mardi, janvier 20, 2026

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TRUMP : UN HOMME POUR TOUS LES TEMPS

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Le Liban se trouve aujourd’hui à un tournant historique décisif. Il dispose d’une occasion rare et précieuse de se débarrasser, une fois pour toutes, de son ennemi le plus dangereux,  le Hezbollah, organisation paramilitaire soutenue par l’Iran, qui domine la scène politique intérieure du pays depuis plus de quarante ans.

Sous le faux prétexte de protéger la sécurité du Liban et de le défendre contre Israël, le Hezbollah n’a en réalité engendré que chaos, destructions, effondrement économique et misère. Son bilan est sans appel : une incompétence et une impuissance totales. Il n’a été capable ni de défendre un seul pouce du territoire libanais, ni d’infliger à Israël des dommages stratégiques sérieux. Pourtant, malgré sa défaite manifeste et son discrédit évident, l’organisation persiste à refuser l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Jusqu’à présent, les propositions et initiatives diplomatiques du président Trump visant à régler ce problème se sont heurtées au déni et au refus catégorique du Hezbollah, notamment son obstination à ne pas remettre l’intégralité de son arsenal militaire au nord du fleuve Litani. Toutefois, ce simple instrument du régime des mollahs iraniens se retrouve aujourd’hui pris au piège. Incapable de se détacher de son parrain iranien, il est tout aussi incapable d’expliquer à la communauté chiite — qu’il prétend faussement représenter — que les dés sont jetés, que les vents du changement sont irréversibles et que l’heure de la paix avec Israël a sonné.

Des décennies de violences inutiles et de luttes idéologiques n’ont produit qu’un seul résultat : l’appauvrissement, le recul et le déclin du Liban. Pendant ce temps, les pays du Golfe arabe connaissent une croissance économique sans précédent, un développement social accéléré et offrent à leurs jeunes générations un avenir bien plus prometteur. Les illusions et les chimères du panarabisme ont été balayées, remplacées par le réalisme, le pragmatisme et le simple bon sens.

L’arrivée du président Trump constitue indéniablement un tournant majeur dans l’arène politique du Moyen-Orient et une opportunité unique pour le Liban de s’extraire définitivement de l’emprise toxique des mollahs iraniens et de leurs relais locaux. Jamais auparavant un président américain n’avait offert au Liban, sur un plateau d’argent, une telle possibilité de tourner la page et d’ouvrir un nouveau chapitre porteur d’espoir pour l’ensemble de ses citoyens. Contrairement aux complaisances, aux atermoiements et aux renoncements des précédentes administrations démocrates, le dirigeant américain affiche une détermination claire à imposer la paix et la stabilité dans la région, y compris par la force si nécessaire.

À l’exception de quelques États et entités voyous — tels que l’Iran, le Hezbollah, le Yémen et, dans une moindre mesure, l’Irak — l’atmosphère régionale évolue désormais vers davantage de pragmatisme et moins d’arrogance idéologique. Corriger et démanteler les erreurs graves, volontaires et destructrices de la politique étrangère de l’administration Obama — qui a courtisé le régime iranien tout en antagonisant les pays du Golfe — n’est certes pas une tâche facile. Mais le président Trump progresse clairement dans cette direction.

Parallèlement à ces évolutions, le Liban a un rôle fondamental à jouer s’il souhaite réellement tirer parti du nouveau paysage politique moyen-oriental et ne pas rater le train lancé par le président Trump.

Les autorités libanaises — le président de la République et le gouvernement — doivent immédiatement imposer le désarmement du Hezbollah sur l’ensemble du territoire. Une telle décision permettrait de débloquer la mise en œuvre de réformes essentielles et longtemps différées. L’évocation récurrente du spectre d’une guerre civile ne constitue rien d’autre qu’un épouvantail, utilisé pour masquer l’inaction, la faiblesse et la lâcheté politiques.

À défaut d’une telle action, il appartient alors au peuple de se réveiller, de prendre l’initiative et de réagir. Nous devons nettoyer notre propre maison si nous voulons être pris au sérieux par la communauté internationale. Sachant qu’au moins 75 % de la population est favorable au désarmement du Hezbollah, une campagne d’envergure, structurée et largement médiatisée doit être lancée sans délai. Les partis politiques opposés au Hezbollah doivent être contraints par leurs électeurs de soutenir ces démarches, et non de les bloquer. Pour une fois, la pression doit venir de la base vers le sommet, et non l’inverse.

Cette mobilisation peut prendre de multiples formes et ne doit pas se limiter à une seule action :

  • conférences, tribunes et éditoriaux
  • podcasts et couverture médiatique internationale
  • rencontres avec les ambassades
  • marches et manifestations sous la protection de l’armée libanaise

Le Liban regorge de talents indépendants prêts à s’engager dans cette voie. Cela nécessitera cependant des financements, de la coordination et une mobilisation sur le long terme.

Si toutes ces initiatives échouent, alors la désobéissance civile devra devenir le credo du peuple : refus de payer les impôts, boycott des administrations publiques, grèves, pression constante sur la classe politique. Notre volonté collective doit l’emporter si nous voulons enfin sortir de l’obscurité.

Enfin, une question fondamentale demeure : l’Iran renoncera-t-il à ses fantasmes mégalomaniaques et ordonnera-t-il au Hezbollah de se retirer définitivement, ou sera-t-il confronté, avec son supplétif, à une nouvelle défaite historique face à Israël et aux US ? Les suites de la dernière rencontre Trump–Netanyahu apporteront sans doute un éclairage déterminant sur les événements à venir.

Karim Tabet

TRUMP: A MAN FOR ALL SEASONS

Lebanon today stands at a decisive historical crossroads. It has a rare and golden opportunity to rid itself, once and for all, of its most dangerous foe: Hezbollah—the Iranian-backed military organization that has dominated the country’s internal political life for over forty years.

Under the false pretext of safeguarding Lebanon’s security and defending it against Israel, Hezbollah has instead brought havoc, destruction, economic collapse, and misery. Its track record clearly demonstrates total incompetence and impotence: it has failed to defend even a single inch of Lebanese territory or to inflict any serious strategic damage on Israel. Yet, despite its flagrant defeat and discomfiture, the organization continues to refuse compliance with UN Security Council Resolution 1701.

Until now, President Trump’s ideas and diplomatic initiatives aimed at resolving this issue have been met with Hezbollah’s denial and categorical refusal to fully relinquish its military arsenal north of the Litani River. However, this puppet of the Iranian mullah regime now finds itself trapped between a rock and a hard place. Unable to detach itself from its patron, it is equally incapable of justifying to the Shiite community—which it falsely claims to represent—that the dice have been cast, that the winds of change are irreversible, and that the time for peace with Israel has arrived.

Decades of unnecessary violence and ideological struggle have yielded nothing but stagnation and regression for Lebanon. Meanwhile, the Arab Gulf states are experiencing unprecedented economic growth, social development, and a brighter future for their younger generations. The hollow pipe dreams of pan-Arab nationalism have been swept aside, replaced by realism, pragmatism, and plain common sense.

Undoubtedly, the advent of President Trump represents a major turning point in the Middle Eastern political landscape—and a unique opportunity for Lebanon to finally extricate itself from the vicious grip of the Iranian mullahs and their local proxies. Never before has an American president offered Lebanon, on a silver platter, such a clear chance to turn the page and inaugurate a new and promising chapter for all its citizens. Contrary to the complacency and endless tergiversations of previous Democratic administrations, the current U.S. leadership is determined—even by force if necessary—to impose peace and stability in the region.

With the exception of a few rogue states and entities such as Iran, Hezbollah, Yemen, and to a lesser extent Iraq, the prevailing regional mood is shifting away from arrogance toward pragmatism. Correcting and dismantling the disastrous and deliberately misguided foreign policies of the Obama administration—policies that emboldened the Iranian regime while alienating the Gulf states—is no easy task. Yet President Trump is undeniably moving in that direction.

Parallel to these developments, Lebanon itself has a fundamental role to play if it genuinely wishes to seize this historic opportunity and avoid missing the train set in motion by President Trump.

Lebanese authorities—the President and the government—must immediately enforce the disarmament of Hezbollah throughout the country. Doing so would unlock the implementation of other long-overdue and essential reforms. The repeated invocation of a potential civil war is nothing more than a scarecrow, cynically used to mask political weakness and inaction.

Failure to act should then compel the population to wake up, take the initiative, and react. We must clean up our own backyard if Lebanon is ever to be taken seriously by the international community. With at least 75% of the population in favor of Hezbollah’s disarmament, a well-organized and highly publicized campaign should be launched without delay. Anti-Hezbollah political parties must be pressured by their own constituents to support—not obstruct—such efforts. For once, the pressure must rise from the grassroots upward, not the other way around.

This campaign can take multiple forms and should not be limited to a single course of action:

  • conferences, editorials, podcasts
  • international media outreach
  • meetings with foreign embassies
  • marches and protests under the protection of the Lebanese Army

Lebanon is rich in independent talent willing to contribute to such an effort. However, this will require funding, coordination, and sustained commitment over the long term.

Should all of the above fail, civil disobedience must become the people’s credo: refusal to pay taxes, boycotts of public administrations, work stoppages, and sustained pressure on the political establishment. Our collective will must prevail if Lebanon is ever to see the light again.

Finally, a fundamental question remains unanswered: will Iran relinquish its megalomaniacal ambitions and order Hezbollah to step aside once and for all—or will it, together with its proxy, suffer yet another historic defeat at the hands of Israel and the US ? The aftermath of the the last Trump–Netanyahu meeting will undoubtedly shed light on the course of events to come.

Karim Tabet

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Newsdesk Libnanews
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