L’armée israélienne a annoncé avoir intercepté un drone de surveillance lancé par le Hezbollah jeudi, malgré un cessez-le-feu précaire en vigueur entre les deux parties. Cet incident survient alors que le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban accuse du retard, suscitant des tensions croissantes dans la région.
Un drone du Hezbollah abattu par l’armée israélienne
Dans un communiqué publié jeudi, l’armée israélienne a déclaré : « Il y a peu de temps, un drone de surveillance du Hezbollah lancé vers le territoire israélien a été intercepté par l’Armée de l’Air israélienne. » Cet événement met en lumière la fragilité du cessez-le-feu conclu en novembre dernier entre Israël et le Hezbollah.
Cet accord, qui a mis fin à 14 mois de combats, prévoyait un retrait des forces israéliennes du sud du Liban sous 60 jours. Or, cette échéance a expiré cette semaine sans que le retrait israélien ne soit totalement achevé. Malgré cela, Washington a indiqué que les deux parties avaient accepté une prolongation du cessez-le-feu jusqu’au 18 février, permettant ainsi à Israël de poursuivre son retrait.
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Un cessez-le-feu sous tension et des accusations mutuelles
Depuis la conclusion de l’accord, Israël et le Hezbollah s’accusent mutuellement de violations répétées du cessez-le-feu. La situation reste donc extrêmement volatile. Les frappes israéliennes en territoire libanais et les attaques du Hezbollah sur des positions israéliennes se poursuivent sporadiquement, mettant en péril la stabilité de la région.
Le général Ori Gordin, chef du Commandement Nord de l’armée israélienne, a prévenu mercredi que la préparation d’Israël à reprendre les combats était à son niveau le plus élevé. Il a néanmoins affirmé que le Hezbollah avait été sévèrement affaibli lors du dernier conflit :
« Le Hezbollah a été vaincu sur le plan militaire et tactique. Nous avons réussi notre mission et avons modifié la réalité sécuritaire dans le nord. »
Israël revendique une victoire stratégique contre le Hezbollah
Selon le général Gordin, le Hezbollah a subi des pertes considérables :
- Des milliers de combattants neutralisés (tués ou éliminés par des frappes ciblées).
- 70 % de sa puissance de feu détruite, réduisant drastiquement sa capacité offensive.
- Sa chaîne de commandement démantelée, incluant des figures clés.
Gordin a particulièrement mis en avant la destruction de l’unité Radwan, force d’élite du Hezbollah spécialisée dans les incursions en Israël. Il a affirmé que cette unité était désormais incapable d’opérer une invasion du nord d’Israël.
« Nous avons démantelé leurs défenses, détruit leurs stocks d’armes et anéanti leur infrastructure. Le Hezbollah ne peut plus pénétrer en Galilée. »
Sécurisation du nord d’Israël : un objectif prioritaire
Le général a souligné l’importance du retour des habitants israéliens dans les localités proches de la frontière libanaise. Il a affirmé que la situation sécuritaire avait changé, permettant aux résidents de regagner leurs foyers.
« La transformation ici est profonde. Aujourd’hui, il est sûr de vivre dans le nord. »
Dans cette optique, l’armée israélienne renforce sa présence dans ces zones. Chaque communauté située en première ligne bénéficiera de nouveaux postes militaires, garantissant une protection renforcée.
La réponse israélienne aux dernières attaques du Hezbollah
Israël continue d’adopter une posture défensive mais aussi offensive face au Hezbollah. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des frappes aériennes israéliennes ont détruit deux véhicules transportant des armes du Hezbollah dans la région de Nabatieh, au Liban.
Le général Gordin a insisté sur la nécessité de maintenir la pression militaire sur le Hezbollah, tout en mettant en garde le gouvernement libanais :
« Il est dans l’intérêt du Liban de reprendre le contrôle de son territoire sur le Hezbollah. »
Une trêve sous surveillance, mais une guerre pas totalement terminée
Si la trêve est prolongée jusqu’au 18 février, la situation demeure incertaine. Le Hezbollah ne semble pas totalement anéanti et pourrait se réorganiser à moyen terme, estiment les autorités militaires israéliennes.
Israël reste donc en état d’alerte élevé, avec des plans opérationnels prêts en cas de reprise des hostilités. Comme le rappelle le général Gordin :
« Nous avons démontré que nous pouvons exécuter nos plans avec efficacité. Notre disposition à reprendre le combat est extrêmement élevée. »
En attendant, la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation. L’enjeu est de savoir si le cessez-le-feu tiendra durablement ou si la région replongera dans une nouvelle spirale de violences.



