mardi, janvier 27, 2026

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Le point sur l’affaire Riad Salamé

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La chambre d’accusation de Beyrouth a émis, le 13 janvier 2026, un acte d’inculpation contre Riad Salamé, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, pour détournement de fonds publics à hauteur de 44,8 millions de dollars. Cette décision, qui intervient près de dix mois après une première orientation vers un procès en avril 2025, transfère l’affaire devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction pénale du pays. Aucun calendrier d’audience n’a encore été fixé, mais des mandats d’arrêt pourraient être délivrés si les accusés ne se présentent pas. Salamé, âgé de 75 ans, nie les faits et reste sous interdiction de quitter le territoire libanais depuis sa remise en liberté sous caution en septembre 2025, après un an de détention préventive. Cette inculpation s’inscrit dans un dossier plus large où Salamé est soupçonné d’avoir mis en place un mécanisme de détournement via des comptes de conseil au sein de la banque centrale. Les fonds auraient été versés sur ces comptes avant d’être transférés vers des comptes privés sans notification à l’institution. Quatre responsables judiciaires, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont confirmé que le verdict final de la Cour de cassation ne pourra faire l’objet d’aucun recours. L’affaire implique également deux avocats associés à Salamé, Marwan Issa el-Khoury et Michel Toueini, et met en lumière les ramifications d’un scandale financier qui pèse sur l’économie libanaise depuis la crise de 2019.

Les poursuites actuelles portent sur des chefs d’accusation incluant l’enrichissement illicite, la falsification de documents et le détournement de fonds publics. Selon les détails de l’enquête, Salamé aurait utilisé des structures opaques pour siphonner des sommes importantes, notamment via une société offshore nommée Forry Associates, liée à son frère Raja. Cette entité, enregistrée aux Îles Vierges britanniques, aurait servi de conduit pour des transactions impliquant environ 330 millions de dollars entre 2002 et 2015, relatives à la vente d’obligations du Trésor et d’euro-obligations. Le gouverneur actuel de la Banque du Liban, Karim Souaid, a annoncé le 9 janvier 2026 que l’institution se constituait partie civile dans plusieurs procédures, tant au Liban qu’à l’international, afin de récupérer les fonds présumés détournés. Cette annonce intervient dans un contexte où la Banque du Liban a déposé des plaintes contre d’anciens responsables pour détournement vers quatre sociétés-écrans aux Îles Caïmans, sans nommer explicitement les individus concernés.

Au-delà de cette inculpation récente, l’affaire Salamé remonte à des années de soupçons accumulés. Nommé gouverneur en 1993, Riad Salamé a dirigé la banque centrale pendant trois décennies, une période marquée par une relative stabilité économique post-guerre civile, mais entachée par des accusations de mauvaise gestion. La crise financière de 2019, qui a vu la livre libanaise s’effondrer et les dépôts bancaires gelés, a cristallisé les critiques contre ses politiques. Des millions de Libanais ont perdu l’accès à leurs économies, tandis que des transferts suspects vers l’étranger étaient signalés. En 2023, à la fin de son mandat, plusieurs pays européens ont lancé des enquêtes, gelant des actifs liés à Salamé et à son entourage.

Les implications immédiates de cette inculpation se font sentir au sein du système bancaire libanais. Sous la direction de Souaid, la Banque du Liban poursuit ses efforts pour recouvrer des fonds perdus lors de l’effondrement financier. Souaid prévoit un voyage à Paris fin janvier 2026 pour échanger des informations sensibles avec les autorités françaises, soulignant la dimension transnationale de l’affaire.

Les accusations contre Salamé

Riad Salamé fait face à un éventail de chefs d’accusation qui reflètent la complexité d’un système présumé de corruption institutionnalisée. Au cœur des poursuites libanaises se trouve le détournement de 44,8 millions de dollars, une somme initialement estimée à 42 millions mais révisée à la hausse lors de l’inculpation du 13 janvier 2026. Ce montant aurait été siphonné via des comptes de conseil fictifs au sein de la Banque du Liban, avec des transferts effectués sans transparence. Les enquêteurs ont identifié des falsifications de documents pour masquer ces opérations, incluant des contrats bidons et des factures gonflées.

L’enrichissement illicite constitue un autre pilier des accusations. Salamé est soupçonné d’avoir acquis des biens immobiliers de luxe en France, au Royaume-Uni et ailleurs, financés par des fonds publics détournés. Par exemple, une location d’appartement en France, payée environ 500 000 dollars par an par une ancienne compagne, aurait servi de bureau officieux pour la banque centrale, masquant un enrichissement personnel. Des sanctions imposées par les États-Unis en août 2023 décrivent ces pratiques comme contribuant à l’effondrement de l’État de droit au Liban.

Au Liban, les poursuites ont débuté en 2022 avec des charges portées par la juge Ghada Aoun, alors procureure du Mont-Liban. Elle a accusé Salamé de crimes financiers, incluant le blanchiment d’argent et la conspiration criminelle. En avril 2025, un juge d’instruction à Beyrouth a émis une décision présumptive contre Salamé et ses associés, confirmant les charges de détournement. La juge Aoun a qualifié l’inculpation récente d’« avancée importante », notant cependant que les 44,8 millions ne représentent qu’une fraction d’un vol présumé dépassant 8 milliards de dollars de fonds publics.

À l’international, les accusations sont tout aussi graves. En Suisse, Salamé est visé pour blanchiment aggravé via Forry Associates, avec des transferts de 330 millions de dollars. Les autorités suisses ont coopéré avec la France et le Liban depuis 2020, imposant des sanctions à des banques comme Bank Audi et HSBC pour manquements aux règles anti-blanchiment en 2024. En France, les charges incluent le blanchiment en bande organisée, l’abus de biens publics et la conspiration. Des biens d’une valeur de plus de 130 millions de dollars ont été gelés en 2022, bien que la Cour de cassation française ait annulé certaines saisies en avril 2025 pour des motifs juridictionnels.

Les autres noms impliqués

L’affaire Salamé ne se limite pas à l’ancien gouverneur ; elle implique un réseau d’associés familiaux, professionnels et financiers. Son frère Raja Salamé est au centre des enquêtes, propriétaire présumé de Forry Associates, utilisée pour détourner des fonds. Raja fait l’objet d’enquêtes en Europe pour blanchiment et détournement, avec des sanctions américaines, britanniques et canadiennes imposées en 2023. Il est accusé d’avoir facilité des transactions opaques impliquant des obligations d’État libanaises.

Marianne Hoayek, ancienne assistante de Salamé à la Banque du Liban, est inculpée en France depuis 2023 pour complicité de blanchiment et enrichissement illicite. Elle aurait aidé à masquer des transferts vers des comptes offshore. Anna Kosakova, une ancienne compagne de Salamé, est sanctionnée par les États-Unis pour son rôle dans l’acquisition de propriétés en Europe, financées par des fonds détournés. Elle a été inculpée en France en 2022.

Nady Salamé, fils de Riad, a été placé sous enquête formelle en France en 2025 pour blanchiment, aux côtés de Marwan Issa el-Khoury, un avocat impliqué dans l’affaire d’escroquerie. Marwan Issa el-Khoury et Michel Toueini, les deux avocats inculpés au Liban le 13 janvier 2026, sont accusés de complicité dans le détournement des 44,8 millions. Khoury a nié les faits, affirmant avoir agi en toute légalité. Michel Toueini est lié à des conseils juridiques pour des structures offshore.

D’autres figures émergent dans les enquêtes étrangères. Emile Salamé, neveu de Riad, a été inculpé en France en 2024 pour association de malfaiteurs. Marwan Kheireddine, un banquier, est visé depuis 2023 pour son rôle dans des transferts suspects. Ces noms illustrent un écosystème où famille, avocats et banquiers auraient collaboré pour dissimuler des flux financiers illicites.

Les développements les plus récents

Le 13 janvier 2026, l’inculpation par la chambre d’accusation de Beyrouth marque un tournant, transférant l’affaire à la Cour de cassation. Cette juridiction, dont les décisions sont irrévocables, pourrait émettre des mandats d’arrêt si Salamé ou ses co-accusés manquent à l’appel. Salamé, libéré sous une caution record de 14 millions de dollars en septembre 2025 après un an de détention, reste confiné au Liban.

Quelques jours plus tôt, le 9 janvier 2026, la Banque du Liban a annoncé se joindre aux poursuites pour recouvrer des fonds détournés, incluant des plaintes contre d’anciens responsables pour transferts vers des sociétés aux Caïmans. Karim Souaid, le gouverneur intérimaire, a souligné l’importance de ces actions pour restaurer la confiance dans le système financier. Il prévoit de partager des données avec la France lors d’un voyage imminent.

En novembre 2025, un rapport sur les juridictions étrangères a détaillé les progrès en Suisse et en France, avec des gels d’actifs persistants malgré des revers procéduraux. En Allemagne, un mandat d’arrêt émis en 2023 a été annulé en 2024, mais les enquêtes se poursuivent. Au Liechtenstein et au Luxembourg, des probes sur des sociétés liées à Salamé pour blanchiment et évasion fiscale restent actives depuis 2021.

Ces évolutions interviennent dans un contexte de tensions économiques persistantes au Liban. La dette publique dépasse 100 milliards de dollars, l’inflation avoisine les 200 % en 2025, et les réformes exigées par le FMI stagnent. Les autorités libanaises, sous pression internationale, ont coopéré sporadiquement avec les enquêtes européennes, fournissant des documents en 2021 pour l’affaire suisse.

Le contexte libanais élargi

L’affaire Salamé s’ancre dans la crise financière de 2019, attribuée en partie à des politiques de la banque centrale sous sa direction. Salamé était célébré pour avoir stabilisé l’économie post-guerre civile (1975-1990), attirant des investissements via des taux d’intérêt élevés. Mais ces mécanismes, qualifiés de schéma Ponzi par des critiques, ont conduit à un effondrement lorsque les entrées de capitaux se sont taries.

En 2023, les sanctions américaines ont accusé Salamé d’avoir contribué à la corruption systémique, avec des transferts vers des comptes personnels. Le Liban, paralysé par un vide politique, n’a pas avancé rapidement sur les réformes. Le cabinet de Nawaf Salam, en place depuis février 2025, a promis une transparence accrue, mais les progrès restent limités. Le ministre des Finances supervise les négociations avec le FMI, exigeant une restructuration bancaire.

Les implications immédiates sur le secteur bancaire se manifestent par une défiance accrue des déposants. Des queues persistent devant les guichets pour des retraits limités à 400 dollars mensuels. La constitution de la Banque du Liban comme partie civile en janvier 2026 vise à récupérer des actifs, mais les experts estiment que des milliards restent irrécupérables sans coopération internationale accrue.

Les ramifications internationales persistantes

Les enquêtes étrangères continuent de révéler des détails sur le réseau de Salamé. En France, où plus de 130 millions d’actifs ont été gelés, la Cour de cassation a renvoyé certaines saisies pour réexamen en avril 2025. Des inculpations successives touchent l’entourage : Nady Salamé et Marwan Issa el-Khoury en 2025, renforçant les charges de bande organisée.

En Suisse, l’Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) a sanctionné des banques en 2024 pour des lacunes anti-blanchiment liées à Forry Associates. Les transferts de 330 millions impliquent des ventes d’obligations à des intermédiaires, avec des commissions occultes. La coopération avec le Liban s’est intensifiée, avec des échanges de documents en 2025.

Aux États-Unis, les sanctions de 2023 par le Trésor américain visent Salamé et ses proches pour corruption, avec des gels d’actifs. Le Royaume-Uni et le Canada ont suivi, imposant des interdictions de voyage et des saisies. En Allemagne, malgré l’annulation d’un mandat d’arrêt en 2024, l’enquête sur le blanchiment se poursuit, impliquant des propriétés berlinoises liées à la famille.

Les autres affaires à l’étranger

Au-delà des poursuites libanaises, les affaires internationales contre Salamé se multiplient. En Suisse, l’enquête lancée en 2020 par le procureur fédéral porte sur le blanchiment d’argent aggravé, avec des suspicions de détournement de plus de 300 millions de dollars via Forry Associates. Des banques suisses, dont HSBC, ont été mises en cause pour n’avoir pas signalé des transactions suspectes, entraînant des amendes en 2025.

En France, les autorités ont émis un mandat d’arrêt en 2023, annulé partiellement pour des raisons procédurales, mais l’enquête pour blanchiment en bande organisée persiste. Des biens immobiliers à Paris et sur la Côte d’Azur, évalués à des dizaines de millions, restent gelés. Les procureurs français ont interrogé Salamé en visioconférence en 2024, recueillant des témoignages sur des transferts via des sociétés luxembourgeoises.

Aux États-Unis, le Département du Trésor a sanctionné Salamé en 2023 pour « actions corrompues et illégales », décrivant un schéma de détournement qui a exacerbé la crise libanaise. Des actifs bancaires aux États-Unis, liés à Raja Salamé, ont été bloqués. Le Royaume-Uni a gelé des comptes londoniens en 2023, tandis que l’Allemagne enquête sur des investissements immobiliers depuis 2021, avec des perquisitions en 2024.

Au Liechtenstein, des enquêtes sur des fondations familiales suspectes de servir de véhicules pour l’évasion fiscale sont en cours depuis 2021. Le Luxembourg a coopéré en fournissant des données sur des sociétés holding liées à Salamé, révélant des flux de capitaux vers l’Europe. Ces affaires soulignent une toile transnationale, avec des coopérations judiciaires renforcées par des accords bilatéraux.

L’implication de Najib Mikati

L’ancien Premier ministre Najib Mikati, figure influente de la scène politique libanaise, apparaît dans plusieurs volets de l’affaire Salamé. Mikati, qui a occupé le poste de chef du gouvernement à plusieurs reprises, est soupçonné d’avoir bénéficié de liens étroits avec Salamé pendant la crise financière. Des documents révélés en 2022 indiquent que Mikati aurait interféré dans les enquêtes judiciaires contre Salamé, une accusation qu’il a partiellement démentie.

En France, une enquête ouverte en 2025 cible Mikati pour fraude et blanchiment, liée à l’acquisition de biens via des structures opaques. Les procureurs examinent des transactions impliquant Salamé et Mikati, notamment des prêts accordés par la Banque du Liban à des entités liées à Mikati pendant la période de stabilité monétaire. Mikati nie toute irrégularité, affirmant que ses affaires sont légitimes.

Des fuites en 2023 ont révélé des transferts de 14 millions de dollars de Taha Mikati, frère de Najib, vers Salamé, dans le cadre d’un accord commercial. Ces fonds auraient transité par des banques libanaises, soulevant des questions sur des conflits d’intérêts. Mikati, milliardaire issu du secteur des télécoms, est également visé à Monaco pour blanchiment, une enquête qui persiste malgré l’abandon de poursuites libanaises en 2023.

Le rôle de la Banque Audi

La Banque Audi, l’une des plus grandes institutions financières libanaises, est impliquée dans plusieurs aspects du scandale Salamé. En Suisse, la FINMA a sanctionné la filiale suisse de la Banque Audi en 2024 pour violations des règles anti-blanchiment, confisquant environ 4 millions de dollars de profits illicites liés à des transactions avec Forry Associates.

Des enquêtes révèlent que la Banque Audi a facilité des ventes d’actions à des entités offshore liées à Salamé en 2016, pendant que ce dernier régissait le secteur bancaire. Une plainte déposée en Suisse en 2023 accuse la banque d’avoir omis de signaler des flux suspects impliquant Salamé et Mikati.

Au Liban, la Banque Audi fait face à des poursuites pour son rôle dans la crise, avec des accusations de prêts préférentiels accordés sous l’ère Salamé. En 2024, des audits ont révélé des lacunes dans les contrôles internes, menant à des amendes par la Banque du Liban. La banque nie toute complicité, affirmant respecter les normes internationales.

Les liens entre la Banque Audi, Mikati et Salamé se cristallisent autour d’opérations secrètes, comme des prêts à des clans familiaux en 2025. Ces éléments renforcent les suspicions d’un réseau bancaire favorisant l’élite au détriment de l’économie nationale.

La démission forcée de Samir Hanna

Samir Hanna, ancien PDG et président du conseil d’administration de la Banque Audi, a démissionné de ses fonctions le 14 janvier 2026, dans un contexte marqué par des allégations croissantes liées à l’affaire Salamé. Cette démission, annoncée par un communiqué officiel de la banque, intervient alors que Hanna fait l’objet d’une enquête en France pour une fraude présumée de 154 millions de dollars impliquant la Banque Audi, Riad Salamé et un ancien haut fonctionnaire. Sherine Audi, fille de Raymond Audi et issue d’un parcours en audit, a été élue pour le remplacer à la présidence du conseil.

Les faits reprochés à Hanna portent sur un schéma suspect qui aurait permis à Salamé de devenir un actionnaire anonyme de la Banque Audi et de bénéficier personnellement de milliards de dollars de profits générés par des opérations d’ingénierie financière. Selon des documents révélés dans l’enquête française, initiée suite à une plainte criminelle déposée par l’organisation Accountability Now, Hanna aurait facilité des investissements suspects en immobilier en France, financés par des fonds publics détournés. Des enquêtes supplémentaires, menées par la même organisation, examinent des soupçons d’enrichissement illicite au profit de Hanna et de la banque, avec des réinvestissements en biens immobiliers à l’étranger.

Cette démission est perçue comme une réponse à une « tempête judiciaire transfrontalière » affectant la Banque Audi, avec des risques de responsabilités liées aux enquêtes anti-corruption étrangères. Hanna, qui a dirigé la banque pendant des années, avait déjà fait l’objet de critiques en 2019 pour des accusations de defamation, mais les allégations actuelles se concentrent sur des transactions avec Salamé, incluant des transferts de 280 millions de dollars à un client proche de Hanna pendant la crise, alors que les dépôts ordinaires étaient gelés. La banque a insisté sur le fait que ce changement de leadership vise à renforcer la gouvernance, sans commenter directement les enquêtes en cours.

Les poursuites en cours et leurs défis

Les procédures libanaises contre Salamé rencontrent des obstacles, avec des interférences politiques signalées. La juge Aoun a été dessaisie en 2023, suite à des pressions, mais les enquêtes ont repris sous d’autres magistrats. La coopération internationale reste cruciale, avec des échanges de preuves entre Beyrouth et Paris en 2025.

En janvier 2026, un nouveau mandat d’arrêt a été émis par la chambre d’accusation, renforçant la pression sur Salamé. Des sources judiciaires indiquent que des preuves numériques, récupérées via des perquisitions en Europe, pourraient être présentées à la Cour de cassation.

Les implications économiques immédiates

La crise persiste, avec des retraits limités et une inflation galopante. Le FMI exige des réformes, incluant un audit complet de la Banque du Liban, bloqué jusqu’en 2025. Souaid a augmenté les plafonds de retrait en décembre 2025, mais les déposants protestent toujours.

Les efforts de recouvrement visent des milliards, mais les experts soulignent les difficultés dues à la dispersion des actifs offshore. Des plaintes contre des banques comme Audi continuent, avec des implications pour la restructuration du secteur.

Les réactions publiques et médiatiques récentes

Des posts sur les réseaux sociaux, datés de janvier 2026, critiquent le système, accusant des figures comme Salamé de corruption. Un tweet du 18 janvier évoque des liens politiques persistants, reflétant la frustration populaire. Des rapports médiatiques du 14 janvier soulignent l’escalade judiciaire, avec des appels à une justice rapide.

Les poursuites contre l’entourage se multiplient, avec des enquêtes sur des prêts accordés par Audi à des entités liées à Mikati en 2010, sous la supervision de Salamé. Ces détails, révélés en 2025, renforcent les accusations de favoritisme.

Les défis de la coopération judiciaire

La coordination entre le Liban et l’Europe reste inégale. En 2025, la France a partagé des documents sur des propriétés, mais des retards libanais ont été critiqués. Souaid prévoit des discussions à Paris pour accélérer les recouvrements.

En Suisse, des sanctions contre Audi en 2024 ont confisqué des fonds, mais les appeals persistent. Ces éléments illustrent les complexités d’un scandale transnational.

Les actifs gelés et leurs localisations

Des biens en France incluent des appartements parisiens évalués à 50 millions. En Suisse, des comptes à Genève restent bloqués. Aux États-Unis, des sanctions touchent des investissements new-yorkais.

Les poursuites contre Raja Salamé visent des transferts vers les Îles Vierges, avec des coopérations caribéennes en 2025.

Les interconnexions bancaires

Audi a été mise en cause pour des prêts à BankMed, liée à Hariri, facilités par Salamé. Des audits en 2023 révèlent des irrégularités.

Mikati, actionnaire d’Audi, est scruté pour des deals secrets en 2025.

Les perspectives judiciaires immédiates

La Cour de cassation pourrait fixer des audiences en février 2026. Des mandats supplémentaires, émis le 13 janvier, visent à empêcher les fuites.

Les enquêtes sur Mikati en France progressent, avec des auditions prévues.

Audi fait face à des contre-plaintes, comme contre l’IFC en 2024.

Ces développements, en janvier 2026, maintiennent la pression sur les acteurs impliqués, avec des implications pour la stabilité libanaise. Des discussions sur les réseaux sociaux, comme un post du 8 janvier 2026 soulignant l’adhésion de la Banque du Liban aux poursuites, indiquent une mobilisation accrue autour de la transparence financière. Les plaintes contre les sociétés offshore liées à l’ancien gouverneur se multiplient, avec des détails émergents sur des transactions datant de 2015 à 2018 impliquant Optimum Invest, où la banque centrale aurait prêté des fonds pour l’achat de bons du Trésor revendus à des prix gonflés. Dans le cas des appartements parisiens, les charges portent sur des locations et achats financés par des fonds publics, avec des warrants d’arrêt émis en octobre 2024. Les audits forensic, comme celui de Kroll, ont mis en lumière des gains notionnels de 8 milliards de dollars sans valeur économique réelle, contribuant à l’arrestation de Salamé en septembre 2024.

Les enquêtes domestiques, malgré des retards, ont vu des avancées avec la réduction de la caution de 20 à 14 millions de dollars en septembre 2025, accompagnée d’une interdiction de voyage d’un an. Les cas comme celui de Optimum Invest restent ouverts, avec 45 transactions scrutées pour falsification de records financiers. En parallèle, les plaintes du parquet de Beyrouth en février 2023 contre Salamé, son frère et Hoayek pour évasion fiscale ont mené à des appeals et obstructions signalées.

Sur le plan international, les sanctions canadiennes et britanniques de 2023 incluent des blocs sur des visas et transactions, tandis que l’Interpol a émis une notice rouge en 2023 suite au warrant français. Les propriétés gelées en Monaco et Belgique font partie d’un réseau plus large de 130 millions d’euros, avec des chalets et offices évalués à des montants spécifiques comme 8,7 millions pour un bien. La coopération avec les États-Unis se concentre sur des actifs new-yorkais, et des perquisitions en 2024 en Allemagne ont révélé des investissements immobiliers.

Dans les cercles bancaires, les sanctions FINMA contre Bank Audi en 2024 pour 4 millions confisqués soulignent des violations liées à des personnes politiquement exposées. HSBC a été interdite de nouveaux business avec de telles personnes jusqu’à réévaluation. Ces mesures visent à prévenir des flux illicites similaires à ceux impliquant Forry Associates, où des millions ont été utilisés pour des achats de luxe.

Les débats publics, amplifiés par des posts comme celui du 15 janvier 2026 reliant l’inculpation aux efforts de recouvrement de la banque centrale, montrent une opinion divisée entre ceux appelant à une justice rapide et ceux doutant de l’impartialité due à des interférences passées. Un autre post du 13 janvier mentionne un nouveau mandat d’arrêt contre Salamé, confirmant l’escalade judiciaire.

Les détails émergents sur les consulting accounts révèlent des chèques émis par Toueini à El-Khoury, puis retournés à Salamé pour dépôt personnel, formant la base des charges de avril 2025. Les investigations sur les appartements parisiens incluent des gels d’actifs dès janvier 2022, avec des bans de voyage initiaux. Raja Salamé et Kosakova ont été chargés de complicité en mars 2022, avec Raja libéré sous caution deux mois plus tard.

En termes d’impact économique, les retraits mensuels limités persistent, avec des augmentations temporaires en 2025 pour atténuer les protestations. La dette souveraine, estimée à plus de 100 milliards, reste non restructurée, bloquant l’aide du FMI. Les négociations supervisées par le ministre des Finances sous Nawaf Salam incluent des exigences pour un audit complet, retardé par des obstacles politiques.

Les plaintes de la Banque du Liban en janvier 2026 contre les shell companies aux Caïmans visent des anciens officiels, potentiellement liés à Salamé. Souaid’s voyage à Paris vise à partager des infos sur Forry Associates, décrite comme une shell company par le Trésor US.

Les enquêtes en Liechtenstein se concentrent sur deux compagnies liées à Salamé pour blanchiment, lancées en 2021. Au Luxembourg, l focus est sur des investissements en propriétés allemandes et britanniques via des holdings contrôlées par Salamé. Ces probes soulignent des flux de capitaux européens, avec des coopérations depuis 2021.

Dans le cas suisse, les demandes d’assistance légale à Lebanon en 2021 ont mené à des investigations domestiques, avec des transactions de 2002-2015 scrutées. Les propriétés de luxe financées par ces fonds incluent des millions funneled à des comptes personnels.

En France, les indictments de Hoayek en 2023 avec 1,5 million de bail, et de Raja en 2024, renforcent le dossier. Kheireddine est sous supervision judiciaire, tandis que Emile et Nady Salamé sont chargés.

Les posts récents, comme celui du 12 janvier critiquant les clean-ups bancaires en référence à Salamé, reflètent une scepticisme public. Un autre du 8 janvier lie des lois financières bloquées à des pressions, mentionnant des protections passées pour Salamé.

Les détails sur les rent received par Kosakova’s company de la banque centrale entre 2011 et 2021 s’élèvent à près de 5 millions d’euros. Les propriétés françaises accumulées via Raja valent près de 15 millions.

Ces éléments, combinés aux sanctions US gelant des actifs et bloquant des transactions, illustrent l’isolement financier de Salamé et son cercle. Les implications immédiates incluent des appels à une restructuration bancaire plus profonde, avec la banque centrale augmentant les allowances de retrait en 2026 pour calmer les tensions sociales. Les enquêtes sur Hanna, quant à elles, se poursuivent avec des documents nouvellement surfacés en France reliant des profits privés à des fonds publics, et des témoignages recueillis en janvier 2026 sur des accords secrets entre la Banque Audi et la banque centrale sous Salamé.

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