Tag: Association des Banques du Liban (ABL)
Opacité persistante : les banques libanaises refusent de publier leurs bilans consolidés
Depuis plusieurs années, les principales banques libanaises s’opposent systématiquement à la publication de leurs bilans consolidés, malgré les injonctions répétées de la Banque du Liban, du ministère des Finances et des institutions internationales. Cette absence de transparence empêche toute avancée sérieuse vers la restructuration du secteur bancaire, pourtant identifiée comme une condition sine qua non du redressement économique du Liban par le Fonds monétaire international.
EDITO: La nomination de Karim Souaid, le triomphe d’une inertie au service des banques
#EDITO: La nomination probable de Karim Souaid à la Banque du Liban consacre une stratégie d’inaction des banques depuis 2019 : laisser pourrir la situation. Son plan, accordant 100 000 dollars aux petits comptes, ne relance pas l’économie et reporte les pertes sur l’État, donc sur tous, au profit des banques. Loin du discours de Joseph Aoun, elle révèle un gouvernement au service des intérêts bancaires, un lobby politico-bancaire résistant aux réformes
Baisse drastique des chèques compensés au Liban
#ECO: L’ABL annonce une chute des chèques compensés : de 18 295 à 8 910 entre février 2024 et 2025. Sur 4 605 chèques émis depuis des comptes frais, 3 467 sont en dollars frais (48,05 millions de dollars), et 1 138 en livres (2 239 milliards de LBP). Dans un Liban en (livre à 92 000 LBP/USD, inflation à 174 %), la méfiance envers les banques freine la relance économique.
FocusLiban: Baisse de la densité des agences bancaires et distributeurs automatiques au Liban en...
Les récents chiffres publiés par le Fonds monétaire international (FMI) et analysés par Byblos Research révèlent une régression notable des taux de pénétration des agences bancaires et des distributeurs automatiques de billets (DAB) au Liban pour l’année 2023. Dans un contexte de crise économique persistante, ces données montrent un recul de la densité des services bancaires, soulignant les défis auxquels le secteur financier libanais est confronté.
FocusLiban : Banques et multiplicateur keynésien: Une occasion manquée pour la croissance
Dans le contexte libanais, bien que le pays ne produise pas de dollars, les transferts de la diaspora libanaise, représentant chaque année des milliards de dollars, auraient pu en théorie alimenter un cycle de croissance dynamique, si ces fonds avaient été orientés vers des secteurs productifs. Cependant, la politique monétaire et financière de la Banque du Liban (BDL), avec la coopération des banques privées, a détourné ces ressources de leur potentiel productif pour les concentrer dans un système circulaire de financement de la dette publique, privant ainsi l’économie d’une création de richesse durable.
Le Liban sur la liste grise de la Gafi, suite à une crise bancaire...
Le placement du Liban sur la liste grise de la Financial Action Task Force (FATF) aujourd'hui, 25 octobre 2024 aurait été acté. Il met en lumière des décennies de mauvaise gestion financière, de corruption et de malversations bancaires dans un pays déjà affaibli par une crise économique prolongée. Cette décision, qui marque une nouvelle étape dans l'isolement financier du Liban, met également en évidence la résistance du secteur bancaire à toute réforme significative, notamment la restructuration du secteur et la transparence des comptes.
Le Rôle des Banques dans l’enrichissement illicite au Liban : complicité ou ignorance ?
Depuis le début de la crise économique qui a frappé le Liban en 2019, les pratiques des institutions financières libanaises ont fait l’objet d’une attention croissante. Même l’autorité de tutelle, la Banque du Liban (BDL), n’échappe pas aux accusations d’enrichissement illicite. Son gouverneur de longue date, Riad Salamé, est accusé d’avoir détourné des millions de dollars, exacerbant la crise de confiance dans les institutions financières du pays. Dans ce contexte, la question se pose : les banques libanaises sont-elles complices de cet enrichissement illicite qui a contribué à plonger le pays dans une crise sans précédent, ou sont-elles simplement ignorantes des conséquences de leurs actions ?
Lollars, dollars et Crise Bancaire au Liban, mode d’emploi
Le maintien des fresh dollars dans les banques libanaises est aujourd'hui l'une des principales préoccupations des épargnants. Bien que ces dollars puissent toujours être utilisés pour des transactions internationales, il n'y a aucune garantie qu’ils ne subiront pas à leur tour des restrictions ou qu’ils ne seront pas convertis en une nouvelle forme de lollar si la crise persiste. L’absence de réformes dans le secteur bancaire et la détérioration des réserves en devises de la Banque du Liban alimentent cette crainte.
Le Secteur Bancaire Libanais se prépare à l’épreuve de la guerre, selon Fadi Khalaf
Dans un contexte de guerre intense entre le Liban et Israël, le secteur bancaire libanais est mis à rude épreuve, devant démontrer une nouvelle fois sa capacité à résister et à maintenir ses services financiers. C’est dans ce cadre que le Dr. Fadi Khalaf, Secrétaire général de l'Association des Banques du Liban, a publié un éditorial dans le rapport mensuel de l'Association, soulignant les défis majeurs auxquels le secteur est confronté.
Pourquoi les banques libanaises savaient que la crise bancaire allait se concrétiser
Il est presque certain que les banques libanaises étaient conscientes de la détérioration des réserves nettes de la BDL dès 2015 et qu’elles savaient que la crise économique était imminente. Elles disposaient des informations nécessaires pour comprendre que le modèle économique, basé sur la dette publique, les réserves en devises et les euro-obligations, était insoutenable à long terme. Cependant, elles ont continué à participer à ce système en raison de la dépendance mutuelle avec la BDL et des intérêts à court terme sans informer les déposants des risques qu'ils encourraient, violant ainsi leurs engagements dans la gestion de la relation de confiance avec leurs clients.
Edito: Les appels à la culture de l’impunité face aux crimes financiers
Le Liban est confronté à une crise économique sans précédent, aggravée par une culture enracinée de l'impunité en matière de crimes financiers. Cette situation est particulièrement manifeste dans les tentatives actuelles de certaines figures influentes, soutenues par des médias proches du secteur bancaire, de limiter les enquêtes concernant les proches de Riyad Salameh, ancien gouverneur de la Banque du Liban (BdL) à seulement 40 millions de dollars de commission au lieu des 8 milliards de dollars disparus on ne sait encore comment. Ces actions traduisent un effort évident de protéger ceux qui ont profité du système, rendant ainsi toute tentative de restauration de la confiance publique dans le système bancaire quasi impossible, tant que les mêmes acteurs demeurent aux commandes.
Le volume des investissements étrangers continue à se dégrader en 2023
À la fin de l’année 2023, les investissements étrangers dans le secteur financier libanais ont atteint LBP 1 571 milliards, soit environ 104,7 millions USD. Cependant, ces chiffres révèlent une diminution significative de 21,2 % par rapport à l’année précédente, reflétant un climat de méfiance croissante parmi les investisseurs étrangers envers les institutions financières libanaises. La crise économique persistante, la dévaluation massive de la livre libanaise et l'instabilité politique ont engendré une situation de crise de confiance vis-à-vis des banques locales.
L’affaire Riad Salamé et l’effet domino sur les malversations des banques libanaises
L’arrestation de Riad Salamé, ancien gouverneur de la Banque du Liban, marque une étape décisive dans les enquêtes judiciaires visant les pratiques frauduleuses au sein du système bancaire libanais. Si Salamé est au centre de multiples accusations de blanchiment d’argent et de détournement de fonds publics, les projecteurs se tournent désormais vers les banquiers libanais, qui ont largement profité de la crise financière et des ingénieries financières de la BDL.
Pourquoi le plan Mikati de restructuration bancaire ne sera pas accepté par le FMI
Le Liban, confronté à une crise économique et financière sans précédent, a récemment présenté un nouveau plan de restructuration bancaire sous la direction du Premier ministre Najib Mikati. Bien que ce plan vise à stabiliser le système financier du pays, il semble avant tout protéger les intérêts des actionnaires bancaires, ce qui risque de conduire à son rejet par le Fonds Monétaire International (FMI). Un tel refus pourrait priver le Liban d'un soutien financier crucial et aggraver son isolement sur la scène financière internationale.















