La Guerre de Libération du Général Aoun
Le mandat d’Amine Gemayel arrivant à expiration, ce dernier nomme le commandant de l’armée libanaise d’alors, le Général Michel Aoun, comme gouvernement militaire d’intérim, en vue d’organiser des élections. Cependant, ce dernier n’est pas soutenu par les Etats-Unis ou encore par Damas qui soutient le gouvernement Salim Hoss pourtant démissionnaire.
Demandant les retraits des troupes syriennes en vue d’organiser des élections législatives pour renouveler une chambre dont le mandat a été prolongé depuis 1972 et face au refus de Damas, le général Aoun lance une guerre de libération dès 1989.
Cette guerre sera un échec en terme militaire mais replacera tout de même le Liban sur le devant de la carte mondiale, avec une interrogation quant-à la légitimité de la présence syrienne au Liban.
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Un comité composé du roi Hussein de Jordanie, du roi Fahd d’Arabie Saoudite, et du président Chadli Bendjedid d’Algérie aboutissent à un cessez-le-feu exhaustif et à une rencontre parlementaire pour discuter d’une « réconciliation nationale » qui aura lieu à Taëf en Arabie Saoudite. Les députés signeront – sur fortes présomptions de corruption, certains députés retournant au Liban évoquant une somme proposée de 100 000 USD par signataire – alors les accords de Taëf qui enlèvera toutes les prérogatives à la présidence de la république pour les confier au conseil des ministres.
Le général Aoun refuse l’accord et dissout le Parlement libanais. Lors de l’établissement de l’accord de Taëf, certains opposants libanais le dénoncent, étant selon eux signé à l’apogée de l’occupation syrienne et par un Parlement non réélu depuis près de 15 ans.
Parallèlement, René Moawad sera élu Président de la République. Il sera cependant assassiné 17 jours plus tard et sera remplacé par Elias Hraoui, considéré comme proche de Damas.
Par ailleurs des combats éclateront entre Armée Libanaise du Général Aoun et Forces Libanaises au sujet du contrôle des ports illégaux.

Le dossier libanais sera définitivement confié à Damas suite au soutien de Hafez el Assaf contre l’Irak lors de la guerre du Golfe. Ainsi, si des troupes syriennes sont présentes en Arabie Saoudite pour libérer le Koweït, elles interviendront également au Liban, le 13 octobre 1990 contre le réduit de « la légalité ».
Dès lors, les médias locaux évoqueront la double tutelle SS soit Syrie et Arabie Saoudite.




