mardi, janvier 13, 2026

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Revue de presse du 07/04/25: un Liban sous pression ce weekend

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La visite de la sous-secrétaire d’État adjointe américaine pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a dominé la une de l’ensemble des journaux ce lundi 7 avril 2025. Les titres de Al Akhbar (07/04/2025), Al Joumhouriyat (07/04/2025), Al Sharq (07/04/2025), Nahar (07/04/2025), Ad Diyar (07/04/2025), Al Bina’ (07/04/2025), Al Sharq Al Awsat(07/04/2025), Al Liwa’ (07/04/2025), Nida’ Al Watan (07/04/2025) et Al Quds (07/04/2025) ont largement consacré leur première page aux enjeux majeurs de cette visite, entre exigences sur le désarmement du Hezbollah, conditionnalités économiques strictes et tensions régionales grandissantes.

L’offensive diplomatique de Washington : pression sans précédent

Al Akhbar (07/04/2025) détaille avec insistance que la visite d’Ortagus s’inscrit dans une séquence politique lourde, sur fond de pressions américaines visant à démanteler l’arsenal du Hezbollah. Le journal souligne que cette démarche américaine s’opère dans le prolongement direct de l’après-guerre israélienne sur Gaza et les escalades récurrentes dans le sud du Liban. Washington, d’après les analyses du quotidien, agit de concert avec Israël pour imposer son agenda sécuritaire, tout en menaçant ouvertement d’actions agressives si ses exigences ne sont pas satisfaites.

Même son de cloche dans Al Joumhouriyat (07/04/2025), qui rapporte que la diplomate américaine a concentré ses échanges sur la nécessité de réformes structurelles du système bancaire libanais, ainsi que sur le contrôle rigoureux des flux financiers pour éviter tout soutien indirect au Hezbollah. Le journal note que les responsables libanais ont présenté un front uni face aux demandes américaines, tout en mettant en avant les défis internes pour répondre aux attentes de la communauté internationale.

Des exigences financières et institutionnelles en parallèle

Selon Nahar (07/04/2025), la diplomate américaine a insisté sur le lien direct entre l’aide financière internationale et les progrès réalisés par le Liban sur le plan des réformes économiques et institutionnelles. Washington, tout comme les bailleurs internationaux, attend de Beyrouth des actes concrets : réforme de la loi sur le secret bancaire, restructuration du secteur bancaire, et nomination d’un nouveau conseil d’administration pour le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR). Al Joumhouriyat (07/04/2025) précise que les Américains refusent que des fonds d’aide puissent bénéficier, même indirectement, aux milieux proches du Hezbollah.

Dans Ad Diyar (07/04/2025), on souligne que les responsables américains, tout en affichant une tonalité plus diplomatique que par le passé, n’ont pas abandonné la fermeté de fond. L’objectif déclaré est d’empêcher toute exploitation des futurs flux financiers par le Hezbollah ou ses relais communautaires.

Des avertissements stratégiques répétés

Du côté de Al Sharq (07/04/2025), la ligne est claire : les États-Unis considèrent le désarmement du Hezbollah non pas comme une option, mais comme une condition préalable à tout progrès politique ou économique pour le Liban. L’édition du jour cite explicitement que, selon des sources proches des négociations, « la solution au problème des armes du Hezbollah se trouve en Iran, pas au Liban ».

Al Sharq Al Awsat (07/04/2025) va dans le même sens et ajoute que les autorités libanaises ont affirmé à Ortagus que le monopole de la force par l’État est désormais une évidence, écartant tout débat sur la légitimité du Hezbollah à conserver ses armes. Le quotidien londonien précise néanmoins que la mise en œuvre d’une stratégie défensive nationale pour désarmer les milices prendra du temps, sans calendrier défini pour l’instant.

Al Bina’ (07/04/2025) analyse plus largement l’onde de choc régionale provoquée par ces pressions. Le quotidien estime que la dynamique actuelle entre Washington et Tel-Aviv, illustrée par la convocation de Netanyahu à la Maison-Blanche, vise à renforcer les actions conjointes contre l’Iran et ses alliés régionaux, parmi lesquels figure naturellement le Hezbollah.

Réactions et prudence des acteurs locaux

Selon Al Liwa’ (07/04/2025), la visite de Morgan Ortagus a été marquée par des réunions intenses avec les principaux dirigeants du pays, notamment le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri. Ces échanges ont porté sur les exigences américaines, mais aussi sur les garanties que le Liban pourrait obtenir en échange de concessions sur le terrain sécuritaire.

Al Quds (07/04/2025) rapporte quant à lui que les autorités libanaises ont tenté de temporiser en mettant en avant la complexité du dossier et la nécessité d’une approche graduelle pour ne pas déstabiliser davantage le pays. Le journal souligne que la délégation américaine, bien que ferme, a modéré son ton, consciente des risques d’escalade.

Al Joumhouriyat (07/04/2025) ajoute que les parlementaires se sont engagés à accélérer l’examen des lois réclamées par les partenaires internationaux, notamment la réforme bancaire et l’amendement du secret bancaire, bien que le processus législatif reste semé d’embûches.

L’ombre du conflit régional

Enfin, Ad Diyar (07/04/2025) revient sur les inquiétudes géopolitiques qui pèsent sur le Liban dans ce contexte d’intenses tractations. Le quotidien évoque les craintes d’une amplification des opérations militaires israéliennes dans la région et d’une extension potentielle du conflit à la frontière sud du Liban. De son côté, Al Quds (07/04/2025) avertit que la situation humanitaire à Gaza, toujours sous blocus israélien et avec des infrastructures détruites, alimente la tension régionale et renforce la pression sur le Liban.

Le dossier du désarmement du Hezbollah et des réformes économiques du Liban s’entremêle ainsi à des enjeux régionaux plus larges, entre pressions israélo-américaines, réticences iraniennes et prudence libanaise. La visite d’Ortagus cristallise les attentes et les tensions, positionnant Beyrouth face à des choix stratégiques décisifs.

Politique locale : Manœuvres électorales et consensus tactiques dans les municipales, sous l’œil vigilant de la diplomatie américaine

Les municipales, laboratoire des alliances locales

La politique locale libanaise est aujourd’hui rythmée par les préparatifs des élections municipales prévues dans les prochains mois, avec en tête d’affiche les dynamiques électorales à Zgharta et Saïda. Le quotidien Nahar (07/04/2025) revient en détail sur la montée des tensions dans le caza de Zgharta-Zawiyé, où la compétition dépasse largement les seules considérations de développement local pour s’inscrire dans une lutte d’influence entre courants nationaux. À Zgharta, les alliances se dessinent autour de deux pôles principaux : d’un côté, la « Hirak al-Istiqlal » conduite par le député Michel Moawad, et de l’autre, les partisans du « Tayyar al-Marda » et ses alliés traditionnels.

Les efforts du camp Moawad se concentrent sur la formation d’une coalition large qui pourrait renverser la domination de Sleiman Frangieh et de ses soutiens. Des réunions intensives ont été menées entre les forces d’opposition, y compris avec les « Forces Libanaises » dans la résidence de Moawad à Zgharta, en présence de l’ancien député Jawad Boulos. L’objectif est clair : bâtir une liste commune pour les élections municipales et « briser le monopole » du pouvoir local exercé par les alliés du Marda. L’éventualité d’une ouverture aux Kataëb et aux députés « du changement », tels que Michel Douaihy, est également envisagée pour élargir le socle de cette coalition électorale​.

À Saïda, pluralité et tensions persistantes

Toujours selon Nahar (07/04/2025), la scène municipale à Saïda se caractérise par une pluralité de forces politiques qui transposent leurs rivalités nationales sur le terrain local. L’enjeu dépasse les seules compétences municipales pour toucher aux équilibres confessionnels et communautaires. La compétition est alimentée par des divergences internes parmi les familles politiques et religieuses influentes de la ville, où la constitution des listes électorales reste ouverte à toutes les alliances, y compris les plus inattendues.

Dans ce climat d’incertitude, les forces dites « du changement », issues du soulèvement populaire d’octobre 2019, peinent à s’imposer avec des programmes clairs et cohérents. Leur dispersion et leur manque de structuration rendent difficile l’émergence d’une alternative crédible face aux acteurs traditionnels déjà bien implantés.

Le rôle des grands acteurs nationaux dans la recomposition locale

Dans le contexte de ces manœuvres électorales, Al Akhbar (07/04/2025) met en avant l’intérêt marqué des formations nationales pour ces scrutins locaux. Les Forces Libanaises, en particulier, ont choisi de renoncer à une candidature propre pour la présidence de la municipalité de Zahle afin de privilégier une entente pragmatique avec la « Kutla Shaabiya ». Ce « tahaluf ad-daroura » (alliance de nécessité) illustre bien la stratégie d’adaptation des partis aux réalités locales complexes et aux nécessités de coalitions tactiques pour espérer l’emporter sur leurs rivaux historiques​.

D’autre part, les alliés du Courant Patriotique Libre et du tandem chiite apparaissent également en position d’arbitres dans plusieurs localités. Ces groupes cherchent à maximiser leur influence en apportant un soutien calculé aux coalitions locales capables de contrer l’hégémonie de leurs adversaires.

Des enjeux municipaux sous surveillance internationale

Ce bouillonnement local ne passe pas inaperçu sur la scène internationale. Al Joumhouriyat (07/04/2025) souligne que les responsables américains, à travers les échanges tenus par Morgan Ortagus avec les dirigeants libanais, surveillent de près la manière dont les équilibres locaux se reflètent sur la scène nationale. Bien que le ton de la diplomate ait été décrit comme plus modéré que lors de ses précédentes interventions, l’agenda de Washington reste centré sur la nécessité de consolider un État libanais fort et cohérent, capable de centraliser l’exercice du pouvoir et de contrôler efficacement ses territoires, y compris à travers les administrations locales​.

Dans cette optique, les municipales représentent un test grandeur nature pour jauger la capacité des autorités à organiser des élections transparentes, inclusives et pacifiques, en dépit des tensions persistantes. Le lien est d’autant plus crucial que les discussions sur les aides financières et la reconstruction économique du pays sont conditionnées par des avancées notables en matière de gouvernance locale et de stabilité politique.

La complexité des enjeux sous-jacents

Al Sharq Al Awsat (07/04/2025) analyse pour sa part les dessous de cette dynamique locale en soulignant que Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri sont pleinement conscients des enjeux qui se jouent. Ces dirigeants savent que la scène locale constitue un miroir des déséquilibres nationaux et qu’un échec dans la maîtrise de ces tensions pourrait aggraver la situation déjà critique du pays. Le journal note que ces leaders, tout en multipliant les rencontres avec les envoyés internationaux, évitent soigneusement les faux pas qui pourraient précipiter une crise plus large. Ils savent, selon les termes du quotidien, que « les erreurs de calcul mènent souvent à des catastrophes »​.

Cette prudence est également partagée par les différents acteurs locaux, qui, tout en s’engageant dans des luttes acharnées pour le contrôle des municipalités, sont conscients que l’instabilité pourrait se retourner contre eux si elle venait à compromettre les perspectives d’aide internationale et à fragiliser davantage l’équilibre interne du pays.

Politique internationale : L’ordre mondial sous tension, entre bras de fer irano-américain et escalades régionales

États-Unis – Iran : l’escalade vers la confrontation directe

Le bras de fer entre Washington et Téhéran s’intensifie dangereusement. Selon Al Quds (07/04/2025), l’Iran, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, a catégoriquement rejeté l’idée de négociations directes avec les États-Unis. Araghchi a déclaré que « les menaces américaines vident de sens toute négociation directe », tout en maintenant la possibilité d’échanges indirects via des médiateurs régionaux, en particulier Oman​.

Dans le même temps, Donald Trump a confirmé qu’il privilégiait des pourparlers directs, mais il a également agité la menace de frappes militaires en cas d’échec des négociations. Toujours selon Al Quds (07/04/2025), les Iraniens ont répondu par la voie diplomatique, mais avec fermeté, affirmant que toute attaque américaine entraînerait des représailles contre les bases américaines dans la région et leurs alliés stratégiques​.

Al Sharq Al Awsat (07/04/2025) corrobore ces tensions en expliquant que la Russie, soutien clé de l’Iran, a fermement condamné les menaces militaires américaines, appelant à la retenue et à la désescalade dans la région. Moscou reste sceptique quant à l’engagement total de l’Iran à ses côtés, mais considère ce soutien comme essentiel pour maintenir l’équilibre régional face aux initiatives américaines perçues comme provocatrices​.

Israël : agressivité assumée sur plusieurs fronts

Sur un autre théâtre, Israël poursuit sa stratégie de pressions multiples. Al Akhbar (07/04/2025) analyse que Tel-Aviv multiplie les actions militaires en Syrie et en Palestine, et nourrit la perspective d’une intervention contre l’Iran. Le journal rapporte que des sources israéliennes confirment que les attaques ciblées visent à neutraliser les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, tout en maintenant la pression sur les alliés régionaux de Téhéran​.

La situation à Gaza demeure explosive. Al Quds (07/04/2025) rapporte que les forces israéliennes ont procédé à des bombardements massifs, causant des pertes humaines importantes parmi les civils et ciblant les infrastructures de base. Les Nations unies mettent en garde contre une catastrophe humanitaire imminente, en particulier en raison du blocus prolongé qui empêche l’acheminement de l’aide humanitaire essentielle​.

Al Sharq (07/04/2025) revient sur les opérations israéliennes en Syrie, précisant que des raids récents ont permis de saisir du matériel militaire avancé, incluant des chars et des missiles dans le sud du pays. Israël justifie ses actions par la nécessité d’éliminer toute menace potentielle émanant de ses frontières nord, en particulier celle liée à la consolidation de positions iraniennes en territoire syrien​.

Tensions en Libye : vers une nouvelle guerre civile ?

La Libye n’échappe pas non plus à la montée des tensions internationales. Al Sharq Al Awsat (07/04/2025) détaille l’escalade entre les différentes factions libyennes dans l’ouest du pays, où les milices locales se préparent à un affrontement ouvert pour le contrôle de Tripoli. Les mobilisations militaires autour de Misrata et les déclarations hostiles entre belligérants alimentent la crainte d’une reprise des hostilités à grande échelle​.

Le journal note que la communauté internationale suit de près ces développements, compte tenu des implications régionales que pourrait avoir une guerre civile relancée en Libye. L’Europe, tout particulièrement, redoute une nouvelle vague migratoire et l’effondrement des tentatives de stabilisation en cours.

La guerre commerciale mondiale : nouvelles tensions entre Washington et Pékin

Au chapitre économique, Al Akhbar (07/04/2025) souligne que la politique de Trump en matière de tarifs douaniers continue de produire des effets secondaires majeurs sur l’économie mondiale. L’administration américaine maintient une stratégie agressive de relocalisation des chaînes de production, visant notamment la Chine, mais aussi l’Inde et la Corée du Sud. Cette politique alimente des tensions avec ses partenaires commerciaux traditionnels, notamment l’Union européenne, qui cherche à se positionner comme alternative respectueuse des règles multilatérales du commerce international​.

Al Quds (07/04/2025) complète ce tableau en expliquant que la hausse soudaine des droits de douane américains a suscité des réactions prudentes de la part des partenaires européens. Ceux-ci hésitent à adopter des mesures de rétorsion, en raison de la domination persistante du dollar dans les échanges mondiaux, mais la tentation est grande d’explorer des alternatives pour limiter leur dépendance à l’égard des États-Unis​.

L’ombre d’un chaos global

Pour Al Akhbar (07/04/2025), la dynamique actuelle du système international laisse craindre un « effet domino » où plusieurs foyers de crise pourraient s’embraser simultanément. Le journal alerte sur le risque d’une dérive incontrôlée de la confrontation irano-américaine, aggravée par l’instabilité persistante en Libye, la brutalité du conflit israélo-palestinien et la résurgence des tensions commerciales globales. Une telle conjoncture, souligne le quotidien, pourrait précipiter le monde vers une période de grande incertitude stratégique, voire vers un conflit de grande envergure si les mécanismes de régulation internationale venaient à être dépassés​.

Économie : Le Liban face aux défis du redressement bancaire et des réformes économiques incontournables

Vers une refonte du secteur bancaire : l’espoir ténu d’une relance

La semaine écoulée a été marquée par des annonces déterminantes concernant l’avenir du secteur bancaire libanais. Comme le rapporte Nahar (07/04/2025), la réforme du secret bancaire et la restructuration des banques figurent désormais en tête de l’agenda gouvernemental. Le projet de loi visant à modifier le secret bancaire a été soumis au Parlement, avec l’objectif d’élargir les prérogatives de la Banque du Liban pour qu’elle puisse accéder aux informations nominatives des comptes bancaires, et pas uniquement aux données chiffrées comme auparavant​.

Cette évolution est présentée comme un levier essentiel pour restaurer la transparence financière et regagner la confiance des investisseurs internationaux. Al Joumhouriyat (07/04/2025) précise que la mise en place d’une nouvelle gouvernance bancaire inclut également la création d’un nouveau Conseil d’administration pour le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), organe clé pour la gestion des projets d’infrastructure et de relance économique du pays​.

Les exigences du Fonds monétaire international et des partenaires internationaux

Selon Ad Diyar (07/04/2025), les recommandations du Fonds monétaire international sont claires : la réussite du redressement économique passe impérativement par une transparence accrue de la gestion publique, en particulier sur la question de la déclaration des revenus en ligne et de la publication régulière des données fiscales. Le journal insiste sur le fait que la validation des comptes publics, non réalisée depuis 2004, est une priorité absolue pour crédibiliser le processus de redressement auprès des bailleurs de fonds internationaux​.

Dans cet esprit, Al Joumhouriyat (07/04/2025) révèle que les responsables internationaux ont exigé que le Liban fournisse rapidement des résultats concrets sur les trois grandes réformes en cours : la réforme bancaire, la réforme de la loi sur le secret bancaire et la mise en place d’autorités de régulation dans les secteurs clés de l’économie, notamment celui de l’électricité, chroniquement déficitaire​.

La mue économique du Liban est donc suspendue à la capacité de ses dirigeants à tenir ces engagements, condition préalable à toute forme de soutien financier additionnel.

L’impact des réformes sur le quotidien des Libanais

Pour les citoyens, les perspectives économiques demeurent moroses. Al Sharq (07/04/2025) illustre cette réalité en décrivant un climat général de défiance vis-à-vis des annonces gouvernementales. Malgré l’embellie temporaire constatée lors des fêtes de Pâques, qui ont dynamisé les secteurs du commerce et de la restauration dans des régions comme Jounieh et Kesrouan, la peur reste omniprésente. Les tensions sécuritaires dans la banlieue sud de Beyrouth, liées aux frappes israéliennes, continuent de peser lourdement sur le moral des entrepreneurs et des ménages​.

En parallèle, Ad Diyar (07/04/2025) souligne que certains secteurs industriels, comme la production de chocolat et de pâtes alimentaires dans la région de la Bekaa, ont connu un regain d’activité inattendu. Ces initiatives locales, nées de la nécessité de compenser les importations devenues trop coûteuses, montrent un début timide de résilience économique. Cependant, ces réussites isolées restent fragiles, faute de politiques publiques de soutien à l’industrie et d’accès aux financements nécessaires pour pérenniser ces activités émergentes​.

Les pressions sur la Banque du Liban et la gestion des dépôts

Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Saïd, fait face à des attentes considérables. Al Joumhouriyat (07/04/2025) rapporte que lors de sa dernière rencontre avec la délégation américaine menée par Morgan Ortagus, il a détaillé les étapes du plan de restructuration bancaire, en soulignant que la sécurisation des dépôts reste une priorité stratégique. Ce message est capital pour rassurer des déposants désabusés, victimes d’un effondrement financier qui a anéanti des décennies d’épargne familiale​.

De son côté, Al Liwa’ (07/04/2025) souligne que les syndicats, notamment la Fédération des travailleurs publics, ont appelé à des actions rapides et concrètes pour récupérer les avoirs bloqués dans les banques et pour garantir la transparence dans la gestion des liquidités restantes. Ils insistent sur la nécessité d’actions judiciaires contre les responsables présumés de la fuite massive de capitaux survenue depuis 2019​.

Les défis structurels de l’économie productive

Al Joumhouriyat (07/04/2025) rappelle que la relance du tourisme est également perçue comme un moteur possible de la reprise économique. Le journal souligne l’importance de bâtir une stratégie pérenne pour attirer les visiteurs tout au long de l’année, et pas seulement durant les périodes festives. Une telle approche exigerait un engagement sérieux en matière d’infrastructures et de services touristiques, afin de transformer l’élan temporaire des fêtes de Pâques en tendance durable pour les années à venir​.

Enfin, Ad Diyar (07/04/2025) met en exergue la difficulté pour le gouvernement de concilier les impératifs sociaux et économiques avec les résistances d’une partie de la classe politique, réticente à voir ses privilèges menacés par les réformes. Ce dilemme ralentit la mise en œuvre des changements nécessaires et maintient le pays dans une situation de vulnérabilité extrême​.

Justice : Affaires en cours et combat pour l’indépendance du système judiciaire libanais

Le combat pour l’indépendance de la justice face aux pressions politiques

La presse du 7 avril 2025 reflète largement les tensions qui minent l’indépendance du pouvoir judiciaire au Liban. Selon Ad Diyar (07/04/2025), la justice se retrouve aujourd’hui en première ligne d’une lutte institutionnelle pour sa survie. Un haut magistrat, cité par le quotidien, a rappelé que « le système judiciaire est l’ultime rempart contre l’effondrement total du pays » et que sa préservation repose sur la capacité des juges à résister aux pressions politiques qui se multiplient à l’approche des échéances électorales et des réformes sensibles attendues par la communauté internationale​.

Le journal insiste sur le fait que, malgré les tentatives de subversion, de nombreux magistrats s’efforcent encore de défendre l’autonomie de la justice. Ils le font parfois dans le silence, d’autres fois publiquement, pour éviter que la justice ne soit réduite à un simple outil entre les mains des décideurs politiques. Le défi est de taille, tant la politisation de l’appareil judiciaire est enracinée dans les pratiques institutionnelles du pays.

Les grands dossiers de corruption refont surface

Sur le terrain des affaires concrètes, plusieurs procédures liées à la corruption sont en cours. Al Akhbar (07/04/2025) mentionne que la défense de Raja Salameh, frère de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, a introduit un recours contre le gel de ses avoirs bancaires, qui s’élèvent à 181 000 euros. Ce recours se base sur le fait que le dossier d’accusation ne comporterait pas les éléments justificatifs suffisants pour motiver le blocage des comptes de l’intéressé et de son épouse dans une banque étrangère. Les avocats de Salameh soutiennent que les décisions judiciaires rendues jusqu’à présent sont entachées d’irrégularités procédurales graves​.

Toujours dans ce registre, Al Liwa’ (07/04/2025) rapporte que les discussions autour des lois anti-corruption et sur la transparence des patrimoines ont repris de la vigueur au sein du Parlement. Ces débats sont désormais encadrés par des exigences internationales strictes, qui conditionnent toute aide économique future à des avancées concrètes sur le terrain judiciaire. Les autorités ont été sommées de finaliser sans délai les projets de loi portant sur la récupération des avoirs illicites et la lutte contre le blanchiment d’argent, ainsi que la mise en œuvre d’une juridiction spécialisée dans les délits financiers​.

Litiges fonciers et contentieux familiaux en augmentation

Parallèlement aux affaires de corruption, la presse fait état d’une multiplication des litiges civils et fonciers. Ad Diyar(07/04/2025) consacre plusieurs pages aux contentieux relatifs à la propriété foncière. Des décisions judiciaires sont rendues presque quotidiennement, notamment concernant des litiges successoraux et des demandes de régularisation de titres de propriété perdus ou contestés. Ce phénomène s’amplifie dans un contexte d’effondrement de la confiance envers les autorités de régulation cadastrale, et d’augmentation des fraudes documentaires touchant des terrains situés dans des zones de forte spéculation immobilière comme la banlieue sud de Beyrouth et la Bekaa​.

Al Joumhouriyat (07/04/2025) complète ce panorama en signalant une recrudescence des procès en annulation de mariage. Les tribunaux personnels, notamment les juridictions ecclésiastiques maronites et orthodoxes, sont saisis d’un nombre croissant de demandes d’annulation, reflétant les tensions sociales exacerbées par la crise économique. Ce phénomène met en lumière le poids croissant des conflits familiaux dans un pays où les difficultés matérielles impactent directement les relations personnelles et sociales​.

Justice commerciale et entreprises sous pression

Enfin, la justice commerciale n’est pas en reste. Al Akhbar (07/04/2025) détaille les procédures de mise en recouvrement engagées par la Direction générale des impôts contre plusieurs sociétés accusées de fraudes fiscales ou de défaut de déclaration de leurs revenus. Parmi les entreprises concernées, certaines opèrent dans les secteurs du commerce extérieur et de la logistique, deux domaines stratégiques dans un Liban en quête de relance économique. Les autorités fiscales tentent ainsi de récupérer des créances publiques devenues critiques pour le maintien d’un budget étatique déjà exsangue​.

Ces actions judiciaires participent d’une volonté affichée de restaurer une certaine rigueur financière dans la sphère publique, bien que les résultats tardent à se matérialiser, notamment en raison des lenteurs procédurales et des résistances politiques internes.

Société : Résilience quotidienne des Libanais entre traditions festives et précarité aggravée

Un contexte socio-économique toujours plus difficile

Le quotidien des Libanais reste dominé par la précarité et l’incertitude. Nahar (07/04/2025) rapporte que, selon un rapport récemment publié, le Liban se classe tristement parmi les pays les plus touchés par la dégradation des conditions de vie dans le monde, juste derrière l’Afghanistan et la Sierra Leone. Cette étude internationale souligne que la combinaison entre crise économique, effondrement des services publics et tensions politiques plonge la population dans une profonde détresse sociale. Le désespoir est accentué par une perte généralisée de confiance envers les institutions, alors que la majorité des citoyens ne croient plus à la possibilité d’une amélioration réelle de la situation​.

Selon Ad Diyar (07/04/2025), la précarité se manifeste dans tous les secteurs, du logement à l’éducation, en passant par l’accès aux soins. Les ménages les plus modestes sont contraints de limiter drastiquement leurs dépenses, tandis que la classe moyenne, historiquement moteur de la société libanaise, est en voie d’effondrement. Le journal cite en particulier la difficulté pour les familles de régler les frais de scolarité de leurs enfants ou encore de couvrir les coûts des soins médicaux de base, de plus en plus élevés et souvent payés en devises étrangères​.

Les Libanais face aux fêtes : maintien des traditions malgré la crise

Pourtant, au cœur de cette adversité, les Libanais s’efforcent de préserver leurs traditions et leurs habitudes sociales. Al Sharq (07/04/2025) décrit comment, malgré la perte de confiance envers les banques et les incertitudes économiques, les familles ont cherché à célébrer la fête de l’Aïd avec dignité. La majorité a préféré conserver son argent liquide à domicile plutôt que de le déposer dans des établissements bancaires jugés peu fiables. Cela n’a pas empêché les réunions familiales et les repas traditionnels, même si ceux-ci ont été revus à la baisse, avec des dépenses fortement limitées pour s’adapter aux budgets restreints des foyers​.

Les commerçants ont également tenté de relancer la consommation, en créant des ambiances festives dans les marchés et en multipliant les promotions. Ces efforts visaient à atténuer l’impact des craintes sécuritaires, notamment les tensions accrues dans la banlieue sud de Beyrouth en raison des frappes israéliennes. Les familles, malgré tout, ont cherché à maintenir un semblant de normalité, refusant de céder totalement à la morosité ambiante.

Logement : un projet de loi pour rééquilibrer les relations locataires-propriétaires

La question du logement reste au centre des préoccupations sociales. Ad Diyar (07/04/2025) indique que le Parlement libanais étudie actuellement un projet de loi visant à réguler les rapports entre propriétaires et locataires, un sujet devenu brûlant avec l’aggravation de la crise. Le projet entend encadrer les augmentations excessives des loyers et introduire des mesures de soutien aux ménages les plus fragiles, afin d’éviter une vague de déplacements forcés. Le texte prévoit également de renforcer les procédures de médiation et de faciliter l’accès à des solutions de logement abordables pour les familles en difficulté​.

Les associations de défense des locataires, tout comme plusieurs ONG locales, saluent cette initiative mais réclament des garanties quant à son application effective. Elles craignent que la loi ne reste lettre morte faute de moyens financiers pour en assurer la mise en œuvre ou d’une volonté politique ferme pour réguler un marché immobilier souvent opaque.

Consommation et stratégies d’adaptation des ménages

Face à la flambée des prix, les Libanais adoptent des stratégies d’adaptation pragmatiques. Al Sharq (07/04/2025) observe que, pour beaucoup, la priorité est désormais d’assurer le strict nécessaire, quitte à sacrifier les achats non essentiels. Cela se traduit par un recentrage sur les produits de première nécessité et une préférence pour les circuits d’approvisionnement locaux, considérés comme plus sûrs et souvent plus abordables que les produits importés​.

De nombreux foyers optent pour des achats groupés ou se tournent vers les marchés communautaires, qui offrent des produits à des prix plus compétitifs grâce à l’absence d’intermédiaires. Ces pratiques participent à maintenir un tissu social de solidarité, dans lequel l’entraide familiale et communautaire joue un rôle crucial pour compenser les défaillances des circuits de distribution officiels.

Une société résiliente face à l’adversité

Au-delà des difficultés économiques et sociales, Ad Diyar (07/04/2025) met en lumière la résilience dont fait preuve la société libanaise. Le journal cite l’émergence d’initiatives locales portées par des citoyens engagés, visant à soutenir les plus vulnérables. Des collectes de fonds sont organisées pour financer des fournitures scolaires ou des soins médicaux, tandis que des réseaux de bénévoles s’activent pour distribuer des repas aux familles défavorisées, particulièrement dans les zones rurales et périphériques de Beyrouth​.

Cette dynamique associative, bien que limitée par le manque de ressources, illustre la capacité des Libanais à s’entraider dans un contexte de crise prolongée. Elle témoigne aussi de l’importance du tissu communautaire dans la survie quotidienne des ménages, au moment où les politiques publiques peinent à répondre efficacement aux besoins fondamentaux de la population.

Culture : Renaissance culturelle à Beyrouth entre cinéma d’auteur et célébrations littéraires

La renaissance de la Cinémathèque « Metropolis » : un phare pour le cinéma d’auteur à Beyrouth

Au cœur de Beyrouth, la Cinémathèque « Metropolis » a rouvert ses portes, marquant un retour salué par les amateurs de septième art. Al Akhbar (07/04/2025) décrit cet événement comme une véritable bouffée d’air frais dans un paysage culturel fragilisé par les crises successives. La programmation ambitieuse de cette institution, qui propose chaque mois un festival inédit, témoigne d’une volonté de réanimer la scène cinématographique libanaise. Les films sélectionnés s’adressent à un public en quête de productions alternatives, souvent inaccessibles ailleurs dans le pays​.

Parmi les événements phares, le festival « Shashat al-Janoub » ouvre sa première édition en ce mois d’avril. Cette manifestation vise à offrir une fenêtre sur les productions du Sud global, avec une sélection de films engagés qui abordent des thématiques sociales et politiques contemporaines. La richesse de la programmation reflète l’engagement des organisateurs à faire de la culture un espace de résistance face aux turbulences que traverse le pays.

Le cinéma au service de la mémoire collective

Toujours selon Al Akhbar (07/04/2025), les réalisateurs locaux et internationaux n’hésitent pas à revisiter l’histoire récente du Liban à travers leurs œuvres. Ainsi, le film « I’m Still Here » du cinéaste brésilien Walter Salles, récompensé par un Oscar et le prix du scénario à la Mostra de Venise, sera projeté à Beyrouth. Le long-métrage, à la fois bouleversant et audacieux dans sa forme, explore les traumatismes de la guerre et du déracinement​.

Le cinéma libanais n’est pas en reste. La réalisatrice française Sylvie Bayot présentera son film « Green Line », une évocation poétique de la guerre civile libanaise à travers la reconstruction en maquettes de bâtiments détruits à Beyrouth. Le choix de ce sujet, qui touche directement à la mémoire urbaine du pays, illustre l’importance de la culture dans le travail de deuil collectif et de reconstruction symbolique des identités blessées​.

Le cinéaste Mehdi Fleifel, quant à lui, propose « To an Unknown World », une œuvre poignante qui rassemble des récits du peuple palestinien en exil. Ce film, projeté le 19 avril à Beyrouth, s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer la solidarité culturelle avec la cause palestinienne, toujours vive dans les esprits des artistes libanais.

Littérature : hommage aux auteurs libanais en langue française

Dans le cadre du mois de la francophonie, Ad Diyar (07/04/2025) rapporte l’organisation d’une soirée de signatures de livres d’auteurs libanais francophones à la Bibliothèque nationale de Beyrouth. Cet événement, orchestré par le ministère de la Culture et l’ambassade de France, a réuni de nombreuses figures du monde littéraire et éditorial. L’objectif était de célébrer la diversité linguistique et de mettre en lumière la vitalité de la scène littéraire libanaise, notamment francophone, malgré les défis économiques qui pèsent sur le secteur de l’édition​.

Le ministre de la Culture, Ghassan Salameh, a salué à cette occasion le rôle central des écrivains dans la préservation de la mémoire collective et la promotion de la culture libanaise à l’international. Il a rappelé que la littérature demeure un pilier fondamental de la résilience culturelle, offrant aux Libanais une échappatoire symbolique face à la morosité ambiante.

Les arts vivants se réorganisent

Par ailleurs, le théâtre n’est pas en reste. Al Akhbar (07/04/2025) signale que l’acteur Gabriel Yammine, accompagné de son équipe, prépare actuellement deux pièces qui seront prochainement jouées dans les villages du Mont-Liban. Ces projets artistiques visent à raviver la vie culturelle dans les régions rurales, souvent négligées par les grands circuits de diffusion. L’une des pièces, écrite et mise en scène par Maya Said, explore les tensions sociales contemporaines au Liban, tandis que l’autre se penche sur les rêves inassouvis des jeunes générations​.

Ces initiatives témoignent d’une volonté farouche de maintenir la création artistique vivante, même dans un contexte de contraintes économiques extrêmes. Les artistes s’engagent à rendre la culture accessible au plus grand nombre, convaincus que l’art constitue une forme essentielle de résistance et de cohésion sociale.

Un agenda culturel qui résiste

Enfin, malgré les défis logistiques, le calendrier culturel reste actif. Ad Diyar (07/04/2025) annonce la poursuite des ateliers d’écriture et des cycles de conférences organisés à la Bibliothèque nationale, ainsi que des projections itinérantes dans plusieurs centres culturels du pays. Ces événements offrent des espaces d’expression et de débat précieux pour les citoyens, en particulier les jeunes, qui trouvent dans la culture un moyen d’évasion et de réflexion sur l’avenir du pays​.

La persistance de ces rendez-vous culturels illustre la ténacité des acteurs du secteur à défendre la place de la culture dans la société libanaise, convaincus que la créativité collective peut nourrir l’espoir d’un renouveau.

Sport : Performances des athlètes libanais et compétitions nationales sous le signe de la résilience

Golf : les golfeurs libanais brillent à l’international malgré la crise

Le sport libanais a fait honneur à son drapeau lors de la dernière compétition internationale de golf. Al Liwa’(07/04/2025) consacre une large place à l’événement qui a vu la délégation libanaise obtenir des distinctions remarquables. Les joueurs ont démontré un niveau de maîtrise et de combativité salué par les observateurs du tournoi. Le quotidien rapporte que le Liban a décroché plusieurs prix, preuve que la passion sportive demeure vivace même en période de crise profonde​.

Al Sharq (07/04/2025) précise que l’événement, organisé à Chypre, a rassemblé des golfeurs venus de toute la région, et que les performances libanaises ont été particulièrement remarquées dans la catégorie des moins de 18 ans. Les entraîneurs ont salué l’engagement sans faille des jeunes athlètes, malgré des conditions d’entraînement rendues difficiles par les contraintes financières et logistiques auxquelles font face les clubs libanais​.

Toujours selon Al Sharq (07/04/2025), les officiels du tournoi ont exprimé leur admiration pour la détermination des Libanais, soulignant que leur présence sur la scène internationale envoie un message d’espoir à la jeunesse du pays. Les entraîneurs libanais ont quant à eux insisté sur l’importance du soutien institutionnel pour poursuivre sur cette lancée positive.

Automobile : Roger Feghali remporte le Rallye du Printemps

Le sport automobile libanais a également vibré avec le Rallye du Printemps, remporté par l’incontournable Roger Feghali. Ad Diyar (07/04/2025) revient sur cette performance impressionnante qui confirme la suprématie de Feghali sur les circuits nationaux. Le pilote, chevronné et soutenu par une équipe technique locale, a dominé l’épreuve de bout en bout, s’imposant face à des concurrents aguerris. Le journal souligne que ce succès est d’autant plus remarquable que les organisateurs ont dû composer avec des moyens réduits, conséquence directe de la situation économique difficile du pays​.

Al Liwa’ (07/04/2025) précise que la compétition a attiré un public enthousiaste malgré les défis logistiques. La passion pour le rallye reste intacte au Liban, et Roger Feghali demeure une figure emblématique du sport automobile libanais, inspirant les jeunes pilotes en quête de reconnaissance sur la scène régionale et internationale​.

Handball : une saison sous le signe de la reconstruction

Du côté du handball, Ad Diyar (07/04/2025) a interrogé Bassam El Boustani, entraîneur de l’équipe nationale, qui prépare activement la prochaine saison. Il explique que, malgré les difficultés financières, les séances d’entraînement se poursuivent avec sérieux, portées par la volonté d’affirmer la place du Liban sur la scène régionale. Le technicien souligne l’importance de la cohésion d’équipe et de la discipline pour surmonter les obstacles. Il précise également que l’objectif est de renforcer la dynamique collective afin de créer une équipe compétitive capable de rivaliser avec les meilleures formations du Moyen-Orient​.

Bassam El Boustani met en avant le travail de fond mené auprès des jeunes catégories, avec des camps de préparation organisés dans différentes régions du pays pour repérer les talents prometteurs. L’entraîneur se veut optimiste quant à l’avenir du handball libanais, insistant sur la nécessité d’investissements ciblés pour améliorer les infrastructures et les conditions d’entraînement.

Basket-ball : la lutte pour le maintien en première division

Le basket-ball libanais traverse une période de turbulences. Nahar (07/04/2025) analyse la situation critique du club NSA, menacé de relégation après une série de défaites cuisantes. L’encadrement technique travaille d’arrache-pied pour redresser la barre avant la fin de la saison. Le club, autrefois fer de lance du championnat libanais, est désormais confronté à des problèmes budgétaires majeurs qui limitent ses capacités de recrutement et fragilisent la compétitivité de l’équipe​.

Les dirigeants du NSA appellent à une mobilisation générale autour de leur équipe, espérant que le soutien des supporters et de partenaires financiers permettra de sauver la saison. Ils multiplient les initiatives pour récolter des fonds et motiver les joueurs, convaincus que l’abnégation et l’esprit d’équipe peuvent renverser la tendance.

Une passion sportive qui résiste à la crise

Malgré l’adversité, la passion pour le sport reste profondément ancrée dans la société libanaise. Les clubs locaux s’efforcent de maintenir des programmes de formation pour la jeunesse, et les compétitions nationales continuent d’attirer un public fidèle. Les performances des athlètes libanais à l’étranger sont perçues comme des lueurs d’espoir dans un contexte morose.

Les journaux de ce 7 avril 2025 illustrent tous cette dynamique de résilience : le sport demeure un vecteur d’unité et d’espoir pour le Liban. Les réussites des golfeurs, les exploits de Roger Feghali, les ambitions des handballeurs et la détermination des basketteurs incarnent cette volonté collective de ne pas céder face aux défis du quotidien.

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