Le lundi 8 septembre 2025, une série de frappes aériennes israéliennes a visé des zones montagneuses de la région de Baalbek-Hermel, dans l’est du Liban, marquant une nouvelle escalade dans les tensions régionales. Selon l’armée israélienne, ces raids ont ciblé « plusieurs objectifs du Hezbollah », notamment des camps d’entraînement de la Force Radwan, une unité d’élite du mouvement chiite. Ces frappes interviennent dans un contexte de fragile cessez-le-feu, négocié sous l’égide des États-Unis en novembre 2024, et alors que le Liban s’efforce de mettre en œuvre un plan de désarmement des groupes armés, dont le Hezbollah, approuvé récemment par le gouvernement.
Une vague de frappes ciblées dans la Bekaa
Le 8 septembre 2025, des avions de combat israéliens ont effectué une série de raids aériens sur plusieurs zones montagneuses de la région de Baalbek-Hermel, un bastion traditionnel du Hezbollah. Selon un communiqué de l’armée israélienne, ces frappes ont visé des « camps de la Force Radwan dans lesquels des membres du Hezbollah et des armes ont été identifiés ». La Force Radwan, unité d’élite du Hezbollah, est souvent présentée par Israël comme une menace directe en raison de ses capacités opérationnelles et de son rôle dans la planification d’attaques transfrontalières.
L’armée israélienne a allégué que ces camps servaient à « former et réhabiliter des combattants » dans le but de « planifier et exécuter des complots terroristes contre les forces de l’armée israélienne (FDI) et l’État d’Israël ». Elle a également affirmé que les militants du Hezbollah « effectuaient des exercices de tir et étaient entraînés à l’utilisation de divers types d’armes » dans ces bases. Selon Israël, le stockage d’armes et la conduite d’exercices militaires dans ces zones constituent une « violation flagrante des accords entre Israël et le Liban », en référence à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui stipule que seule l’armée libanaise doit être armée dans le sud du Liban.
Aucun bilan précis des victimes ou des dégâts matériels n’a été immédiatement communiqué par les autorités libanaises ou le Hezbollah, mais les frappes ont suscité une vive inquiétude dans un pays déjà fragilisé par des années de crises multiples. La région de Baalbek-Hermel, située près de la frontière syrienne, est stratégiquement importante pour le Hezbollah, qui y maintient une présence militaire significative. Ces raids marquent une rupture avec plusieurs jours de calme relatif, survenus après des développements politiques majeurs au Liban.
Un contexte de cessez-le-feu fragile
Les frappes israéliennes du 8 septembre interviennent dans un contexte de tensions persistantes, malgré le cessez-le-feu négocié en novembre 2024 sous l’égide des États-Unis. Cet accord, destiné à mettre fin à plus d’un an d’hostilités entre Israël et le Hezbollah, comprenait plusieurs engagements clés : le retrait des forces israéliennes du territoire libanais, l’arrêt des attaques de part et d’autre, et le déploiement de l’armée libanaise et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) pour sécuriser la frontière sud. La résolution 1701, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, constitue le cadre juridique de cet accord, en exigeant la démilitarisation du sud du Liban, à l’exception des forces étatiques libanaises et de la FINUL.
Cependant, comme l’ont souligné plusieurs responsables libanais, Israël n’a pas pleinement respecté ses obligations. Depuis novembre 2024, les forces israéliennes maintiennent une présence dans cinq zones stratégiques du sud du Liban, considérées comme des points clés pour la sécurité. De plus, Israël a poursuivi ses frappes aériennes quasi quotidiennes, ciblant ce qu’il décrit comme des infrastructures du Hezbollah. Ces actions ont été dénoncées par le Liban comme des violations du cessez-le-feu, compromettant les efforts visant à stabiliser la région.
Le ministre libanais de l’Information, Paul Morcos, a récemment critiqué ces violations, déclarant que « les obligations d’Israël, comme celles du Liban, sont claires » et que « ses violations continues constituent une preuve de son reniement de ces obligations et menacent gravement la sécurité et la stabilité régionales ». Ces frappes dans la Bekaa, survenues peu après une période de calme relatif, illustrent la fragilité de l’accord de cessez-le-feu et les défis auxquels le Liban est confronté pour faire avancer ses propres engagements, notamment le désarmement des groupes armés.
Le plan de désarmement libanais : un défi ambitieux
Les frappes israéliennes du 8 septembre surviennent dans la foulée de l’approbation par le gouvernement libanais, le 5 septembre 2025, d’un plan de l’armée visant à monopoliser les armes et à désarmer tous les groupes armés non étatiques, y compris le Hezbollah. Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1701, a été accueilli avec des réactions mitigées au Liban. Lors de la session du Conseil des ministres qui a approuvé ce plan, les cinq ministres chiites ont quitté la salle, signalant les profondes divisions sectaires autour de la question du désarmement du Hezbollah.
Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, considère son arsenal comme une composante essentielle de la « résistance » contre Israël, un argument qui trouve un écho auprès de nombreux Libanais chiites, en particulier face aux violations israéliennes continues. Le retrait des ministres chiites, dont certains sont proches du Hezbollah et du mouvement Amal de Nabih Berri, a souligné les défis politiques auxquels le gouvernement est confronté pour faire avancer ce plan. Cependant, un communiqué de « compromis », nég рекомендуется
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