Actualites et analyses sur désarmement du Hezbollah
Washington : le sud n’appartient pas au Hezbollah
L’ambassade des États-Unis à Beyrouth affirme que les Libanais préfèrent les institutions de l’État aux armes du Hezbollah et que le sud du Liban n’appartient ni aux milices ni aux acteurs régionaux. Ce message particulièrement direct intervient au lendemain d’une déclaration de l’armée libanaise accusant l’intensification des attaques israéliennes de menacer les arrangements existants et d’entraver ses efforts pour rétablir la stabilité dans le Sud.
Entre Baabda et Maarab, le fossé se creuse derrière l’accord de façade
Entre Baabda et Maarab, les divergences deviennent plus visibles malgré un accord sur le monopole des armes et le renforcement de l’État. Samir Geagea critique désormais le rythme suivi par le pouvoir, tandis que la place de Joe Rajji dans la diplomatie nourrit les tensions. Joseph Aoun privilégie une approche plus progressive. Les contacts restent ouverts, comme l’a montré la récente mission de Melhem Riachy, mais la relation exige désormais une gestion politique constante.
Naim Qassem rejette l’accord-cadre avec Israël
Naim Qassem a durci vendredi 28 août le rejet par le Hezbollah de l’accord-cadre conclu entre le Liban et Israël sous médiation américaine. Le secrétaire général du mouvement l’a qualifié d’« illégitime », d’« illégal » et d’« humiliant », avant de rejeter les zones pilotes et la commission de vérification prévues dans le processus. Il affirme que le Hezbollah accepte uniquement l’application de l’accord du 27 novembre 2024 et promet : « Nous resterons la tête haute et nous ne nous rendrons pas. »
Carnage à Nabatiyeh: Israël tue 11 civils dont des enfants
Onze personnes ont été tuées et 19 blessées dans des frappes israéliennes à Ansar et Deir al-Zahrani, au caza de Nabatiyeh. Parmi les victimes figurent des enfants et des femmes. Ces bombardements, menés pendant les négociations entre Beyrouth et Israël, fragilisent davantage le processus diplomatique et l’État libanais déjà éprouvé.
Liban : l’armée prise dans le bras de fer politique
Le commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, fait l’objet de pressions croissantes dans le contexte de l’accord-cadre avec Israël et des demandes de désarmement du Hezbollah. Aucun limogeage n’a été annoncé, mais des scénarios de démission ou de remplacement circulent dans plusieurs milieux politiques. Nabih Berri a publiquement mis en garde contre toute tentative de toucher à l’armée, qualifiée de ligne rouge pour la stabilité nationale.
La Syrie refuse le piège libanais
La Syrie refuse d’intervenir au Liban contre le Hezbollah, malgré les appels de Trump, et laisse Israël enlisé dans le front libanais.
Sanctions américaines: le Liban sous pression
Les sanctions américaines visant des responsables du Hezbollah, d’Amal, de l’Iran et de deux institutions sécuritaires libanaises déplacent le débat libanais vers un terrain sensible. À quelques jours d’une réunion au Pentagone, la mesure place l’armée, le gouvernement et les partis devant une équation difficile: renforcer l’autorité de l’État sans transformer les institutions en nouveau champ de confrontation politique.
Sanctions US : Hezbollah, Amal et armée libanaise visés
Les États-Unis ont annoncé un nouveau train de sanctions visant neuf personnes au Liban, dont des responsables du Hezbollah, deux cadres du mouvement Amal, un diplomate iranien et deux responsables sécuritaires liés à l’armée libanaise et à la Sûreté générale. Washington affirme vouloir contrer l’influence du Hezbollah dans les institutions et accélérer son désarmement. Le Hezbollah et Amal dénoncent une pression politique, tandis que la mise en cause de responsables sécuritaires expose l’État libanais à une séquence délicate.
Le Hezbollah accuse Washington et Israël d’instrumentaliser l’armée libanaise
Le Hezbollah accuse Washington et Israël de vouloir instrumentaliser l’armée libanaise pour démanteler ses structures militaires en faveur d'Israël. Le député Hassan Fadlallah avertit que toute unité formée dans ce but serait considérée comme une force hostile. Cette mise en garde intervient avant les discussions militaires prévues à Washington et relance le débat sur le rôle de l’armée, le désarmement du Hezbollah et la souveraineté libanaise.
Armée libanaise : Ghada Ayoub cible l’exécutif
La députée Ghada Ayoub a affirmé que le renvoi du commandant de l’armée libanaise relevait de la seule autorité politique, tout en précisant que cette question n’avait pas été discutée au gouvernement. Sa déclaration intervient dans un moment de forte pression intérieure et extérieure sur l’État libanais, sommé d’appliquer sa décision d’interdire les activités militaires du Hezbollah. Au-delà de la polémique, c’est la responsabilité de l’exécutif qui se trouve directement posée.
Youssef Rajji à la Ligue arabe : le Hezbollah ignore les intérêts libanais, le...
À la Ligue arabe, Youssef Rajji a condamné les attaques iraniennes contre plusieurs États arabes et accusé le Hezbollah d’ignorer les intérêts du Liban pour servir des agendas extérieurs. Il a affirmé que le gouvernement et le peuple libanais sont innocents de ces actes et de leurs conséquences régionales.
TRUMP : UN HOMME POUR TOUS LES TEMPS
Dans cette tribune, Karim Tabet estime que le Liban vit un tournant historique et doit saisir l’opportunité d’un changement régional accéléré par Donald Trump. Il appelle au désarmement immédiat du Hezbollah, à l’application de la résolution 1701 et à une mobilisation populaire, jusqu’à la désobéissance civile, pour sortir le pays de l’emprise iranienne.
L’armée libanaise dans la guerre de 2024-2025 : un rôle marginal
René Naba analyse la guerre de 2024-2025 et décrit une armée libanaise cantonnée à la stabilité intérieure, dépendante d’une aide américaine conditionnée. Sous pression saoudo-américaine, Beyrouth veut désarmer le Hezbollah, qui refuse. Faible équipement, contrôle « end-use » et risques de fracture interne dominent le dossier aujourd’hui, selon plusieurs rapports.
La polémique Rajji: quand une déclaration sur le désarmement met le gouvernement sous tension
La polémique Rajji secoue le gouvernement libanais après l’affirmation que l’armée pourrait affronter militairement le Hezbollah. Son plan de désarmement par étapes, du sud du Litani à Beyrouth, et l’idée d’une supervision FINUL, durcissent le débat et exposent l’exécutif au risque de blocage dans un contexte de frappes israéliennes persistantes.















