Les discussions entre les États-Unis et l’Iran, tenues à Amman, dominent les unes. Al Joumhouria du 7 février 2026 décrit une atmosphère tendue et des préparatifs militaires en arrière-plan. Le journal souligne aussi l’absence d’annonce officielle sur un progrès, ou sur l’échec, à l’issue de cette première séquence. La rencontre est présentée comme un signal. Elle indique une volonté de réduire le risque d’une guerre. Toutefois, Al Joumhouria du 7 février 2026 insiste sur le caractère encore formel de cette ouverture, car les différends restent nombreux et anciens.
Le même jour, Al Akhbar du 7 février 2026 parle aussi d’un premier tour entre Washington et Téhéran. Le quotidien évoque une phase initiale, avec des accrocs et des éléments qui laissent entendre une négociation prudente. Le thème s’impose dans son montage de une. Il est placé au cœur d’une lecture régionale. Il renvoie à la gestion des tensions, mais aussi aux dossiers qui s’y greffent.
Pression extérieure et débat interne sur le désarmement
Cette dynamique pèse sur le Liban. Elle alimente une pression qui revient dans plusieurs titres. Selon Al Joumhouria du 7 février 2026, des responsables américains demandent un engagement libanais clair sur le désarmement. Le journal rapporte une attente explicite. Elle vise le nord du Litani comme le sud. Le même article explique que, sans ce cap, Washington pourrait lever sa couverture politique. Dans ce scénario, Israël serait alors libre d’agir par la force. Cette formule sert de cadrage. Elle place le Liban devant une équation immédiate.
Dans la même veine, Al Joumhouria du 7 février 2026 décrit un effort de médiation et de transmission de messages. Il est question d’un interlocuteur libanais chargé de porter une position unifiée. Le quotidien insiste sur un point. Les autorités cherchent à faire comprendre que les exigences doivent tenir compte des fragilités du pays. Le texte souligne aussi le risque d’un basculement. Il met en avant l’idée d’un réalisme présenté comme nécessaire pour éviter l’explosion.
Al Liwa’ du 7 février 2026 met également en avant le thème de la souveraineté et du contrôle des armes, dans un registre plus politique. Le journal relaie une équation simple. Le retour plein de la souveraineté passe par une condition liée à l’armement. Cette approche est associée à une série de mesures administratives et sécuritaires. Elle comprend aussi des décisions liées aux détenus syriens, selon la une du quotidien. La même page renvoie à une actualité sécuritaire persistante au sud. Elle rappelle des attaques israéliennes présentées comme continues.
Le cadrage français et l’option d’un soutien renforcé à l’État
Sur ce dossier, Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte un cadrage français. Le journal cite le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur la nécessité de soutenir l’armée et les forces de sécurité. Il est aussi question d’une conférence annoncée pour le 5 mars, présidée par Emmanuel Macron et le président libanais Joseph Aoun. Le quotidien précise que cette conférence doit porter sur l’aide possible et sur l’équipement, dans une phase décrite comme sensible, notamment pour l’après départ de la Finul. Ad Diyar du 7 février 2026 lie cette perspective à une priorité opérationnelle. Elle tient à la mise en œuvre d’une ligne de contrôle des armes, formulée comme une exigence de stabilisation.
Polarisation politique et bataille des récits
Ce cadrage extérieur rejoint un débat local plus dur. Al Akhbar du 7 février 2026 consacre une large place aux fractures internes. Le journal prend l’exemple d’un discours de Samir Geagea. Il décrit une rhétorique qui oppose deux espaces sociaux, séparés par une rue, mais aussi par deux cultures. Le texte affirme que cette lecture ne se contente pas de décrire. Elle chercherait à fabriquer un fait social et politique. Le journal alerte sur les effets d’une telle polarisation, et sur sa capacité à fragiliser l’idée même d’un cadre commun.
Le facteur Hezbollah et les signaux de recomposition
Un autre sujet s’impose sur les unes régionales. Asharq Al-Awsat du 7 février 2026 annonce des changements au sein du Hezbollah. Le quotidien évoque une modification de la structure interne et la mise à l’écart de Wafiq Safa, décrit comme une figure de la coordination et un symbole de la mainmise du parti sur une partie du champ politique. Le journal présente cette évolution comme le résultat d’un processus engagé depuis la fin de l’année précédente, avec une réduction progressive des prérogatives. Dans cette lecture, le mouvement ne se contente pas d’ajuster un organigramme. Il envoie aussi un message sur sa propre adaptation.
Dans le même temps, Al Joumhouria du 7 février 2026 place le parti face à un choix. Le texte insiste sur la notion d’échéances dangereuses. Il cite le Litani comme une ligne sensible, et parle de périodes très chaudes. Le journal suggère que l’enjeu dépasse un dossier technique. Il touche à la capacité de l’État à éviter une confrontation. Il touche aussi à la manière dont Hezbollah lit les conditions nouvelles imposées par les États-Unis et par Israël.
Amman, Gaza, et l’incertitude régionale
La séquence d’Amman est décrite comme une étape, pas comme un tournant. Al Joumhouria du 7 février 2026 insiste sur les dossiers épineux qui empêchent une lecture rapide. Le journal évoque une ligne très fine entre succès et échec. Il parle d’un temps inconnu. Il évoque aussi deux images opposées. Il y a une fumée blanche qui calmerait la guerre, ou une fumée noire qui déclencherait la tempête. Cette mise en scène reflète une crainte régionale. Elle renvoie à l’idée que la négociation peut autant calmer que précipiter la crise.
Al Akhbar du 7 février 2026, en soulignant les accrocs du premier tour, renvoie à un autre aspect. Une négociation peut commencer sans produire un résultat visible. Elle peut aussi servir de cadre à des messages indirects. Dans cette logique, l’absence d’annonce n’est pas neutre. Elle peut être une pause. Elle peut aussi être une façon de gagner du temps.
Dans l’arrière-plan, la guerre à Gaza reste un repère. Al Akhbar du 7 février 2026 parle d’un après marqué par le traitement des dépouilles et par une dimension morale du conflit. Le journal évoque aussi une actualité sécuritaire plus large, avec des opérations attribuées à des services de renseignement, et des épisodes présentés comme des reproductions de schémas déjà vus. Ce cadrage souligne une idée. Les confrontations ne se limitent pas à un front. Elles prennent des formes multiples, et elles influencent les perceptions régionales.
L’État libanais pris entre conditionnalité et menace de bascule
L’angle français rapporté par Ad Diyar du 7 février 2026 met l’accent sur le financement et l’équipement. Le journal explique que Paris travaille avec Washington et des partenaires régionaux, dont l’Arabie saoudite, pour préparer un soutien. Les réunions annoncées doivent préciser les contributions. L’objectif affiché est de renforcer l’État. Il s’agit aussi de donner des moyens concrets à l’armée et aux forces de sécurité. Cette approche se présente comme une incitation. Elle vise à rendre possible une nouvelle phase, sans laisser le pays seul face aux menaces.
En parallèle, Al Joumhouria du 7 février 2026 décrit une pression inverse. Elle prend la forme d’une exigence de désarmement et d’un avertissement. Elle rappelle que l’aide extérieure a un prix politique. Dans ce cadre, les autorités libanaises cherchent un équilibre. Elles veulent éviter une escalade. Elles veulent aussi préserver une cohésion interne déjà fragile. Le journal décrit ainsi une marge de manœuvre étroite. Elle se rétrécit à mesure que les échéances sécuritaires approchent.
Ce jeu de contraintes rejoint la dimension intérieure. Al Akhbar du 7 février 2026 insiste sur la polarisation. Il décrit une scène politique qui peut se durcir à tout moment. Dans cette ambiance, chaque débat sur les armes ou sur l’État devient un test identitaire. Il devient aussi un test de loyauté. Le journal suggère que ce climat nourrit le risque. Il crée un terrain où les compromis deviennent plus difficiles.
Enfin, Al Liwa’ du 7 février 2026 rappelle que les tensions ne sont pas abstraites. Il mentionne des agressions israéliennes au sud, présentées comme continues. Ce rappel place la discussion sur le désarmement dans un contexte concret. Il rappelle la peur d’un retour à la confrontation. Il rappelle aussi la présence d’une menace extérieure, utilisée par certains comme justification, et par d’autres comme argument pour une stratégie différente.
Politique locale: Souveraineté, cohésion interne et gestion des urgences
La scène politique libanaise est travaillée par une question centrale. Elle concerne la capacité de l’État à reprendre la main. Les journaux du 7 février 2026 décrivent une pression extérieure forte. Toutefois, ils soulignent aussi un risque intérieur. Il s’agit de la fracture sociale et politique. Dans ce contexte, plusieurs responsables tentent de fixer un cadre. Ils parlent de souveraineté. Ils évoquent la stabilité. Ils insistent sur le rôle de l’armée.
Al Joumhouria du 7 février 2026 présente ce moment comme une fin de cycle. Le quotidien évoque l’épuisement d’une méthode. Elle reposait sur l’attente et sur l’ambiguïté. Il décrit une élite qui a longtemps « coupé le temps ». Elle aurait évité les choix. Or, selon le journal, cette logique se heurte à une phase de pression maximale. Elle s’inscrit dans des mutations régionales. Al Joumhouria du 7 février 2026 insiste sur une idée simple. Le pays doit renforcer la légitimité de l’État, comme réalité, pas comme promesse.
Dans la même édition, Al Joumhouria du 7 février 2026 rapporte que les États-Unis demandent un engagement libanais sur le désarmement. Le journal présente cet élément comme une contrainte immédiate. Il relie la demande à l’action du gouvernement, mais aussi de l’armée. Il affirme que l’exigence concerne le nord du Litani comme le sud. Le texte ajoute un avertissement. Sans ce cap, Washington pourrait retirer sa couverture politique. Israël agirait alors par la force, selon la formulation rapportée. Cette pression modifie la politique intérieure. Elle pousse chaque camp à se positionner.
Gouvernement et institutions: restaurer l’autorité sans provoquer la rupture
La question de l’autorité de l’État revient dans plusieurs récits. Elle n’est pas traitée comme un slogan. Elle est liée à des décisions concrètes. Elle touche aux priorités du cabinet. Elle touche aussi au rapport entre l’exécutif et les autres institutions. Dans ce cadre, Al Bina’ du 7 février 2026 rapporte la visite à Beyrouth du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le quotidien mentionne sa rencontre avec le président du Parlement, Nabih Berri. Il indique aussi son passage au Grand Sérail, où il a été reçu par le Premier ministre Nawaf Salam. Le journal insiste sur la dimension politique de ces échanges. Il en fait un miroir des attentes extérieures.
Al Sharq du 7 février 2026 met en avant une initiative du Premier ministre. Le quotidien évoque sa visite au sud et son constat sur place. Il rapporte un espoir exprimé autour de cette démarche. Elle pourrait renforcer la confiance des habitants envers l’État. L’idée est claire. Le pouvoir central doit être vu. Il doit être présent. Il doit aussi répondre à des besoins immédiats, dans une zone exposée. La politique locale se joue alors dans le terrain. Elle se joue dans la capacité à protéger et à réparer.
Cette logique se heurte à une autre réalité. Le sud reste soumis à des incidents réguliers. Al Sharq du 7 février 2026 rapporte des actions israéliennes. Il mentionne des tirs d’artillerie vers les abords de Yaroun. Il évoque aussi des bombes sonores lâchées sur des localités frontalières, dont Rmeich. Le journal cite l’Agence nationale d’information sur un bruit d’explosion lié à une opération israélienne dans une zone située entre Markaba et Rab Thalathine. Dans ce climat, la politique intérieure doit gérer l’urgence. Elle doit aussi éviter l’escalade.
Al Joumhouria du 7 février 2026 insiste, de son côté, sur le rôle de l’institution militaire. Le quotidien présente l’armée comme un point d’équilibre. Il évoque des débats et des polémiques. Il estime que la priorité est la stabilité. Il suggère que le pays est au bord de l’explosion. Il décrit une logique de choix difficiles. Cette approche renforce un thème récurrent. La politique locale est désormais dominée par le couple sécurité et légitimité.
Souveraineté et désarmement: une exigence qui recompose les alliances
Les discussions sur le désarmement ne restent pas confinées aux cercles diplomatiques. Elles structurent le débat interne. Elles réorganisent les lignes de fracture. Al Liwa’ du 7 février 2026 place le sujet en première page. Le quotidien rapporte une formule attribuée à Jean-Noël Barrot. Il affirme que l’interdiction des armes est une condition pour restaurer la souveraineté. Le journal associe ce thème à des mesures attendues du gouvernement. Il évoque aussi des dossiers connexes. Parmi eux, la question de détenus syriens, liée à des procédures de transfert, selon la présentation du quotidien.
Ad Diyar du 7 février 2026 développe aussi le volet français. Le journal cite Jean-Noël Barrot sur la nécessité de soutenir l’armée et les forces de sécurité. Il annonce une conférence prévue le 5 mars, à Paris. Elle serait présidée par Emmanuel Macron et le président libanais Joseph Aoun. Le quotidien explique que l’objectif est de mobiliser un soutien. Il insiste sur l’équipement et sur l’après départ de la Finul, présenté comme une phase sensible. Cette séquence renforce une idée. La souveraineté est pensée comme une capacité opérationnelle. Elle n’est pas seulement juridique.
Al Joumhouria du 7 février 2026 relie cette exigence à une logique américaine plus directe. Le quotidien écrit que l’objectif des Américains est clair. Il s’agit du désarmement. Il présente une mission de contact à Washington. Elle vise à convaincre que les demandes libanaises doivent être comprises. Le journal insiste sur un message prioritaire. La stabilité interne passe par la préservation de l’armée, comme force nationale. Il souligne aussi une gestion prudente des relations internationales, surtout avec Washington. Dans ce schéma, le débat sur les armes devient un test politique. Il concerne les alliances, les garanties, et la survie institutionnelle.
Ce débat se charge aussi d’un contenu social. Il oppose des visions du pays. Il oppose aussi des lectures de l’identité nationale. Al Akhbar du 7 février 2026 s’arrête sur un discours de Samir Geagea. Le quotidien rapporte une formule marquante. Elle décrit deux régions au Liban, séparées par une rue, mais aussi par deux civilisations. Selon Al Akhbar du 7 février 2026, cette rhétorique ne se contente pas de décrire un état. Elle contribuerait à le produire. Le journal alerte sur un danger existentiel pour le pays. Il voit dans ce type de discours une accélération de la polarisation.
La portée politique est immédiate. Lorsque la souveraineté est définie par l’armement, chaque camp se sent visé. Lorsque la cohésion est décrite comme une fiction, la confiance se dégrade. Les journaux montrent ainsi une scène intérieure fragilisée. Elle ne se réduit pas à un débat technique. Elle devient une bataille de récits. Elle alimente aussi des calculs électoraux et des repositionnements.
Cohésion nationale et lignes rouges: le cas de Walid Joumblatt
Dans ce climat, certains acteurs tentent de rappeler une hiérarchie. Ils mettent l’accent sur l’unité institutionnelle. Al Bina’ du 7 février 2026 cite un message de Walid Joumblatt. Il est présenté comme un avertissement. Il insiste sur l’importance de l’unité nationale et de l’unité des institutions. Le propos met ces éléments au-dessus des « diktats », selon le sens rapporté. Ce type de déclaration vise une cible double. Il répond à la pression extérieure. Il répond aussi aux tensions internes. Il cherche à éviter que le pays ne se fracture sous l’effet des exigences sécuritaires.
Cette posture sert aussi de repère politique. Elle rappelle une tradition. Celle d’une médiation interne. Elle consiste à préserver un minimum commun. Dans la lecture proposée par Al Bina’ du 7 février 2026, la cohésion n’est pas un luxe. Elle est une condition de négociation. Elle permet de discuter avec l’extérieur. Elle permet aussi de gérer la conflictualité interne.
Al Joumhouria du 7 février 2026 rejoint, par un autre angle, cette logique d’équilibre. Le quotidien critique une méthode de demi-mesure. Il parle de « tenir le bâton par le milieu ». Il estime que cette stratégie a atteint ses limites. Pourtant, le journal n’appelle pas à une rupture brutale. Il appelle à une initiative. Il demande une consolidation de l’État. Il insiste sur la force des institutions. Dans ce récit, l’unité nationale devient un instrument de survie. Elle permet de tenir dans un environnement régional dur.
Gestion locale et attentes sociales: la politique par les services
La politique locale ne se limite pas aux grandes questions de souveraineté. Les journaux évoquent aussi des enjeux de gestion. Ils touchent à l’économie urbaine. Ils touchent aux services publics. Ad Diyar du 7 février 2026 publie, par exemple, un contenu lié à une initiative à Tripoli. Le journal rapporte la signature d’un accord de coopération entre la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Tripoli et du Liban-Nord, présidée par Toufic Daboussi, et la municipalité de Tripoli, présidée par Abdel Hamid Karamé. Le texte présente cet accord comme un cadre de partenariat entre secteurs public et privé. Il évoque des objectifs. Ils portent sur le développement, la formation des jeunes, et le soutien aux petites et moyennes entreprises.
Ce type d’initiative renvoie à une réalité politique. Les municipalités et les chambres économiques cherchent des solutions. Elles répondent à la crise par des mécanismes locaux. Elles essaient de créer de l’activité. Elles cherchent aussi à restaurer une confiance. Dans un pays en tension, ces démarches deviennent politiques. Elles montrent un État souvent absent. Elles montrent aussi des relais qui tentent de combler un vide.
Dans le même esprit, Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte des éléments administratifs liés à des politiques publiques. Le journal mentionne des mesures relatives à des structures et à des postes vacants. Il évoque aussi des dossiers de transport et de gestion d’infrastructures, dans un registre institutionnel. Ces informations, même techniques, éclairent une dimension essentielle. La politique locale est aussi une question de capacité administrative. Elle passe par l’organisation, par les procédures, et par l’usage des ressources rares.
Sécurité intérieure et présence de l’État: le sud comme laboratoire politique
Le sud reste un théâtre central de la politique locale. Il concentre la question sécuritaire. Il concentre aussi l’épreuve de la présence de l’État. Al Sharq du 7 février 2026 décrit des inspections et des mouvements sur la ligne frontalière. Il mentionne une force de l’armée et de la Finul qui se rend dans un centre près de la frontière, du côté de Aita al-Chaab. Le journal rapporte aussi une clarification israélienne, après des doutes sur un incident à la frontière nord d’Israël. Le texte dit que l’armée israélienne a démenti toute infiltration. Il explique que l’incident concernait un civil côté israélien. Ce type d’épisode nourrit l’incertitude. Il impose une vigilance permanente.
Dans ce cadre, la visite du Premier ministre Nawaf Salam, mise en avant par Al Sharq du 7 février 2026, prend une signification politique forte. Elle envoie un message aux habitants. Elle envoie aussi un message aux acteurs armés. Elle rappelle que l’État veut être vu comme responsable. Elle propose une lecture. La confiance se reconstruit par des gestes. Elle se reconstruit aussi par une capacité de réponse.
Ce récit se heurte pourtant aux contraintes du débat national. Al Joumhouria du 7 février 2026 écrit que les Américains attendent des engagements. Il présente une pression liée au désarmement. Or, sur le terrain, la population vit l’insécurité. Elle voit aussi des attaques et des incidents. Dans ce contexte, tout discours sur les armes devient explosif. Il peut être perçu comme une protection. Il peut être perçu comme un obstacle à la souveraineté. C’est l’un des nœuds de la politique locale décrite par les journaux.
Recomposition du débat et risque de déchirure
L’ensemble de ces éléments produit un paysage tendu. La pression extérieure impose un agenda. La politique intérieure doit répondre, mais elle manque d’un consensus solide. Les prises de parole des leaders alimentent la fragmentation. Al Akhbar du 7 février 2026 décrit un discours qui trace une frontière culturelle au sein du pays. Dans la lecture du quotidien, cette frontière devient performative. Elle peut transformer une différence en séparation durable. Ce risque est politique. Il est aussi institutionnel. Il peut bloquer le fonctionnement de l’État.
Dans le même temps, les appels à l’unité cherchent à contenir cette dynamique. Al Bina’ du 7 février 2026 met en avant l’idée de Walid Joumblatt. Elle place l’unité des institutions au-dessus des injonctions. Cette position ne règle pas le problème du désarmement. Elle propose un ordre de priorités. Elle dit que sans institutions, il n’y a pas de négociation possible. Elle indique aussi que la politique locale doit rester un espace de compromis, même sous pression.
Enfin, le cadrage français rapporté par Ad Diyar du 7 février 2026 introduit une dimension de conditionnalité. Il lie le soutien à l’armée à une logique de contrôle des armes. Il annonce une conférence internationale avec Joseph Aoun et Emmanuel Macron. Il met l’accent sur l’équipement et sur une phase post-Finul. Cette perspective renforce l’idée d’un moment charnière. La politique intérieure doit produire une ligne. Elle doit aussi éviter la rupture sociale. Elle doit répondre à une urgence sécuritaire au sud.
Citation et discours des personnalités politiques: Bataille des mots autour de la souveraineté et du rôle de l’État
La journée du 7 février 2026 est marquée par une inflation de prises de parole. Elles cherchent à fixer des lignes rouges. Elles tentent aussi d’imposer une lecture du moment. Les discours ne restent pas symboliques. Ils orientent des choix concrets. Ils pèsent sur la question des armes. Ils pèsent sur la relation avec les partenaires étrangers. Ils pèsent enfin sur le rôle de l’armée, devenue un pivot du débat national.
Walid Joumblatt: l’unité des institutions avant tout
Plusieurs journaux relaient un message attribué à Walid Joumblatt. Il est présenté comme un rappel d’ordre politique. Dans Ad Diyar du 7 février 2026, il est écrit qu’il estime que « la préservation de l’unité nationale et de l’unité des institutions est plus importante que les diktats américains et israéliens ». La phrase est mise en avant car elle vise deux fronts. Elle répond aux pressions extérieures. Elle répond aussi aux fractures internes. Elle fixe une priorité. Elle place l’architecture institutionnelle au-dessus des injonctions du moment.
Al Bina’ du 7 février 2026 reprend la même idée, en la situant explicitement dans un message publié sur la plateforme X. Le journal rapporte la formule sur « l’unité nationale » et « l’unité des institutions », jugées supérieures aux « diktats ». La publication insiste sur la portée politique du propos. Elle souligne un objectif immédiat. Il s’agit d’éviter que la réponse à la pression sécuritaire ne devienne un facteur de rupture interne.
Dans ce cadrage, Joumblatt ne tranche pas publiquement sur un mécanisme précis de désarmement. Il déplace la discussion. Il la met sur un terrain de méthode. Son message dit, en creux, qu’un État fragmenté ne peut pas négocier. Il dit aussi qu’un État en crise ne peut pas absorber des ultimatums. Cette logique rejoint une inquiétude partagée. Le pays peut s’effondrer sous la pression. Il peut aussi se déchirer de l’intérieur si les mots deviennent des armes.
Samir Geagea, et la polarisation décrite comme un risque existentiel
L’un des passages les plus commentés est rapporté par Al Akhbar du 7 février 2026. Le quotidien cite un discours de Samir Geagea. Il est décrit comme une opposition entre deux zones au Liban, séparées par une rue, mais aussi par « deux civilisations et deux cultures ». Al Akhbar du 7 février 2026 insiste sur la charge de la formule. Il affirme que ce n’est pas un simple constat sociologique. Il juge que le propos « ne décrit pas la réalité autant qu’il la fabrique ». Le journal y voit un avertissement. Il parle d’un danger « existentiel » pour le Liban.
La portée de cette séquence est double. D’abord, elle nourrit un récit de séparation. Elle transforme la différence politique en frontière identitaire. Ensuite, elle modifie le débat sur la souveraineté. Si le pays est présenté comme deux sociétés, la notion d’État unifié perd sa force. Cela affaiblit toute discussion sur des décisions communes. Le désarmement devient alors une bataille de survie pour chaque camp. Il n’est plus un sujet de politique publique.
Ce passage illustre une mécanique plus large. Les mots créent une pression. Ils poussent les acteurs à se durcir. Ils réduisent l’espace du compromis. Ils produisent aussi de la peur. Cette peur sert ensuite de carburant politique. Dans la lecture d’Al Akhbar du 7 février 2026, le risque est immédiat. Il tient à l’idée que la parole peut précéder la rupture. Elle peut la rendre acceptable.
Ahmad Qabalan: la critique d’un État qui se dérobe
Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte des propos du mufti jaafarite Ahmad Qabalan dans sa khutba. Il affirme, selon le journal, que « ce que fait Israël est dangereux, mais ce dont l’État libanais se dérobe est bien plus dangereux ». La formule met l’accent sur une responsabilité intérieure. Elle ne nie pas la menace extérieure. Elle la replace dans une hiérarchie. La fragilité de l’État est présentée comme le risque principal.
Dans le même passage, Ad Diyar du 7 février 2026 attribue à Qabalan une critique d’une souveraineté devenue « marchandise » et « moyen d’enrichissement » pour certains. Le propos vise des élites politiques. Il vise aussi des pratiques administratives. Il renvoie à une idée répétée depuis des années. Le pays ne manque pas seulement de moyens. Il manque de cohérence. Il manque d’une volonté de gouverner.
Le discours a un effet sur le débat des armes. Il ne s’exprime pas comme une injonction directe au désarmement. Il s’exprime comme une dénonciation d’un État trop faible pour imposer sa loi. La conséquence est claire. Tant que l’État est accusé de fuite, la discussion sur le monopole de la force reste piégée. Chaque camp peut dire que l’État n’est pas prêt. Chaque camp peut aussi utiliser la critique pour justifier son propre rôle.
Jean-Noël Barrot: la souveraineté conditionnée par l’exclusivité de l’armement
La visite du ministre français des Affaires étrangères structure une partie des discours du jour. Dans Ad Diyar du 7 février 2026, Barrot est cité avant son arrivée à Beyrouth. Il dit que la vision de la France est celle d’« un Liban fort et souverain, qui détient le monopole des armes ». Il ajoute que la première étape, pour atteindre cet objectif, est de donner aux forces armées libanaises les moyens nécessaires. Le journal présente cette séquence comme un message direct. Elle associe l’idée de souveraineté à une notion de monopole étatique.
Al Liwa’ du 7 février 2026 met le même thème en avant, en une. Le quotidien attribue à Barrot une formule nette: « l’interdiction des armes est une condition pour restaurer la souveraineté ». Dans la présentation du journal, cette phrase accompagne deux dossiers. Le premier concerne la question des armes. Le second concerne l’accord avec la Syrie pour le transfert de détenus. Le montage renforce l’idée d’un État qui doit reprendre des leviers. Il doit le faire dans la sécurité comme dans la justice.
Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte aussi un échange à Baabda. Le journal écrit que Barrot a salué les efforts du président Joseph Aoun pour la souveraineté et la prospérité. Il mentionne aussi, dans la même phrase, « le travail visant à limiter les armes aux mains de l’État ». Le texte lie ce point à d’autres chantiers. Il cite la reconstruction et la réforme du secteur bancaire. Il évoque enfin des lois susceptibles d’aider à un accord avec le Fonds monétaire international. Le message est cohérent. Pour Paris, la souveraineté ne se limite pas aux armes. Elle est associée à la réforme et à la stabilité financière.
Enfin, Ad Diyar du 7 février 2026 annonce une conférence à Paris le 5 mars, présidée par Emmanuel Macron et Joseph Aoun, afin de mobiliser un soutien à l’armée et aux forces de sécurité. Le journal précise qu’il s’agit aussi de préparer la période après un départ de la Finul en 2027, évoqué comme un horizon. Ce point donne un cadre temporel. Il crée une urgence. Il suggère que les discours actuels préparent des décisions rapides.
Joseph Aoun: retrait israélien, déploiement de l’armée, et stabilité de la frontière
Le président Joseph Aoun apparaît dans les récits liés à la diplomatie française, mais ses mots relèvent aussi de la politique intérieure. Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte qu’il a déclaré que le retrait d’Israël des zones occupées au sud et le déploiement de l’armée jusqu’à la frontière constituent « l’entrée principale » pour résoudre la situation et « consacrer et préserver la sécurité et la stabilité » le long de la frontière. La formulation place l’armée au centre. Elle lie la souveraineté au terrain. Elle renvoie aussi la responsabilité à l’occupation et aux violations.
Dans le même article, Ad Diyar du 7 février 2026 indique que Joseph Aoun a salué le soutien d’Emmanuel Macron et l’organisation du congrès de soutien du 5 mars. Il a aussi évoqué l’aide française dans la délimitation des frontières maritimes et terrestres entre le Liban et la Syrie. Ce passage élargit la notion de souveraineté. Elle ne concerne pas seulement le sud. Elle concerne aussi les frontières et les ressources.
Ce discours sert une stratégie. Il montre que l’État cherche une légitimité extérieure. Il veut aussi renforcer une légitimité interne. Il met l’accent sur l’armée, comme institution nationale. Il insiste sur un ordre. D’abord, fin de l’occupation et stabilisation. Ensuite, déploiement complet et responsabilité de l’État. Cette hiérarchie répond aux critiques. Elle répond aussi à une anxiété populaire dans les zones exposées.
Rodolphe Haykal et la ligne de la « stabilité d’abord »
Le nom du commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, apparaît dans deux registres. Il est d’abord cité dans le débat sur Washington. Al Joumhouria du 7 février 2026 affirme que les Américains demandent au Liban, à son gouvernement et à son armée un engagement de désarmement complet, au nord et au sud du Litani. Le journal ajoute que, sans cela, ils lèveraient leur « couverture » et laisseraient Israël imposer la décision par la force. Le texte insiste sur le caractère explosif de la séquence. Il présente la stabilité comme un « exploit » en soi, dans un pays au bord de l’explosion.
Le même quotidien attribue à la position du commandant une « réalisme nécessaire ». Il décrit un débat interne autour de ses propos. Il suggère que l’armée est attaquée dans la polémique, tout en étant sollicitée par l’extérieur. L’intérêt de ce passage tient à une contradiction. L’armée est demandée partout. Pourtant, elle est contestée dans l’arène politique.
Al Bina’ du 7 février 2026 rapporte, dans un autre registre, un hommage de Bilal Taqi al-Din. Il affirme que Rodolphe Haykal est une « fierté » pour les Libanais « honorables », à un moment où certains choisiraient la concession et la reddition face à Israël, selon la formulation relayée. Il ajoute que la personne du commandant serait marquée par un souci du Liban et de toutes ses composantes. Le journal place ces mots dans une bataille de légitimité. Il montre comment la figure du commandant devient un symbole.
Ces deux angles dessinent la même réalité. Les discours sur l’armée ne parlent pas seulement de l’armée. Ils parlent du modèle d’État. Ils parlent de qui décide. Ils parlent aussi de ce qui peut être sauvé. Les uns mettent en avant le pragmatisme et la stabilité. Les autres mettent en avant la résistance et la dignité. Entre les deux, l’institution reste un outil. Elle reste aussi un enjeu.
Muhammad Fadlallah et la demande de soutien aux habitants du sud
Le débat public se nourrit aussi de discours prononcés en réponse aux attaques et aux tensions au sud. Al Sharq du 7 février 2026 rapporte un appel de Muhammad Fadlallah. Il décrit ce qui se passe comme une tentative de pousser le pays vers des choix voulus par « l’ennemi ». Il appelle l’État à jouer son rôle et à soutenir la population, sur le plan matériel et moral. Il exprime l’espoir que la visite du Premier ministre Nawaf Salam au sud renforce la confiance des habitants envers leur État. Ce passage associe deux éléments. Il y a la menace extérieure. Il y a la responsabilité intérieure.
Al Sharq du 7 février 2026 cite aussi une phrase plus tranchante, attribuée à un intervenant dans le même cadre politique. Il est écrit que « le moment est venu pour l’autorité libanaise de faire ce qu’elle doit faire » au sud du fleuve, avec un déploiement complet de l’armée, et que le retard serait une « trahison de la souveraineté », selon les mots rapportés. Cette formulation met le gouvernement sous pression. Elle transforme un débat opérationnel en jugement moral.
Ces citations montrent un fait. Le sud est un théâtre du discours national. Les responsables y projettent leur définition de la souveraineté. Pour certains, elle se mesure à la capacité de déployer l’armée. Pour d’autres, elle se mesure à la capacité de résister à l’agression. Dans tous les cas, le gouvernement est sommé d’agir. Il doit agir vite. Il doit aussi agir sans fracture.
Nabih Berri et la question du calendrier électoral
Le discours politique du jour ne se limite pas aux armes. Il touche aussi au fonctionnement démocratique. Al Quds Al-Arabi du 7 février 2026 cite, dans sa synthèse de la journée libanaise, la position de Nabih Berri sur la tenue des élections législatives à leur date, même sans modification de la loi. La mention est brève, mais elle est significative. Elle indique que le calendrier institutionnel reste un terrain de lutte. Il reste aussi un signal envoyé aux partenaires étrangers. L’idée est que les institutions doivent continuer. Elles doivent fonctionner malgré la crise.
Ce point renvoie à la logique de Joumblatt. Il renvoie aussi aux attentes françaises. Maintenir les échéances est une façon de préserver l’État. C’est aussi une façon de refuser une suspension du politique. Mais ce maintien peut devenir conflictuel. Il peut rouvrir des débats sur la représentation. Il peut réveiller des fractures anciennes.
Un paysage de paroles concurrentes, et une même bataille pour définir l’État
Pris ensemble, les discours rapportés le 7 février 2026 dessinent une scène politique sous tension. Un premier axe insiste sur l’unité institutionnelle. C’est la ligne de Walid Joumblatt, reprise par Ad Diyar du 7 février 2026 et par Al Bina’ du 7 février 2026. Elle refuse que le pays réponde par la division.
Un second axe pousse vers une définition plus radicale de l’identité politique. C’est le débat soulevé par Al Akhbar du 7 février 2026 autour du discours de Samir Geagea. Le journal alerte sur une parole qui peut devenir un instrument de séparation.
Un troisième axe établit un lien direct entre souveraineté et monopole de l’armement. C’est la ligne française rapportée par Ad Diyar du 7 février 2026 et par Al Liwa’ du 7 février 2026, avec des formules qui conditionnent l’aide et la souveraineté à une exclusivité de l’État.
Un quatrième axe critique l’État de l’intérieur. C’est le registre d’Ahmad Qabalan dans Ad Diyar du 7 février 2026, avec une dénonciation d’une fuite de l’État face à ses responsabilités.
Enfin, l’armée est partout dans les discours. Elle est un outil de souveraineté pour Joseph Aoun, dans Ad Diyar du 7 février 2026. Elle est un pivot de la stabilité selon Al Joumhouria du 7 février 2026. Elle est aussi un symbole politique dans Al Bina’ du 7 février 2026.
Dans cette compétition de récits, une question domine. Qui a le droit de définir la souveraineté, et avec quels moyens. Les mots ne sont pas accessoires. Ils préparent des décisions. Ils préparent aussi des lignes de fracture. Le 7 février 2026, les journaux montrent ainsi un Liban où la parole publique est devenue un champ de bataille. Elle oppose des priorités. Elle oppose des visions. Elle fixe enfin les termes d’un choix, qui reste ouvert, mais qui se resserre sous la pression.
Diplomatie: Offensive française, conditionnalité de l’aide et fenêtre de négociation régionale
La présence diplomatique française structure largement l’actualité du 7 février 2026. Ad Diyar du 7 février 2026 présente la visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, comme une séquence à la fois politique et opérationnelle. Elle combine des messages sur la souveraineté, des promesses d’appui à l’armée, et un calendrier d’initiatives à Paris. Le quotidien met aussi en avant un langage de condition. La souveraineté est décrite comme indissociable du monopole des armes par l’État.
Dans Ad Diyar du 7 février 2026, Barrot est cité avant son arrivée à Beyrouth. Il associe l’idée d’un Liban « fort et souverain » à un principe central, celui d’un État qui détient le monopole des armes. Dans la même déclaration, il insiste sur une « première étape ». Elle consiste à donner aux forces armées libanaises les moyens nécessaires. Le message est double. Il promet un soutien. Cependant, il fixe aussi une direction politique.
Visite française à Beyrouth: messages croisés à Baabda et au Grand Sérail
Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte un échange à Baabda qui met l’accent sur la souveraineté et sur la réforme. Le journal écrit que Jean-Noël Barrot a salué les efforts du président Joseph Aoun pour la souveraineté et la prospérité. Il mentionne aussi, dans le même souffle, « le travail visant à limiter les armes aux mains de l’État ». Le propos est intégré à un paquet plus large. Il inclut la reconstruction, la réforme bancaire, et l’adoption de lois jugées utiles pour un accord avec le Fonds monétaire international. Cette articulation n’est pas neutre. Elle lie la sécurité à l’économie. Elle associe la souveraineté à la capacité de réformer.
Dans le même registre, Al Bina’ du 7 février 2026 situe la visite dans une séquence de rencontres politiques. Le quotidien indique que Jean-Noël Barrot a rencontré le président du Parlement Nabih Berri. Il rapporte aussi son passage au Grand Sérail auprès du Premier ministre Nawaf Salam. La présentation insiste sur le rôle de Paris comme relais et comme acteur, à un moment où les pressions externes se multiplient.
Ce déplacement n’est donc pas seulement protocolaire. Il sert à réaffirmer une position française. Il sert aussi à mesurer les marges de manœuvre libanaises. Les échanges avec les trois pôles du pouvoir s’inscrivent dans un contexte d’urgence sécuritaire au sud. Ils s’inscrivent aussi dans un moment de recomposition régionale. En filigrane, la diplomatie française cherche un équilibre. Elle veut soutenir l’État. Elle veut aussi obtenir des engagements politiques concrets.
Conférence du 5 mars à Paris: soutien promis et horizon stratégique lié à la sécurité au sud
Ad Diyar du 7 février 2026 annonce une conférence prévue le 5 mars à Paris, présidée par Emmanuel Macron et le président Joseph Aoun. Le quotidien explique que l’objectif est de mobiliser un soutien à l’armée libanaise et aux forces de sécurité. Il insiste sur l’équipement. Il souligne aussi un enjeu de calendrier. La période après un départ de la Finul en 2027 est évoquée comme un horizon sensible. Dans ce cadrage, la conférence n’est pas une réunion de plus. Elle est présentée comme un jalon structurant, destiné à préparer une phase où le Liban devra porter davantage le fardeau sécuritaire.
Le même jour, Ad Diyar du 7 février 2026 décrit une coordination en cours entre Paris, Washington et des partenaires régionaux, dont l’Arabie saoudite, afin de préparer cette mobilisation. Le journal met l’accent sur une logique de contributions. Les réunions annoncées doivent préciser les parts de chacun. Le message est clair. Paris veut construire une architecture d’aide. Mais cette architecture suppose une direction politique au Liban.
Cette conditionnalité apparaît plus explicitement dans Al Liwa’ du 7 février 2026. Le quotidien attribue à Jean-Noël Barrot une formule nette. Il affirme que « l’interdiction des armes est une condition pour restaurer la souveraineté ». L’angle est frontal. Il place la question des armes au cœur de la relation avec les partenaires. Il traduit aussi une attente. Celle d’un État capable de reprendre des prérogatives régaliennes.
Diplomatie et souveraineté: l’équation des armes et le rôle de l’armée
La diplomatie du 7 février 2026 est traversée par un débat central. Il porte sur l’exclusivité de la force. Les journaux décrivent une pression américaine forte. Al Joumhouria du 7 février 2026 affirme que des responsables américains demandent un engagement libanais clair sur le désarmement, au nord et au sud du Litani. Le quotidien ajoute un avertissement qui durcit le climat. Il écrit que, sans cet engagement, Washington pourrait retirer sa couverture politique, et laisser Israël imposer la décision par la force. Cette formulation installe une contrainte immédiate. Elle transforme la diplomatie en ultimatum.
Al Joumhouria du 7 février 2026 indique aussi que les autorités libanaises cherchent à porter une position unifiée. Le journal évoque une mission de contacts destinée à expliquer la fragilité du pays, et à défendre une approche graduelle. Le même texte insiste sur un point. L’armée est présentée comme une « ligne rouge ». Elle est à la fois l’outil attendu par l’extérieur et le pivot de stabilité à l’intérieur. Cette place centrale explique la sensibilité des discussions. Elle explique aussi l’importance accordée à l’équipement et aux financements.
Ce dossier ne se limite pas à une relation bilatérale. La diplomatie française tente de s’insérer entre la demande américaine et les contraintes libanaises. Elle propose une logique de soutien renforcé à l’armée. Cependant, elle réaffirme une exigence. La souveraineté suppose un monopole étatique. Cette cohérence apparaît dans la manière dont Ad Diyar du 7 février 2026 relie la question des armes aux réformes économiques. Le raisonnement implicite est simple. Sans État fort, il n’y a pas de réforme durable. Sans réforme, il n’y a pas d’aide soutenable.
Dans ce contexte, la diplomatie devient un exercice d’équilibrisme. D’un côté, les partenaires veulent des résultats. De l’autre, les responsables libanais redoutent une explosion interne. Les journaux décrivent ainsi une scène où le langage diplomatique est de plus en plus direct. Il laisse moins de place aux ambiguïtés qui ont longtemps servi de mécanisme de survie.
Dossier Syrie: frontières, détenus et relations institutionnelles
La diplomatie du jour inclut aussi un volet syrien. Ad Diyar du 7 février 2026 écrit que le président Joseph Aoun a évoqué l’aide française dans la délimitation des frontières maritimes et terrestres entre le Liban et la Syrie. Cette mention est importante. Elle montre une volonté de traiter la souveraineté par des outils juridiques et techniques. Elle élargit aussi le champ de la discussion. La souveraineté n’est pas réduite au sud. Elle concerne aussi les frontières et les ressources.
Al Liwa’ du 7 février 2026 associe, dans sa une, le thème de la souveraineté et celui d’un accord avec la Syrie sur le transfert de détenus. Le quotidien place les deux sujets sur le même plan, comme deux leviers de reprise de contrôle par l’État. Ce montage est révélateur. Il suggère que la diplomatie intérieure et régionale passe aussi par des dossiers sensibles de justice et de sécurité. Il rappelle enfin que le Liban continue de gérer des conséquences directes du conflit syrien, au niveau institutionnel.
Cette combinaison a un effet politique. Elle met le gouvernement face à des attentes concrètes. Il doit traiter des dossiers qui touchent aux droits, aux procédures, et aux relations avec Damas. Dans le même temps, il doit répondre aux injonctions liées aux armes et au sud. La diplomatie devient ainsi un empilement de fronts. Chaque front a ses propres risques. Chacun peut provoquer une crise interne si la gestion est perçue comme injuste ou imposée.
La fenêtre Amman: négociation États-Unis–Iran et répercussions sur le Liban
La diplomatie régionale pèse sur la scène libanaise. Al Joumhouria du 7 février 2026 décrit les discussions entre les États-Unis et l’Iran, tenues à Amman, comme une ouverture encore incertaine. Le journal insiste sur l’absence de signal clair. Il évoque des « dossiers épineux ». Il présente la situation comme suspendue entre deux scénarios, un apaisement ou une tempête. Cette lecture sert de toile de fond. Elle explique le durcissement des messages adressés au Liban.
Al Akhbar du 7 février 2026 parle aussi d’un premier tour, qu’il décrit comme prudent et marqué par des accrocs. Le quotidien place la discussion dans une dynamique régionale plus large. Il suggère que le dialogue peut fonctionner comme un outil de gestion de crise, sans produire de résultat immédiat. Dans cette approche, la diplomatie n’est pas un événement. Elle est un processus. Elle peut aussi être une couverture, pendant que d’autres pressions s’exercent.
Pour le Liban, cette fenêtre compte. Elle peut réduire le risque d’escalade régionale. Elle peut aussi, au contraire, augmenter les pressions si elle échoue. Les journaux laissent entendre que les acteurs internationaux cherchent à verrouiller des dossiers périphériques. Le dossier libanais en fait partie. La question des armes au sud du Litani apparaît alors comme un élément de stabilisation régionale, dans la lecture de certains partenaires.
Le sud, Israël et la diplomatie de la dissuasion
La diplomatie libanaise reste liée aux faits sur le terrain. Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte une déclaration du président Joseph Aoun. Il dit que le retrait d’Israël des zones occupées au sud et le déploiement de l’armée jusqu’à la frontière constituent « l’entrée principale » pour résoudre la situation et préserver la sécurité le long de la frontière. La formulation fixe une hiérarchie. Elle met la fin de l’occupation et le déploiement de l’armée au cœur de la solution. Elle renvoie ainsi la pression vers Israël, tout en valorisant l’État comme acteur légitime.
Cette posture a une fonction diplomatique. Elle permet au Liban de présenter une exigence simple. Elle repose sur le droit et sur la souveraineté. Elle s’inscrit aussi dans un cadre où la France et d’autres partenaires insistent sur la montée en puissance de l’armée. L’objectif est d’éviter une zone grise. C’est une zone où la violence peut renaître à tout moment, faute d’autorité claire.
Cependant, la pression décrite par Al Joumhouria du 7 février 2026, et la condition posée dans Al Liwa’ du 7 février 2026, introduisent un risque. Si l’agenda diplomatique se résume à la question des armes, il peut alimenter la polarisation interne. Les discours s’endurcissent. Les camps se crispent. Dans ce contexte, la diplomatie peut produire l’effet inverse de celui recherché. Elle peut fragiliser l’unité nécessaire à tout accord.
Diplomatie et cohésion interne: préserver un cadre commun pour négocier
Le même jour, certains discours internes entrent en résonance avec les enjeux diplomatiques. Ad Diyar du 7 février 2026 et Al Bina’ du 7 février 2026 relaient un message de Walid Joumblatt. Il affirme que l’unité nationale et l’unité des institutions sont plus importantes que les diktats. Dans la séquence diplomatique du jour, cette phrase joue un rôle. Elle rappelle que la capacité à négocier dépend de la cohésion interne. Elle suggère aussi que des injonctions trop brutales peuvent produire un effet de rupture.
À l’inverse, Al Akhbar du 7 février 2026 décrit un discours qui oppose deux Liban, séparés par une rue, mais aussi par deux cultures. Dans la lecture du quotidien, cette rhétorique ne se contente pas de décrire une fracture. Elle la fabrique. Dans un contexte de diplomatie sous pression, ce type de polarisation est un facteur aggravant. Il réduit la marge de manœuvre du gouvernement. Il affaiblit la crédibilité de l’État face aux partenaires.
Le résultat est un paysage diplomatique complexe. La France propose une voie. Elle combine soutien à l’armée, réforme, et conférence internationale. Les États-Unis, selon Al Joumhouria du 7 février 2026, poussent vers des engagements plus tranchés. La région, à travers la fenêtre Amman décrite par Al Joumhouria du 7 février 2026 et Al Akhbar du 7 février 2026, reste instable et imprévisible. Dans ce contexte, la diplomatie libanaise doit répondre à une question de méthode. Elle doit créer du consensus. Elle doit aussi éviter que le pays ne se fracture au moment même où il doit parler d’une seule voix.
Politique internationale: Négociation Washington–Téhéran, Gaza en arrière-plan et recomposition des rapports de force
Les journaux du 7 février 2026 placent la scène internationale sous le signe d’une incertitude structurante. Le premier repère est la séquence d’Amman entre les États-Unis et l’Iran. Al Joumhouria du 7 février 2026 décrit une ouverture prudente, sans annonce décisive, mais avec un poids stratégique immédiat sur l’ensemble du Moyen-Orient. Le quotidien insiste sur une atmosphère tendue, marquée par des signaux militaires en toile de fond et par l’idée que le dialogue peut autant prévenir une guerre que précipiter une escalade si l’échec s’impose.
Al Akhbar du 7 février 2026 retient aussi le premier tour à Amman. Le journal évoque une phase initiale marquée par des accrocs et par une négociation prudente, sans résultat visible à court terme. Dans ce cadrage, la discussion fonctionne comme un instrument de gestion de crise, mais elle ne dissipe pas la méfiance. Le quotidien souligne que l’absence de conclusion claire n’est pas neutre, car elle peut signifier une temporisation autant qu’un blocage.
Washington–Téhéran à Amman: une ouverture sous condition, entre apaisement et choc régional
Al Joumhouria du 7 février 2026 présente la rencontre d’Amman comme un point de départ plus que comme un tournant. Le journal insiste sur le fait que les contentieux restent lourds, anciens et imbriqués, ce qui empêche une lecture rapide. Il évoque des « dossiers épineux » et une trajectoire incertaine, suspendue à des signaux que les acteurs n’émettent pas forcément publiquement. Le quotidien utilise une image de bascule, avec deux scénarios opposés, l’un vers un apaisement, l’autre vers une tempête. Cette manière de raconter l’événement reflète une conviction. La négociation ne porte pas seulement sur une relation bilatérale. Elle pèse sur un ensemble de fronts.
Al Akhbar du 7 février 2026, en parlant d’accrocs, insiste sur une autre dimension. Les premières séquences servent souvent à définir un périmètre et à tester les lignes rouges. Elles servent aussi à envoyer des messages indirects à des alliés et à des adversaires. Le journal suggère ainsi que la négociation n’est pas un simple échange. Elle est une mise en scène stratégique, dans laquelle le silence et l’ambiguïté ont une valeur politique.
Dans cette perspective, la politique internationale décrite par les journaux repose sur un paradoxe. Les acteurs disent vouloir réduire les risques de guerre. Pourtant, ils maintiennent des outils de pression. Les gestes diplomatiques coexistent avec des préparatifs militaires, des sanctions, et des menaces implicites. Cette coexistence explique la prudence des analyses. Elle explique aussi pourquoi les journaux refusent d’y voir une détente acquise.
Gaza: le conflit comme arrière-plan permanent et comme facteur de polarisation
La guerre à Gaza reste un repère constant dans les pages internationales. Al Akhbar du 7 février 2026 évoque un « après » encore chargé. Le journal insiste sur la dimension humaine du conflit, en parlant notamment du traitement des dépouilles et d’une mémoire de guerre qui continue d’organiser les perceptions. Cette focalisation renvoie à un fait. Même si des séquences diplomatiques s’ouvrent ailleurs, Gaza demeure une grille de lecture. Elle influence les sociétés. Elle influence aussi les calculs politiques et sécuritaires de plusieurs États.
Dans la présentation d’Al Akhbar du 7 février 2026, Gaza n’est pas seulement un théâtre de guerre. C’est aussi un moteur de récits antagonistes. Le journal relie la situation à une conflictualité plus large, où des opérations clandestines et des actions de renseignement restent actives. Cette manière de relier les faits renforce l’idée que le conflit a une dimension régionale. Il est connecté à des réseaux d’alliances, à des logiques de dissuasion, et à des stratégies d’influence qui dépassent la bande de Gaza.
Cette centralité de Gaza pèse sur les tentatives de négociation entre États-Unis et Iran. Dans la lecture implicite des journaux, le conflit agit comme une contrainte morale et politique. Il rend difficiles des concessions visibles. Il rend aussi plus coûteuse la moindre détente perçue comme un abandon. Cette pression de l’opinion et des alliés complique les marges de manœuvre, même lorsque le dialogue s’ouvre.
Israël et la dynamique sécuritaire: signaux de contrôle et risque de dérapage
La politique internationale, dans ces éditions, se lit aussi à travers la frontière israélo-libanaise et les messages envoyés par Israël. Al Sharq du 7 février 2026 rapporte un épisode de clarification côté israélien après des doutes sur un incident à la frontière nord d’Israël. Le quotidien indique que l’armée israélienne a démenti toute infiltration et a présenté l’incident comme lié à un civil côté israélien. Cet élément, même bref, illustre une mécanique récurrente. Chaque incident peut être interprété comme un signal d’escalade. Chaque démenti peut aussi servir à contenir une montée de tension au moment où d’autres discussions sont en cours.
Dans le même temps, Al Sharq du 7 février 2026 mentionne des actions israéliennes au sud du Liban, dont des tirs et des opérations dans des zones frontalières. Même si ces faits relèvent du théâtre libanais, ils s’inscrivent dans une logique internationale, car ils participent à la dissuasion régionale et à la pression sur les négociations. Le journal, en citant des sources locales, décrit une réalité de terrain où la violence ponctuelle entretient un climat d’insécurité. Cette situation alimente les discours diplomatiques et renforce la perception d’une région au bord du dérapage.
Cette articulation entre gestes militaires et séquences diplomatiques est centrale. Elle renvoie à une stratégie de contrôle. Elle vise à imposer des faits sur le terrain. Elle vise aussi à rappeler que l’option de la force reste disponible. Les journaux décrivent donc un espace régional où la diplomatie ne remplace pas la confrontation. Elle la canalise, tout en la laissant possible.
Syrie: dossiers en suspens et effets durables de la crise syrienne
Les dossiers liés à la Syrie apparaissent dans les journaux comme une dimension persistante de la politique internationale. Ils reviennent à travers les questions de frontières, de sécurité, et de gestion des conséquences humaines et judiciaires. Al Liwa’ du 7 février 2026 met en avant, dans sa une, un accord lié au transfert de détenus, présenté comme un dossier institutionnel sensible. Même lorsque la Syrie n’est pas au centre des unes internationales, les traces de la guerre et de ses ramifications restent visibles dans les politiques des pays voisins.
Dans Ad Diyar du 7 février 2026, la question syrienne apparaît aussi à travers le thème de la délimitation des frontières, abordée dans le cadre d’échanges avec la France. Là encore, le sujet dépasse le Liban. Il renvoie à la manière dont les États cherchent à consolider leur souveraineté dans une région où les frontières ont été fragilisées par des conflits prolongés. Cette approche met l’accent sur des outils techniques et juridiques, mais elle souligne aussi une réalité. La stabilisation passe par des dossiers lourds, souvent lents, et politiquement explosifs.
Ces éléments montrent que la Syrie reste un facteur structurant. Elle demeure un nœud où se croisent sécurité, démographie, économie et diplomatie. Dans ce cadre, la politique internationale n’est pas un chapitre séparé. Elle s’infiltre dans les débats internes des pays voisins, et elle détermine une partie de leurs priorités.
Les institutions et les échéances: signaux politiques et gestion du temps régional
Un autre aspect international apparaît à travers la question des échéances institutionnelles et de leur maintien dans les pays en crise. Al Quds Al-Arabi du 7 février 2026 mentionne, dans sa couverture de la journée libanaise, la position de Nabih Berri sur la tenue des élections législatives à leur date, même sans modification de la loi. Cette information est d’abord libanaise. Toutefois, elle a une portée internationale, car elle s’inscrit dans le langage attendu par les partenaires étrangers. Elle renvoie à la continuité institutionnelle, souvent utilisée comme indicateur de stabilité dans les relations diplomatiques et financières.
Ce type de signal participe à une bataille d’image. Il sert à montrer que l’État reste debout. Il sert aussi à préserver un minimum de légitimité dans un contexte de pressions multiples. Sur le plan régional, ces messages se lisent comme une manière de gagner du temps. Ils cherchent à éviter le vide institutionnel, car le vide devient souvent une invitation à l’ingérence, ou une fenêtre pour des acteurs armés.
Une région en recomposition: la négociation comme scène, la force comme recours
Pris ensemble, Al Joumhouria du 7 février 2026 et Al Akhbar du 7 février 2026 décrivent une région où la négociation ne signifie pas la fin de la confrontation. Au contraire, le dialogue entre Washington et Téhéran s’ouvre alors que les acteurs continuent de sécuriser leurs positions. Gaza reste un centre émotionnel et politique. Les frontières, dont celle d’Israël avec ses voisins, restent des lieux de tension où chaque incident peut alimenter une escalade.
Dans cette lecture, la politique internationale est structurée par trois logiques qui se superposent. La première est la logique de négociation, visible à Amman, où la diplomatie cherche à contenir les risques. La deuxième est la logique de dissuasion, qui se manifeste par des actions et par des clarifications militaires, afin de fixer des lignes rouges. La troisième est la logique des récits, alimentée par Gaza, où la mémoire de guerre et la douleur continuent de polariser les sociétés et de limiter les compromis possibles.
Ces trois logiques expliquent pourquoi les journaux du 7 février 2026 décrivent un moment suspendu. Les acteurs parlent. Ils négocient. Pourtant, ils se préparent à l’échec. Ils gardent la possibilité d’un choc. Cette tension constitue l’arrière-plan international immédiat. Elle éclaire aussi la pression exercée sur les États fragiles de la région, qui se retrouvent souvent sommés d’apporter des garanties, au moment même où leurs propres équilibres internes restent précaires.
Économie: Budget 2026 contesté, salaires publics sous tension et signaux brouillés pour l’investissement
Les pages économiques du 7 février 2026 décrivent un pays pris entre des urgences de trésorerie et une crise de crédibilité. Le débat sur la loi de finances 2026 revient comme un marqueur. Il révèle des tensions entre l’exécutif et le Parlement. Il souligne aussi l’absence de repères stables, notamment sur la transparence des comptes. Dans le même temps, la question des salaires dans le secteur public remonte à l’agenda gouvernemental. Elle renvoie à une pression sociale directe. Elle renvoie aussi à la fragilité des finances publiques.
Budget 2026: une loi de finances « sur le papier » et une crise de confiance institutionnelle
Ad Diyar du 7 février 2026 consacre une page entière au projet de budget 2026, présenté comme une « mouwazana ‘ala al waraqa ». Le quotidien rapporte que la séance du 29 janvier n’a pas été un point final. Au contraire, elle a illustré un rejet politique du projet, malgré son dépôt dans les délais constitutionnels. Le journal insiste sur un point de procédure qui devient un point politique. Les composantes du Parlement ont rappelé l’exigence d’un « qita‘ hisab » pour les années passées. Dans ce récit, l’enjeu dépasse le texte 2026. Il touche au principe même de redevabilité.
Le même article cite un jugement sévère sur la nature de l’exercice. Ad Diyar du 7 février 2026 évoque l’idée d’un plan financier « fictif » pour un État en crise, et d’un projet qui ressemble davantage à une loi d’« infaaq wa jibaya » qu’à une loi budgétaire structurée. L’expression, telle qu’elle est rapportée, renvoie à une critique simple. L’État chercherait d’abord à encaisser et à dépenser, sans architecture de réforme ni trajectoire crédible. Cette critique résonne avec une inquiétude plus large. Sans cadre de comptes validés et sans vision pluriannuelle, le budget devient un outil de court terme.
Ce débat révèle aussi un blocage politique. D’un côté, le pouvoir doit produire un texte pour fonctionner. De l’autre, le Parlement rappelle que le respect des formes ne remplace pas la transparence des résultats. Ad Diyar du 7 février 2026 souligne ainsi une contradiction. Même lorsque le budget est présenté, il reste contesté sur la base des années précédentes. Cette situation pèse sur la crédibilité financière du pays, surtout dans un contexte où les bailleurs demandent des preuves de discipline et de contrôle.
Salaires et secteur public: une pression sociale qui revient par la porte du Conseil des ministres
La crise budgétaire se traduit immédiatement dans le dossier des revenus. Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte que le Conseil des ministres a approuvé des démarches liées à des marchés publics, puis annonce une réunion à tenir au plus tard le 15 février pour discuter des salaires du secteur public. La mention est brève, mais elle est lourde. Elle indique que la question est suffisamment urgente pour devenir un point inscrit au calendrier gouvernemental. Dans un pays où la monnaie, les prix et les services publics ont été profondément affectés, les salaires redeviennent un enjeu de stabilité.
Al Sharq du 7 février 2026 relaie, dans sa couverture politique, une annonce similaire attribuée au ministre de l’Information. Le journal indique que le gouvernement a décidé de tenir une séance au plus tard le 15 février pour examiner la question du secteur public, en particulier les salaires. Le fait que cette information apparaisse aussi dans un quotidien centré sur l’actualité interne montre que le dossier n’est pas seulement technique. Il est politique. Il touche au contrat social minimal entre l’État et ses agents.
Cette séquence met en lumière une contrainte simple. L’État doit arbitrer entre la capacité de payer et la nécessité d’éviter une nouvelle dégradation des services. Or, sans budget pleinement crédible, et avec des recettes fragiles, chaque décision salariale est un risque. Elle peut déclencher une spirale de revendications. Elle peut aussi creuser un déficit de financement, si les ressources ne suivent pas.
Investissement et climat des affaires: l’assurance comme symptôme d’un cadre instable
La question de l’investissement apparaît à travers un dossier sectoriel. Al Akhbar du 7 février 2026 consacre un article au secteur de l’assurance et au débat autour de l’assurance obligatoire, décrite comme une « k‘ake » disputée, avec un rôle accru de l’institution publique. Le quotidien rapporte des inquiétudes d’acteurs privés. Certains experts du secteur, cités par le journal, estiment que le durcissement du cadre et l’intervention dans le fonctionnement des compagnies privées ont contribué, ces dernières années, au retrait d’investisseurs arabes.
Al Akhbar du 7 février 2026 va plus loin en évoquant l’impact d’un « hajz » récent, présenté comme un signal négatif pour l’avenir, surtout en matière d’investissements étrangers. Le journal rapporte l’idée d’une menace directe pour les investissements restants. Il met en avant un argument répété dans les économies en crise. Les investisseurs recherchent la stabilité législative, la concurrence réelle et l’absence de monopoles. Or, selon un dirigeant de compagnie d’assurance cité par le quotidien, ces conditions seraient « absentes » du secteur.
Ce dossier de l’assurance n’est pas isolé. Il sert d’illustration à un problème plus large. Lorsque les règles changent vite, ou semblent dépendre d’arbitrages politiques, le coût du risque augmente. Les capitaux se retirent. Les acteurs locaux se replient. La conséquence est visible dans l’économie libanaise depuis des années. La contraction de l’investissement aggrave la faiblesse de la croissance, et réduit la capacité de l’État à augmenter ses recettes autrement que par des prélèvements.
Conditionnalité internationale et réformes: le lien sécurité, banques et agenda du FMI
L’économie libanaise du 7 février 2026 est aussi racontée à travers la diplomatie. Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte que Jean-Noël Barrot a salué, à Baabda, des efforts associés à la souveraineté et à la prospérité, tout en mentionnant la question de la limitation des armes aux mains de l’État. Dans la même séquence, le journal cite la reconstruction et la réforme du secteur bancaire, ainsi que l’adoption de lois pouvant aider à un accord avec le Fonds monétaire international. Le rapprochement est significatif. Il dit que, pour certains partenaires, l’aide ne se limite pas à la sécurité. Elle inclut un paquet économique, où la réforme bancaire devient un passage obligé.
Cette articulation crée une pression politique interne. La réforme bancaire reste un sujet explosif. Il touche aux responsabilités de la crise. Il touche aux pertes et à leur répartition. Il touche aussi à la crédibilité du système financier. Or, lorsque ce dossier est placé dans la même phrase que le soutien international, il devient un signal. Les partenaires attendent des décisions. Ils lient la relance à des réformes, y compris impopulaires.
Cette dynamique se connecte au débat budgétaire décrit par Ad Diyar du 7 février 2026. Une loi de finances contestée, sans règlement des comptes passés, rend plus difficile la narration d’une réforme sérieuse. Elle affaiblit la capacité du Liban à dire qu’il a tourné une page. Elle affaiblit aussi la confiance dans la capacité administrative à produire des chiffres fiables, condition indispensable à un programme avec le Fonds monétaire international.
Finances publiques et gestion des dépenses: l’État entre procédures et pénurie
Les pages intérieures d’Ad Diyar du 7 février 2026 montrent aussi des éléments de gestion. Le journal rapporte des décisions liées à des dossiers d’infrastructures, et rappelle l’existence de règles de passation, avec référence aux procédures d’achat public. Le texte indique aussi que le gouvernement valide des étapes et annonce des séances futures. Même si ces passages restent techniques, ils illustrent une réalité. L’État cherche à encadrer ses dépenses par des mécanismes formels, tout en faisant face à des contraintes matérielles fortes.
Cette tension est au cœur de l’économie libanaise actuelle. Le pays a besoin d’investissements publics dans les services, les transports, l’énergie et les infrastructures. Pourtant, la capacité de financement est limitée. La crédibilité budgétaire est contestée. La réponse passe donc par des arbitrages permanents, souvent perçus comme insuffisants, et parfois comme incohérents.
Une économie sous contrainte politique: quand le budget, les salaires et l’investissement se répondent
L’édition du 7 février 2026 dessine un triangle de contraintes. Le premier sommet est le budget 2026, décrit par Ad Diyar comme un exercice largement contesté, et fragilisé par l’absence de règlement des comptes passés. Le deuxième sommet est la question des salaires publics, remise à l’ordre du jour du Conseil des ministres, et présentée comme un dossier à traiter au plus tard le 15 février. Le troisième sommet est le climat des affaires, illustré par Al Akhbar à travers le secteur de l’assurance, où la perception d’instabilité législative et de risques de monopole éloigne des investisseurs.
Ces trois dossiers se nourrissent. Un budget contesté rend difficile une politique salariale soutenable. Une politique salariale sous tension renforce la pression sur les finances publiques. Un cadre incertain pour les entreprises et les investisseurs réduit les entrées de capitaux, et donc la capacité de l’État à financer une transition. Dans cet enchaînement, la question des réformes bancaires et de la relation avec le Fonds monétaire international, citée dans Ad Diyar du 7 février 2026 à l’occasion de la visite française, apparaît comme un levier incontournable, mais aussi comme une source de conflit interne.
Justice: Transfert de détenus, projet d’amnistie et crise carcérale au centre de l’agenda
Les journaux du 7 février 2026 décrivent une justice sous pression, prise entre l’urgence carcérale, les attentes politiques et les contraintes de procédure. Le fil conducteur du jour est la question des détenus, en particulier les condamnés syriens incarcérés au Liban. Elle s’accompagne d’un débat plus large sur une éventuelle amnistie et sur l’accélération des procès. Plusieurs titres présentent ces dossiers comme un test pour l’État, car ils touchent à la fois à la souveraineté, à la sécurité, aux droits, et au fonctionnement concret des tribunaux.
Accord Liban–Syrie: une mécanique juridique pour transférer les condamnés
Al Sharq du 7 février 2026 met en avant la signature, au Grand Sérail, d’une convention entre le Liban et la Syrie sur le transfert des condamnés, du pays où le jugement a été rendu vers le pays dont le condamné a la nationalité. Le quotidien précise que la signature s’est déroulée en présence du Premier ministre Nawaf Salam. Il souligne aussi la dimension opérationnelle du texte, présenté comme applicable dès le lendemain matin. Le même article rapporte une déclaration attribuée au ministre de la Justice, qui décrit l’accord comme une première étape pour traiter la question des détenus syriens.
Al Liwa’ du 7 février 2026 confirme l’existence de mesures visant le transfert d’environ 300 détenus syriens, dans une présentation qui lie explicitement justice et souveraineté. Le quotidien place cette séquence dans un cadre politique plus large, aux côtés d’autres thèmes de sécurité. La mention du chiffre renforce l’idée d’une décision tangible et immédiate, et non d’un simple débat administratif.
À travers ces éléments, une ligne apparaît. Le gouvernement veut traiter un dossier sensible par un outil juridique formel, celui d’une convention de transfèrement. Le mécanisme est classique dans les relations entre États, mais son usage au Liban est hautement politique. Il touche à la présence de détenus étrangers dans les prisons. Il touche aussi aux relations avec Damas, qui restent chargées, même lorsque la coopération technique avance.
Le surpeuplement carcéral: l’argument central qui pousse à agir
Al Akhbar du 7 février 2026 relie directement ces initiatives à la crise des prisons. Le quotidien rapporte que le président Joseph Aoun a demandé la formation d’une commission judiciaire et gouvernementale, appelée à coopérer avec la Chambre des députés, afin d’étudier un projet de loi d’amnistie. Le journal présente l’objectif comme multiple. Il s’agit de traiter le cas des détenus en attente de jugement. Il s’agit aussi de gérer d’autres catégories de dossiers, dans le but de libérer un grand nombre de Syriens et de Libanais, et de réduire le surpeuplement carcéral.
Le même article d’Al Akhbar du 7 février 2026 insiste sur la question des détenus restés des années en détention provisoire. Il affirme que le projet attendu ne se limite pas à une libération de masse. Il doit aussi s’accompagner d’un programme du ministère de la Justice pour accélérer les procès, surtout pour les personnes détenues depuis longtemps. Cet accent sur le rythme des procès renvoie à une critique récurrente. L’encombrement des tribunaux produit une peine avant jugement. Il transforme la détention provisoire en sanction de fait.
Cette articulation entre surpeuplement et lenteur judiciaire modifie la perception publique du dossier. Le problème n’est plus seulement le nombre de détenus. Il devient le symptôme d’un appareil judiciaire sous-dimensionné, ou paralysé par des procédures trop lentes, ou par un manque de moyens. Dans cette lecture, la justice est confrontée à une question simple, mais lourde. Peut-elle garantir le droit au procès dans des délais raisonnables, tout en maintenant l’ordre public.
Projet d’amnistie: un instrument de gestion, mais aussi une bombe politique
Al Akhbar du 7 février 2026 souligne que le président Joseph Aoun serait prêt à assumer personnellement les conséquences politiques d’une décision de ce type, selon la formulation rapportée. Cette précision donne une indication sur le climat. Une amnistie peut être présentée comme une solution de gestion. Toutefois, elle peut aussi déclencher une controverse nationale, surtout si elle est perçue comme injuste, ou comme un effacement de faits graves.
L’idée d’une commission mixte, réunissant le judiciaire, l’exécutif et le législatif, montre une recherche de couverture institutionnelle. Elle suggère aussi une prudence. Le pouvoir veut éviter l’accusation de passage en force. Il veut partager la responsabilité. Il veut également encadrer le débat par un texte précis, afin de réduire l’arbitraire, ou du moins de le rendre défendable juridiquement.
Dans la logique rapportée par Al Akhbar du 7 février 2026, l’amnistie vise aussi à traiter le cas des détenus en attente de jugement. C’est un point crucial. Il déplace le débat vers l’équité procédurale. Il met l’accent sur ceux qui ne sont pas encore condamnés. Il permet de dire que la justice ne se contente pas de relâcher des condamnés. Elle cherche à corriger un dysfonctionnement structurel.
Détention provisoire et accélération des procès: la promesse d’un « programme » du ministère de la Justice
Le même papier d’Al Akhbar du 7 février 2026 présente une piste. Le ministère de la Justice doit fournir un programme pour accélérer les procès, notamment pour les détenus en détention provisoire depuis de longues années. Cette mention est importante, car elle reconnaît implicitement un problème de cadence. Elle reconnaît aussi que le dossier carcéral ne se résout pas seulement par des transferts ou par une amnistie. Il se résout aussi par la capacité des tribunaux à juger.
Dans ce schéma, la justice se retrouve face à des arbitrages difficiles. Accélérer les procès suppose des moyens. Cela suppose des juges disponibles. Cela suppose des greffes capables de suivre. Cela suppose aussi des forces de sécurité en capacité d’assurer les transfèrements, et des experts capables de soutenir les enquêtes. Or, la crise économique a fragilisé l’administration. Les journaux, en insistant sur l’urgence des prisons, décrivent une pression qui force l’État à trouver une solution rapide, parfois au détriment d’une réforme profonde.
Le transfert de 300 détenus syriens: un symbole, et une limite
La référence au chiffre d’environ 300 détenus syriens apparaît comme un symbole de décision concrète. Al Liwa’ du 7 février 2026 le place en une, comme un élément clé du moment politique. Al Sharq du 7 février 2026 présente l’accord comme une première étape et insiste sur un démarrage rapide. Ces deux éléments créent une attente. Le public peut mesurer le résultat. Les prisons peuvent, en théorie, respirer.
Cependant, la même logique révèle une limite. Même si 300 détenus quittent le système carcéral, la question de fond demeure. Si les tribunaux restent lents, la détention provisoire continuera d’alimenter l’encombrement. Si les causes structurelles persistent, la crise se reformera. C’est pourquoi la mention d’un programme d’accélération des procès, rapportée par Al Akhbar du 7 février 2026, est décisive dans la narration globale. Elle donne une direction. Elle suggère une approche à deux étages, réduction immédiate du surpeuplement, puis traitement du flux judiciaire.
Justice, souveraineté et relations avec Damas: un dossier qui dépasse le pénal
Même lorsque l’angle est judiciaire, les journaux montrent un sous-texte politique. La coopération avec la Syrie sur le transfèrement renvoie à une réalité. Le Liban doit gérer des dossiers de justice qui impliquent un État voisin, avec lequel les relations ont été conflictuelles, puis intermittentes. La décision de signer au Grand Sérail, en présence du Premier ministre, insiste sur la dimension officielle. Elle vise à légitimer l’accord. Elle veut aussi encadrer la lecture publique, afin de le présenter comme une solution d’État, et non comme une concession politique.
Cette dimension se lit aussi dans la manière dont Al Liwa’ du 7 février 2026 associe le transfert des détenus à d’autres thèmes de souveraineté. Le quotidien suggère que la justice n’est pas isolée. Elle fait partie des attributs régaliens. Elle devient un terrain où l’État cherche à reprendre des leviers, à un moment où il est sommé de prouver sa capacité à gouverner.
Une justice sous contrainte: agir vite sans perdre la légitimité
Les éléments mis en avant le 7 février 2026 dessinent une justice sous contrainte de temps. Le gouvernement veut réduire une pression carcérale. Il veut répondre à une question devenue politique. Il cherche aussi à éviter une explosion sociale, ou une crise sécuritaire liée aux prisons surpeuplées. Dans cette optique, l’accord de transfèrement avec la Syrie apparaît comme une solution rapide. Le projet d’amnistie apparaît comme un levier plus large, mais plus risqué. Le programme annoncé d’accélération des procès apparaît comme la seule voie capable de traiter durablement la racine du problème, à condition qu’il soit réalisable.
Société: Fatigue sociale, crises de service public et angoisse sécuritaire au quotidien
La société libanaise apparaît, dans les journaux du 7 février 2026, comme un espace sous pression. La pression vient de la frontière sud. Elle vient aussi des institutions. Elle se lit dans les prisons. Elle se lit dans les administrations. Elle se lit enfin dans la parole des responsables religieux et politiques, lorsqu’ils décrivent la peur, la perte de confiance et le risque de rupture.
Le sud reste un révélateur. Les incidents et les opérations rapportés entretiennent un climat d’alerte. Al Sharq du 7 février 2026 évoque des épisodes répétés, avec des tirs et des actions dans des zones proches de la ligne frontalière. Le quotidien rapporte aussi des bombes sonores et des mouvements qui alimentent l’inquiétude. Cette réalité pèse sur les habitants. Elle pèse sur leur économie locale. Elle pèse aussi sur leurs attentes envers l’État.
Dans le même temps, les institutions ne sont pas perçues comme un refuge stable. Les débats sur les salaires du secteur public reviennent. Ils traduisent une fragilité sociale profonde. Al Sharq du 7 février 2026 rapporte qu’une séance du gouvernement doit se tenir au plus tard le 15 février pour examiner la situation du secteur public, et notamment les salaires. Cette annonce est une reconnaissance implicite. La crise du pouvoir d’achat n’est pas réglée. Elle reste un facteur d’angoisse collective.
Sud: peur, attente de protection et demande de présence de l’État
Le quotidien social du sud est décrit comme un mélange d’endurance et de tension. Les habitants vivent avec des alertes. Ils vivent aussi avec des incertitudes. Les journaux montrent une société qui attend des gestes de l’État. Elle attend aussi des moyens. Al Sharq du 7 février 2026 cite un appel de Muhammad Fadlallah. Il demande à l’État de jouer son rôle. Il insiste sur un soutien matériel et moral aux habitants. Il lie ce soutien à la confiance. Il évoque aussi la visite du Premier ministre Nawaf Salam au sud, présentée comme un geste capable de renforcer cette confiance.
Cette demande reflète un besoin concret. Les familles veulent une protection visible. Elles veulent aussi une réponse aux pertes. Elles veulent des services. Elles veulent une parole claire. Dans ce contexte, la visite d’un responsable devient un signal social, pas seulement politique. Elle dit que l’État n’abandonne pas. Elle dit aussi qu’il cherche à se réinstaller dans un espace où la peur est devenue ordinaire.
Al Sharq du 7 février 2026 rapporte également un épisode de clarification côté israélien, après des doutes sur un incident à la frontière nord d’Israël. Le journal indique que l’armée israélienne a démenti une infiltration, en expliquant que l’incident concernait un civil côté israélien. Ce détail montre une réalité. Chaque alerte peut provoquer une panique. Chaque rumeur peut accélérer une escalade. Cette nervosité touche d’abord les populations proches de la frontière.
Secteur public: salaires, dignité et continuité des services
Les discussions sur les salaires publics sont un sujet social majeur. Elles ne concernent pas seulement les fonctionnaires. Elles concernent aussi les citoyens. Les services publics dépendent de ces agents. Lorsque les revenus s’effondrent, la qualité des services suit le même chemin. Al Sharq du 7 février 2026 indique qu’une séance gouvernementale doit traiter le dossier, au plus tard le 15 février. La formulation souligne une urgence. Elle suggère aussi un risque de tension sociale si aucune mesure n’est prise.
Dans Ad Diyar du 7 février 2026, la même perspective apparaît à travers le calendrier du Conseil des ministres, qui prévoit une réunion pour discuter des salaires du secteur public. Le journal présente ce rendez-vous comme un point attendu. Dans un pays où la crise a transformé la vie quotidienne, le salaire public devient un symbole. Il représente la capacité de l’État à tenir. Il représente aussi une part de sécurité pour des milliers de familles.
Cette question rejoint un sentiment plus large. Une société qui ne peut plus compter sur des services stables se replie. Elle cherche des solutions privées. Elle renforce les inégalités. Elle pousse aussi à l’exil, surtout chez les jeunes qualifiés. Les journaux ne décrivent pas toujours ces départs en détail ce jour-là. Toutefois, le retour du dossier salarial rappelle une évidence. La crise n’est pas seulement macroéconomique. Elle est vécue dans les écoles, les hôpitaux et les administrations.
Prisons et justice: surpeuplement, détention provisoire et impact social
La société est aussi décrite à travers la crise carcérale. Elle est un sujet humain. Elle est un sujet sanitaire. Elle est un sujet de sécurité. Elle est enfin un sujet de droit. Al Akhbar du 7 février 2026 rapporte que le président Joseph Aoun a demandé la formation d’une commission judiciaire et gouvernementale, en coopération avec la Chambre des députés, pour étudier un projet de loi d’amnistie. Le journal lie cette démarche à un objectif immédiat. Il s’agit de réduire le surpeuplement des prisons.
Le même quotidien insiste sur une situation qui choque l’opinion. Des détenus restent en détention provisoire pendant des années. Ils attendent un jugement. Cette lenteur a un coût social. Elle pèse sur les familles. Elle pèse sur la confiance envers la justice. Elle peut aussi alimenter la radicalisation et la violence en milieu carcéral. Al Akhbar du 7 février 2026 évoque, à ce sujet, l’idée d’un programme du ministère de la Justice pour accélérer les procès, surtout pour ceux qui sont détenus depuis longtemps.
Al Sharq du 7 février 2026 met aussi en avant un volet concret. Le journal annonce la signature, au Grand Sérail, d’une convention entre le Liban et la Syrie sur le transfert des condamnés. Le principe est clair. Le condamné peut être transféré vers son pays de nationalité, selon les modalités prévues. Le quotidien souligne un démarrage rapide, présenté comme possible dès le lendemain matin.
Al Liwa’ du 7 février 2026 évoque, dans le même esprit, le transfert d’environ 300 détenus syriens. Le chiffre donne une mesure. Il rend la décision visible. Il permet aussi de comprendre l’effet attendu sur le surpeuplement. Dans la société, ce dossier est sensible. Il touche à la sécurité. Il touche aux droits. Il touche enfin aux relations avec la Syrie, car toute coopération est interprétée politiquement.
Ces mesures ne règlent pas tout. Elles montrent toutefois une volonté de traiter un problème qui déborde la justice. Le surpeuplement des prisons est un sujet de santé publique. Il est aussi un sujet de dignité. Il peut devenir un sujet de violence collective s’il déclenche des crises internes. Les journaux du 7 février 2026 décrivent ainsi une société où la question du droit se transforme en question de stabilité.
Paroles religieuses et ressentiment social: État, responsabilité et colère
Les discours religieux rapportés par la presse donnent aussi un reflet de l’état social. Ils expriment une colère. Ils expriment aussi une peur. Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte des propos du mufti jaafarite Ahmad Qabalan, dans sa khutba. Il affirme, selon le journal, que ce que fait Israël est dangereux, mais que ce dont l’État libanais se dérobe est plus dangereux encore. La formule vise un sentiment répandu. Beaucoup perçoivent un État qui tarde, qui hésite, ou qui renonce.
Dans la même séquence rapportée par Ad Diyar du 7 février 2026, Qabalan dénonce une souveraineté utilisée comme marchandise par certains, selon les mots retranscrits. La critique renvoie à une fracture sociale. Elle oppose des élites accusées de profiter de la crise à une population qui se sent abandonnée. Ce type de discours nourrit la défiance. Il peut aussi renforcer des logiques communautaires, car la confiance dans l’État s’effrite.
Cette défiance est un fait social majeur. Lorsque les institutions perdent leur crédibilité, les citoyens se tournent vers d’autres sources d’aide. Ils se tournent vers des réseaux. Ils se tournent vers des partis. Ils se tournent vers des associations. Le risque est connu. La solidarité devient segmentée. Elle suit les lignes politiques et communautaires. Elle n’a plus le même effet national.
Initiatives locales: l’économie de proximité comme réponse sociale
Dans un contexte de crise, les initiatives locales prennent un poids social. Elles servent à compenser l’État. Elles servent aussi à maintenir l’activité. Ad Diyar du 7 février 2026 rapporte, à Tripoli, la signature d’un accord de coopération entre la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Tripoli et du Liban-Nord, présidée par Toufic Daboussi, et la municipalité de Tripoli, présidée par Abdel Hamid Karamé. Le journal présente l’accord comme un cadre de partenariat entre le secteur public et le secteur privé. Il cite des objectifs liés au développement, à la formation des jeunes, et au soutien aux petites et moyennes entreprises.
Ce type d’accord a un impact social direct. La formation vise l’employabilité. Le soutien aux petites entreprises vise la survie de familles entières. La coopération entre municipalité et chambre économique vise aussi un autre objectif. Il s’agit de restaurer un minimum de confiance, par des projets concrets. Dans une société éprouvée, les habitants jugent les institutions à ce qu’elles réalisent, pas à ce qu’elles promettent.
Cette dynamique locale n’efface pas la crise nationale. Elle montre toutefois une société qui s’adapte. Elle montre aussi des acteurs qui cherchent à maintenir un tissu économique. Or, ce tissu est le socle de la stabilité sociale. Sans activité, la pauvreté augmente. Avec la pauvreté, l’école recule. La santé recule. La violence peut augmenter.
Société et sécurité: le sentiment d’être au bord du basculement
La société libanaise décrite par les journaux du 7 février 2026 vit avec une impression de seuil. Les tensions au sud alimentent la peur. Les débats sur les salaires publics rappellent la fragilité du quotidien. La crise carcérale met en évidence la pression sur les institutions. Les discours religieux expriment une colère contre un État jugé absent. Les initiatives locales tentent de colmater les fissures.
Dans cet ensemble, un thème domine. La demande de présence. Les habitants veulent voir l’État. Ils veulent des actes. Ils veulent un minimum de protection. Ils veulent aussi des règles justes. Lorsque la justice accélère, la société respire. Lorsque les salaires sont traités, les services tiennent. Lorsque le sud est soutenu, la peur recule. Les journaux du 7 février 2026 montrent ainsi une société qui n’attend plus des promesses générales. Elle attend des décisions qui touchent la vie concrète.

