« Dès lors qu’ils sont devenus conscients et capables de s’interroger sur leur vie, les hommes ont découvert que leur propre existence était devenue un problème et qu’ils ne pouvaient vivre sans essayer de le résoudre.  »

Philippe Presle.

On est certes aujourd’hui en plein dans le complexe processus de « vouloir » choisir un « nouveau » président de la République libanaise. Va t-on mettre en priorité les caractéristiques suivantes: La haute crédibilité de sa citoyenneté, sa sagesse patriotique exemplaire ou tout simplement les « bienveillants » et « traditionnels » croquis signés par des personnalités de la région et des sphères internationales « amies » du Liban?

Les qualificatifs ont pourtant déjà été précisés par les candidats à leurs mesures, avec ou sans le programme à l’appui..Cependant, les conceptions et les idéologies de tendances partisanes diverses persistent à annuler tout éventuel dialogue. C’est comme si l »on cherchait à insulter au mieux les intelligences rationnelles et pragmatiques des gens en prétextant des résultats « peu fructueux » faute de faire ce devoir de construire inlassablement, de toutes les façons, nuit et jour et à tout prix, les ponts pour une entente commune! La dominante dépendance aux influences extérieures chez la majorité de nos politiciens dicte en eux les intérêts opportunistes étroits. Ils seront peu considérant de la décence d’une obligation: Celle de servir la nation sans tapage et efficacement en famille. Dans le contexte évolutif de l’endettement massif de l’Etat, de la dure crise économique, de très inquiétants changements démographiques menacent son équilibre. La géante absence d’organisation nous empêche de juguler le risques d’implosion des structures et des infrastructures déjà chétives du Liban.

Il serait impératif d’émettre enfin des mots à la mesure des indispensables actions suivantes: Après tant de tergiversations de vos parts Messieurs les « responsables », la République ne tient plus qu’aux comportements valides. La nouveauté ne devrait ici convenir à un événement circonstanciel pour préserver la forme au détriment du fond . Elle devrait insuffler une confiance commune à travers celui ou celle qui ne ferait l’affaire de personne en particulier mais de l’Etat et de sa tenue démocratique. La bienveillance commence et finit par la nôtre encore peu fonctionnelle entre nous. Les traditions à préserver sont celles qu’ont scellé les empreintes de nos ancêtres et que vous suspendez. Vous avez transformé leurs sens d’origine au profit de sollicitations habituelles ou ponctuelles de responsables étrangers. Un échange obligatoirement fructueux entre les diverses composantes est celui où on devrait rester en vase clos le temps qu’il faut, pour découvrir que nos existences peuvent ne pas être uniquement un problème mais la voie pour le résoudre!

Joe Acoury.