La nouvelle grille des prix des carburants au Liban publiée vendredi 24 avril à 9 h 15 fait apparaître une baisse des deux catégories d’essence et du mazout, tandis que le prix de la bonbonne de gaz reste inchangé. Le mouvement le plus marqué concerne le mazout, dont la plaque recule de 59 000 livres libanaises, contre une baisse de 4 000 livres pour l’essence 95 octane et de 5 000 livres pour l’essence 98 octane.
Après ajustement, la plaque d’essence 95 octane s’établit à 2 378 000 livres libanaises. Celle d’essence 98 octane atteint 2 418 000 livres. Le mazout est fixé à 2 407 000 livres. La bonbonne de gaz domestique reste à 1 706 000 livres. Ces prix constituent le barème applicable aux stations-service et aux distributeurs après la dernière mise à jour des autorités compétentes.
La variation du jour confirme une détente plus nette sur le mazout que sur l’essence. Elle ne modifie pas, à elle seule, le niveau élevé des dépenses énergétiques supportées par les ménages, les automobilistes, les commerces et les entreprises. Les prix restent exprimés en millions de livres libanaises, dans un pays où l’énergie demeure l’un des postes les plus sensibles du budget quotidien.
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Le nouveau barème publié vendredi matin
Le barème communiqué vendredi matin distingue quatre produits : l’essence 95 octane, l’essence 98 octane, le mazout et le gaz. Les trois premiers enregistrent une baisse. Le quatrième reste stable. La baisse de l’essence demeure limitée en valeur absolue, surtout si elle est comparée au prix final payé à la pompe. Le recul du mazout, en revanche, est plus visible pour les ménages et les entreprises qui en consomment de gros volumes.
Pour l’essence 95 octane, la diminution de 4 000 livres ramène le prix de 2 382 000 à 2 378 000 livres. Pour l’essence 98 octane, la baisse de 5 000 livres ramène le prix de 2 423 000 à 2 418 000 livres. Le mazout passe de 2 466 000 à 2 407 000 livres, soit un recul de 59 000 livres. Le gaz reste au même niveau, à 1 706 000 livres.
La lecture en pourcentage met en évidence l’écart entre les produits. La baisse de l’essence 95 représente environ 0,17 % du prix précédent. Celle de l’essence 98 atteint environ 0,21 %. Le mazout recule d’environ 2,39 %. Le gaz ne varie pas. La correction du jour est donc principalement concentrée sur le mazout, alors que les carburants utilisés par les voitures particulières évoluent peu.
| Produit | Nouveau prix | Variation | Prix précédent estimé | Variation estimée |
|---|---|---|---|---|
| Essence 95 octane | 2 378 000 LL | -4 000 LL | 2 382 000 LL | -0,17 % |
| Essence 98 octane | 2 418 000 LL | -5 000 LL | 2 423 000 LL | -0,21 % |
| Mazout | 2 407 000 LL | -59 000 LL | 2 466 000 LL | -2,39 % |
| Gaz domestique | 1 706 000 LL | 0 LL | 1 706 000 LL | 0 % |
Ces chiffres montrent une baisse différenciée. Le consommateur qui achète de l’essence constatera une variation très limitée lors du plein. L’utilisateur de mazout, en revanche, bénéficie d’une baisse plus sensible par unité achetée. L’impact réel dépendra toutefois des volumes consommés, des frais de distribution et des pratiques appliquées dans chaque point de vente.
Prix des carburants : une baisse surtout portée par le mazout
Le mazout occupe une place particulière dans l’économie libanaise. Il alimente des générateurs privés, des équipements industriels, des commerces, des bâtiments résidentiels, des établissements scolaires, des hôpitaux, des boulangeries et des activités de transport. Une baisse de 59 000 livres par plaque est donc plus visible que les ajustements limités constatés sur l’essence.
Cette baisse peut réduire, à court terme, une partie des coûts supportés par les utilisateurs réguliers. Elle peut aussi alléger les achats de certaines entreprises qui consomment du mazout de façon quotidienne. L’effet reste néanmoins conditionné par le volume acheté et par la manière dont les fournisseurs répercutent le nouveau barème dans leurs factures.
Pour les ménages qui dépendent de générateurs privés, l’effet ne sera pas toujours immédiat. Les factures de générateur sont souvent calculées selon des mécanismes propres à chaque quartier, à chaque fournisseur ou à chaque municipalité. Le prix officiel du mazout constitue une référence importante, mais il ne se transforme pas automatiquement en baisse équivalente sur la facture finale.
Les professionnels du transport, les exploitants d’équipements, les petits industriels et les commerçants suivent aussi cette évolution avec attention. Une baisse du mazout peut réduire certains coûts opérationnels. Elle ne compense pas nécessairement les autres charges, notamment la maintenance, les frais de change, les loyers, les salaires et le coût des pièces importées.
L’essence baisse faiblement à la pompe
La baisse de l’essence est plus modeste. Pour l’essence 95 octane, le recul de 4 000 livres représente une variation marginale par rapport au prix final de 2 378 000 livres. Pour l’essence 98 octane, le recul de 5 000 livres reste également limité. Dans les deux cas, l’ajustement est trop faible pour modifier profondément le coût d’un plein.
Les automobilistes verront toutefois une baisse symbolique après plusieurs semaines de variations régulières. Le prix de l’essence demeure un indicateur très suivi, car il touche directement les déplacements quotidiens, le coût du transport individuel, les taxis, les services de livraison et une partie des prix indirects supportés par les consommateurs.
L’écart entre les deux qualités d’essence reste de 40 000 livres. L’essence 98 octane demeure plus chère que l’essence 95 octane. Cet écart reflète la structure habituelle du barème, où la qualité supérieure conserve un tarif plus élevé. Pour la majorité des automobilistes, le choix dépend du type de véhicule, des recommandations techniques du constructeur et du prix final.
La baisse limitée de l’essence ne change donc pas la tendance générale des dépenses de transport. Les ménages doivent encore arbitrer entre déplacements, carburant, entretien du véhicule et autres dépenses essentielles. Dans un contexte de revenus sous pression, même une petite variation du prix à la pompe reste suivie avec attention.
Le gaz domestique reste inchangé
Le prix de la bonbonne de gaz demeure fixé à 1 706 000 livres. Cette stabilité distingue le gaz des autres produits du barème. Elle signifie que les ménages qui utilisent le gaz domestique pour la cuisson ou certains usages de chauffage ne verront pas de modification immédiate du prix officiel.
La stabilité du gaz est importante pour les foyers. La bonbonne reste un produit de base, utilisé dans les cuisines, les commerces alimentaires, les petits restaurants et plusieurs activités artisanales. Un maintien du prix évite une hausse supplémentaire sur un poste essentiel, mais il ne représente pas une baisse de charge pour les consommateurs.
Le gaz a connu, ces derniers mois, des mouvements moins spectaculaires que d’autres produits selon les mises à jour disponibles. Son prix reste néanmoins élevé en livres libanaises. Pour de nombreuses familles, son achat doit être planifié avec les autres dépenses domestiques, notamment l’électricité, l’eau, les télécommunications, l’alimentation et les frais scolaires.
La stabilité du jour peut aussi refléter un ajustement différencié des composantes du barème. Les produits pétroliers ne réagissent pas toujours de manière identique aux paramètres de calcul. L’essence, le mazout et le gaz répondent à des chaînes d’approvisionnement, des coûts et des références distincts. C’est pourquoi leurs prix peuvent évoluer dans des directions différentes lors d’une même publication.
Un barème qui pèse sur les ménages
Les prix des carburants au Liban restent un sujet quotidien pour les ménages. La voiture reste indispensable dans de nombreuses régions, en raison de la faiblesse des transports publics et de la dispersion des lieux de travail, d’études, de soins et de services. Le moindre déplacement entraîne donc une dépense directe en essence.
Le mazout pèse aussi sur les dépenses domestiques. Malgré les améliorations ponctuelles du réseau électrique, les générateurs privés restent présents dans de nombreux quartiers. Lorsqu’une famille paie un abonnement à un générateur, le prix du mazout influe sur les coûts déclarés par les exploitants et sur les montants réclamés aux abonnés.
La baisse publiée vendredi peut apporter un soulagement limité. Elle ne modifie pas la structure du problème énergétique. Les ménages continuent de payer plusieurs sources d’énergie : carburant pour le transport, générateur privé, abonnement électrique, gaz domestique et parfois batteries ou panneaux solaires. Cette accumulation explique la sensibilité sociale de chaque nouveau barème.
Le niveau absolu des prix reste le point principal. Même lorsque la variation est négative, l’achat d’une plaque d’essence, d’une plaque de mazout ou d’une bonbonne de gaz représente une dépense élevée. Pour les revenus payés en livres, l’énergie continue de capter une part importante du budget disponible.


