Il y a des libanais au Liban et de par le monde qui assument leur part autrement que celles et ceux qui concordent en ces points suivants : Le bruit des efforts stériles, la fougue des réactions controversées, la course aux convenances diverses, la culture des éléments attractifs, la générosité des petits plats pour recevoir les compliments élogieux, la hantise de faire avec l’âge réel et la réalité du terrain, l’engouement pour le faux semblant, la prévalence des formes, l’étouffement de la pensée initiale, la verticalité comme le moyen privilégié d’un changement, la critique sans l’exemple irréprochable et enfin, l’alternance de la colère avec un provisoire qui règne comme une  solution idéale !     

Certains parmi nous ont saisi depuis longtemps déjà que la cohérence ne peut taire un raisonnement qui se tient, une parole qui précède un acte et un rapport franc avec un interlocuteur. Certains ont compris depuis 1958 que c’était hier le moment de prouver des politiques valides et non pas « maintenant, car le temps est arrivé pour considérer les choses, les abus et les corruptions ». Le consensus voulu entre nos partis est presque à chaque fois envisagé en dernier recours. Pour des libanais censés, si la dilapidation de leurs espaces de vie ne pose vraiment pas de gravissemes problèmes, rien de substantiel ne sera entrepris ou corrigé.

Cependant, le pourrissement économique actuel bouscule maintenant la marche des bonnes affaires alors que certains parmi nous choisissent de ne plus perdre un précieux temps à entendre les stratégies insolubles des mêmes personnages et des discours isolés ou haineux strictement subjectifs. 

Nous avons grandi et évolué car on a appris de nos erreures afin de ne pas les répéter. Nous sommes des individus et des membres de familles qui ne correspondent pas à la norme pathologique libanaise traditionnelle. Celle qui veut faire tout en ne produisant toujours pas de front unifié et structuré afin de sauver le pays du désastre actuel. Nous avons cessé d’attendre pour prendre connaissance de nos droits et pour exercer des actes citoyens adéquats. Nous distinguons clairement la différence entre la pratique essentielle d’une vie citoyenne dans une république et l’exercice d’un choix singulier ou d’une religion particulière.

Nous, femmes et hommes de notre patrie, avons été ravagés et humiliés par des guerres civiles subies au nom de sauver le Liban des incohérences extérieures qui le menaçaient. Cependant, nous avons toujours des guerriers libanais qui s’accordent pour des conflits continuels après avoir mis des régions entières à feu et à sang.

A quand une justice équidistante et indépendante pour juger quiconque de façon irréprochable ? 

Après de nouveaux rapprochements et des perpétuels justificatifs, au nom du mérite des uns et non pas des autres, va t-on enquêter sur tant de faux responsables qui ont abusé des décennies durant de leur poste en refusant des citoyens hautement qualifiés pour le service de la nation? Évidemment ceux ci ne font pas partie des suiveurs ou des soumis à quelques personnages. Ils ont été mis à l’écart car ils ont tout simplement choisi d’exercer la citoyenneté librement et consciencieusement. 

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