Qatar: une annonce financière structurée, avec des montants et des secteurs ciblés
La visite à Beyrouth du ministre d’État au ministère des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdelaziz Al Khulaifi, domine les gros titres. Al Quds du 27 janvier 2026 évoque une « housse de projets » décrite comme l’une des plus importantes depuis un moment, pour un total proche de 450 millions de dollars, via le Qatar Fund for Development et en coordination avec les autorités libanaises.
Le même Al Quds du 27 janvier 2026 détaille une subvention de 40 millions de dollars pour l’électricité. Le journal cite aussi un projet économique de 360 millions de dollars pour le même secteur. Il indique une cible annoncée d’environ un million et demi d’abonnés, dans la plupart des régions du pays.
Ces chiffres sont repris par Al Akhbar du 27 janvier 2026. Le quotidien souligne une logique de « priorités vitales » pour la vie quotidienne. Il cite l’électricité, l’éducation, la santé, l’institution militaire et le dossier des déplacés.
Al Quds du 27 janvier 2026 insiste aussi sur l’éducation. Le journal mentionne 185 bourses d’études sur trois ans. Il cite ensuite une initiative sportive pour la protection et la réduction de la violence, au bénéfice d’environ 4 400 enfants et jeunes dans des zones affectées par le conflit.
Le même Al Quds du 27 janvier 2026 évoque la santé. Il rapporte l’annonce d’un projet de reconstruction de l’hôpital de Karantina à Beyrouth, endommagé par l’explosion du port. Il ajoute que d’autres dossiers médicaux restent à l’étude.
Électricité: un secteur symbole, entre dettes historiques et dépendance aux générateurs
L’accent mis sur l’électricité n’est pas neutre. Al Quds du 27 janvier 2026 rappelle que ce secteur est l’un des plus en crise. Le journal évoque des dettes estimées à plus de 40 milliards de dollars depuis la fin de la guerre civile en 1990, sans solution « radicale », en raison de la corruption, de la dégradation des infrastructures et des divisions politiques.
Le même Al Quds du 27 janvier 2026 décrit une réalité quotidienne. La majorité des habitants s’appuient sur des générateurs privés. L’établissement public n’assure pas une alimentation régulière. Le journal rappelle aussi la signature d’un prêt de 250 millions de dollars avec la Banque mondiale en avril, destiné à moderniser le secteur, tout en notant des obstacles politiques et administratifs.
Dans ce cadre, les montants annoncés par Doha sont lus comme un signal. La subvention de 40 millions de dollars peut soulager des dépenses immédiates. Le projet de 360 millions peut financer des chantiers plus lourds. Al Quds du 27 janvier 2026 présente l’ensemble comme un appui à la « capacité » de l’État.
Al Akhbar du 27 janvier 2026 relie cette approche à une stratégie plus large. Le journal insiste sur l’idée d’une aide qui touche des services publics, mais aussi des dossiers politiques sensibles.
Axe politique: Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri dans la séquence qatarie
La journée met aussi en scène une diplomatie intérieure. Ad Diyar du 27 janvier 2026 décrit un paysage où « Qatar » s’impose au centre du jeu, sur fond de repli d’autres soutiens financiers, et dans un cadre présenté comme coordonné au niveau arabe.
Le même Ad Diyar du 27 janvier 2026 situe cette aide dans une conjoncture précise. Le journal associe la séquence à des échanges entre responsables libanais, et à la plainte déposée au Conseil de sécurité sur les attaques israéliennes. Il évoque aussi des canaux de contact entre la présidence et le Hezbollah, au niveau des conseillers.
Dans le même temps, Al Liwa’ du 27 janvier 2026 rapporte que Nawaf Salam place Tripoli dans l’agenda immédiat. Le journal cite sa formule selon laquelle « Tripoli n’est pas seule ». Il annonce aussi une visite prochaine au sud.
Ce double mouvement est visible. D’un côté, un bailleur présente des projets. De l’autre, le gouvernement est attendu sur l’exécution. La crédibilité se joue sur la vitesse. Elle se joue aussi sur la transparence.
Conseil de sécurité: une plainte chiffrée et une demande de mise à l’agenda international
La plainte libanaise au Conseil de sécurité apparaît comme l’autre grand marqueur de la une. Al Bina’ du 27 janvier 2026 rapporte que le ministère des Affaires étrangères demande que la plainte devienne un document officiel du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale. Le journal indique aussi une demande de diffusion à l’ensemble des États membres.
Al Bina’ du 27 janvier 2026 précise le contenu chiffré. La plainte comporte trois tableaux détaillant des violations « quotidiennes » durant octobre, novembre et décembre 2025. Les chiffres donnés sont 542, puis 691, puis 803, pour un total de 2 036 violations.
Al Liwa’ du 27 janvier 2026 reprend la même architecture. Le journal insiste sur le total et sur la demande de classement officiel. Il reprend aussi la ventilation mensuelle.
Al Bina’ du 27 janvier 2026 ajoute les demandes politiques. Le journal évoque l’application de la résolution 1701, le retrait de points encore occupés, l’arrêt des violations, et la libération de prisonniers libanais.
Terrain: frappes, victimes et récit concurrent des faits
Au-delà des démarches, les journaux décrivent des frappes et des morts. Al Sharq du 27 janvier 2026 rapporte une frappe sur une voiture près d’un centre, sur l’axe Houch–Tyr. Le quotidien fait état d’un mort et de deux blessés, et mentionne des tirs sur des agriculteurs à Yaroun ainsi que des frappes sur des localités du sud.
Al Bina’ du 27 janvier 2026 rapporte une frappe sur une voiture sur la route Houch–Tyr. Le journal indique la mort d’un responsable religieux et médiatique de la chaîne Al Manar, le cheikh Ali Nour al-Din. Il mentionne deux blessés. Il rapporte aussi des frappes sur la zone de Nabatiyé et des informations sur des victimes.
Dans ce contexte, la plainte à l’ONU prend un sens pratique. Elle sert à documenter. Elle sert aussi à établir une pression diplomatique. Elle vise enfin à préparer des discussions sur la mise en œuvre de la résolution 1701.
« Mécanisme » et désarmement: la question des informations et la bataille de légitimité
La question des armes reste centrale. Elle se lie à l’aide. Elle se lie aussi au calendrier diplomatique. Nahar du 27 janvier 2026 annonce que la direction de l’armée a achevé un plan de restriction des armes au nord du Litani. Le quotidien indique que ce plan pourrait être au menu de la visite du commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à Washington.
Le débat se durcit sur la coopération d’information. Al Sharq du 27 janvier 2026 rapporte les propos de Simon Karam, présenté comme chef du volet libanais au sein du « mécanisme ». Le journal affirme que le Hezbollah n’a donné aucune information sur ses armes et ses installations à l’armée libanaise.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 cite aussi Simon Karam. Il rapporte une formule sur le retour des habitants du sud comme base de la position libanaise. Il cite aussi une phrase qui attribue à l’armée seule la capacité de démanteler la structure militaire du Hezbollah.
Al Bina’ du 27 janvier 2026 ajoute une contestation de ce récit. Le journal note que l’armée confirme, selon lui, une coopération « complète » du Hezbollah et des habitants du sud au sud du Litani.
Cette divergence est un fait politique. Elle pèse sur la confiance. Elle pèse aussi sur l’accès à l’aide. Al Akhbar du 27 janvier 2026 insiste sur un lien entre soutien financier et exigences internationales. Le journal place le dossier des armes dans l’arrière-plan des discussions.
États-Unis: ajustements de représentation et climat de pression régionale
La scène américaine apparaît en toile de fond. Al Akhbar du 27 janvier 2026 rapporte que le Liban est informé que l’ambassadeur Michel Issa représentera les États-Unis dans les réunions futures liées au « mécanisme ». Le journal présente cela comme la fin d’un rôle précédent.
La même édition d’Al Akhbar du 27 janvier 2026 relie ce changement à une période de tension. Elle évoque un contexte où Washington augmente la pression sur l’Iran, tout en surveillant les retombées régionales.
Dans cette atmosphère, des déclarations de responsables du Hezbollah sont reprises. Al Liwa’ du 27 janvier 2026 indique que des propos de Naim Kassem, secrétaire général du Hezbollah, ont créé un malaise politique. Le journal relie ce malaise aux efforts américains, internationaux et arabes pour avancer vers une stabilisation au sud.
Budget 2026: trois jours de débats et une rue déjà mobilisée
La journée s’ouvre aussi sur le budget 2026. Nahar du 27 janvier 2026 annonce que le Parlement entre dans un programme de séances intensives sur trois jours. Le journal évoque une volonté d’achever et de faire adopter le texte. Il cite la pression des délais constitutionnels de fin janvier.
Nahar du 27 janvier 2026 insiste sur le caractère public des séances. Il prévoit une hausse des discours et des prises de parole, dans une atmosphère électorale. Le quotidien mentionne cinquante demandes de parole déjà enregistrées.
Le même Nahar du 27 janvier 2026 décrit une rue qui se remplit avant même les débats. Il cite des mobilisations de militaires retraités, d’enseignants, de salariés de l’Université libanaise, d’anciens fonctionnaires et de locataires. Il parle d’une « contagion » des sit-in.
Nahar du 27 janvier 2026 rappelle aussi un trait constant de la vie parlementaire. Le journal écrit que le Parlement n’a pas, dans l’ère post-Taëf, renvoyé un projet de budget au gouvernement pour modification globale. Il décrit des séances longues, avec beaucoup de discours, et peu de changements lourds.
Sur le fond, Nahar du 27 janvier 2026 liste des modifications de la commission compétente. Le journal évoque l’annulation de nouveaux impôts initialement proposés. Il cite aussi une hausse de certaines redevances liée aux écarts de taux de change.
Toujours selon Nahar du 27 janvier 2026, des crédits sont ajoutés. Le journal mentionne 4 500 milliards de livres au ministère de la Santé pour l’hospitalisation et les médicaments du cancer. Il cite 1 500 milliards de livres au ministère de l’Éducation pour le fonds des enseignants.
Le même Nahar du 27 janvier 2026 évoque 1 000 milliards de livres pour renforcer le budget de la Défense civile. Il cite aussi un renforcement des budgets de l’armée et des forces de sécurité, pour l’implantation, l’équipement et les soins. Il mentionne enfin 961 milliards de livres pour l’Université libanaise, incluant retraite, dettes et entretien des bâtiments.
Nahar du 27 janvier 2026 relie ce calendrier à un autre texte sensible. Le journal rappelle la pression pour ouvrir le dossier de la loi d’« intégrité financière », appelée « fajwa ». Il souligne que l’examen de ce texte dépend de l’achèvement du budget.
Roumieh: un signal social et sécuritaire dans la même séquence
La tension sociale se lit aussi dans les prisons. Nahar du 27 janvier 2026 rapporte la diffusion d’une vidéo depuis le bâtiment « B » de la prison de Roumieh. Le journal indique que des détenus annoncent le début d’une grève générale de la faim dans les prisons libanaises. Il cite aussi un rassemblement des familles prévu place Riyad Al Solh à Beyrouth.
Ce dossier se superpose au budget. Il se superpose aussi à la question de la capacité de l’État. Il rappelle l’ampleur des crises qui ne se traitent pas par un seul texte.
Or et déposants: une polémique qui ressurgit au moment du budget et de la « fajwa »
La question des déposants revient par une controverse sur l’or. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte une proposition du ministre de l’Industrie, Joe Issa El Khoury. Le journal évoque l’idée de liquider environ 15 milliards de dollars d’or, pour acheter des obligations d’investissement et les remettre à des déposants dont les dépôts dépassent 100 000 dollars.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 cite l’argumentaire du ministre. Le journal indique qu’il compare la valeur de l’or en 2019, autour de 14 milliards de dollars, à une valeur actuelle qu’il situe au-delà de 45 milliards de dollars. Il présente la mesure comme une amélioration possible du cadre de la « fajwa ».
La critique politique est immédiate. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte la réaction du député Georges Atallah. Il lui attribue une accusation de défense des banques et une demande de priorité au contrôle, à la récupération des fonds transférés, et à des mécanismes de garantie.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 ajoute un débat juridique et de souveraineté. Le journal cite des réserves sur l’égalité devant la loi et sur la justice entre générations. Il rapporte aussi une mise en garde sur un risque d’effet d’appel, notamment de la part de détenteurs d’eurobonds.
Le même Ad Diyar du 27 janvier 2026 mentionne un chiffre de stock. Il indique que le Liban détient environ 286,8 tonnes d’or, soit environ 9,25 millions d’onces.
Politique locale: budget 2026, rue sociale et recomposition des rapports de force
Parlement: trois jours pour le budget, avec une bataille de discours
La vie politique se déplace vers la Chambre. Elle se concentre sur le budget 2026. Nahar du 27 janvier 2026 décrit une scène déjà tendue avant même l’ouverture des débats. Le quotidien annonce trois jours de séances, jour et soir. Il évoque des interventions « chaudes » et des prises de parole opposées. Il souligne aussi une difficulté pratique. Le temps parlementaire est long. Il est rarement compressé sans heurts.
Dans le même Nahar du 27 janvier 2026, un constat revient. Depuis l’ère post-Taëf, le Parlement n’a pas renvoyé un budget au gouvernement pour une refonte globale. Les débats deviennent alors un théâtre politique. Ils produisent des discours. Ils produisent aussi des marqueurs électoraux. En revanche, ils modifient peu la structure générale du texte. Le quotidien insiste sur ce réflexe d’adoption, malgré les critiques publiques.
La séance prend aussi une dimension de rapport de force. Nahar du 27 janvier 2026 note une inflation de demandes de parole. Il évoque une cinquantaine de députés qui veulent intervenir. Il annonce alors des échanges qui peuvent glisser vers l’affichage. Cette logique est renforcée par le calendrier. Les prises de position valent autant pour l’hémicycle que pour l’opinion.
Autour du budget, les blocs ne se présentent pas comme un bloc. Ils se divisent. Ils temporisent. Nahar du 27 janvier 2026 explique que des groupes penchent vers l’approbation. D’autres annoncent des remarques. Le quotidien cite aussi l’attitude d’attente, au nom de la version finale après les amendements. L’idée est simple. Personne ne veut porter seul le coût d’un blocage. Personne ne veut non plus assumer un blanc-seing.
Rue sociale: contagion des sit-in et grèves ouvertes
La politique locale ne reste pas dans les murs. Elle déborde dans la rue. Nahar du 27 janvier 2026 décrit une « contagion » des sit-in, déclenchée par la discussion du budget. Le quotidien annonce des rassemblements au centre-ville. Il cite des militaires retraités. Il cite des enseignants. Il cite aussi des salariés de l’Université libanaise et des catégories de la fonction publique. La liste montre un fait. La protestation se fragmente. Pourtant, elle converge dans le même espace.
Cette rue est aussi structurée par des revendications précises. Al Liwa’ du 27 janvier 2026 rapporte une annonce de la Rabita Mouwazzafi al-Idara al-Amma. Le journal parle d’une grève ouverte. Il indique un rejet des « solutions partielles ». Il rapporte une demande centrale. Les salaires devraient retrouver une part de leur niveau de 2019, avec une hausse mentionnée à 50 %. Le message vise l’exécutif, mais il pèse aussi sur les députés.
La crise sociale se lit enfin dans un autre lieu. Elle se lit dans les prisons. Nahar du 27 janvier 2026 rapporte la diffusion d’une vidéo depuis le bâtiment « B » de Roumieh. Le quotidien indique que des détenus annoncent une grève générale de la faim. Il mentionne aussi une mobilisation prévue des familles place Riyad Al Solh. Ce signal n’est pas seulement pénitentiaire. Il devient politique. Il pose la question du contrôle. Il pose aussi la question des droits.
Exécutif: gestion des urgences sociales et canalisation des retraités
Face à la pression, le gouvernement cherche des amortisseurs. Les ministères se coordonnent. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte une réunion au ministère de l’Intérieur. Elle réunit Ahmad Al Hajjar à l’Intérieur, Michel Menassa à la Défense et Yassine Jaber aux Finances. Le quotidien précise la présence d’une délégation de l’association des anciens des forces armées, dirigée par le général Chamel Roukoz. L’objet est direct. Il s’agit des revendications des militaires retraités.
Cette séquence dit beaucoup du moment. D’abord, la revendication des retraités reste un dossier structurant. Ensuite, l’exécutif tente de traiter le social comme un dossier de sécurité. Il veut éviter des débordements. Il veut aussi éviter une paralysie de l’administration. Enfin, la réunion place les finances au centre. Les demandes sociales deviennent un problème budgétaire. Elles se transforment en arbitrages.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 ajoute un détail politique. Le ministre Ahmad Al Hajjar reçoit aussi l’ancien ministre Ziad Baroud. Le journal indique que l’entretien porte sur « la situation générale ». Le geste compte. Il montre une volonté de consultation élargie. Il peut aussi être lu comme une recherche de couverture politique.
Tripoli: effondrement d’immeuble, déplacement de Nawaf Salam et promesse de suivi
L’autre scène locale se déroule à Tripoli. Elle est brutale. Elle est urgente. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte la visite du Premier ministre Nawaf Salam après l’effondrement d’un immeuble à Al Qobbeh. Le quotidien évoque une tournée à l’hôpital. Il mentionne des blessés. Il cite surtout une formule claire attribuée à Nawaf Salam, traduite par « Tripoli n’est pas seule ». La phrase vise à calmer une colère ancienne. Elle vise aussi à promettre un traitement d’État.
Le même Ad Diyar du 27 janvier 2026 insiste sur le dossier des immeubles fissurés. Il indique que Nawaf Salam présente ce dossier comme « pressant ». Le journal rapporte aussi l’idée que ces bâtiments menacent directement la vie des habitants. Ici, la politique locale rejoint l’urbanisme. Elle rejoint aussi la corruption potentielle. Les immeubles fissurés posent la question des permis. Ils posent la question du contrôle. Ils posent enfin la question de la responsabilité pénale.
Al Liwa’ du 27 janvier 2026 reprend ce déplacement. Il le situe « tôt le matin ». Le journal insiste sur une visite rapide, juste après un retour de voyage. Il cite aussi la promesse d’une visite prochaine dans le sud. Cet ajout est révélateur. Le chef du gouvernement tente d’équilibrer les priorités territoriales. Il ne veut pas laisser croire à une hiérarchie entre régions.
Présidence: coordination Aoun–Salam et mise en scène de la crédibilité extérieure
La politique intérieure est aussi travaillée par le besoin de crédibilité internationale. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte une rencontre au palais de Baabda. Le président Joseph Aoun reçoit le Premier ministre Nawaf Salam. Le quotidien indique que Nawaf Salam fait le point sur ses échanges à Davos et à Paris. Il cite notamment une réunion avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international. Le journal rapporte qu’elle confirme la poursuite du soutien du Fonds au Liban dans la trajectoire de redressement.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 mentionne aussi la rencontre de Nawaf Salam avec Emmanuel Macron. Le point est politique. Paris reste une capitale de référence. Baabda veut montrer une continuité. Le gouvernement veut montrer une capacité à parler avec les bailleurs. Dans le contexte du budget, ce message est utile. Il sert à justifier des choix. Il sert aussi à préparer des négociations.
Le même Ad Diyar du 27 janvier 2026 insère ce rendez-vous dans une narration intérieure. Le journal parle d’un climat de contacts politiques, y compris à travers des canaux de conseillers. Il évoque aussi une attente autour d’effets politiques plus larges, après des réunions entre le président Joseph Aoun et le président de la Chambre Nabih Berri. Le quotidien décrit alors une scène où les institutions cherchent à reprendre la main.
Médias et institutions: campagne contre la présidence et réponse judiciaire
La tension politique passe aussi par les médias. Nahar du 27 janvier 2026 rapporte une « vague de campagnes » sur différentes plateformes, visant le président de la République. Le quotidien écrit que cette séquence a conduit le procureur général près la Cour de cassation à convoquer des journalistes. Il mentionne aussi des mesures prises contre certains d’entre eux. Le passage souligne une ligne de fracture. La liberté d’expression rencontre la logique d’ordre public.
Ce dossier est sensible sur plusieurs plans. D’abord, il touche la relation entre le pouvoir judiciaire et le champ médiatique. Ensuite, il touche l’image de la présidence Joseph Aoun. Enfin, il s’insère dans un climat de polarisation. Les accusations circulent vite. Les réponses institutionnelles peuvent alors être lues comme une protection, ou comme une intimidation. Nahar du 27 janvier 2026 n’en fait pas un procès d’intention. Il le présente comme un fait politique.
Pré-campagne électorale: alliances locales et compétition communautaire
La recomposition électorale apparaît en filigrane. Ad Diyar du 27 janvier 2026 consacre un angle à la compétition dans la circonscription du Chouf–Aley. Le quotidien décrit des alliances en cours. Il évoque aussi des rivalités internes, avec une dimension communautaire. L’article met en scène des calculs de sièges et des affrontements symboliques, dans un contexte où les forces politiques cherchent à consolider leurs bases.
Le même Ad Diyar du 27 janvier 2026 mentionne une lecture centrée sur Walid Joumblatt, sur la place du « mouvement de la société civile », et sur des compétitions entre candidats. Le vocabulaire du journal souligne une dureté du rapport de force. Cela reflète une logique déjà connue. Les compromis se négocient tôt. Les ruptures s’annoncent aussi tôt.
Cette dynamique électorale se relie directement au budget. Les députés veulent parler. Ils veulent marquer. Ils veulent aussi éviter des votes trop coûteux. Nahar du 27 janvier 2026 insiste sur cette atmosphère préélectorale, en décrivant les séances comme un espace de démonstration. Les débats deviennent alors un outil de campagne.
Or et déposants: une polémique qui divise partis et opinion
La politique locale se nourrit enfin d’une controverse économique, mais d’abord politique. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte une critique du député Georges Atallah, du Courant patriotique libre, contre une proposition associée au ministre Joe Issa El Khoury. Le journal explique que Georges Atallah accuse ce projet de « vendre l’or » sous prétexte d’augmenter ce que recevraient les déposants. Il affirme aussi, selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, que la proposition défend les banques et cherche à les décharger de responsabilité.
Toujours selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, Georges Atallah met en avant une autre séquence. Il insiste sur l’audit juricomptable, sur la récupération des fonds transférés à l’étranger, et sur un fonds de garantie. Le quotidien ajoute un élément politique. Il note que le parti des Forces libanaises n’a pas, à ce stade, adopté officiellement le projet. Il cite aussi l’idée que la proposition serait « impopulaire », car elle viserait surtout une minorité de déposants au-dessus de 100 000 dollars.
Cette controverse fonctionne comme un révélateur. Elle montre une bataille sur les mots. Elle montre aussi une bataille sur les responsabilités. Enfin, elle montre une bataille entre solutions rapides et solutions structurelles. Dans le contexte du budget, ce débat devient un levier de positionnement. Il permet aux partis d’accuser. Il permet aussi de se protéger.
« Mécanisme » et armée: le débat interne sur la conduite du dossier sécuritaire
Même dans une section de politique locale, le dossier sécuritaire pèse sur les équilibres internes. Nahar du 27 janvier 2026 annonce que la direction de l’armée a achevé une « planification » visant à restreindre les armes au nord du Litani. Le quotidien ajoute que ce plan pourrait être discuté lors d’une visite du commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à Washington. Cette information devient un sujet intérieur. Elle touche la relation entre l’État et les forces politiques.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 renforce ce point, à travers un autre angle. Le journal rapporte des propos attribués à Simon Karam, selon lesquels « l’armée seule » peut démanteler la structure militaire du Hezbollah. Il ajoute que Simon Karam affirme aussi que le Hezbollah n’a donné aucune information sur ses armes et ses installations à l’armée. Dans l’arène intérieure, ce type de phrase agit comme un test. Il met les acteurs au défi de se positionner.
Dans le même temps, Al Akhbar du 27 janvier 2026 évoque un changement côté américain, avec l’annonce que l’ambassadeur Michel Issa représenterait les États-Unis dans les réunions à venir liées au « mécanisme ». Même si la question est internationale, elle produit un effet local. Elle alimente des interprétations. Elle nourrit des lectures partisanes sur la pression extérieure et sur la marge de manœuvre du gouvernement.
Citation et discours des personnalités politiques: l’aide qatarie, la résolution 1701 et la ligne rouge d’une guerre régionale
Mohammed ben Abdelaziz Al Khulaifi: une aide présentée comme « sans limites » et conditionnée par la stabilité
Le discours du ministre d’État au ministère des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdelaziz Al Khulaifi, s’organise autour d’un triptyque. Il met en avant l’aide, la sécurité et le rôle des institutions. Al Quds du 27 janvier 2026 insiste sur la portée politique de la visite, en la liant à l’annonce d’un paquet de projets humanitaires et de développement, évalué à environ 450 millions de dollars, via le Qatar Fund for Development et en coordination avec les autorités libanaises.
Dans la même séquence, Al Bina’ du 27 janvier 2026 restitue une conférence de presse au Grand Sérail, où l’émissaire qatari détaille le soutien à l’électricité, avec une contribution de 40 millions de dollars et un projet de 360 millions de dollars, ainsi que la reconstruction de l’hôpital de Karantina. Le journal rapporte aussi une formule qui structure la perception locale. Le ministre explique que l’aide du Qatar au Liban « n’a pas de limites ». Il précise toutefois que les aides restent évaluées et discutées avec l’État libanais, et que d’autres initiatives seront annoncées.
Ce cadrage a une fonction immédiate. Il rassure sur la continuité du soutien. Il évite aussi de figer un calendrier public trop précis. Ainsi, Doha apparaît comme un bailleur qui annonce, mais qui garde la main sur l’exécution. L’approche permet de laisser de l’espace aux négociations internes. Elle permet aussi d’absorber les contraintes de coordination avec d’autres acteurs, puisque le même Al Bina’ du 27 janvier 2026 mentionne des discussions liées au « groupe des cinq ».
La dimension sécuritaire est explicitement posée comme une condition de réussite. Al Bina’ du 27 janvier 2026 rapporte que Mohammed ben Abdelaziz Al Khulaifi renouvelle le soutien « total » du Qatar à l’armée libanaise. Il insiste sur la nécessité d’appliquer la résolution 1701. Il condamne les attaques israéliennes sur le territoire libanais. Il ajoute enfin que le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités pour les faire cesser.
Ce discours place l’armée au centre du récit. Il donne à l’institution une valeur de garantie. Il propose aussi une lecture utile pour les bailleurs. Le soutien financier devient plus acceptable quand il s’adosse à une institution présentée comme facteur de stabilité. Al Bina’ du 27 janvier 2026 résume cette logique en reliant la continuité du financement du Qatar à l’idée que l’armée constitue un socle de sécurité et de stabilité pour le pays.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 complète ce cadrage par une série d’éléments politiques. Le quotidien rapporte que l’émissaire qatari transmet au président Joseph Aoun les salutations de l’émir du Qatar et du chef du gouvernement qatari. Il souligne que Doha place le Liban « en tête de ses priorités » dans son agenda extérieur. Le journal ajoute que le Qatar souhaite associer le Liban aux discussions régionales. Il insiste enfin sur l’intérêt de Doha pour la situation intérieure libanaise, les attaques israéliennes et les travaux de la commission dite du « mécanisme », ainsi que pour le dialogue et la recherche de solutions.
Ce qui frappe, dans cette construction, est le mélange entre aide et diplomatie. Le Qatar ne se présente pas uniquement comme un financeur. Il se présente comme un acteur de la stabilisation. Il met en avant une coordination avec des partenaires, et annonce une implication dans les échanges régionaux. Dans ce cadre, l’aide devient une partie d’un ensemble. Elle accompagne un message plus large sur l’ordre politique et la sécurité.
Joseph Aoun: gratitude, souveraineté et exigence de pression sur Israël
Le discours du président de la République Joseph Aoun s’inscrit dans une logique de reconnaissance, mais il bascule rapidement vers un langage de souveraineté. Al Joumhouria du 27 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun souligne le rôle du Qatar pour aider le Liban à traverser une période difficile. Il exprime le souhait que ce soutien se poursuive. Il présente aussi les nouvelles initiatives qataries comme une preuve de la profondeur des relations fraternelles, décrites comme se renforçant « jour après jour ».
Le même Al Joumhouria du 27 janvier 2026 relie cette reconnaissance à un message de sécurité intérieure. Le journal indique que Joseph Aoun met en avant l’action de l’armée, en soulignant qu’elle accomplit ses devoirs au sud du Litani. Dans le même temps, il rappelle que les attaques israéliennes continuent sur des localités du sud et, parfois, dans la Békaa. Le propos situe la présidence dans une double posture. Elle remercie pour l’aide. Elle revendique aussi un droit à la protection et à la stabilité.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 fait apparaître une phrase clé pour la suite. Le président explique que des contacts se poursuivent avant la réunion, le mois suivant, de la commission du « mécanisme ». L’objectif annoncé est d’obtenir des résultats pratiques, dont le retrait des forces israéliennes, le retour des prisonniers et la possibilité pour l’armée de se déployer jusqu’aux frontières reconnues internationalement. Le quotidien rapporte aussi un point central. Joseph Aoun estime que la pression sur Israël, pour faciliter le travail de la commission, est nécessaire afin d’aller vers l’application de la résolution 1701.
Cette insistance sur la « pression » sert de pivot. Elle vise l’extérieur, car elle réclame une action internationale. Elle vise aussi l’intérieur, car elle cherche à montrer que l’État tente de reprendre la main sur le dossier du sud. Le discours présidentiel place ainsi la commission et la résolution 1701 comme un cadre de référence. Il s’agit d’un langage institutionnel. Il est destiné à convaincre les partenaires. Il est aussi destiné à renforcer la légitimité de l’État face aux acteurs internes.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 ajoute un autre élément, plus politique. Le président remercie le Qatar pour le soutien apporté à l’armée. Il insiste sur le besoin en équipements, véhicules et moyens, non seulement pour le sud, mais pour l’ensemble du territoire. Cette phrase lie la politique de défense à l’aide étrangère. Elle renforce aussi l’idée que le soutien à l’armée est une priorité partagée.
Yusuf Rajji: un discours d’État sur 1701 et le monopole des armes
Le ministre des Affaires étrangères Yusuf Rajji adopte un registre plus normatif. Son discours reprend la grammaire des résolutions, des obligations et des engagements. Al Sharq du 27 janvier 2026 rapporte que Yusuf Rajji insiste sur l’importance d’exercer une pression sur Israël pour mettre en œuvre la résolution 1701 et l’accord de cessation des actes hostiles. Le journal mentionne aussi l’exigence de retrait des points encore occupés, la libération des prisonniers et l’arrêt des violations répétées de la souveraineté libanaise.
Le même Al Sharq du 27 janvier 2026 ajoute une dimension interne décisive. Yusuf Rajji affirme l’engagement du gouvernement à appliquer les engagements liés à la résolution 1701. Il rappelle aussi une décision du Conseil des ministres visant à réserver les armes à l’État sur l’ensemble du territoire, conformément à un plan élaboré par l’armée libanaise. Cette formulation place l’exécutif dans une posture d’unification. Elle fait de l’armée l’outil. Elle fait de la décision politique un cadre.
Ce point est particulièrement sensible, car il touche l’équilibre des forces. Il engage l’État sur une ligne claire, tout en renvoyant à un plan militaire. Il permet aussi de parler aux partenaires internationaux dans un langage attendu. Le même Al Sharq du 27 janvier 2026 situe ce discours dans une dynamique diplomatique plus large, en mentionnant des préparatifs français pour une conférence de soutien à l’armée, annoncée pour mars.
Dans ce registre, Yusuf Rajji cherche à tenir deux objectifs. Le premier est externe. Il s’agit de renforcer la plainte et les démarches aux Nations unies. Le second est interne. Il s’agit de cadrer le débat sur l’autorité des armes. Le discours vise donc autant l’opinion libanaise que les partenaires qui conditionnent leur aide à des signaux de réforme et de souveraineté.
Naim Kassem: refus de la neutralité et avertissement d’embrasement régional
En parallèle des discours d’État, la parole du Hezbollah s’impose comme un autre centre de gravité. Elle est citée comme une réponse à l’escalade régionale et aux hypothèses de confrontation avec l’Iran. Al Liwa’ du 27 janvier 2026 met en avant une déclaration de Naim Kassem, secrétaire général du Hezbollah, autour d’une idée simple. Le parti ne se considère pas neutre si l’Iran est visé. Le quotidien décrit la déclaration comme ayant créé une tension dans les milieux officiels et politiques, au moment où des efforts américains, internationaux et arabes visent une stabilisation au sud.
Al Quds du 27 janvier 2026 place cette déclaration dans une page consacrée aux développements au Liban. Le journal associe la prise de parole à un avertissement sur l’ampleur d’une guerre potentielle, en expliquant qu’une attaque contre l’Iran risquerait d’embraser la région. Le même article met cette déclaration en regard d’un autre sujet, celui du « mécanisme » et du partage d’informations sur les armes.
Cette articulation est politique. Elle montre comment les dossiers se télescopent. D’un côté, l’État parle de résolution 1701, de déploiement et de monopole des armes. De l’autre, le Hezbollah parle de dissuasion et d’alignement stratégique. La tension ne se réduit pas à une question de vocabulaire. Elle pèse sur la capacité du gouvernement à promettre, puis à livrer.
Al Akhbar du 27 janvier 2026 décrit, dans ce contexte, un enjeu de représentation dans la commission du « mécanisme ». Le journal rapporte que le Liban est informé que l’ambassadeur Michel Issa représentera les États-Unis dans les réunions à venir. Il précise que cette décision est interprétée comme la fin du rôle de la responsable américaine précédente dans le dossier libanais.
Le point est important pour la lecture des discours. Un changement d’interlocuteur peut signifier un changement de méthode. Il peut aussi signaler une volonté de durcir, ou au contraire de canaliser. Dans tous les cas, la parole politique libanaise se retrouve scrutée. Chaque déclaration devient un indice. Chaque formule est lue comme un engagement ou comme une menace.
Tarek Mitri: souveraineté et reconstruction comme registre de légitimation
Un autre discours apparaît dans la même séquence de la visite qatarie, celui du vice-président du Conseil des ministres Tarek Mitri. Al Bina’ du 27 janvier 2026 rapporte une prise de parole qui insiste sur une idée. Le Qatar soutient le Liban dans plusieurs secteurs, dont le soutien politique et la reconstruction, et il se tient aux côtés du Liban pour affirmer sa souveraineté et libérer son territoire de l’occupation. Le journal présente ce propos comme un rappel de la constance politique du Qatar, associé au soutien à l’armée.
Ce registre joue un rôle intérieur. Il permet de présenter l’aide comme un acte de solidarité politique, et non comme une simple transaction financière. Il sert aussi à réduire les critiques qui accusent les bailleurs de conditionner leur aide à des choix internes. Enfin, il permet au gouvernement de dire que l’aide renforce l’État, au lieu de le contourner.
Dans l’ensemble, les discours se répondent. Le Qatar met l’accent sur l’armée, la résolution 1701 et la stabilité, tout en annonçant une aide structurée. La présidence remercie, mais réclame une pression internationale sur Israël et des résultats concrets via le « mécanisme ». Le ministre des Affaires étrangères insiste sur les obligations, et engage le gouvernement sur le monopole des armes. Le Hezbollah, enfin, refuse la neutralité dans un scénario de guerre contre l’Iran, ce qui renforce la crainte d’un débordement régional. Les mots, ici, ne sont pas décoratifs. Ils préparent des décisions, ou ils ferment des portes.
Diplomatie: le Qatar au premier plan, l’ONU en arrière-plan, et la pression des partenaires sur la sécurité
Doha à Beyrouth: une visite politique qui dépasse l’annonce financière
La diplomatie libanaise est dominée par une séquence unique. Elle combine une visite de haut niveau, une annonce d’aide et un message sécuritaire. Selon Al Quds du 27 janvier 2026, le ministre d’État au ministère des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdelaziz Al Khulaifi, se rend à Beyrouth et annonce une enveloppe d’environ 450 millions de dollars sous forme de projets humanitaires et de développement, via le Qatar Fund for Development et en coordination avec les autorités libanaises.
Cette annonce ne se présente pas comme un chèque. Elle se présente comme une architecture. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, le paquet inclut 40 millions de dollars pour soutenir l’électricité, ainsi qu’un projet de 360 millions de dollars pour le même secteur. Le journal mentionne aussi le financement de la reconstruction de l’hôpital de Karantina, et l’attribution de 185 bourses d’études. Il ajoute que le ministre Joe Saddi doit se rendre à Doha pour suivre l’exécution.
La visite est aussi décrite comme un moment politique. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, la démarche qatarie n’intervient pas dans un vide régional. Le quotidien affirme qu’elle n’a pas été faite sans coordination arabe. Il l’inscrit aussi dans un contexte où le soutien financier saoudien au Liban est décrit comme en retrait.
Dans la lecture d’Al Quds du 27 janvier 2026, Doha n’agit pas uniquement comme bailleur. Le journal rappelle que le Qatar est actif depuis des années dans le cadre d’une « commission de cinq » qui suit le dossier libanais. Il mentionne aussi des aides continues à l’armée libanaise, sous la forme d’un soutien direct, lié aux salaires, depuis environ quatre ans, avec l’objectif affiché de préserver la stabilité sécuritaire et institutionnelle.
Ce rappel est diplomatiquement important. Il installe la visite dans une continuité. Il la rend aussi plus lisible pour l’opinion. Le Qatar apparaît comme un acteur qui conjugue assistance et médiation. Il occupe un espace où l’aide se transforme en influence, et où l’influence se transforme en capacité d’initiative.
Une diplomatie d’images: rencontres, symboles et messages sur l’armée
La journée est rythmée par des rencontres qui fonctionnent comme des signaux. Selon Al Quds du 27 janvier 2026, Joseph Aoun reçoit l’émissaire qatari. Le journal cite aussi l’idée que le président exprime une gratitude explicite pour l’appui, en rappelant une formule de remerciement devenue courante dans le débat public.
Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, les rencontres ne se limitent pas aux institutions. Le quotidien évoque aussi un entretien avec le commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal. Il mentionne également des visites et des contacts avec des personnalités politiques, dont la députée Bahia Hariri.
L’insistance sur l’armée n’est pas secondaire. Elle tient un rôle central dans la relation entre le Liban et ses partenaires. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, Mohammed ben Abdelaziz Al Khulaifi affirme que le Qatar renouvelle son soutien à l’armée, décrite comme une institution nationale pivot, et qu’il s’agit de lui permettre d’accomplir ses missions.
Dans le même texte, selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, l’émissaire qatari condamne les attaques israéliennes sur le territoire libanais. Il appelle aussi le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités pour les faire cesser.
La diplomatie, ici, joue sur deux registres. D’un côté, elle consolide l’image d’un partenaire arabe présent. De l’autre, elle inscrit cette présence dans un cadre de souveraineté et de sécurité. L’argument est cohérent. Si l’État est plus stable, l’aide est mieux utilisée. Si l’armée est plus forte, la stabilité est plus plausible.
L’ONU comme champ de bataille diplomatique: la plainte libanaise et sa logique de documentation
En parallèle de la visite qatarie, le Liban active le levier multilatéral. Selon Al Bina’ du 27 janvier 2026, le ministère des Affaires étrangères demande que la plainte déposée contre Israël soit enregistrée comme document officiel du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, et qu’elle soit distribuée à l’ensemble des États membres.
La plainte s’appuie sur un chiffrage. Selon Al Bina’ du 27 janvier 2026, le document inclut trois tableaux détaillant des violations quotidiennes sur octobre, novembre et décembre 2025. Le journal donne les chiffres de 542, puis 691, puis 803, pour un total de 2 036 violations.
Cette précision n’est pas une simple statistique. Elle répond à une logique diplomatique classique. L’objectif est de produire un dossier opposable. Il doit être utilisable dans des échanges bilatéraux. Il doit aussi alimenter une pression internationale. Enfin, il doit justifier les demandes libanaises sur le retrait et la sécurité.
Selon Al Bina’ du 27 janvier 2026, le Liban demande au Conseil de sécurité d’obliger Israël à appliquer la résolution 1701, ainsi que l’accord de cessation des actes hostiles daté du 26 novembre 2024. Le journal mentionne aussi une demande de retrait des « cinq points » encore occupés, un retrait complet au-delà des frontières reconnues internationalement, l’arrêt des violations répétées, et la libération de prisonniers libanais.
Ce volet onusien complète la séquence qatarie. Il la crédibilise aussi. Une aide annoncée en centaines de millions prend un autre sens si le pays n’arrive pas à stabiliser le sud. La plainte sert donc à montrer que l’État agit. Elle sert aussi à prouver que l’État ne mise pas uniquement sur l’assistance, mais cherche un cadre de contrainte internationale.
« Commission des cinq » et diplomatie arabe: coordination et compétition de rôles
La mention de la « commission des cinq » revient comme un repère. Selon Al Quds du 27 janvier 2026, le Qatar agit dans ce cadre pour aborder le dossier libanais.
Dans cette logique, Doha n’est pas isolé. Il se place au cœur d’une architecture de partenaires. Cependant, les journaux laissent aussi entendre une compétition de rythmes et de priorités. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, la démarche qatarie est lue comme une initiative forte, à un moment où le soutien financier saoudien au Liban est présenté comme en retrait.
Cette perception alimente une question diplomatique. Qui occupe le vide quand un acteur ralentit. Qui fixe l’agenda quand plusieurs partenaires veulent peser. La réponse n’est pas publique. Pourtant, elle se lit dans les formats d’aide. Elle se lit aussi dans la place donnée à l’armée, et dans l’insistance sur la résolution 1701.
Les journaux situent donc la diplomatie libanaise dans une zone de dépendance, mais aussi d’arbitrage. L’État cherche de l’aide. Il cherche aussi à éviter un soutien conditionné par un seul camp. L’option qui se dessine est une diversification. Elle passe par Doha. Elle passe aussi par Paris et par les canaux multilatéraux.
France, FMI et scènes internationales: Davos, Paris et la recherche de crédibilité
La diplomatie ne se réduit pas à la visite qatarie. Elle se lit aussi dans les déplacements et les contacts du Premier ministre. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, Nawaf Salam fait le point au président Joseph Aoun sur ses rencontres à Davos et à Paris. Le journal mentionne un entretien avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, et il rapporte l’idée que le Fonds confirme la poursuite de son soutien au Liban dans une trajectoire de redressement.
Selon le même Ad Diyar du 27 janvier 2026, Nawaf Salam rencontre aussi Emmanuel Macron. Le journal présente ce rendez-vous comme un jalon important dans les contacts extérieurs, dans une période où le gouvernement veut montrer qu’il reste présent sur les circuits de décision.
Ces éléments forment une ligne diplomatique. Le gouvernement cherche à produire une image de continuité. Il veut aussi rassurer sur sa capacité à négocier. Cette logique est utile au moment du budget. Elle est utile aussi au moment où les bailleurs demandent des signaux sur les réformes et la gouvernance.
La France apparaît également en arrière-plan des dossiers de sécurité. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, la question de l’équipement et du soutien à l’armée est explicitement associée à des contacts et à une coordination avec des partenaires. Le quotidien souligne que l’aide qatarie vise à renforcer l’institution militaire.
Cette convergence n’est pas neutre. Elle montre que la diplomatie libanaise tente de traiter l’armée comme un point de consensus international. C’est un langage commun. Il est compréhensible par les États arabes. Il est aussi compréhensible par les capitales occidentales.
Washington et le « mécanisme »: ajustements d’interlocuteurs et message politique
La dimension américaine revient par un fait de représentation. Selon Al Akhbar du 27 janvier 2026, le Liban est informé officiellement que l’ambassadeur Michel Issa représentera les États-Unis dans les réunions à venir liées à la commission du « mécanisme ». Le journal précise que ce changement est compris comme la fin du rôle de la responsable américaine précédente sur le dossier libanais.
Ce type de modification est diplomatiquement chargé. Il peut annoncer un changement de méthode. Il peut aussi signaler une volonté de reprendre la main. Dans un dossier aussi sensible que le sud, l’identité de l’interlocuteur compte. Elle influe sur le style de négociation. Elle influe aussi sur le degré de pression.
Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, un autre élément renforce ce climat. Le quotidien évoque une rencontre entre les ambassadeurs américain à Beyrouth et israélien, tenue en Jordanie. Il affirme que l’ambassade américaine annonce que les deux ambassadeurs travailleront à un « paix durable » entre Israël et le Liban.
Même sans détail opérationnel, ce type d’annonce agit sur la scène libanaise. Il nourrit une attente. Il nourrit aussi des suspicions. La diplomatie officielle parle de cadre et de stabilité. En parallèle, les acteurs locaux lisent ces signaux comme des tentatives de fixer une feuille de route sur le sud, et sur la question des armes.
Aide, souveraineté, exécution: la diplomatie comme épreuve de capacité de l’État
L’ensemble des signaux convergent vers une question. Le Liban peut-il exécuter. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, la visite qatarie s’accompagne d’un suivi prévu, avec un déplacement du ministre Joe Saddi à Doha pour traiter l’aspect opérationnel.
Selon Al Quds du 27 janvier 2026, l’aide qatarie couvre des secteurs de service public. Le journal mentionne l’électricité, l’éducation et la santé. Il ajoute aussi un volet lié au coût d’un retour d’environ 100 000 déplacés syriens, tel qu’il est présenté dans ce cadre.
Sur le plan diplomatique, ce point est déterminant. Une aide sectorielle exige des partenaires techniques. Elle exige aussi une administration capable de contractualiser. Elle exige enfin un environnement sécuritaire stable. C’est ici que l’ONU et le « mécanisme » reviennent. La plainte au Conseil de sécurité vise à documenter des violations. Elle vise aussi à rendre plus crédible l’idée d’un retrait, ou d’un apaisement durable.
En même temps, le choix qatari de mettre l’armée au centre fonctionne comme une précaution. Il signifie que la stabilité est une condition. Il signifie aussi que l’État doit pouvoir garantir un minimum d’ordre. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, l’émissaire qatari insiste sur le soutien à l’armée comme institution nationale pivot, et relie cette idée à la nécessité de mettre fin aux attaques israéliennes par une action du Conseil de sécurité.
Ainsi, la diplomatie libanaise se déploie sur trois scènes à la fois. Il y a la scène arabe, avec Doha et la coordination évoquée autour du dossier libanais. Il y a la scène occidentale, avec les contacts à Paris et le cadrage du FMI. Il y a enfin la scène multilatérale, avec l’ONU, les plaintes, et les résolutions. Selon Ad Diyar du 27 janvier 2026, Nawaf Salam articule d’ailleurs ces scènes en informant Joseph Aoun de ses contacts à Davos et à Paris, dans une logique de synchronisation des messages.
Dans ce contexte, le principal enjeu diplomatique n’est pas seulement l’annonce. C’est la cohérence. Le Liban doit parler d’une seule voix. Il doit aussi montrer une capacité d’exécution. Il doit enfin éviter que l’aide ne se transforme en promesse sans suite. Le paquet qatari, la plainte onusienne et les contacts européens forment une même histoire. Elle porte sur la survie des institutions. Elle porte aussi sur la place du Liban dans une région sous tension.
Politique internationale: pressions américaines, fronts de Gaza et d’Irak, et diplomatie sous tension avec la Russie
États-Unis: une présidence Trump qui durcit les lignes et inquiète les alliés européens
Plusieurs publications décrivent une séquence internationale dominée par l’attitude de Washington sous la présidence de Donald Trump. Al Quds du 27 janvier 2026 évoque une inquiétude croissante en Europe face à des initiatives américaines jugées unilatérales, avec une mise sous tension du lien transatlantique. Le journal souligne que des débats prennent de l’ampleur en France autour d’un désaccord entre Emmanuel Macron et Donald Trump sur plusieurs dossiers, dont une proposition liée à Gaza.
Le même Al Quds du 27 janvier 2026 insiste sur une dimension politique plus large. Il présente l’Union européenne comme contrainte d’ajuster sa stratégie pour s’adapter à un ordre mondial en mutation. Il évoque aussi l’idée que l’alliance euro-américaine traverse un moment difficile, alimenté par des dossiers symboliques, dont une ambition américaine évoquée sur le Groenland.
Cette tension se lit aussi par les effets sur les droites européennes. Al Quds du 27 janvier 2026 décrit une gêne dans certains courants politiques en France, après une séquence où Donald Trump aurait été perçu à Davos comme hostile à l’Europe. Le journal cite des figures comme Marine Le Pen et Jordan Bardella, présentés comme obligés de prendre de la distance, au moins sur le ton, face à des orientations américaines plus conflictuelles.
Dans les pages internationales, ce tableau construit un contexte. Les capitales européennes cherchent de la marge. Elles cherchent aussi des garanties. Cela explique, en partie, la nervosité sur les dossiers du Proche-Orient. Cela explique aussi la prudence sur les négociations avec la Russie, où Washington reste un acteur central.
Iran et région: signaux de confrontation et crainte d’un débordement généralisé
Dans ce climat, la question iranienne revient comme un facteur d’incertitude. Al Akhbar du 27 janvier 2026 met en avant une confrontation annoncée entre les États-Unis et l’Iran, décrite comme un bras de fer où Washington chercherait des points de pression internes. Le quotidien souligne que le dossier iranien est redevenu structurant pour plusieurs fronts, dont le Liban, l’Irak et la mer.
Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 rapporte aussi une montée de discours fermes. Le journal mentionne une déclaration attribuée à un porte-parole iranien, où la réponse iranienne est décrite comme appelée à être plus large et plus douloureuse, si une escalade se produit. La formulation signale une volonté d’afficher une capacité de riposte. Elle nourrit aussi un risque de surenchère.
Ce contexte régional irrigue d’autres scènes. Il pèse sur l’Irak. Il pèse sur Gaza. Il pèse aussi sur les calculs des capitales arabes, prises entre la recherche de stabilité et la peur d’un embrasement.
Irak: avertissement américain sur un gouvernement « pro-Iran » et bataille autour du dossier de sécurité
L’Irak apparaît comme l’un des points de friction les plus lisibles. Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 explique que Washington suit de près les discussions autour de la formation d’un gouvernement. Le journal cite une inquiétude américaine liée à l’idée d’un retour de Nouri al-Maliki à la tête du gouvernement. Il indique que Marco Rubio a averti Bagdad contre la formation d’un exécutif « loyal à l’Iran », lors d’un échange téléphonique avec le Premier ministre Mohammed Shia’ al-Sudani.
La même journée, Al Sharq du 27 janvier 2026 reprend cette pression. Le journal attribue à Marco Rubio une ligne claire. Un gouvernement « contrôlé par l’Iran » ne pourrait pas réussir, ni placer l’intérêt irakien en premier, ni garder le pays à distance des conflits régionaux. Le texte met aussi en avant l’idée d’un partenariat « mutuellement bénéfique » entre Washington et Bagdad, présenté comme incompatible avec une tutelle politique de Téhéran.
Al Quds du 27 janvier 2026 ajoute un autre volet, plus opérationnel. Le journal rapporte une controverse irakienne sur le transfert de détenus accusés d’appartenance à l’organisation État islamique, depuis des prisons syriennes vers l’Irak. Il cite l’idée, portée par des responsables politiques, que beaucoup de détenus seraient de nationalités étrangères, ce qui relance le débat sur les tribunaux compétents, et sur la souveraineté du jugement.
Dans le même article, Al Quds du 27 janvier 2026 présente la décision de transfert comme une décision qualifiée de « souveraine » par les autorités. La tension est évidente. D’un côté, Bagdad veut contrôler le dossier. De l’autre, des forces politiques craignent un coût sécuritaire et judiciaire. L’enjeu n’est pas seulement pénal. Il touche aussi l’équilibre interne et la gestion des frontières, alors que la sécurité sur la ligne irako-syrienne reste un sujet majeur.
Ce dossier est aussi relié à la relation avec l’Occident. Un gouvernement irakien trop proche de Téhéran risque de réduire l’appui occidental. En sens inverse, une pression américaine trop visible peut renforcer les discours nationalistes en Irak. Les journaux décrivent donc une zone grise. Elle est faite de calculs et de messages publics.
Golfe: sécurité maritime et arrestations au Koweït
Les tensions régionales se lisent aussi sur mer. Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 rapporte que le ministère de l’Intérieur koweïtien annonce l’arrestation de trois Iraniens, soupçonnés d’avoir mené des opérations de braquage armé et de piraterie maritime dans les eaux koweïtiennes. Le journal précise que les autorités traitent ce dossier comme l’un des plus dangereux, en raison de la répétition alléguée d’attaques contre des bateaux et des unités maritimes.
Ce type d’affaire a un effet diplomatique immédiat. Il renforce la sensibilité des États du Golfe à toute escalade avec l’Iran. Il nourrit aussi un discours sécuritaire qui justifie un durcissement des contrôles. Enfin, il offre des arguments à ceux qui demandent plus de coopération avec les États-Unis, malgré les tensions politiques.
Gaza: récupération d’une dépouille, soupçons sur l’accord, et pression sur la « phase suivante »
La scène palestinienne occupe une place centrale dans les pages internationales. Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 rapporte qu’Israël annonce avoir récupéré la dernière dépouille d’un ressortissant israélien détenu à Gaza. Le journal met en avant une question politique. Il évoque des doutes sur l’engagement d’Israël à respecter l’accord relatif à Gaza, et cite aussi une lecture selon laquelle Benyamin Netanyahou chercherait à retarder une seconde phase, pour des raisons liées à sa politique intérieure.
Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 revient sur le même événement. Le journal rapporte que le mouvement Hamas affirme avoir transmis aux médiateurs les informations nécessaires sur l’emplacement, dans une zone décrite comme sous contrôle de l’armée israélienne à l’est de Gaza. Il mentionne aussi des éléments sur les opérations de recherche menées dans des cimetières, ce qui accentue la dimension symbolique et sensible de cette récupération.
Al Quds du 27 janvier 2026 décrit le même épisode comme un moment où la question de la « phase suivante » de l’accord devient centrale. Le journal explique que la récupération de la dépouille pourrait, en théorie, ouvrir la voie à une mise en œuvre plus effective de la suite du processus. Il ajoute que Benyamin Netanyahou propose une interprétation différente de l’accord de cessez-le-feu, ce qui nourrit l’idée d’un blocage politique volontaire.
Les mêmes pages font le lien avec la Cisjordanie. Al Quds du 27 janvier 2026 mentionne des opérations israéliennes, des incursions et des destructions, ainsi qu’une annonce de financement de routes de colonisation évaluée à 800 millions de dollars. Cette séquence renforce une lecture. Le front de Gaza ne peut pas être isolé du front de Cisjordanie, où les transformations du terrain se poursuivent.
Dans un autre registre, Al Quds du 27 janvier 2026 estime que la situation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est, à certains égards, plus dangereuse, car elle touche à la carte territoriale et aux équilibres de long terme. Le journal relie cette lecture à la perception d’un projet politique israélien qui dépasserait la seule guerre actuelle.
Syrie: retrait russe à Qamishli et incertitudes sur l’intégration des forces kurdes
La Syrie revient par un signal militaire, qui a aussi une portée politique. Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 rapporte que la Russie commence à retirer des forces de l’aéroport de Qamishli, dans le nord-est syrien. Le journal indique que certains éléments se dirigeraient vers l’ouest de la Syrie, et que d’autres pourraient retourner en Russie, selon des sources citées.
Al Quds du 27 janvier 2026 confirme ce mouvement dans une dépêche. Le journal indique que la Russie retire des forces de l’aéroport de Qamishli, dans un contexte de tensions entre Damas et les Forces démocratiques syriennes, chacune accusant l’autre de violer une trêve.
Dans le même numéro, Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 mentionne une déclaration attribuée à un dirigeant des Forces démocratiques syriennes. Il indique qu’une « fenêtre » est utilisée pour avancer vers une forme d’intégration. Le message est important. Il suggère une phase de négociation. Il suggère aussi une compétition de vitesse, avant qu’un équilibre militaire ne change.
En parallèle, Al Quds du 27 janvier 2026 publie un texte d’analyse sur l’après-Forces démocratiques syriennes. Le journal insiste sur la défiance des Kurdes envers l’autorité de Damas. Il cite le fait que cette défiance est alimentée par des expériences récentes dans d’autres zones du pays, évoquant des épisodes violents et des promesses jugées peu fiables. L’idée est simple. Une intégration ne se décrète pas. Elle exige des garanties, du temps, et un comportement qui construit la confiance.
Ces éléments convergent vers une même lecture. Le retrait russe, même partiel, change les équilibres psychologiques. Il renforce l’incertitude dans le nord-est. Il peut aussi pousser Damas à tenter de reprendre l’initiative. Dans le même temps, les Forces démocratiques syriennes cherchent à préserver une marge, soit par l’intégration, soit par des garanties externes.
Guerre en Ukraine: négociations à Abou Dhabi et prudence affichée par Moscou
La guerre en Ukraine occupe aussi un espace important, avec une diplomatie en cours. Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 rapporte qu’une série de discussions a eu lieu aux Émirats arabes unis, à Abou Dhabi, avec deux jours de pourparlers sécuritaires. Le journal précise que les échanges ont porté sur des questions en suspens dans un plan de paix américain. Il indique que la délégation russe est dirigée par l’amiral Igor Kostioukov, chef du renseignement militaire, et que la délégation ukrainienne est conduite par Rustem Umerov.
Selon le même Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026, ces discussions n’ont pas produit d’accord, mais elles ont permis un échange de points de vue sur les grandes lignes d’un plan américain modifié. Le journal indique qu’une nouvelle série de discussions est prévue au début du mois suivant. Il ajoute que Volodymyr Zelensky évoque un plan comprenant 20 points.
Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 insiste sur la prudence russe. Le journal rapporte que Moscou met en garde contre un excès d’optimisme sur les résultats des négociations d’Abou Dhabi, et juge qu’il serait erroné d’attendre beaucoup de cette séquence, à court terme.
Au-delà des négociations, la guerre continue sur le terrain. Al Quds du 27 janvier 2026 rapporte que l’armée ukrainienne déclare avoir frappé une raffinerie en Russie, dans la région de Krasnodar, via des drones, en visant des infrastructures de traitement du pétrole. Le journal mentionne aussi des explosions entendues dans la zone ciblée et des dégâts sur des installations, selon les informations préliminaires rapportées.
Ces éléments dessinent une contradiction. Les discussions existent. Les frappes continuent. Cela renforce une idée. Même en présence de canaux diplomatiques, le rapport de force militaire reste un langage. Il sert à peser. Il sert aussi à fixer des lignes rouges.
Amérique latine et Europe: signaux sur le Venezuela et débat social en France
D’autres dossiers complètent cette cartographie internationale. Al Quds du 27 janvier 2026 rapporte la libération d’au moins 104 prisonniers politiques au Venezuela, dans un processus décrit comme lent et lié à une pression des États-Unis, selon une organisation non gouvernementale citée.
Dans le même numéro, Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 évoque une tension politique avec Caracas. Le journal cite Delcy Rodríguez, présentée comme cheffe du gouvernement, qui critique ce qu’elle appelle des « ordres américains » et demande à Washington de s’éloigner de Caracas.
En Europe, Al Quds du 27 janvier 2026 rapporte une enquête sur la discrimination dans l’accès au logement en France. Le journal cite une étude indiquant qu’environ la moitié des agences immobilières contactées accepteraient ou faciliteraient une discrimination raciale, en demandant des locataires « européens » pour éviter des « problèmes », selon l’organisation qui mène l’enquête.
Ces sujets paraissent éloignés du Levant. Pourtant, ils participent au même contexte. Ils montrent des démocraties sous tension. Ils montrent aussi des rapports de force entre États, où la pression et la réplique deviennent des outils ordinaires.
Ligne générale: un monde plus fragmenté, avec des crises connectées
Les articles du 27 janvier 2026 décrivent un monde où les dossiers se répondent. Les États-Unis durcissent leur posture. L’Europe ajuste sa stratégie. Gaza reste un foyer de crise, avec des étapes d’accord qui divisent. La Syrie bouge, au rythme des positions russes. L’Irak devient un terrain de compétition politique directe entre Washington et Téhéran. Enfin, l’Ukraine combine négociation et intensification militaire.
Ce tableau est cohérent. Il explique aussi pourquoi la scène libanaise reste exposée. Un Proche-Orient instable réduit la marge des petits États. Il rend l’aide plus conditionnelle. Il rend aussi la souveraineté plus difficile à défendre, surtout quand les crises régionales se superposent.
Économie: budget 2026 sous tension, aide qatarie à l’électricité, et débat explosif sur l’or
Mécanique budgétaire 2026: arbitrages de dernière minute et réécriture des priorités
Le débat économique du jour se concentre sur la loi de finances. Nahar du 27 janvier 2026 décrit une scène parlementaire qui s’annonce conflictuelle, avec des mobilisations prévues dans le centre de Beyrouth pendant l’examen du budget 2026. Le quotidien énumère les catégories attendues dans la rue, des militaires retraités aux enseignants, en passant par des employés de l’Université libanaise et d’anciens fonctionnaires, signe d’une pression sociale directe sur les lignes budgétaires.
Sur le fond, Nahar du 27 janvier 2026 explique que la commission compétente a introduit environ quinze amendements au projet. La logique, telle qu’elle est rapportée, vise d’abord à retirer des dispositions fiscales nouvelles qui étaient envisagées. Elle vise ensuite à limiter certaines hausses de redevances en les liant à des écarts de taux de change. Le texte insiste aussi sur des crédits additionnels ciblés. Il mentionne 4 500 milliards de livres alloués au ministère de la Santé, pour l’hospitalisation et des médicaments anticancéreux, ainsi que 1 500 milliards de livres au ministère de l’Éducation, pour le fonds des enseignants. Il cite encore 386 milliards de livres au ministère de l’Environnement, pour des projets communs avec les municipalités, et 1 000 milliards de livres pour renforcer le budget de la Défense civile. Il relève enfin un renforcement des budgets de l’armée et des services de sécurité, afin de couvrir des coûts d’engagement, d’équipement et de soins.
La même source met en avant des choix de gestion. Elle évoque une augmentation des crédits des organes de contrôle, une suspension de contrats de location jugés élevés, le paiement d’arriérés aux centres de soins de santé primaires, un contrôle plus strict sur le financement d’associations non gouvernementales, et l’arrêt du financement d’institutions jugées non efficaces. Le texte mentionne aussi des crédits pour des projets routiers, un soutien aux budgets des gouvernorats, et une enveloppe de 961 milliards de livres pour l’Université libanaise, incluant retraites, paiement de dettes et entretien des bâtiments.
Ce catalogue de mesures montre une contrainte centrale. Le budget n’est pas seulement un document comptable. Il devient un outil de gestion de crise. Il absorbe des urgences sociales. Il tente de calmer des secteurs en alerte. En même temps, il ouvre des débats sur la cohérence globale. La présence simultanée d’ajustements fiscaux, de crédits additionnels et de renforcement sécuritaire nourrit un soupçon récurrent. L’État peut-il tout financer, sans trancher clairement entre priorités.
Taux de change et salaires: un budget qui mélange plusieurs références et fragilise l’administration
La question du taux de change traverse l’ensemble des arbitrages. Al Akhbar du 27 janvier 2026 rapporte une critique structurée de la commission des Finances, centrée sur l’usage simultané de plusieurs bases de conversion. Le journal indique que, selon le rapport cité, les salaires et traitements continuent d’être calculés sur une base de 1 500 livres pour un dollar, tandis que de nombreuses recettes fiscales seraient calculées sur une base de 90 000 livres pour un dollar, et d’autres sur 69 000 livres pour un dollar.
Cette coexistence de plusieurs taux n’est pas présentée comme un détail technique. Al Akhbar du 27 janvier 2026 relie ce choix à un effet direct sur l’État employeur. Le texte explique que ce mode de calcul se répercute négativement sur l’administration, car des agents qualifiés la quittent, la capacité d’achat des salaires s’étant effondrée. Le journal indique que la commission appelle à accélérer l’adoption d’une nouvelle grille de salaires, tenant compte de l’évolution du coût de la vie.
Toujours selon Al Akhbar du 27 janvier 2026, ces révisions ont aussi un impact sur la taille du budget. Le journal indique que les modifications apportées auraient conduit à une hausse des crédits, de 505 000 milliards de livres à 538 000 milliards de livres, soit une augmentation de 33 000 milliards de livres. Il ajoute que le volume final est présenté comme équivalant à environ 6 milliards de dollars, contre 5,5 milliards de dollars dans la version gouvernementale.
Ce point éclaire un risque récurrent. Un budget plus volumineux peut refléter une réponse à des urgences. Il peut aussi refléter un empilement de concessions. Dans un contexte de pression sociale, chaque secteur obtient un ajustement, puis un autre. Le résultat devient plus coûteux. Il peut aussi devenir plus difficile à financer, surtout si la réforme fiscale n’avance pas, et si l’économie reste contrainte.
Électricité: un secteur endetté, un prêt de la Banque mondiale, et une aide qatarie présentée comme structurante
Le dossier de l’électricité demeure un puits financier. Al Quds du 27 janvier 2026 rappelle que le secteur a coûté à l’État des dettes estimées à plus de 40 milliards de dollars depuis la fin de la guerre civile en 1990. Le journal attribue cette accumulation à des causes connues, dont la corruption, la vétusté des infrastructures et des divisions politiques successives.
Le même article insiste sur les conséquences sociales. Al Quds du 27 janvier 2026 souligne que la majorité des Libanais dépendent depuis des années des générateurs privés, faute d’une alimentation régulière par Électricité du Liban. Il mentionne aussi une tentative de financement externe récente, en indiquant que le gouvernement a signé en avril un accord de prêt de 250 millions de dollars avec la Banque mondiale pour moderniser le secteur, mais que les réformes continuent de se heurter à des obstacles politiques et administratifs.
Dans ce contexte, la visite qatarie est décrite comme un levier économique. Al Quds du 27 janvier 2026 détaille une enveloppe d’aide qui inclut une subvention de 40 millions de dollars en soutien au secteur de l’électricité. Le journal mentionne aussi un projet de 360 millions de dollars, destiné au même secteur, avec un impact annoncé sur environ un million et demi d’abonnés dans la plupart des régions du Liban.
Le paquet qatari ne se limite pas à l’énergie. Al Quds du 27 janvier 2026 y associe des volets éducatifs et sanitaires, dont 185 bourses sur trois ans, et la reconstruction de l’hôpital de Karantina, présenté comme gravement endommagé lors de l’explosion du port.
Le lien économique est immédiat. L’électricité conditionne la compétitivité des entreprises. Elle conditionne aussi la facture des ménages. Or, lorsque l’État n’assure pas l’alimentation, le coût se déplace vers les générateurs. Le marché devient fragmenté. Les tarifs deviennent opaques. À ce titre, l’argument mis en avant par Al Quds du 27 janvier 2026 sur l’ampleur des pertes cumulées depuis 1990 place chaque initiative dans une échelle historique. Une aide de 40 millions de dollars pèse politiquement. Elle pèse moins face à des dizaines de milliards de dollars de coût cumulé.
C’est ici qu’apparaît la question des réformes. Le prêt de la Banque mondiale, mentionné par Al Quds du 27 janvier 2026, est explicitement lié à une modernisation. Pourtant, le même article souligne que les obstacles restent politiques et administratifs. Une aide, même importante, ne peut pas se substituer à une gouvernance stable du secteur. Elle peut l’amorcer. Elle peut aussi l’accompagner. Elle ne peut pas, à elle seule, empêcher un retour aux mêmes blocages.
Banques et déposants: absence de contrôle des capitaux, crise de confiance et recherche de solutions risquées
La crise bancaire reste le nœud principal. Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 rappelle que la crise financière, déclenchée fin 2019, a provoqué un effondrement quasi complet du secteur bancaire. Le journal insiste sur la conséquence la plus visible. Les déposants, particuliers comme grandes entreprises, ont été privés d’accès à leurs dépôts, dans un contexte de perte de confiance dans le système financier et la monnaie nationale.
Le même texte souligne un vide juridique. Il indique que les banques imposent depuis lors des restrictions non officielles sur les retraits et les transferts, y compris des limites renforcées sur les transferts vers l’étranger. Il précise aussi qu’aucune loi officielle de contrôle des capitaux n’a été adoptée par l’État pour encadrer et légaliser ces mesures, ou pour en définir les mécanismes.
Ce rappel est essentiel pour comprendre la crispation autour du budget. Un État qui ne tranche pas sur le contrôle des capitaux apparaît affaibli. Il laisse les banques gérer au cas par cas. Il laisse les déposants dans l’incertitude. En parallèle, la discussion budgétaire réactive la question salariale. Les fonctionnaires demandent une compensation. Les retraités s’organisent. Les enseignants protestent. Nahar du 27 janvier 2026 décrit précisément cette montée des mobilisations en marge des séances parlementaires.
La tension sociale s’additionne à la tension financière. Quand le budget augmente, la question de la source revient immédiatement. Si l’État ne peut pas emprunter normalement, et si les recettes fiscales restent instables, la tentation devient forte de chercher des ressources exceptionnelles. C’est sur ce terrain que se place le débat sur l’or.
L’or de la Banque du Liban: proposition de liquidation partielle, chiffres avancés, et peur d’un précédent irréversible
Le débat économique le plus explosif du jour concerne l’idée de liquider une partie des réserves d’or pour indemniser des déposants. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte qu’une proposition attribuée au ministre de l’Industrie, Joe Issa El Khoury, évoque la liquidation d’environ 15 milliards de dollars d’or. L’objectif rapporté est d’acheter des obligations d’investissement et de les remettre aux déposants dont les dépôts dépassent 100 000 dollars, dans un contexte où la question des dépôts reste sans solution depuis 2019.
Le même journal précise l’argumentaire du ministre. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte qu’il justifie l’idée en affirmant qu’en octobre 2019, la valeur des réserves d’or de la Banque du Liban s’élevait à environ 14 milliards de dollars, alors qu’elle dépasserait désormais 45 milliards de dollars. Le texte relie cette proposition à une amélioration souhaitée d’un texte sur le traitement des pertes financières, adopté fin 2025, et critiqué dans la classe politique et la société.
Le débat est immédiatement politique. Ad Diyar du 27 janvier 2026 cite une critique du député Georges Atallah, qui accuse la proposition de promouvoir une vente de l’or sous prétexte de donner plus aux déposants, tout en défendant, selon lui, les banques et en cherchant à les décharger de responsabilité. Le même passage met en avant, comme alternatives, l’audit judiciaire, la récupération de fonds transférés à l’étranger et un mécanisme d’assurance.
Au-delà des positions partisanes, Ad Diyar du 27 janvier 2026 donne aussi des éléments factuels sur les stocks. Le journal indique que le Liban possède environ 286,8 tonnes d’or, soit environ 9,25 millions d’onces. Il ajoute que ces quantités seraient réparties, pour environ deux tiers, dans des dépôts sécurisés auprès de la Banque du Liban, et pour environ un tiers, en dépôt aux États-Unis, dans une installation fédérale située au Kentucky.
Le texte fait aussi émerger un verrou juridique. Ad Diyar du 27 janvier 2026 mentionne une loi, datée de 1986, présentée comme interdisant toute disposition des avoirs en or, de manière directe ou indirecte, sauf par un texte législatif adopté par la Chambre.
La critique la plus structurée, rapportée par Ad Diyar du 27 janvier 2026, touche à la notion de précédent. Le journal cite une mise en garde selon laquelle liquider l’or, sans réforme institutionnelle réelle, ferait courir un risque de répéter l’expérience des dépôts, avec des ressources épuisées sans stabilisation durable. Le texte pose aussi une question qui pèse lourd. Une liquidation partielle pourrait-elle ouvrir la porte à des demandes de détenteurs d’euro-obligations, qui exigeraient à leur tour d’être payés sur l’or.
Ce débat se déroule sur un fond international particulier. La hausse spectaculaire de l’or nourrit l’idée d’une opportunité. Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 affirme que le prix de l’once a dépassé 5 100 dollars, et souligne une hausse d’environ 18 % depuis le début de l’année. Dans un autre registre, Al Quds du 27 janvier 2026, via une dépêche d’agence, évoque aussi un sommet au-dessus de 5 100 dollars, en reliant la demande à l’incertitude géopolitique et aux achats d’actifs refuges.
Pour le Liban, l’enjeu est double. Une hausse de l’or renforce la valeur comptable des réserves. Elle rend aussi plus tentante l’idée d’en vendre une fraction. En même temps, l’or est l’un des derniers actifs perçus comme intouchables. Il sert de symbole. Il sert aussi de garantie psychologique. Le débat ne porte donc pas uniquement sur la technique financière. Il porte sur la confiance.
Sécurité alimentaire et importations: le blé, les silos et la facture de la dépendance extérieure
L’économie quotidienne ne se limite pas au budget et aux banques. Elle touche aussi l’alimentation. Ad Diyar du 27 janvier 2026 publie des chiffres sur le blé, qui éclairent une dépendance structurelle. Le journal indique que le Liban consomme plus de 600 000 tonnes de blé par an, tandis que la production locale ne dépasserait pas 50 000 tonnes. Il en déduit une dépendance à l’importation comprise entre 85 % et 90 %.
Le même passage relie ces chiffres à un projet d’infrastructures. Ad Diyar du 27 janvier 2026 mentionne un plan de construction de trois silos, à Beyrouth, Tripoli et dans la Békaa, présenté comme mis sur les rails de l’exécution. Le journal indique aussi que la recherche de financement reste ouverte, l’argument étant que la sécurité alimentaire doit passer avant tout autre considération.
Ce dossier résonne avec les questions de devises. Importer 85 % à 90 % du blé signifie dépendre de la capacité à payer en monnaie forte, donc de la liquidité externe, donc du système bancaire et des flux entrants. À ce titre, la dépendance au blé n’est pas un sujet isolé. Elle renvoie à la structure même de l’économie libanaise depuis 2019, telle que décrite par Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026, avec la crise du secteur bancaire et l’érosion de la confiance dans la monnaie.
Une économie prise entre financements externes et réformes internes
Les textes du 27 janvier 2026 dessinent une économie en équilibre précaire. D’un côté, des financements externes apparaissent, comme l’aide qatarie à l’électricité ou le prêt de la Banque mondiale, cités par Al Quds du 27 janvier 2026. De l’autre, les réformes restent le point de rupture, puisque les obstacles politiques et administratifs sont explicitement cités dans le dossier de l’électricité.
En parallèle, la crise bancaire nourrit des solutions extrêmes. La proposition de liquider une partie de l’or, rapportée par Ad Diyar du 27 janvier 2026, illustre ce glissement. La même source montre que les opposants redoutent un enchaînement, où la vente d’un actif national ne résout pas la gouvernance, et où elle transforme une crise financière en crise de souveraineté sur les actifs.
Enfin, la discussion budgétaire, telle que décrite par Nahar et Al Akhbar le 27 janvier 2026, révèle une contrainte plus immédiate. Le pays finance l’urgence sociale, tout en s’enfermant dans un système de taux multiples qui affaiblit les salaires publics et pousse des compétences hors de l’administration.
Justice: poursuites liées à la liberté d’expression, gel de comptes et alerte pénitentiaire
Presse et justice: convocations après des campagnes contre la présidence
Un dossier judiciaire sensible se forme autour de la relation entre critique politique et protection des institutions. Nahar du 27 janvier 2026 rapporte une vague de campagnes médiatiques sur divers supports visant le président de la République Joseph Aoun. Le quotidien indique que cette séquence a conduit le procureur général près la Cour de cassation à convoquer des journalistes pour comparaître et à prendre des mesures à l’encontre de certains d’entre eux.
Nahar du 27 janvier 2026 souligne aussi que la réaction ne vient pas d’un seul camp. Le journal mentionne un communiqué du « rassemblement des avocats du Hezbollah » dénonçant ces poursuites. Il signale également des prises de position des syndicats de la presse et des rédacteurs, ainsi que du Club de la presse, qui condamnent l’atteinte à la dignité du président de la République et du Premier ministre Nawaf Salam, tout en laissant à la justice la décision sur la conduite à tenir.
Le même Nahar du 27 janvier 2026 publie, dans ce contexte, une analyse juridique centrée sur l’infraction d’injure et sur la liberté d’expression. Cette publication met en évidence un problème classique au Liban. La frontière est floue. Elle l’est entre critique politique, satire et atteinte personnelle. Elle l’est aussi entre un débat d’intérêt public et une forme de harcèlement. Le sujet devient judiciaire dès qu’il y a convocation. Il devient politique dès qu’il touche la présidence.
Ce dossier a une conséquence immédiate. Il renforce la tension entre pouvoirs. Il renforce aussi la tension entre journalistes et parquet. En outre, il arrive au moment où le Parlement débat du budget 2026, et où l’atmosphère est décrite comme préélectorale. Dans ce climat, chaque procédure judiciaire est interprétée. Elle peut être lue comme une protection de l’institution. Elle peut aussi être lue comme une pression sur la parole publique.
Lutte contre les flux suspects: la décision de gel de comptes et la menace de poursuites
Un autre volet de justice apparaît sous l’angle financier. Nahar du 27 janvier 2026 rapporte une décision de « l’Autorité d’enquête » qui gèle les comptes de personnes et d’institutions. Le quotidien précise que cette décision est une étape initiale. Il explique qu’elle peut mener à plusieurs issues. La mesure peut être levée si les soupçons tombent. Elle peut être prolongée dans les délais légaux. Elle peut aussi déboucher sur une transmission au juge compétent si l’enquête révèle des éléments justifiant des poursuites.
Nahar du 27 janvier 2026 ajoute un point important sur la dimension internationale. Le journal indique que, pour des sociétés étrangères, la procédure peut exiger une coopération judiciaire ou financière avec l’étranger, selon les cadres légaux applicables. Cette mention place le dossier au niveau de la conformité. Elle renvoie aux obligations liées aux normes internationales de lutte contre le blanchiment et au financement du terrorisme, telles qu’elles sont régulièrement exigées des États qui veulent rester connectés au système bancaire mondial.
Le même article donne une lecture politique du geste. Il évoque une « double » portée. Sur le plan interne, il s’agit d’une tentative de réactiver des outils de contrôle après des années d’effondrement et de perte de confiance. Sur le plan externe, c’est un signal qui vise à montrer que le Liban respecte, même minimalement, des standards attendus afin d’éviter une isolation financière plus profonde.
Dans cette affaire, l’enjeu judiciaire se mélange à l’enjeu économique. Le gel de comptes touche directement la réputation du pays. Il touche aussi sa capacité à rassurer des partenaires. Or la journée est dominée par la question de l’aide et des réformes. Le Liban cherche des financements. Il cherche aussi à prouver qu’il peut appliquer des mesures de contrôle, sans favoritisme et sans blocage. La justice financière devient alors une pièce du puzzle.
Ce point rejoint la crise bancaire de fond. Depuis 2019, les déposants vivent des restrictions. Les institutions sont contestées. Dans un tel cadre, toute action de contrôle peut être saluée comme une reprise en main. Elle peut aussi être suspectée d’être sélective. Le texte de Nahar du 27 janvier 2026 met surtout en avant la procédure. Il insiste sur le fait que l’étape peut mener au juge, ce qui replace le dossier dans la logique pénale et non dans la simple communication.
Prisons: alerte à Roumieh et menace de grève de la faim généralisée
Le dossier pénitentiaire revient comme une urgence judiciaire et sécuritaire. Nahar du 27 janvier 2026 rapporte la diffusion d’une vidéo depuis le bâtiment « B » de la prison de Roumieh. Selon le quotidien, des détenus annoncent le début d’une grève générale de la faim dans les prisons libanaises à partir du lundi précédent. Le journal mentionne aussi une mobilisation des familles annoncée place Riyad Al Solh, au centre de Beyrouth, le vendredi suivant.
Ce type d’annonce a un poids particulier. Il touche au droit à la dignité. Il touche aussi au droit à la santé. En pratique, une grève de la faim met l’administration pénitentiaire face à un dilemme. Elle doit prévenir la mort. Elle doit aussi éviter une escalade de violences. Enfin, elle doit gérer l’impact public, car la mobilisation des familles transforme la revendication interne en crise nationale.
Le signal est d’autant plus fort que la même période est marquée par une agitation sociale autour du budget. Les protestations concernent des militaires retraités, des enseignants, des salariés, et d’autres catégories. Roumieh s’inscrit alors dans un paysage de tension. Cela rend plus difficile une réponse calme. Cela augmente aussi le risque d’une politisation. La justice pénale, ici, ne peut pas être séparée de la gouvernance.
Nahar du 27 janvier 2026 se contente de rapporter le fait et l’annonce d’un mouvement. L’absence de détails sur les revendications précises dans ce passage n’éteint pas l’alerte. Au contraire, elle ouvre des hypothèses. Les revendications peuvent porter sur les conditions de détention. Elles peuvent porter sur la lenteur des procédures. Elles peuvent aussi concerner la surpopulation. Quelle que soit la cause exacte, l’annonce d’une grève « générale » suggère une coordination large. Elle suggère aussi une perte de confiance dans les mécanismes habituels de médiation.
Ce dossier est un test pour l’État. Il est aussi un test pour la justice. Lorsque des détenus affirment qu’ils n’ont plus d’autre moyen, la question n’est pas seulement pénitentiaire. Elle devient judiciaire. Elle touche au droit à un procès équitable dans un délai raisonnable. Elle touche aussi au rôle des magistrats, du parquet et des services d’exécution des peines.
Violences et enquêtes: l’effondrement à Tripoli et la question des responsabilités
L’actualité de Tripoli, marquée par l’effondrement d’un immeuble, soulève un volet judiciaire même lorsque la couverture est d’abord politique. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rapporte le déplacement du Premier ministre Nawaf Salam à Tripoli après l’effondrement. Le journal souligne le dossier des immeubles fissurés et le présente comme une menace directe pour la vie des habitants.
Dans une lecture de justice, ce fait ouvre plusieurs champs. Il y a d’abord l’enquête technique. Elle vise les causes. Il y a ensuite la chaîne de responsabilité. Elle peut inclure des propriétaires. Elle peut inclure des entrepreneurs. Elle peut aussi remonter vers des autorisations, des contrôles, et des inspections. Enfin, il y a la question du suivi. Un effondrement n’est pas seulement un accident. Il devient un dossier si des alertes existaient. Il devient un dossier si des décisions ont été ignorées.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 insiste sur l’urgence. Cet accent suggère que le sujet ne se limite pas au bâtiment tombé. Il vise un parc immobilier fragile. Il vise aussi des quartiers où l’application des normes est inégale. Pour la justice, cela signifie une tension entre l’action au cas par cas et une approche systémique. Poursuivre un responsable après un drame est possible. Empêcher le drame suivant exige une action plus large.
Le dossier de Tripoli rejoint donc un thème constant. La justice n’intervient pas seulement après coup. Elle intervient aussi par l’obligation d’appliquer des règles. Or, dans un État affaibli financièrement, le contrôle coûte cher. Les inspections coûtent cher. Les expertises coûtent cher. Dans le même temps, le coût humain d’un effondrement est immédiat.
Justice et souveraineté: plainte à l’ONU, résolution 1701 et demande de libération de prisonniers
Même si ce dossier relève de la diplomatie, il utilise un registre juridique. Al Bina’ du 27 janvier 2026 rapporte que le ministère des Affaires étrangères transmet une plainte au Conseil de sécurité au sujet de violations israéliennes. Le journal précise que la demande inclut l’inscription de la plainte comme document officiel, sa diffusion aux États membres, et un rappel des obligations liées à la résolution 1701 et à l’accord de cessation des actes hostiles du 26 novembre 2024.
Al Bina’ du 27 janvier 2026 indique que la plainte contient des tableaux détaillant des violations quotidiennes sur octobre, novembre et décembre 2025, avec les chiffres de 542, 691 et 803, pour un total de 2 036 violations. Le journal mentionne aussi une demande de retrait de points encore occupés, l’arrêt des violations, et la libération de prisonniers libanais.
Ce volet intéresse la justice de deux manières. D’abord, il traite du droit international. Ensuite, il introduit la question des prisonniers, qui a un aspect humanitaire, mais aussi un aspect juridique. La demande de libération suppose des listes, des statuts, et des conditions. Elle suppose aussi un suivi, car une demande politique sans mécanisme devient un slogan. Dans l’usage, ce type de plainte sert à construire un dossier. Il sert aussi à créer une base pour des discussions futures.
Procédures du quotidien: avis judiciaires, contestations foncières et fonctionnement des tribunaux
Au-delà des grands dossiers, les journaux montrent la justice ordinaire. Nahar du 27 janvier 2026 publie un avis émanant d’une chambre de première instance au Nord, relatif à une demande procédurale concernant une mention d’instance sur un bien immobilier, et invitant les parties intéressées à présenter des observations dans un délai fixé.
Al Akhbar du 27 janvier 2026 publie de son côté un avis de tribunal au Bekaa, lié à une procédure de partage et à une décision de justice rendue en 2025, avec convocation des parties par le greffe.
Ad Diyar du 27 janvier 2026 publie aussi des annonces de registres fonciers, liées à des demandes de duplicata de titres, avec un délai d’opposition pour les personnes concernées.
Ces éléments semblent secondaires. Pourtant, ils renseignent sur une réalité. La justice ne traite pas uniquement des crises politiques et financières. Elle traite de la propriété. Elle traite des litiges familiaux. Elle traite des partitions de biens. Elle traite aussi des procédures d’opposition. Dans un pays en crise, ces contentieux peuvent s’aggraver, car la valeur des biens devient un refuge. De plus, les conflits sur les titres deviennent plus fréquents lorsque la confiance dans les institutions recule.
Or de la Banque du Liban: verrou légal et risque de contentieux futurs
Enfin, un sujet économique bascule vers le juridique à cause d’un verrou de loi. Ad Diyar du 27 janvier 2026 rappelle l’existence d’un texte de 1986 présenté comme interdisant toute disposition des réserves d’or, directe ou indirecte, sauf par une loi adoptée par le Parlement.
Ce rappel est central dans le débat sur l’éventuelle liquidation partielle de l’or. Il signifie que la décision ne peut pas être purement administrative. Elle doit être législative. En conséquence, elle doit être politiquement assumée. Elle doit aussi être juridiquement défendable. Si une loi est votée, elle peut être contestée. Elle peut aussi ouvrir des contentieux, notamment si des créanciers estiment pouvoir se payer sur cet actif. Ad Diyar du 27 janvier 2026 donne aussi des chiffres sur les réserves, ce qui renforce l’idée que la question est déjà documentée et susceptible de devenir un objet de débat judiciaire.
Technologie: intelligence artificielle, plateformes numériques sous tension et retour de l’exigence d’authenticité
Intelligence artificielle: une rupture qui ressemble à une crise pédagogique
Nahar du 27 janvier 2026 présente l’intelligence artificielle comme bien plus qu’un outil. Le texte signé par Nancy Badran décrit une période où la question n’est plus seulement d’aller plus vite, mais de comprendre comment l’humain pense lorsque la production d’idées n’est plus exclusivement humaine. Le propos insiste sur une bascule. Il ne s’agit plus d’une simple amélioration technique. Il s’agit d’une épreuve pour l’éducation, la méthode et l’attention.
Le même Nahar du 27 janvier 2026 pointe un paradoxe qui domine le débat public. L’inquiétude n’est pas nouvelle, mais elle change de forme. Elle se traduit par une polarisation. D’un côté, des promesses qui ressemblent à un salut automatique. De l’autre, des scénarios catastrophes qui paralysent. Le texte refuse ces deux réflexes. Il invite à rester dans la complexité et à tenir un cap. Comprendre l’outil, comprendre les limites, et surtout comprendre l’effet sur l’esprit humain.
Cette lecture éclaire un aspect souvent négligé. La discussion sur l’intelligence artificielle devient vite morale ou économique. Pourtant, Nahar du 27 janvier 2026 la ramène à une dynamique intime. L’esprit humain ne serait pas une capacité figée. Il évoluerait à travers la confrontation à ce qui dépasse l’entendement, puis la tentative d’organiser l’expérience pour produire du sens. L’enjeu devient alors concret. Si une machine produit un texte, une image ou un plan, la question se déplace vers celui qui lit, celui qui juge, et celui qui décide.
Dans cette perspective, l’intelligence artificielle n’est pas seulement une concurrence. Elle devient un miroir. Elle oblige à distinguer entre savoir et répétition, entre compréhension et automatisme. Elle oblige aussi à préciser ce qui relève de l’intuition humaine. Le propos de Nahar du 27 janvier 2026 ne nie pas le progrès. Il insiste plutôt sur le risque d’abandonner l’effort d’apprendre, au profit d’une délégation totale de la pensée.
Plateformes et accès au réseau: la technologie comme instrument de contrôle et comme vulnérabilité
Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 décrit une tension numérique qui dépasse la technique. Le journal cite des données attribuées à Cloudflare. Elles indiquent que le trafic internet en Iran resterait autour de 30 % de son niveau habituel, deux semaines après un blocage de service. Le texte ajoute que des citoyens parviendraient à se connecter via un réseau privé virtuel. La donnée, même sans entrer dans le détail des causes, montre une réalité. L’accès au réseau devient une variable politique.
La même page d’Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 évoque aussi des dysfonctionnements d’une grande application de vidéos courtes, survenus lors de son premier week-end suivant son rachat par une société américaine. Le journal rapporte des plaintes d’usagers, qui disent ne pas pouvoir charger correctement l’application, ou ne pas voir des fonctions comme les commentaires. Même à distance des enjeux de censure, la technologie apparaît alors fragile. Une plateforme mondiale peut être affectée par une décision industrielle, une migration technique, ou un changement de gouvernance.
Toujours selon Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026, la question des effets psychologiques des plateformes reste un axe judiciaire majeur. Le journal mentionne une procédure en Californie qui vise Meta et Google, en lien avec des contenus associés à des dommages psychologiques, et indique que le processus de sélection d’un jury commencerait ce jour-là. L’information rappelle un mouvement de fond. Les grandes plateformes ne sont plus jugées seulement sur l’innovation, mais aussi sur la responsabilité, la santé mentale et la protection des mineurs.
Ces trois éléments racontent une même histoire. Les réseaux ne sont pas neutres. Ils peuvent être freinés par un État. Ils peuvent être perturbés par un changement d’actionnariat. Ils peuvent être contestés devant des tribunaux. Dans chacun de ces cas, la technologie cesse d’être un confort invisible. Elle devient un champ de conflit, avec des impacts immédiats sur l’information, le commerce et la vie quotidienne.
Jeux vidéo: rejet de l’intelligence artificielle et quête d’authenticité chez les joueurs
Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 consacre sa page « technologies de l’information » à un sujet qui agit comme un baromètre culturel. Le journal présente une sélection des dix meilleurs jeux vidéo de 2025. Le propos d’ouverture place l’année sous le signe de l’intelligence artificielle, avec un mélange d’acceptation et de rejet dans la vie quotidienne. Il explique aussi que les outils d’intelligence artificielle ont été utilisés pour modifier des images et améliorer la productivité, tout en menaçant des emplois et en alimentant une confusion autour des faits.
L’angle le plus intéressant se situe ensuite dans le monde du jeu vidéo. Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 affirme que les joueurs expriment une hostilité marquée envers l’intelligence artificielle. Le journal relie ce rejet à une association négative. L’intelligence artificielle serait, dans l’imaginaire d’une partie du public, liée à des productions jugées creuses, à des jeux très lisses visuellement, mais pauvres sur le fond, et surtout fabriqués à bas coût. Cette perception nourrit un mot d’ordre implicite. Les joueurs chercheraient désormais l’originalité et la signature humaine.
Le journal pousse plus loin la lecture. Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 décrit 2025 comme « l’année des jeux indépendants ». Il définit ce segment comme des jeux développés par de petites équipes, par contraste avec de grands studios derrière des franchises mondiales. Il explique que ces jeux indépendants reposent sur la passion, et que cela se verrait dans la qualité finale. Le propos offre un repère utile. L’innovation n’est pas forcément du côté des acteurs les plus riches. Elle peut émerger de petites structures, capables de prendre des risques narratifs et artistiques.
Dans la sélection, Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 cite des titres précis et décrit leur logique. Il évoque un jeu de rôle construit autour d’une histoire épique, avec un système de combat qui récompense la maîtrise et la stratégie, et un univers visuel inspiré d’une époque artistique européenne. Il mentionne aussi une suite d’un jeu célèbre, qui déplace l’action vers un autre continent et met l’accent sur une expérience plus claire que le premier épisode.
Le même Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 illustre enfin un autre aspect. La demande d’authenticité ne signifie pas une demande de facilité. Le journal décrit des jeux réputés difficiles, où l’apprentissage passe par l’échec, la répétition et l’amélioration progressive. Cette tendance est significative. Une partie du public veut des œuvres exigeantes, mais cohérentes, plutôt que des produits standardisés. Dans cette logique, l’intelligence artificielle est rejetée lorsqu’elle sert à produire du volume, et acceptée lorsqu’elle reste au service d’une vision humaine.
Téléphones intelligents: l’intelligence artificielle vendue comme fonction d’usage, pas comme concept
La même page d’Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 inclut un test de téléphone intelligent. Le journal présente un modèle annoncé comme mêlant design soigné, capacités techniques, et fonctions d’intelligence artificielle intégrées à plusieurs usages. Il insiste sur l’expérience d’écran, décrite comme très lumineuse, et sur une expérience immersive pour le visionnage. Le texte met aussi en avant des caméras présentées comme puissantes, ainsi qu’une batterie annoncée comme endurante, le tout à un prix qualifié de modéré.
L’intérêt journalistique est ailleurs. Le produit est décrit comme un exemple d’un glissement marketing. L’intelligence artificielle n’est plus vendue comme une innovation abstraite. Elle est vendue comme un ensemble de fonctions. L’amélioration de photo, l’aide à la prise de vue, l’optimisation de performance, et la gestion de l’autonomie deviennent des promesses concrètes. Le lecteur n’a pas besoin de comprendre la technologie. Il doit seulement sentir un gain immédiat.
Ce type de test montre aussi une contradiction. Dans les jeux vidéo, selon Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026, une partie des joueurs rejette l’intelligence artificielle lorsqu’elle remplace l’artiste. En revanche, dans le téléphone intelligent, l’intelligence artificielle est acceptée lorsqu’elle assiste l’utilisateur sans effacer la personne. La même technologie peut donc être perçue comme un appauvrissement ou comme un confort, selon le contexte d’usage.
Une tendance commune: la demande de confiance, de transparence et de contrôle
Mis bout à bout, les textes du 27 janvier 2026 dessinent une tendance claire. Le public veut des outils utiles, mais il veut garder la main. Nahar du 27 janvier 2026 insiste sur un enjeu de pensée. Il refuse que l’intelligence artificielle devienne une béquille qui empêche l’effort de compréhension. Al Sharq Al Awsat du 27 janvier 2026 montre, dans le jeu vidéo, un rejet d’une production automatisée perçue comme creuse, et un retour vers des œuvres signées, portées par une intention humaine. Al 3arabi Al Jadid du 27 janvier 2026 rappelle enfin que les plateformes sont fragiles et contestées, soit par des blocages, soit par des dysfonctionnements, soit par des procès liés à leurs effets.
Dans cet ensemble, la question technologique n’est plus seulement « que peut-on faire ». Elle devient « qui décide », « qui contrôle », et « qui paie le prix ». Cette bascule explique pourquoi les débats se déplacent si vite vers la politique, la justice et la culture. Elle explique aussi pourquoi la technologie, même quand elle parle de loisirs ou de caméras, reste un sujet de pouvoir.



