Un conflit militaire d’envergure
L’opération israélienne « Rising Lion »
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a déclenché une offensive militaire d’ampleur contre l’Iran, nommée opération « Rising Lion ». Menée par les Forces de défense israéliennes (FDI) avec le soutien présumé du Mossad, cette campagne a visé des installations stratégiques, notamment le site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans la province d’Ispahan, ainsi que des usines de production de missiles balistiques à Khondab et Khorramabad. À Téhéran, des explosions ont secoué des bases militaires et le quartier de Shahrak-e Mahallati, où résident des officiers de haut rang. Selon les autorités israéliennes, ces frappes visaient à neutraliser la capacité de l’Iran à développer une arme nucléaire, Téhéran étant accusé de disposer de matière fissile suffisante pour produire jusqu’à 15 ogives atomiques. L’attaque a causé la mort de figures clés des Gardiens de la Révolution, dont le commandant Hossein Salami et le chef d’état-major des forces armées Mohammad Bagheri, ainsi que de deux scientifiques nucléaires, Fereydoun Abbasi-Davani et Mohammad Mehdi Tehranchi. Les autorités iraniennes ont rapporté au moins huit morts et 12 blessés à Tabriz, où des infrastructures militaires ont également été touchées. Cette opération s’inscrit dans la « doctrine Begin », qui engage Israël à empêcher tout État du Moyen-Orient de se doter de l’arme nucléaire, comme lors des frappes contre l’Irak en 1981 et la Syrie en 2007.
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La riposte iranienne
L’Iran a qualifié les frappes israéliennes de « déclaration de guerre » et a riposté en lançant environ 100 drones en direction d’Israël dans la matinée du 13 juin. Les défenses aériennes iraniennes ont été mobilisées à pleine capacité pour parer à d’éventuelles nouvelles attaques, tandis que des restrictions temporaires sur Internet ont été imposées à Téhéran pour limiter la diffusion d’informations. Le Guide suprême, Ali Khamenei, a promis une réponse « sévère et décisive », laissant planer la menace d’une escalade militaire. Les autorités iraniennes ont également convoqué l’ambassadrice de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains, pour protester contre le soutien présumé des États-Unis à Israël, avertissant que Washington serait tenu responsable des conséquences.
Une situation sécuritaire sous haute tension
Alerte maximale en Israël
En Israël, l’opération « Rising Lion » a conduit à un état d’alerte maximale. Des sirènes ont retenti dans le nord du pays, près de la frontière libanaise et du plateau du Golan, où les autorités anticipent des représailles iraniennes ou des actions de groupes alliés à Téhéran, comme le Hezbollah. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré que le pays se préparait à « plusieurs vagues d’attaques » et a ordonné la mobilisation de réservistes pour renforcer les défenses nationales. Les services de renseignement surveillent étroitement les activités des proxies iraniens, notamment au Liban, où le Hezbollah, bien que fragilisé par la mort de son leader Hassan Nasrallah en février 2025, reste une menace significative. En parallèle, des mesures de sécurité ont été renforcées dans les grandes villes israéliennes, avec des abris anti-aériens ouverts au public.
Inquiétudes en Iran et dans la région
En Iran, les frappes ont accentué l’insécurité parmi la population civile, particulièrement à Téhéran et à Tabriz, où des dégâts matériels importants ont été signalés. Les autorités ont renforcé la présence militaire autour des sites stratégiques, tandis que des manifestations spontanées ont eu lieu dans certaines villes, mêlant colère contre Israël et appels à l’unité nationale. Au niveau régional, les tensions se propagent rapidement. Au Liban, le Hezbollah pourrait intensifier ses opérations contre Israël, malgré sa récente perte de puissance. Au Yémen, les Houthis, alliés de l’Iran, ont menacé de viser des intérêts israéliens et occidentaux après des frappes israéliennes sur le port de Hodeidah le 10 juin 2025. En Syrie, l’instabilité consécutive à la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024 fait craindre que le pays ne devienne un théâtre d’affrontements indirects entre forces pro-iraniennes et israéliennes.
Répercussions économiques immédiates
Choc sur les marchés mondiaux
Les frappes israéliennes ont provoqué une onde de choc sur les marchés financiers internationaux. À Wall Street, le Dow Jones a reculé de 1,46 %, le Nasdaq de 1,14 % et le S&P 500 de 0,97 % à la mi-journée du 13 juin 2025. Les prix du pétrole ont bondi, le Brent, référence mondiale, enregistrant une hausse de 7 % pour atteindre environ 71 dollars le baril, tandis que le brut américain a grimpé de 8,6 % à près de 74 dollars. Cette flambée reflète les craintes d’une perturbation des approvisionnements pétroliers dans le Golfe, où des pays comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis redoutent des attaques sur leurs infrastructures pétrolières. L’or, considéré comme une valeur refuge, a également vu son cours augmenter, tandis que les principales Bourses européennes, dont le CAC 40 à Paris, ont clôturé en baisse.
Pressions sur les économies iranienne et israélienne
L’économie iranienne, déjà affaiblie par des sanctions internationales, risque de subir des pressions supplémentaires en cas d’escalade prolongée. Les frappes israéliennes ont endommagé des infrastructures clés, ce qui pourrait compliquer la reconstruction et aggraver les difficultés économiques, marquées par une inflation élevée et un chômage persistant. En Israël, la situation sécuritaire pèse sur la confiance des investisseurs. La note de crédit du pays, dégradée en 2024 par Standard & Poor’s de A+ à A et par Moody’s de A2 à Baa1 en raison des conflits avec le Hezbollah et le Hamas, risque de nouvelles révisions à la baisse. Les perturbations dans le trafic aérien, avec des compagnies comme Air France suspendant leurs vols vers Tel-Aviv, affectent également le tourisme et le commerce.
Réactions des principaux dirigeants mondiaux
Donald Trump et les États-Unis
Le président américain Donald Trump a réagi aux frappes israéliennes en réaffirmant le soutien des États-Unis au droit d’Israël à se défendre, tout en précisant que Washington n’avait pas participé directement à l’opération « Rising Lion ». Dans une déclaration depuis la Maison Blanche, Trump a exhorté l’Iran à conclure un nouvel accord sur son programme nucléaire, avertissant que Téhéran s’exposait à des attaques « encore plus brutales » en cas de refus. Les États-Unis ont renforcé leur posture défensive dans la région, autorisant l’évacuation de certains personnels diplomatiques et militaires non essentiels d’Irak et d’autres pays voisins dès le 12 juin, par crainte de représailles iraniennes contre des bases américaines.
Emmanuel Macron et la France
En France, le président Emmanuel Macron a exprimé son soutien au droit d’Israël à la légitime défense, tout en appelant à la retenue pour éviter une escalade régionale. Lors d’une réunion d’urgence du conseil de défense à l’Élysée, Macron a souligné l’importance de préserver la stabilité au Moyen-Orient et a annoncé une prochaine allocution télévisée pour détailler la position française. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réitéré cet appel à la désescalade, tout en confirmant que la France maintiendrait ses ambassades ouvertes dans la région pour faciliter le dialogue diplomatique.
Autres réactions internationales
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé les frappes israéliennes comme une « violation inacceptable de la souveraineté iranienne » et a appelé la communauté internationale à empêcher une nouvelle escalade, déclarant que « le Moyen-Orient ne peut supporter davantage de conflits ». La Russie et la Chine, soutiens de l’Iran, ont condamné l’opération israélienne lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, convoquée à la demande de Téhéran. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé Israël d’aggraver les tensions régionales, tandis que le représentant chinois a plaidé pour une solution diplomatique. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé toutes les parties à faire preuve de « retenue maximale » pour éviter une guerre régionale.
Événements liés au Moyen-Orient et ailleurs
Perturbations régionales
Les frappes israéliennes ont accentué les tensions dans un Moyen-Orient déjà marqué par des conflits multiples. À Gaza, la guerre relancée en mars 2025 après la rupture d’un cessez-le-feu avec le Hamas continue de faire rage, alimentant un sentiment anti-israélien dans la région. Les Houthis yéménites, qui ont intensifié leurs attaques contre des navires en mer Rouge depuis octobre 2023 en solidarité avec les Palestiniens, pourraient élargir leurs cibles pour inclure des intérêts israéliens et occidentaux. Les perturbations dans le trafic maritime, notamment dans le détroit d’Ormuz et le canal de Suez, menacent les chaînes d’approvisionnement mondiales. Une conférence des Nations unies co-organisée par la France et l’Arabie saoudite, prévue pour promouvoir une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien, a été reportée en raison des tensions, plusieurs délégations régionales ayant décliné leur participation.
Impact global
Au-delà du Moyen-Orient, les répercussions des frappes se font sentir. Les négociations sur le programme nucléaire iranien, prévues à Oman le 15 juin 2025 entre le représentant américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, risquent d’être annulées après la menace de Téhéran d’intensifier son enrichissement d’uranium. Les compagnies aériennes, dont Air France et Lufthansa, ont suspendu leurs vols vers Tel-Aviv et Téhéran, tandis que des fermetures d’espaces aériens dans le Golfe ont perturbé le trafic commercial. Les Nations unies ont exprimé leur préoccupation face au risque de déplacements massifs de populations en cas d’escalade, particulièrement en Irak et en Syrie, où la situation humanitaire reste précaire.



