![Riad Salameh, governor of Lebanon's central bank, speaks to the Financial Times in his office in Beirut, Lebanon, on October 30, 2017. [Sam Tarling for the Financial Times]](https://libnanews.com/wp-content/uploads/2019/10/Riad-Salamé.jpg)
Riad Toufic Salameh est l’actuel gouverneur de la banque centrale du Liban, Banque du Liban depuis avril 1993. Il a été nommé gouverneur par décret, approuvé par le Conseil des ministres de l’ancien premier ministre Rafic Hariri pour une durée renouvelable de six ans. Son mandat a été prolongé à 4 reprises en 1999, 2005, 2011 et 2017.
Il est le gouverneur de la banque centrale le plus ancien au monde. Bien que crédité pour le maintien de la stabilité de la livre libanaise jusqu’en 2019, Salameh est aujourd’hui accusé de corruption, de blanchiment d’argent, de détournement de fonds et d’exécution du plus grand stratagème de Ponzi de l’histoire avec la disparition de plusieurs centaines de milliards de dollars des banques libanaises.
L'arrestation de Riad Salamé, ancien gouverneur de la Banque du Liban, a été perçue comme une réponse directe aux pressions internationales croissantes, notamment avec la menace d'inclusion du Liban sur la liste grise du Groupe d'Action Financière (GAFI). Accusé de détournement de fonds publics, d'enrichissement illicite et de blanchiment d'argent, Salamé est devenu le symbole des dysfonctionnements financiers du pays. Cette arrestation pourrait non seulement avoir des répercussions majeures sur l'économie libanaise, mais elle marque aussi un tournant politique, car les dirigeants libanais, en sacrifiant Salamé, ont ouvert une boîte de Pandore qui risque de les exposer eux aussi à des enquêtes plus approfondies.
La procureure du Mont-Liban, Ghada Aoun, a récemment relancé sa demande d'entendre l'ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, dans le cadre de plusieurs enquêtes qu'elle mène depuis 2020. Alors que Salamé est actuellement en détention pour des accusations d'appropriation illégale de fonds, Aoun insiste pour que des interrogatoires supplémentaires aient lieu concernant des dossiers majeurs qu'elle a ouverts contre lui, mais qui, jusqu'ici, ont été entravés par des obstacles politiques et institutionnels.