du transport.  

Ports, corridors et logistique, l’économie prise dans la recomposition des routes régionales

Ad Diyar du 27 février 2026 apporte un autre morceau du puzzle économique, en évoquant des discussions autour de la place de Beyrouth dans des projets de connectivité régionale. Le journal rapporte une visite présentée comme relevant du suivi de l’initiative IMEC, décrite comme une refonte des itinéraires du commerce par une intégration maritime et ferroviaire, visant à diversifier les routes de transit, réduire la pression sur des points d’étranglement et renforcer la sécurité des chaînes d’approvisionnement dans un environnement géopolitique instable. Dans ce cadre, Ad Diyar du 27 février 2026 cite un propos sur l’importance de repositionner le port de Beyrouth comme centre logistique régional, en s’appuyant sur son emplacement et sur des capacités opérationnelles décrites comme élevées dans le bassin méditerranéen, afin de renforcer sa présence dans de nouvelles chaînes d’approvisionnement.  

La valeur économique de ce récit tient au fait qu’il connecte les infrastructures libanaises aux recompositions de routes qui se jouent au-delà du pays. Quand un quotidien comme Ad Diyar du 27 février 2026 insiste sur un « repositionnement » du port de Beyrouth, il parle en filigrane des recettes futures, des services portuaires, des emplois indirects et de la capacité à attirer des flux. Il parle aussi d’un besoin de gouvernance, car un centre logistique régional ne fonctionne pas seulement avec des quais. Il fonctionne avec des règles, des procédures, des services douaniers, des systèmes d’information et une crédibilité. Cette dimension rejoint, par contraste, le débat rapporté par Al Akhbar du 27 février 2026 sur la vente éventuelle d’actifs rentables. Si des acteurs étrangers s’intéressent à des segments de transport et de logistique, cela signifie que le Liban conserve des points d’appui. Mais cela signifie aussi que le pays peut perdre de la maîtrise sur des secteurs structurants, si la décision se fait dans l’urgence. À ce stade, les journaux décrivent surtout des intentions et des signaux, pas des contrats. Pourtant, même ce niveau d’information suffit à nourrir une section économique, parce qu’il met sur la table le même dilemme. Le Liban cherche des ressources. Il cherche des investissements. Il cherche une intégration dans des routes régionales. Mais il reste contraint par une crise de l’État et par la méfiance, ce qui complique la transformation d’un projet de corridor en recettes concrètes. Ad Diyar du 27 février 2026 rend visible la promesse. Al Akhbar du 27 février 2026 rend visible le risque de l’arbitrage patrimonial, surtout si des acteurs privés étrangers deviennent une option par défaut plutôt qu’un choix encadré.    

Recettes de l’État, lutte contre la fraude et pression sur l’économie réelle

L’autre grand axe économique de la journée, tel qu’il apparaît dans les sources, concerne la question des recettes publiques et du contrôle. Ad Diyar du 27 février 2026 rapporte que le Conseil des ministres a souligné la nécessité de lutter contre l’évasion fiscale et douanière, avec la possibilité de transférer des dossiers à la justice. Le journal place cette orientation comme un choix prioritaire, ce qui fait de l’économie une affaire d’exécution, pas seulement de discours.  Dans la même logique, la présence, dans l’édition, de documents administratifs et d’annonces liées à des procédures fiscales, même si elles relèvent de la rubrique officielle, renforce l’idée d’un État qui cherche à réactiver des mécanismes de recouvrement, avec des délais, des notifications, et des effets juridiques en cas de non-présentation. Ad Diyar du 27 février 2026 publie ainsi des avis de la direction des recettes invitant des contribuables à se présenter pour des résultats préliminaires de contrôle, avec des dates précises de délais et de fin de période de remarques, en rappelant les bases légales.  

Cette insistance sur la fraude et le recouvrement a des conséquences économiques immédiates, car elle touche l’économie réelle. Quand un gouvernement parle de lutte contre l’évasion et de dossiers transférés à la justice, il envoie un signal aux secteurs où l’informel est une protection. Il envoie aussi un signal aux contribuables réguliers, qui demandent souvent que l’effort soit partagé. Mais ce signal peut produire une double réaction. D’un côté, il peut améliorer les recettes si l’exécution est cohérente, ce qui est vital dans un pays où l’État manque de ressources stables. De l’autre, il peut accroître la tension avec des acteurs économiques déjà fragilisés, surtout si les contrôles sont perçus comme sélectifs ou s’ils arrivent sans réforme plus large de l’environnement des affaires. Les annonces officielles publiées par Ad Diyar du 27 février 2026, avec des délais et des références légales, montrent un État qui se réappuie sur la procédure.  Pourtant, la procédure ne suffit pas à elle seule. Une politique de recettes est crédible si elle s’accompagne d’une capacité de contrôle douanier, d’une informatisation, d’une coordination entre administrations et d’une réduction des zones grises. Or, la crise libanaise a justement multiplié ces zones grises. Dans ce contexte, l’orientation décrite par Ad Diyar du 27 février 2026 peut être lue comme une tentative de reprendre la main à court terme, en allant chercher des marges de recettes là où elles se perdent. Mais elle peut aussi être lue comme un symptôme, celui d’un État qui n’a pas encore retrouvé un cadre macroéconomique complet et qui doit donc activer des leviers de contrôle, faute d’accord global et de financement durable.  

Paiements électroniques et offres bancaires numériques, une économie qui s’adapte par les services

Annahar du 27 février 2026 ouvre une fenêtre différente sur l’économie, moins centrée sur l’État et plus centrée sur l’évolution des usages. Le quotidien publie un dossier sur les plateformes de paiement électronique au Liban, présenté comme une réalité nouvelle qui s’impose, dans un contexte de transformation des services financiers. Annahar du 27 février 2026 cite des initiatives et des offres, dont une plateforme bancaire numérique lancée par une banque libanaise, présentée comme visant à déplacer les services du modèle traditionnel vers l’économie numérique. Le journal décrit des fonctionnalités comme le paiement, le transfert instantané d’argent, le règlement de factures et des programmes de récompenses, avec une perspective d’élargissement à des services de prêt, d’épargne et d’investissement, afin d’aller vers une offre complète.  

Sur le plan économique, cette matière est importante parce qu’elle reflète une adaptation du secteur financier libanais à un environnement où la confiance dans les circuits classiques a été fortement ébranlée. Le développement des paiements électroniques peut répondre à plusieurs besoins. Il peut réduire certains coûts de transaction. Il peut améliorer la traçabilité, ce qui rejoint la question des recettes fiscales et de la lutte contre l’évasion, si l’État parvient à intégrer ces flux dans un cadre régulé. Il peut aussi aider des entreprises et des ménages à gérer des paiements et des transferts dans un pays où la liquidité et l’accès aux services restent irréguliers. Annahar du 27 février 2026 présente cette évolution comme un mouvement déjà en cours, avec une logique de plateforme, des services intégrés et un objectif de simplicité d’usage.  Cette tendance n’est pas sans limites. Elle suppose des infrastructures numériques, une sécurité informatique et une régulation. Elle suppose aussi une acceptation sociale, dans un pays où l’usage de l’espèce a longtemps été dominant, et où une part de la population reste méfiante. Pourtant, le fait même qu’un quotidien consacre un espace à ce sujet indique un changement d’échelle, au moins sur le plan des ambitions affichées.

Ce virage numérique s’insère aussi dans une économie qui cherche des points d’appui sans attendre une normalisation macroéconomique totale. Les journaux montrent, le même jour, des débats sur la vente d’actifs, sur le repositionnement des ports et sur la chasse aux recettes perdues. À côté, la numérisation des paiements apparaît comme un mouvement plus diffus, mais potentiellement structurant. Il ne résout pas la crise financière. Il ne remplace pas une politique monétaire stable. Mais il peut modifier la circulation de l’argent, l’accès aux services et, à terme, une partie des rapports entre l’État, les banques et les contribuables. Annahar du 27 février 2026, en détaillant les fonctions de plateformes, montre que certains acteurs bancaires parient sur la demande de services rapides et sur une transformation des habitudes, y compris en direction des petites et moyennes entreprises.  Dans une économie où les entreprises cherchent souvent des solutions pratiques avant de chercher des solutions idéales, cet angle devient un fait économique à part entière.

Entre cessions, contrôle et modernisation, la même question de gouvernance revient

Ce qui ressort de l’ensemble des éléments économiques rapportés le 27 février 2026 est la répétition d’une même question, sous des formes différentes. Qui décide, selon quelles règles, et avec quelle transparence. Al Akhbar du 27 février 2026 met la décision sur les actifs dans une zone de controverse, entre initiative « audacieuse » et rumeur de négociation, avec démenti attribué au gouverneur Karim Souaid.  Ad Diyar du 27 février 2026 met la décision sur les recettes dans un registre de contrôle et de procédure, avec la menace implicite du transfert à la justice, et avec des avis administratifs qui montrent la mécanique du recouvrement.  Annahar du 27 février 2026 met la décision sur l’innovation de service dans un registre de transformation numérique, avec une promesse d’efficacité et de facilité d’usage.  Ces trois registres peuvent sembler éloignés. En réalité, ils se répondent. L’État cherche de l’argent et de la crédibilité. La banque centrale est décrite comme cherchant à activer des actifs pour produire des ressources. Les banques cherchent à capter des usages et à maintenir une relation avec les clients via des services digitaux. Le fil commun est que chaque levier repose, au final, sur la confiance. La confiance des citoyens dans le recouvrement équitable. La confiance des marchés et des partenaires dans la transparence d’une valorisation. La confiance des usagers dans la sécurité d’une plateforme.

Dans ce paysage, l’économie libanaise apparaît comme une économie de leviers rapides plutôt qu’une économie de plan unique. Les journaux ne décrivent pas, ce jour-là, une trajectoire macroéconomique consolidée. Ils décrivent des actions possibles. Ils décrivent des options discutées. Ils décrivent des mesures de contrôle. Ils décrivent des projets d’infrastructure et des innovations de service. Cela correspond à une situation où la crise a fragmenté la décision. Le Liban peut tenter d’augmenter ses recettes par la lutte contre l’évasion, comme l’écrit Ad Diyar du 27 février 2026, mais cette lutte dépend de la capacité à suivre et à sanctionner.  Le Liban peut envisager d’attirer des investisseurs sur des actifs rentables, comme le suggère le débat rapporté par Al Akhbar du 27 février 2026, mais cela dépend d’une valorisation crédible et d’un cadre juridique clair.  Le Liban peut aussi accompagner un mouvement de paiement électronique, comme le décrit Annahar du 27 février 2026, mais ce mouvement dépend d’un socle technique, réglementaire et social.  Dans tous les cas, la journée économique du 27 février 2026 met au premier plan une réalité simple. Les outils existent. Les annonces existent. Les pistes existent. Ce qui manque souvent, et ce que les sources laissent deviner par leurs controverses et leurs précautions, c’est la capacité à transformer ces pistes en résultats stables, sans opacité et sans rupture de confiance.

Société: santé publique sous pression, pollution chronique et vulnérabilité des civils

« Tsunami » du cancer, alertes sur les causes et urgence de prévention

Dans Annahar du 27 février 2026, le sujet de la santé publique est traité comme une crise structurante. Le quotidien parle d’un « tsunami » du cancer au Liban et met en avant des facteurs de risque qui dépassent le seul registre médical.  La lecture proposée relie directement la progression des maladies à des comportements et à des expositions. Le texte cite le président de la commission parlementaire de la santé, Bilal Abdallah. Il affirme que le Liban occupe une place avancée parmi les pays les plus consommateurs de tabac. Il ajoute un second facteur, décrit comme massif, celui de la pollution générée par les générateurs électriques. Il évoque aussi l’absence de contrôle, ou la faiblesse de la surveillance.  Cette triple combinaison, tabac, pollution et contrôle insuffisant, donne un cadre clair au récit. Elle transforme la question du cancer en affaire de politique publique, et pas seulement en affaire d’hôpital.

Ce cadrage, dans Annahar du 27 février 2026, met en lumière une réalité sociale devenue banale. La population vit avec des générateurs dans l’espace quotidien. Ils sont dans les quartiers. Ils sont près des écoles. Ils sont au pied des immeubles. Le journal souligne que ces moteurs « envahissent » le pays, selon la formulation citée, et que cela crée un climat de méfiance et d’angoisse autour de la santé.  L’intérêt sociétal est immédiat. Le débat n’oppose pas seulement médecins et patients. Il touche le mode de vie. Il touche l’accès à une électricité stable. Il touche les choix économiques des ménages. Il touche aussi le sentiment d’abandon, quand l’État ne contrôle pas ou contrôle mal. Dans ce contexte, la peur du cancer devient une peur sociale. Elle se diffuse dans les familles. Elle pèse sur les dépenses. Elle renforce les inégalités, car la prévention et le diagnostic précoce dépendent souvent du revenu.

Dans le même article, Annahar du 27 février 2026 rapporte que Bilal Abdallah reconnaît l’existence d’une inquiétude réelle autour de ce dossier. Il dit que le travail est en cours pour « tirer la sonnette d’alarme ».  La portée sociale de cette formule tient au fait qu’elle décrit une société qui sent le danger, mais qui attend des décisions. L’alerte, à elle seule, ne diminue pas l’exposition. Elle peut au mieux accélérer des gestes. Elle peut aussi accroître la pression sur des institutions déjà fragiles. Dans une journée dominée par les tensions sécuritaires, ce type de sujet rappelle que le pays fait face à une autre forme de violence. Elle est lente. Elle est diffuse. Elle est liée au quotidien. Et elle n’épargne ni les régions ni les classes sociales.

Sécurité alimentaire, médicament et régulation, des chantiers cités comme prioritaires

Toujours dans Annahar du 27 février 2026, les propositions mises en avant insistent sur la régulation et sur la prévention. Le quotidien cite Bilal Abdallah lorsqu’il propose de réactiver l’Autorité de sécurité alimentaire.  Dans le même passage, il insiste sur le renforcement de l’Agence nationale du médicament.  Le texte ajoute que d’autres mesures sont évoquées, mais qu’elles exigent un financement effectif et un engagement sérieux pour leur mise en œuvre.  Ces trois éléments donnent une grille de lecture sociale très nette. Le cancer n’est pas abordé seulement par la chimiothérapie ou la chirurgie. Il est abordé par la qualité de ce que l’on mange, par la sécurité de ce que l’on consomme comme traitement, et par la capacité de l’État à contrôler.

Cette approche est révélatrice d’un malaise social plus large. Quand la sécurité alimentaire devient un sujet de première importance, cela signifie que la population doute de ce qu’elle achète et de ce qu’elle ingère. Cela renvoie à des pratiques de marché, à des circuits de distribution, et à des contrôles irréguliers. Quand l’agence du médicament est citée comme chantier urgent, cela renvoie à un autre risque social, celui de l’accès à des médicaments fiables, au bon prix, et sans contrefaçon ou rupture. Annahar du 27 février 2026 ne détaille pas ici une liste de scandales ou de produits. Il décrit plutôt une logique.  Or, cette logique suffit à raconter une société qui vit dans l’incertitude sanitaire, et où la confiance dans les systèmes de protection s’est affaiblie.

La mention du financement, dans Annahar du 27 février 2026, a aussi une valeur sociale directe.  La prévention coûte. Les campagnes de dépistage coûtent. Les inspections coûtent. Les laboratoires coûtent. Les dispositifs de contrôle coûtent. Dans un pays en crise financière, cette réalité devient un filtre dur. Elle explique pourquoi les priorités de santé publique restent souvent des promesses ou des projets. Elle explique aussi pourquoi les familles se retrouvent en première ligne. Elles paient. Elles se privent. Elles retardent des examens. Elles se tournent vers des solutions de fortune. Ainsi, la santé publique devient un révélateur de la fracture sociale. Plus la régulation est faible, plus l’inégalité augmente. Les ménages les plus aisés achètent de la sécurité, via des soins privés et des produits plus chers. Les autres subissent davantage le risque.

Dans ce contexte, la question de la pollution des générateurs, pointée par Annahar du 27 février 2026, se relie directement à la question de l’électricité.  Le problème n’est pas seulement environnemental. Il est social. Il touche le droit à un air moins toxique. Il touche le coût des alternatives. Il touche la capacité de l’État à fournir un service public stable. Tant que l’électricité reste fragile, les générateurs restent dominants. Tant que les générateurs restent dominants, l’exposition demeure. Le débat sur le cancer, tel qu’il est raconté, devient alors un débat sur les services publics, sur la régulation, et sur la dignité de la vie quotidienne.

Les civils et la peur immédiate, l’onde des frappes au-delà du front

La société libanaise vit aussi sous la pression des épisodes de violence qui débordent le seul périmètre frontalier. Les frappes rapportées dans la Békaa, le 27 février 2026, ne sont pas seulement un fait militaire. Elles deviennent un fait social dès qu’elles provoquent des blessés et des morts, et dès qu’elles touchent des zones de vie. Al Joumhouria du 27 février 2026 rapporte environ vingt-cinq frappes sur la Békaa et cite un bilan attribué au ministère de la Santé, faisant état, en bilan final, d’un mort et de vingt-neuf blessés.  Al Quds Al Arabi du 27 février 2026 évoque aussi l’impact humain et confirme l’existence d’un bilan officiel sur un mort et vingt-neuf blessés.  

Sur le plan sociétal, ces chiffres comptent au-delà de leur dimension statistique. Ils rappellent que l’insécurité touche des civils qui vivent loin des lignes de contact habituelles. Ils montrent aussi que l’hôpital, le secours et la prise en charge des blessés s’ajoutent à un système de santé déjà décrit comme inquiet. Dans une même journée, la société doit absorber des chocs très différents. Il y a le choc immédiat des frappes. Il y a le choc lent de la maladie. Et il y a, entre les deux, la fatigue collective. Cette fatigue est rarement mesurée. Pourtant, elle se lit dans la répétition des alertes et dans la manière dont les journaux lient la violence à des fragilités structurelles.

Le déplacement de la tension vers la Békaa renforce aussi un phénomène social classique en période d’incertitude: l’adaptation par le repli. Les habitants limitent leurs déplacements. Les commerçants ajustent leurs horaires. Les familles évaluent les risques. Même sans données chiffrées dans les extraits disponibles, la logique sociale est connue. Une frappe ne détruit pas seulement un lieu. Elle fragilise un tissu. Elle alimente des rumeurs. Elle nourrit la peur. Elle pousse des ménages à chercher un abri ailleurs si l’épisode se répète. Dans un pays déjà marqué par la crise économique, cette insécurité a un coût supplémentaire. Elle pèse sur le travail. Elle pèse sur l’école. Elle pèse sur les dépenses de santé. Elle pèse sur la cohésion locale.

Cette dimension sociale se voit aussi dans la manière dont l’État cherche à maintenir une présence. Quand des journaux rapportent des mesures défensives ou des dispositifs de coordination, cela concerne la politique et la sécurité. Mais cela concerne aussi la société, car les institutions deviennent un repère psychologique. Or, la journée du 27 février 2026 est racontée comme une journée où la confiance dans les mécanismes de stabilisation est discutée. Ce doute n’est pas abstrait. Il se traduit dans la vie quotidienne, par l’idée que l’imprévu peut revenir vite. Pour une société, vivre dans cette anticipation est une forme de stress permanent. Il s’ajoute aux stress économiques et sanitaires. Il crée un climat où les individus dépensent moins, planifient moins, et se projettent moins.

Fiscalité, notifications et rapport de l’État au citoyen, une société sous procédure

La société est aussi traversée par un autre type de pression, moins spectaculaire mais très visible dans les pages de certains quotidiens: la pression administrative. Dans Ad Diyar du 27 février 2026, une série de publications officielles et d’avis montre un État qui réactive des procédures, notamment à travers des notifications et des délais.  Le journal publie, par exemple, des appels de la direction des finances à des contribuables pour venir prendre connaissance de résultats préliminaires de contrôle, avec mention d’une période de trente jours à partir du 27 février 2026, et des précisions sur les lieux de présentation, comme la recette de Saïda et des services régionaux.  Ces éléments sont souvent lus comme de simples rubriques administratives. Pourtant, ils ont une portée sociale.

D’abord, ils montrent comment l’État entre en contact avec des citoyens dans un moment où beaucoup de dossiers sont en suspens. Ils montrent aussi comment la procédure devient un instrument de rappel à l’ordre, dans une société où l’économie informelle s’est développée. Ensuite, ces avis rappellent que l’incertitude n’est pas seulement géopolitique. Elle est aussi juridique. Quand un avis rappelle des délais et des conséquences, il met les ménages et les entreprises sous contrainte. Cela peut être positif si le recouvrement est équitable et s’il finance des services publics. Cela peut être négatif si l’effort est perçu comme ciblé, ou s’il tombe sur des acteurs déjà fragilisés. La dimension sociale tient à cette perception. Le citoyen accepte mieux une contrainte quand il voit un service. Il la rejette quand il ne voit qu’une sanction.

Dans le même esprit, Ad Diyar du 27 février 2026 publie un avis de procédure d’exécution lié à une affaire de charges communes d’immeuble, avec un montant en dollars et une explication des étapes de notification, des délais de publication, puis des suites possibles.  Là encore, l’intérêt sociétal est réel. Il rappelle que, dans un pays en crise, les copropriétés, les charges et les litiges de voisinage deviennent plus fréquents et plus durs. Le quotidien décrit une mécanique de droit. Elle existe. Elle fonctionne. Mais elle illustre aussi une société où les conflits de la vie quotidienne sont de plus en plus judiciarisés, faute de médiation ou faute de capacité à payer. Cela crée un climat de tension dans les immeubles, dans les quartiers, et dans les relations sociales.

Cette présence de la procédure dans les pages du 27 février 2026 renvoie à un paradoxe social. La société attend une protection sanitaire, une protection économique, et une protection sécuritaire. Dans le même temps, l’État réapparaît souvent sous la forme d’un avis, d’une notification, ou d’un délai. Cette asymétrie nourrit un sentiment de distance. Elle peut aussi nourrir une demande de réforme, car la population veut un État qui contrôle la pollution, garantit l’alimentation, sécurise les médicaments et protège les civils. Annahar du 27 février 2026, en citant Bilal Abdallah sur la faiblesse de la surveillance et sur l’urgence d’activer des autorités de contrôle, rend cette attente explicite.  Ad Diyar du 27 février 2026, en montrant la présence de l’État surtout par la procédure, rend visible une autre facette.  Entre les deux, la société libanaise apparaît comme une société qui vit sous plusieurs pressions simultanées, et qui réclame, surtout, un minimum de régulation efficace pour réduire les risques du quotidien.

Culture: le Festival Al Bustan ouvre sur un signal de continuité, la création cherche de l’air dans une journée tendue

Festival Al Bustan, une ouverture portée par Marcel Khalife et un message de permanence

Ad Diyar du 27 février 2026 fait de l’ouverture de la 32e édition du Festival Al Bustan International un marqueur culturel autant qu’un événement mondain. Le journal décrit une soirée tenue dans la salle Émile Bustani, dominée par la présence de Marcel Khalife, entouré de membres de sa famille, et par un dispositif de scène qui reprend le thème de l’édition, « famille et amis ».  L’article insiste sur la composition musicale et sur l’image d’une transmission. Marcel Khalife est au centre avec son oud. Son fils Rami est au piano. Son neveu Sari est au violoncelle. Le récit mentionne aussi Charbel Rouhana à l’oud et son fils Nadim à l’accordéon.  Cette distribution n’est pas présentée comme un simple effet d’affiche. Elle est décrite comme un équilibre sur scène, avec une alternance entre jeu collectif et moments solistes, et avec un dialogue musical entre les deux ouds, celui de Marcel Khalife et celui de Charbel Rouhana, qualifié de « beau » et « délicat » par le journal, sous un long applaudissement.  

Le même papier met en avant un autre trait qui compte pour la lecture culturelle du jour: l’épaisseur institutionnelle autour de la soirée. Ad Diyar du 27 février 2026 parle d’un « encombrement » ministériel, parlementaire et diplomatique. Il cite la présence de treize ministres, d’un nombre notable de députés et de membres du corps diplomatique arabe et étranger, avec en particulier les ambassadeurs des États-Unis et de la France, ainsi qu’un large ensemble de personnalités politiques, économiques et sociales.  Le journal note que cette présence officielle a parfois éclipsé l’attention portée au reste du public et au travail des médias, et qu’elle a occupé l’espace visuel et symbolique de la soirée.  Cet élément donne un angle clair pour comprendre la place de la culture dans le Liban du 27 février 2026. La culture sert encore de scène de rassemblement. Elle sert aussi de vitrine de normalité. Dans une journée où la tension sécuritaire et diplomatique est très présente, l’ouverture d’un festival international, avec une salle pleine, des artistes reconnus et une présence d’État, fonctionne comme une affirmation de continuité.

Dans le récit d’Ad Diyar du 27 février 2026, l’ouverture n’est donc pas seulement un concert. Elle devient un fait social et politique. Elle montre que certains rendez-vous restent possibles malgré le climat. Elle montre aussi que la musique libanaise, à travers Marcel Khalife et Charbel Rouhana, continue d’être une langue commune, capable de rassembler des publics variés.  Cette lecture n’efface pas les tensions du pays. Elle les met en contraste. Elle suggère que la culture n’est pas une échappée naïve, mais une manière d’occuper l’espace, de maintenir une circulation, et de préserver des repères collectifs. Elle souligne enfin une dimension de filiation artistique, puisque le dispositif « famille et amis » est présenté comme un choix de mise en scène, mais aussi comme une manière de raconter une transmission à travers les instruments et les générations.  

Agenda culturel, la saison du festival se projette sur les prochains jours

Au-delà du récit de la soirée d’ouverture, Annahar du 27 février 2026 offre un élément utile pour l’agenda culturel, à travers une annonce détaillée liée au Festival Al Bustan. Le quotidien mentionne une date, le samedi 7 mars, à 20h30, dans l’auditorium Émile Bustani de l’Hôtel Al Bustan, avec un programme annoncé comme « pop et cordes », et une présentation centrée sur une proposition familiale.  Le même encart précise la présence des sœurs Ayoub, avec Laura au violon et Sarah au violoncelle, ainsi qu’un orchestre à cordes libanais, dirigé par Gianluca Marcianò.  Annahar du 27 février 2026 donne aussi des informations pratiques sur la billetterie, notamment des catégories de prix et des points de vente.  

Cet agenda, même sous forme d’annonce, est important parce qu’il permet de dépasser l’événement du 27 février et d’inscrire la culture dans une continuité de semaine. Il rend aussi visible un choix de programmation qui mise sur des formats accessibles, avec une articulation entre répertoire populaire et ensemble à cordes, et avec une présence de musiciennes connues pour leur capacité à naviguer entre styles.  Dans le contexte libanais, ce type de proposition compte. D’une part, il répond à une demande d’événements à la fois qualitatifs et rassembleurs. D’autre part, il permet de maintenir une économie culturelle minimale, faite de salles, de techniciens, d’orchestres et de circuits de billetterie. Le fait qu’Annahar du 27 février 2026 publie ces détails montre qu’une partie de la presse continue de traiter l’offre culturelle comme une information de service, pas seulement comme un luxe.

Cette continuité de programmation résonne avec le récit d’Ad Diyar du 27 février 2026 sur la soirée d’ouverture, dominée par une présence institutionnelle forte.  Le Liban culturel fonctionne souvent par ces deux étages. Il y a l’instant cérémoniel, qui concentre les symboles. Il y a ensuite la série de rendez-vous, plus réguliers, qui font vivre le secteur et qui touchent un public plus large, parfois moins visible. Dans une période marquée par la fragilité économique des ménages, la question du prix et de l’accès devient centrale. Même quand les journaux n’en font pas un débat, l’existence d’un encart tarifé rappelle que la culture est aussi un marché et un arbitrage pour les familles.

Littérature et critique, une création qui s’écrit entre douceur et inquiétude

En dehors de la scène musicale, Al Bina’ du 27 février 2026 consacre sa page culture à un texte qui met en avant une démarche littéraire. Le journal évoque un livre de l’écrivain Youssef Raqqa, présenté à travers un titre construit comme une tension entre des registres opposés.  L’article insiste sur l’idée d’une écriture qui avance par contraste, entre « douceur » et « chaos », et sur un usage du titre comme une clé d’entrée dans un univers de réflexion et de recherche intérieure.  Même si le texte ne s’étend pas ici en longue analyse, il donne un signal: la production littéraire continue d’être pensée comme un espace de sens, qui répond aux troubles du temps par des formes plus lentes, plus méditatives, et parfois plus ambiguës.

Ce type de papier a une valeur culturelle particulière dans la presse quotidienne. Il ne s’appuie pas sur la logique de l’événement, comme le concert ou l’ouverture de festival. Il s’appuie sur une logique de lecture et de critique. Il rappelle que la culture libanaise et arabe, au sens large, se maintient aussi par les livres, les essais, les récits, et les choix de langue. Dans un pays où l’actualité politique et sécuritaire prend souvent toute la place, l’existence de cet espace critique signale une résistance douce. Elle n’est pas bruyante. Elle n’est pas institutionnelle. Elle est intime. Elle repose sur l’idée que la compréhension du présent passe aussi par le travail des mots.

Al Joumhouria du 27 février 2026, de son côté, publie une page « culture » où apparaît une citation attribuée à Alice Wilkinson sur le fait d’être artiste et de faire l’art, avec l’idée que l’art n’est pas une posture mais une pratique patiente.  Ce type de fragment, même bref, complète la photographie de la journée culturelle. Il montre que la presse continue de diffuser des repères de pensée sur le rôle de la création et sur l’écart entre l’image de l’artiste et le travail réel. Dans un contexte libanais de crise, cette idée prend un relief particulier. Beaucoup d’artistes et de travailleurs culturels vivent dans une tension constante entre visibilité et survie matérielle. La citation agit alors comme un rappel simple: le cœur de la culture reste l’acte de produire, malgré la fatigue et malgré les contraintes.

Culture et scène publique, quand l’événement artistique devient un indicateur politique

La culture du 27 février 2026, telle qu’elle ressort des journaux, se lit aussi comme un baromètre de l’état de la scène publique. Ad Diyar du 27 février 2026 décrit une soirée où l’officiel prend de la place, avec ministres, députés et diplomates visibles, et avec un intérêt médiatique capté par la présence de figures de l’État.  Ce fait n’est pas anodin. Dans la tradition libanaise, les festivals jouent souvent un rôle de pont. Ils rassemblent des mondes qui se croisent peu ailleurs. Ils offrent un cadre où la politique peut se montrer sans parler, où la diplomatie peut être présente sans déclaration, et où les milieux économiques peuvent apparaître sans meeting.

Cette présence peut être lue de deux manières. Elle peut être une forme de soutien, en particulier dans un moment où le secteur culturel a besoin de protection symbolique et parfois matérielle. Elle peut aussi être une forme d’appropriation, quand l’événement artistique devient une scène de représentation sociale. Ad Diyar du 27 février 2026 suggère ce second aspect lorsqu’il note que l’attention au public et au travail des journalistes a été en partie éclipsée par la concentration sur les « hauts responsables ».  Cette tension entre art et visibilité institutionnelle traverse souvent les grandes soirées culturelles. Elle ne disqualifie pas l’événement. Elle invite plutôt à le lire comme un miroir. Si l’État se montre, c’est qu’il veut être vu. Si le public vient malgré les inquiétudes, c’est qu’il cherche une respiration. Si les artistes se produisent, c’est qu’ils refusent l’arrêt.

Dans ce cadre, la programmation centrée sur « famille et amis », mise en scène autour de Marcel Khalife et des siens, a aussi une résonance sociale.  Dans une société où les réseaux de solidarité familiale restent essentiels, la culture adopte ici une forme qui ressemble à la vie. Elle raconte la relation entre générations. Elle raconte la fidélité au geste musical. Elle raconte aussi un tissu de compagnonnage artistique, incarné par la présence de Charbel Rouhana et de son fils.  Cela donne à la soirée une dimension qui dépasse le concert. Elle devient une mise en récit d’une communauté culturelle qui se transmet et qui se protège.

Un paysage culturel qui tient par fragments, entre festival, annonces et critique

Au total, les éléments rassemblés dans les éditions du 27 février 2026 dessinent un paysage culturel qui tient par fragments, mais qui reste lisible. Le fragment principal est celui du Festival Al Bustan, raconté par Ad Diyar du 27 février 2026 comme une ouverture très suivie, portée par Marcel Khalife et par une scène de transmission musicale.  Le second fragment est celui de l’agenda, avec Annahar du 27 février 2026 qui annonce un rendez-vous précis au début mars et qui donne des informations pratiques qui permettent au public de se projeter.  Le troisième fragment est celui de la critique et de la réflexion, avec Al Bina’ du 27 février 2026 qui met en avant une démarche littéraire, et Al Joumhouria du 27 février 2026 qui diffuse une idée simple sur la pratique de l’art.    

Cette combinaison, événement, service et pensée, montre une chose. Même sous pression, la culture continue de fonctionner comme un système. Il est fragile. Il dépend des salles, des sponsors, de la sécurité et du pouvoir d’achat. Mais il reste actif. Il continue de produire des rendez-vous, des textes et des repères. Dans le Liban du 27 février 2026, la culture apparaît ainsi comme un espace où la société tente de maintenir une normalité, sans nier la tension. Elle le fait par la musique, par les livres, et par la persistance d’un agenda, même réduit, qui donne des dates et des raisons de sortir.

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