Les explosions ont été causées par des appareils de communication tels que des téléphones portables et des pagers, transformés en dispositifs explosifs. Le dernier bilan fait état de 1300 blessés – dont l’ambassadeur d’iIran au Liban et de nombreux combattants du Hezbollah, dont beaucoup souffrent de blessures graves aux mains et aux hanches, dues à la proximité des appareils lors des explosions.
En Syrie aussi, des explosions de Pagers sont signalées.
Ce nouveau développement pourrait amener à un nouveau conflit entre le Liban et Israël.
Des hôpitaux surchargés
Les hôpitaux de la région, notamment à Saïda et Beyrouth, sont submergés par l’afflux massif de blessés notamment à l’AUH à Beyrouth. L’hôpital Mont Liban a lancé un appel urgent demandant aux gens de ne plus se rendre sur place, car ils ont dépassé leur capacité d’accueil.
En direction de Jounieh, la situation se complique également avec des routes pratiquement bloquées, notamment l’axe Beyrouth-Tripoli. Des rapports indiquent que les ambulances peinent à se déplacer et que de nombreux blessés sont coincés dans les embouteillages.
Décès tragique dans la Békaa
Parmi les victimes, une fillette de 10 ans a trouvé la mort dans la Békaa. Il s’agit du premier décès annoncé dans cette attaque d’une ampleur inédite. Elle jouait à proximité de son père, qui portait un pager au moment de l’explosion. Cet événement tragique illustre l’ampleur des dommages causés par cette attaque.
Réaction des autorités
Le Ministère de la Santé a rapidement réagi, appelant le personnel médical à se mobiliser d’urgence. Le Premier ministre Najib Mikati, informé des événements, a demandé au ministre de la Santé, Firas Abiad, de coordonner les efforts pour gérer cette crise. Des appels à don de sang ont été lancés dans plusieurs hôpitaux du pays face à l’urgence de la situation.
Les autorités ont également appelé à la vigilance, conseillant à la population d’éviter tout appareil de communication sans fil jusqu’à ce que l’ampleur de la menace soit pleinement évaluée.



