Négociations Washington-Téhéran: Genève comme test et levier régional
Les journaux du 23 février 2026 placent au premier plan la perspective d’une nouvelle séquence de négociations entre Washington et Téhéran, présentée comme un moment de vérité après des semaines d’escalade verbale et de démonstrations de force. Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026 rapporte que les États-Unis conditionnent une reprise formelle des discussions à la réception, sous quarante-huit heures, d’une proposition iranienne détaillée sur un accord nucléaire, avec l’idée d’une réunion à Genève le vendredi suivant pour entrer dans une phase de négociation détaillée. Le même article attribue au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, un discours qui insiste sur la possibilité d’une issue diplomatique, tout en posant des lignes rouges autour du dossier nucléaire et du principe de l’enrichissement, présenté comme un droit. Dans le même temps, Ad Diyar du 23 février 2026 décrit un climat où la confrontation militaire reste brandie comme une option, en parlant d’un conflit entre la guerre et la diplomatie, et en soulignant que le président Donald Trump est resté à la Maison-Blanche au lieu de partir en Floride, signe interprété comme une séquence de décision et de gestion de crise. Al-Binaa du 23 février 2026 met aussi en avant une dynamique de troisième round de discussions à Genève, en liant l’initiative américaine à une logique de dernier essai avant l’accord, présentée comme une manière de réduire les coûts tout en augmentant les chances de succès. Le faisceau de récits converge sur un point. Le calendrier est serré. La diplomatie est conditionnelle. La menace d’une détérioration reste présente. Ce cadrage nourrit une lecture régionale. Les titres décrivent une scène où les capitales cherchent à imposer des séquences courtes, vérifiables, et réversibles. La notion d’accord transitoire, évoquée comme option avant un accord complet, apparaît comme une passerelle pragmatique dans Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026. Cette approche, si elle se confirme, pèse sur les dossiers périphériques. Elle pèse sur les lignes de communication entre alliés. Elle pèse aussi sur les marges des États exposés, dont le Liban, parce que beaucoup de signaux de détente ou de tension se répercutent par ricochets politiques, sécuritaires et financiers.
Les journaux insistent aussi sur la difficulté de transformer une fenêtre diplomatique en résultat stable. Les formulations rapportées laissent entendre une négociation à étapes, où les concessions attendues de Téhéran sont décrites comme techniques et détaillées, tandis que Washington conserve une logique de conditionnalité stricte. En parallèle, le cadrage plus dramatique d’Ad Diyar du 23 février 2026 garde ouverte l’idée d’un basculement rapide si les échanges échouent, ce qui renforce l’attention des capitales régionales et explique la prudence des acteurs libanais qui lisent chaque signal comme un indicateur de température stratégique. L’enjeu, dans cette représentation, dépasse le nucléaire. Il s’agit de savoir si une détente relative peut réduire les frictions sur plusieurs théâtres. Il s’agit aussi de mesurer si les positions publiques sont des écrans de négociation ou des lignes rouges réelles. Dans ce contexte, le choix de Genève, cité comme lieu de rencontre, prend un sens politique. Il évoque une diplomatie structurée, mais il rappelle aussi la fragilité des séquences précédentes, souvent interrompues par des événements imprévus.
Le Liban au centre d’une controverse: l’échéance électorale et la demande de report
Sur le plan libanais, l’autre fait saillant de l’édition du 23 février 2026 est la polémique autour d’une demande attribuée à des acteurs extérieurs visant à repousser les élections législatives. Nahar du 23 février 2026 rapporte que Nabih Berri a déclaré publiquement que l’ambassadeur des États-Unis, Michel Issa, lui aurait demandé un report, et qu’il a répondu par un refus, en ajoutant avoir informé les autres ambassadeurs du même rejet de tout report technique ou de toute prolongation du Parlement. Dans le même passage, Nahar du 23 février 2026 décrit la manière dont ce dévoilement a été compris comme une démarche destinée à renforcer la crédibilité de la position de Berri en faveur d’élections à la date prévue, malgré l’existence d’une volonté internationale qualifiée de présumée par le journal. Al Akhbar du 23 février 2026 reprend le cœur de cette affirmation en indiquant que les États-Unis, avec des pays de la commission quintette, auraient demandé le report, tout en élargissant le tableau à une question de priorité des grandes puissances, décrites comme insuffisamment mobilisées sur les dossiers libanais, notamment sur les mécanismes de soutien. Al-Binaa du 23 février 2026 rapporte de son côté que la demande de report aurait été justifiée, selon les interlocuteurs cités, par l’idée que les conditions ne seraient pas favorables, et par la priorité donnée à des dossiers sensibles, dont celui des armes de la résistance, tout en évoquant la nécessité de donner au gouvernement de Nawaf Salam plus de temps pour des réformes financières, économiques et administratives.
Cette articulation entre calendrier électoral, pression extérieure et dossiers de souveraineté est au cœur de la Une, parce qu’elle renvoie au rapport de force interne. Elle renvoie aussi à la question de la capacité de l’État à tenir une échéance majeure sans être pris dans des injonctions contradictoires. Le débat est également technique. Il touche aux modalités de vote et à la représentation de la diaspora. Nahar du 23 février 2026 mentionne, dans le récit de Berri, le choix de se porter candidat, et l’encouragement donné à des candidats de son mouvement, ainsi que la mention d’un candidat au siège chiite de la circonscription dite seizième, associée aux sièges de l’émigration. Ces détails servent une mise en scène politique. Ils visent à couper court aux accusations. Ils visent aussi à déplacer la charge de la preuve vers ceux qui défendraient un report.
Signaux croisés des acteurs politiques: prudence, mise en garde et bataille du récit
Au-delà des déclarations de principe, les titres du 23 février 2026 décrivent une scène où les acteurs libanais tentent de contrôler la narration. La question n’est pas seulement report ou non. Elle devient qui veut quoi, et pourquoi. Dans Al Sharq du 23 février 2026, des éléments attribués à Walid Joumblatt relient la discussion sur les armes à la nécessité d’un retrait israélien complet, tout en décrivant une stratégie destinée, selon le journal, à améliorer la position de négociation de l’Iran. Ce même passage évoque l’absence de médiation entre Nabih Berri et Nawaf Salam sur le dossier du vote des expatriés, et insiste sur les risques liés aux ambiguïtés juridiques et aux mécanismes de vote, avec une mise en garde sur l’effet négatif d’un nouveau report à l’international. Dans Al Quds du 23 février 2026, le débat sur la crise électorale apparaît aussi à travers la question de la loi électorale, de la bataille sur le vote à l’étranger, et des tensions politiques qu’elle provoque, avec la mise en avant de positions liées à des forces politiques et à leurs démarches juridiques.
Ce climat renforce un constat transversal. Les dossiers s’empilent. Ils se croisent. Les décisions se déplacent d’un champ à l’autre. Les élections ne sont plus seulement un rendez-vous démocratique. Elles deviennent un nœud où se rencontrent souveraineté, sécurité, légitimité institutionnelle et capacité d’obtenir du soutien externe. Al Akhbar du 23 février 2026 illustre cette imbrication en reliant la question électorale à la faiblesse du niveau de représentation diplomatique dans une réunion préparatoire au Caire consacrée au soutien de l’armée, avec l’idée que plusieurs pays majeurs se contenteraient de délégations de rang inférieur. Cette lecture projette une image précise. Le Liban est sur une table. Il n’est pas toujours en haut de l’ordre du jour. Ce décalage nourrit les interprétations internes. Il nourrit aussi les tentatives d’instrumentalisation. Chacun cherche à faire porter à l’autre la responsabilité d’un blocage. Chacun cherche à apparaître comme garant du calendrier. C’est une bataille de positionnement autant qu’une bataille de procédure.
Fiscalité et coût de la vie: quand la décision budgétaire devient crise politique
En parallèle, plusieurs publications du 23 février 2026 mettent en avant un front économique et social, construit autour de la fiscalité et du coût de la vie, avec une focalisation sur la hausse des taxes et son impact immédiat. Al Sharq du 23 février 2026 décrit l’effet mécanique d’une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée, qui se répercute sur un large panier de dépenses, et insiste sur la pression sur les familles dont l’essentiel du revenu part dans les besoins de base. Le même texte souligne une question simple, posée comme centrale dans la rue. Ce n’est pas seulement le prix du carburant. C’est l’effet de cascade sur l’ensemble des prix, parce que le transport pèse sur la chaîne des coûts. Dans un autre passage, Al Sharq du 23 février 2026 évoque une décision du Conseil des ministres, présentée comme prise de manière discrète, avec une hausse de 300 000 livres sur la safihah de carburant et une hausse de 1 % sur la taxe sur la valeur ajoutée, justifiées par le financement d’augmentations salariales pour le secteur public et les militaires. Al Liwa’ du 23 février 2026 aborde la même séquence par l’angle du discours gouvernemental, en décrivant la volonté de Nawaf Salam de rompre avec un langage officiel jugé traditionnel, et en présentant son propos comme une tentative d’expliquer la crise et de poser les solutions difficiles sur la table.
Cette confrontation entre deux lectures nourrit la Une. D’un côté, l’exécutif cherche un financement. De l’autre, une partie de la presse insiste sur l’injustice perçue de taxes qui touchent d’abord les ménages. Al Sharq du 23 février 2026 formule explicitement des alternatives de réforme, centrées sur la lutte contre le gaspillage, le contrôle de l’évasion fiscale, la rationalisation de l’administration et la reddition des comptes pour la corruption et le pillage des dépôts, en posant la question de l’absence de taxation des grands profiteurs. Dans cet environnement, la décision budgétaire cesse d’être une opération comptable. Elle devient un marqueur politique. Elle devient un révélateur de priorités. Elle devient aussi un risque de mobilisation sociale. La Une, telle qu’elle ressort des titres, relie donc directement fiscalité et stabilité. Elle relie aussi fiscalité et légitimité, car la capacité d’un gouvernement à demander des efforts dépend de la perception de justice et de ciblage. Cette tension se greffe sur l’échéance électorale. Elle se greffe aussi sur les attentes externes en matière de réformes, évoquées dans plusieurs récits liés à la pression internationale.
Scènes de société: gestes de cohésion et rappel du contexte régional
La Une du 23 février 2026 n’est pas seulement diplomatique, institutionnelle et budgétaire. Elle contient aussi des scènes de société qui servent d’indicateurs de climat. Al Quds du 23 février 2026 met en avant un événement organisé à Beyrouth, décrit comme une plus grande table d’iftar visant une entrée au Guinness, avec plus de 5700 jeûneurs, dont des réfugiés palestiniens et des blessés de Gaza, et avec un parrainage du Premier ministre Nawaf Salam. Ce type de récit joue sur plusieurs registres. Il renvoie à la solidarité en période de Ramadan. Il renvoie à la recherche de visibilité. Il renvoie aussi à une forme de normalité revendiquée, malgré un contexte de crise économique et de crispation politique. Dans le même temps, il met en lumière des fractures. Le fait de citer explicitement des blessés de Gaza rappelle que les retombées régionales ne sont pas abstraites. Elles se traduisent en présence humaine, en urgence sociale et en besoins concrets.
En miroir, les journaux décrivent des dynamiques régionales qui pèsent sur l’atmosphère libanaise. Al-Binaa du 23 février 2026 rapporte un communiqué commun de quatorze pays arabes et islamiques, avec la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe et l’Organisation de la coopération islamique, condamnant des propos attribués à l’ambassadeur des États-Unis auprès d’Israël, Mike Huckabee, qui auraient exprimé une acceptation du contrôle israélien sur des terres appartenant à des pays arabes, dont la Cisjordanie. Ce rappel met en perspective la dimension régionale de la Une. Il suggère une montée de préoccupations sur les frontières, la légalité et la souveraineté. Il éclaire aussi pourquoi les négociations Washington-Téhéran, et les signaux de Washington sur d’autres dossiers, sont observés de près. Dans ce tableau, l’actualité libanaise apparaît enchâssée dans un environnement plus large. Elle est traversée par des décisions externes. Elle est traversée par des anticipations internes. Elle est traversée par une pression économique quotidienne. Les gestes symboliques, comme l’iftar géant mis en avant par Al Quds du 23 février 2026, peuvent alors être lus comme des tentatives de produire un récit de cohésion, sans effacer les tensions décrites ailleurs.
Politique locale: bras de fer sur le calendrier électoral et la légitimité des institutions
Le débat sur le report des législatives et la bataille de la responsabilité
La question du calendrier des législatives s’impose comme un sujet central de politique locale dans les éditions du 23 février 2026, parce qu’elle oppose des récits concurrents sur l’origine d’une éventuelle demande de report et sur les raisons invoquées. Nahar du 23 février 2026 rapporte que Nabih Berri a affirmé publiquement que l’ambassadeur des États-Unis, Michel Issa, lui aurait demandé un report des élections, et qu’il aurait refusé, en disant qu’il ne veut ni report technique ni prolongation du mandat du Parlement. Le même quotidien décrit ce dévoilement comme une manière de verrouiller une position interne, en donnant à entendre que la pression ne viendrait pas seulement du débat libanais, mais aussi d’acteurs extérieurs, ce qui permettrait à Berri d’apparaître comme défenseur de la tenue du scrutin à la date prévue. Dans Al Akhbar du 23 février 2026, la même idée revient, avec une présentation plus large qui évoque un report demandé par les États-Unis avec des pays de la commission quintette, et une mise en perspective qui insiste sur le fait que le Liban ne serait pas traité comme une priorité par plusieurs capitales, ce qui alimente un climat de soupçon sur les intentions réelles derrière une demande de délai. Al-Binaa du 23 février 2026 ajoute un autre registre d’argumentation, en expliquant que des justifications avancées pour un report tiendraient à l’absence de conditions favorables et à la priorité supposée donnée à des dossiers lourds, dont celui des armes de la résistance, avec l’idée qu’il faudrait laisser au gouvernement de Nawaf Salam du temps pour des réformes financières, économiques et administratives. Ainsi, les journaux décrivent un débat qui n’est pas seulement juridique. Il devient politique. Il devient aussi symbolique. D’une part, il y a l’argument de la stabilité et de la préparation. D’autre part, il y a l’argument de la légitimité démocratique et du refus de toute prolongation. En conséquence, chaque acteur essaie de déplacer la charge de la preuve. Les partisans d’une tenue du scrutin cherchent à faire du report un signe de tutelle. Les partisans d’un délai cherchent à présenter la tenue à date fixe comme un risque. Cette tension se voit dans la manière dont les déclarations sont rapportées. Elles sont souvent formulées comme des avertissements. Elles sont aussi souvent formulées comme des engagements publics difficiles à renier plus tard. De plus, la dimension extérieure du récit, très présente, sert d’outil dans la compétition interne. Elle permet d’assigner une intention à des interlocuteurs étrangers. Elle permet aussi de rendre le refus plus coûteux politiquement pour ceux qui voudraient ensuite adoucir leur position.
Dans ce climat, la politique locale est aussi marquée par une logique de prévention. Chaque camp veut se prémunir contre l’accusation de blocage. Nahar du 23 février 2026 montre que, dans le récit de Nabih Berri, il ne s’agit pas seulement de dire non à un report. Il s’agit aussi d’indiquer qu’il a informé d’autres ambassadeurs de la même réponse, ce qui transforme l’échange en message public, et non en discussion bilatérale. Al Akhbar du 23 février 2026, en liant la question à la place du Liban dans les priorités internationales, suggère que l’environnement diplomatique peut influencer l’agenda local, notamment lorsque le soutien à des institutions comme l’armée est traité dans des réunions où certains pays envoient des représentants de rang inférieur, ce qui peut être lu comme un signe de distance ou de prudence. Par ailleurs, Al-Binaa du 23 février 2026 inscrit ce débat dans une séquence plus large, où l’on attend du gouvernement de Nawaf Salam des gestes de réforme, tandis que des acteurs internes insistent sur le fait que la réforme ne peut pas devenir un prétexte à suspendre les échéances électorales. Dès lors, la controverse dépasse la simple date. Elle devient un test de crédibilité. Elle devient aussi un test de capacité de l’État à organiser un scrutin sous contraintes. Enfin, elle révèle un problème de confiance. La question implicite est simple. Qui garantit que le report resterait technique et limité. Et qui garantit qu’il ne serait pas prolongé indéfiniment. C’est pourquoi les formulations de refus prennent un ton absolu. Elles sont formulées pour fermer la porte. Elles sont aussi formulées pour empêcher les compromis de coulisse.
Vote de la diaspora et règles du scrutin: un conflit de procédure qui pèse sur l’équilibre politique
La politique locale, telle qu’elle ressort des journaux du 23 février 2026, est également traversée par une bataille plus technique, mais décisive, autour du vote des Libanais de l’étranger et des mécanismes de représentation. Nahar du 23 février 2026 évoque, dans le cadre du récit de Nabih Berri, la question de la circonscription dite seizième, associée aux sièges de l’émigration, et mentionne le soutien donné à un candidat pour un siège chiite lié à cette configuration, ce qui montre que le débat institutionnel est aussi une bataille d’implantation et de contrôle électoral. La manière dont ces détails sont rapportés souligne une réalité. Les discussions sur la loi électorale ne sont pas neutres. Elles changent les rapports de force. Elles déplacent des voix. Elles redessinent des coalitions. En parallèle, Al Sharq du 23 février 2026 attribue à Walid Joumblatt un propos qui relie la question des armes à un cadre plus large, tout en rappelant qu’il n’y a pas de médiation entre Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam sur le dossier du vote des expatriés, ce qui met en évidence un conflit interne sur la méthode et sur l’arbitrage politique. Ce même traitement insiste sur les risques liés aux ambiguïtés juridiques et aux mécanismes de vote, et avertit qu’un nouveau report aurait un coût sur l’image du Liban à l’extérieur, ce qui renvoie directement au poids des partenaires internationaux dans la reconnaissance du processus électoral. Dans Al Quds du 23 février 2026, le débat est présenté aussi sous l’angle des tensions créées par la loi électorale et par la bataille du vote à l’étranger, avec l’idée que ces désaccords nourrissent une crise politique plus large. Ainsi, la politique locale se lit ici à travers des règles. Pourtant, ces règles sont chargées de politique. Elles définissent qui participe. Elles définissent comment. Elles définissent aussi quelles forces profitent d’un type de scrutin plutôt que d’un autre. Pour cette raison, le débat est rarement purement administratif. Il est souvent présenté comme un affrontement de visions. Il est aussi présenté comme un affrontement d’intérêts.
Dans les journaux, ce conflit de procédure apparaît comme un facteur de tension entre institutions. D’un côté, le gouvernement de Nawaf Salam est attendu sur l’organisation et sur la capacité de garantir un processus clair. De l’autre, les acteurs parlementaires et les forces politiques veulent garder la main sur les paramètres qui structurent la compétition. Al Sharq du 23 février 2026, en signalant l’absence de médiation entre Nabih Berri et Nawaf Salam sur ce dossier, souligne que le désaccord n’est pas seulement technique. Il est aussi lié à la distribution de l’autorité. De plus, la manière dont la question du report est reliée au vote des expatriés crée une dynamique de suspicion. Certains peuvent présenter des ajustements de procédure comme une nécessité logistique. D’autres peuvent y voir un instrument de report déguisé. En outre, ce débat réactive une ligne de fracture classique. La diaspora est présentée comme un réservoir de voix. Elle est aussi présentée comme une population éloignée des contraintes quotidiennes, ce qui nourrit des discours de légitimation et de contestation. Enfin, le traitement médiatique suggère que les délais administratifs, la logistique du vote, et la clarté des textes peuvent devenir des arguments politiques en soi. Chaque camp peut insister sur le risque d’erreur pour demander du temps. Chaque camp peut insister sur le risque d’abus pour refuser tout délai. Cette logique piège le débat. Elle rend la solution plus difficile. Elle impose des choix tranchés. Et elle pousse chaque acteur à se mettre en position de défenseur du droit, même quand il s’agit d’un intérêt partisan.
Gouvernement Nawaf Salam, taxes et tension sociale: l’exécutif sous pression dans la scène interne
La politique locale du 23 février 2026 est aussi marquée par la manière dont les choix économiques du gouvernement deviennent un sujet politique immédiat, parce qu’ils touchent le pouvoir d’achat et la perception de justice. Al Sharq du 23 février 2026 décrit l’effet d’une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée et la manière dont elle se répercute sur le quotidien, en insistant sur le poids des dépenses de base et sur la sensation d’étouffement des ménages. Le même quotidien souligne que la hausse du carburant, au-delà du prix direct, produit un effet de cascade sur les coûts, car le transport renchérit l’ensemble de la chaîne de prix. Dans un autre passage, Al Sharq du 23 février 2026 évoque une décision du Conseil des ministres présentée comme prise de manière discrète, avec une hausse de 300 000 livres sur la safihah de carburant et une hausse de 1 % de la taxe sur la valeur ajoutée, justifiées par le financement d’augmentations pour le secteur public et les militaires. Al Liwa’ du 23 février 2026 aborde cette séquence par le discours, en mettant en avant la volonté de Nawaf Salam de changer le langage officiel et de parler des solutions difficiles, ce qui indique que l’exécutif tente de construire une légitimité par la franchise, tout en assumant des décisions impopulaires. Dans ce cadre, la politique locale se transforme en arbitrage permanent. Le gouvernement est sommé d’agir vite. Pourtant, il est aussi sommé de ne pas aggraver la crise sociale. Il doit financer des mesures salariales. Il doit aussi éviter une explosion des prix. De plus, il doit convaincre que l’effort est réparti. C’est là que le débat devient politique. Al Sharq du 23 février 2026 met en avant des alternatives de réforme, centrées sur la lutte contre le gaspillage, la réduction de l’évasion fiscale, la rationalisation administrative, et la reddition des comptes pour la corruption, avec une critique implicite des taxes à impact massif sur les consommateurs. La scène interne s’alimente donc de deux récits opposés. Le premier dit que l’État doit lever des recettes pour fonctionner et payer. Le second dit que l’État choisit la voie la plus facile, en taxant la consommation. Cette opposition nourrit des tensions politiques, parce qu’elle peut se traduire en mobilisation sociale, en conflits syndicaux, et en pression sur les députés à l’approche des élections.
La politique locale se lit enfin à travers les gestes symboliques du pouvoir, qui cherchent à produire une image de cohésion alors que les tensions économiques montent. Al Quds du 23 février 2026 rapporte l’organisation à Beyrouth d’une grande table d’iftar visant une entrée au Guinness, avec plus de 5700 jeûneurs, dont des réfugiés palestiniens et des blessés de Gaza, et avec un parrainage du Premier ministre Nawaf Salam. Dans un moment où les débats sur les taxes et sur les élections occupent la scène, ce type d’événement a une lecture politique locale. Il montre une présence de l’exécutif dans un geste public. Il associe le chef du gouvernement à un récit de solidarité. Il produit aussi une séquence d’unité visible, dans un pays fragmenté. Pourtant, ce geste ne supprime pas les lignes de fracture. Au contraire, il peut les rendre plus lisibles, car il rappelle, par la mention des blessés de Gaza, que la pression régionale s’invite dans le social et dans l’humanitaire. De plus, la tension économique décrite par Al Sharq du 23 février 2026 continue de structurer les réactions politiques, puisque les décisions fiscales sont perçues comme touchant d’abord les ménages ordinaires. Dans ce contexte, l’action du gouvernement Nawaf Salam est évaluée sur deux critères à la fois. D’abord, sa capacité à prendre des décisions rapides. Ensuite, sa capacité à prouver que ces décisions s’inscrivent dans une logique de justice. Ce double test nourrit le débat politique interne. Il nourrit aussi les stratégies des forces parlementaires, qui peuvent soutenir l’exécutif sur un point et le critiquer sur un autre. Enfin, il renforce l’idée que le climat électoral ne se résume pas à une date. Il dépend aussi de la température sociale. Il dépend de la crédibilité des institutions. Et il dépend de la capacité des responsables à éviter que chaque décision économique ne se transforme en crise politique.
Citation et discours des personnalités politiques: élections, souveraineté et partage des coûts
Nabih Berri et la bataille du calendrier électoral
Le discours de Nabih Berri occupe une place centrale dans la couverture politique, car il combine une affirmation de principe et une mise en cause directe d’acteurs extérieurs. Nahar du 23 février 2026 rapporte que le président de la Chambre a déclaré que l’ambassadeur des États-Unis, Michel Issa, lui aurait demandé de reporter les élections législatives, et qu’il a opposé un refus net, en disant qu’il ne veut ni report technique ni prolongation du mandat du Parlement. Cette séquence est présentée comme un moment de communication politique, car elle transforme un échange diplomatique supposé en argument de légitimité interne. Dans le récit de Nahar du 23 février 2026, la déclaration sert à verrouiller une ligne, tout en exposant publiquement l’idée d’une pression venue de l’extérieur. Al Akhbar du 23 février 2026 renforce cette lecture en indiquant que Berri a “confirmé” une demande extérieure de report émanant des États-Unis et de pays de la commission quintette, ce qui place son discours au cœur d’un affrontement sur la souveraineté procédurale. La force du propos tient aussi à son caractère performatif. Il ne se contente pas de défendre une date. Il met en scène un refus. Il signale une capacité à dire non. Il cherche donc à produire un effet sur deux publics. Le premier est interne, car le discours vise à empêcher que Berri soit assimilé à un arrangement de prolongation, sujet très sensible dans l’histoire parlementaire récente. Le second est externe, car la publicité donnée au refus devient un message adressé à des interlocuteurs diplomatiques et à l’opinion internationale. Dans ce cadre, Al Sharq Al Awsat du 23 février 2026 fait de ce positionnement un titre de première page, en citant le président du Parlement affirmant son refus de tout ajournement des législatives. Le discours se construit donc autour d’une idée simple. Le temps électoral doit rester une règle, pas un instrument. Pourtant, derrière cette simplicité, les journaux montrent une complexité. Nahar du 23 février 2026 souligne que la question du vote des expatriés et des préparatifs logistiques pèse sur le débat, et mentionne que le ministère des Affaires étrangères aurait lancé des préparatifs dans les ambassades et consulats. Cette dimension technique sert, elle aussi, de matériau politique, car elle permet de dire que l’État peut organiser, donc qu’il n’a pas besoin de délai. En parallèle, le même quotidien rapporte une analyse sur la position française, présentée comme plus souple sur le style mais pas sur le principe, en indiquant qu’il n’y a pas de “demande” française de report, mais aussi moins de pression qu’auparavant pour imposer la tenue du scrutin. Dans ce contexte, le discours de Berri n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une bataille de signaux, où chaque mot peut servir à attribuer une intention à des partenaires étrangers, et à qualifier les acteurs internes soit de défenseurs des échéances, soit de promoteurs d’un glissement institutionnel.
Le registre de Berri s’appuie aussi sur une mémoire politique que la presse remet au premier plan. Nahar du 23 février 2026 rappelle l’histoire des prolongations parlementaires dans le passé, et souligne, à travers des données attribuées à une source d’information, la longévité de plusieurs députés et la place singulière de Berri dans cette continuité. Ce rappel contextualise son discours. Il suggère que le refus d’un report n’est pas seulement une posture de circonstance. Il répond à une accusation potentielle, celle d’une classe politique tentée par la prolongation. Cette mise en perspective est utile, car elle montre pourquoi la parole est si ferme. Dans la même veine, Al Akhbar du 23 février 2026 traite le sujet comme une question de “prix” et de contreparties, en évoquant le thème de la prolongation et ce qu’elle pourrait coûter politiquement, ce qui renforce l’idée que l’échéance électorale est aussi un outil de négociation interne. Le discours de Berri prend alors un relief particulier. Il cherche à couper l’espace de transaction. Il vise à rendre le report illégitime par avance, en l’associant à une demande extérieure. Il vise aussi à éviter que le débat soit réduit à une logistique. En liant l’échéance à une question de souveraineté, il place ses adversaires dans une position défensive, car ils doivent répondre non seulement sur le fond, mais aussi sur l’image. Dans un climat où la crédibilité des institutions est fragile, cette stratégie est efficace. Elle contraint les autres acteurs à se définir. Elle impose une question binaire. Êtes-vous avec la tenue du scrutin ou avec le report. Or les journaux indiquent que les positions internationales sont nuancées, que les priorités ont bougé, et que certains acteurs étrangers observent davantage qu’ils ne pressent. C’est cette nuance qui complique la lecture locale. Elle permet des interprétations divergentes. Elle autorise des récits concurrents. Le discours de Berri, tel qu’il est rapporté, cherche justement à réduire cette zone grise, en proposant une lecture tranchée et mobilisatrice.
Nawaf Salam et le discours de la rigueur fiscale présentée comme contrat social
Le discours de Nawaf Salam apparaît surtout à travers sa tentative de justifier des décisions impopulaires tout en revendiquant une méthode différente. Al Liwa’ du 23 février 2026 décrit une conférence de presse du Premier ministre présentée comme une rupture avec les codes du discours officiel, en passant d’un langage de promesses générales à une parole plus directe, centrée sur l’explication de la crise et la mise sur la table de “solutions difficiles”. Le journal explique que l’intervention ne ressemble pas seulement à une défense d’un budget ou à une justification de taxes, mais à une tentative de dessiner un contrat de type consensus, basé sur l’idée de “participation aux charges” selon une logique de justice fiscale. Cette mise en scène est importante, car elle montre la stratégie de l’exécutif. Le gouvernement ne veut pas seulement annoncer. Il veut faire accepter. Il cherche donc à cadrer l’effort comme une répartition. Dans le même temps, ce cadrage rencontre une contestation politique et sociale, que la presse met en avant. Al Liwa’ du 23 février 2026 rapporte, à travers une prise de parole de Tony Frangieh, une critique frontale des choix économiques, en estimant que les augmentations accordées aux militaires et aux fonctionnaires sont insuffisantes et injustes, et que les taxes sur l’essence et la taxe sur la valeur ajoutée sont le signe de l’échec d’une politique économique. Ce contraste entre la parole du gouvernement et la parole d’un député illustre la difficulté du moment. Nawaf Salam tente de rendre la rigueur acceptable. Ses adversaires ou ses critiques la décrivent comme une charge mal répartie. Le débat devient alors un affrontement de récits. D’un côté, il y a l’idée d’un État qui a besoin de recettes pour payer et fonctionner. De l’autre, il y a l’idée d’un État qui choisit la voie la plus simple, en taxant la consommation. La presse souligne que cette confrontation se déroule au milieu d’une atmosphère politique déjà tendue par le dossier électoral, ce qui rend chaque phrase plus lourde. Une décision fiscale peut être lue comme une décision technique. Elle peut aussi être lue comme un geste qui recompose la popularité. Dans un pays où l’économie pèse sur la vie quotidienne, un discours de rigueur ne peut pas rester abstrait. Il doit convaincre sur l’équité, sur la cible, et sur les garde-fous.
Le discours de Nawaf Salam, tel que présenté par Al Liwa’ du 23 février 2026, repose ainsi sur une posture de responsabilité et de transparence, mais cette posture doit faire face à deux soupçons. Le premier est celui de l’efficacité. Une parole franche ne suffit pas si les résultats ne suivent pas. Le second est celui de l’équité. L’idée de “participation aux charges” peut être acceptée si elle est perçue comme progressive, et si les citoyens voient un effort parallèle sur les grandes sources de pertes, comme l’évasion fiscale et les gaspillages. Or la presse montre que l’opposition interne peut facilement retourner le discours. Dire que les solutions sont “difficiles” peut être entendu comme une normalisation de la douleur sociale. C’est pourquoi les critiques insistent sur des choix alternatifs, et sur la possibilité d’obtenir des recettes autrement. Dans ce cadre, le discours de Tony Frangieh, rapporté par Al Liwa’ du 23 février 2026, est révélateur, car il ne critique pas seulement le montant des augmentations. Il critique la logique des taxes sur le carburant et sur la consommation, qui touchent largement et rapidement. Cette critique met le gouvernement dans une position délicate. S’il recule, il perd sa crédibilité budgétaire. S’il avance, il risque un coût social et politique. Le discours devient donc un instrument de stabilisation. Il sert à maintenir une cohérence, à calmer une colère, et à affirmer une méthode. Dans le même temps, cette méthode est soumise à une épreuve. La politique locale ne sépare pas les dossiers. Elle les mélange. Le discours économique du Premier ministre se lit avec, en arrière-plan, la bataille des élections, la relation difficile avec certains blocs, et les attentes de partenaires extérieurs. Nahar du 23 février 2026 indique aussi, dans un autre registre, que les relations politiques entre le gouvernement et le Hezbollah ne sont pas fluides et que la “chimie” n’existe pas, tout en rappelant que le bloc parlementaire du parti a soutenu le gouvernement à un moment clé pour sauver la loi de finances au Parlement. Cette combinaison souligne la fragilité des soutiens. Elle montre pourquoi le discours du Premier ministre doit parler à plusieurs audiences à la fois, sans perdre l’une en satisfaisant l’autre.
Discours sur la souveraineté et les armes: entre pression diplomatique et lignes rouges internes
Les discours des responsables politiques ne se limitent pas aux élections et aux taxes. Ils s’étendent à la souveraineté, à la sécurité et à la question des armes, thèmes qui structurent la scène libanaise et ses relations extérieures. Al Liwa’ du 23 février 2026 rapporte une déclaration de Tony Frangieh qui présente la situation électorale comme un “dossier interne”, en disant qu’il n’a pas d’information sur des messages venant de l’extérieur, et en appelant à compter d’abord sur les forces du pays plutôt que sur le dehors. Dans la même intervention, il propose une approche en deux trajectoires, en demandant d’un côté de traiter la question du monopole des armes, et de l’autre d’exercer une pression diplomatique sur Israël pour l’empêcher de poursuivre ce qu’il décrit comme une atteinte à la souveraineté libanaise. Ce type de discours est important, car il montre une tentative de sortir d’une opposition binaire. Il ne dit pas seulement “armes oui” ou “armes non”. Il propose un parallélisme. Il suggère que le débat sur les armes ne peut pas être isolé d’un cadre régional et d’un rapport de force avec Israël. Cette manière de poser le sujet rejoint une logique présente dans d’autres récits médiatiques, où la pression américaine et la dimension régionale sont constamment rappelées. Nahar du 23 février 2026 publie une analyse qui insiste sur une politique américaine centrée sur le Hezbollah et ses armes, en décrivant une administration Trump qui maintient la pression pour atteindre cet objectif et qui se contente d’un soutien militaire au Liban jugé limité en qualité. Dans cette lecture, le discours sur la souveraineté devient aussi un discours sur les conditions de l’aide, sur ce que Washington veut, et sur ce que Beyrouth peut faire sans provoquer un choc interne. Le débat sur les armes n’est donc pas seulement interne. Il est aussi un champ où se croisent les attentes des partenaires et les limites de la gouvernance.
Cette question de souveraineté apparaît aussi dans des discours locaux plus ancrés, liés à des incidents et à la frontière. Nahar du 23 février 2026 rapporte une prise de parole qualifiée de ferme après un incident de “tunnel” ou de “tente” selon les récits, où l’intervenant affirme que le territoire libanais n’est pas une zone ouverte, qu’il ne doit pas devenir un espace de violation, et qu’il n’y aura pas d’acceptation d’un projet d’occupation ou d’ambitions d’expansion, tout en appelant la communauté internationale à soutenir la souveraineté sur l’ensemble du territoire et à protéger les villages frontaliers. Même si la scène décrite est locale, le vocabulaire est politique. Il parle de dignité. Il parle d’identité. Il parle de refus. Cette grammaire rejoint celle utilisée dans le débat électoral, car elle repose sur une idée de limite non négociable. Dans les deux cas, le discours vise à créer une ligne rouge claire. En parallèle, les journaux montrent que ces discours s’écrivent sous la pression d’un environnement régional tendu, avec des risques de basculement et des signaux de guerre plus larges. Nahar du 23 février 2026 évoque des frappes israéliennes dans la Békaa dans un cadre interprété comme une opération préventive, en lien avec un scénario d’élargissement des opérations en cas de guerre entre l’Iran et les États-Unis. Ce type d’arrière-plan transforme le discours sur les armes et sur la souveraineté. Il le rend plus urgent. Il le rend aussi plus dangereux, car chaque mot peut être lu comme un signal. Ainsi, la section des citations politiques, telle qu’elle ressort des sources du 23 février 2026, révèle une constante. Les responsables libanais parlent à la fois à leurs électeurs, à leurs rivaux et à des puissances extérieures. Ils cherchent à tenir une ligne sur les élections. Ils cherchent à justifier des choix économiques. Ils cherchent à cadrer le dossier des armes sans provoquer une rupture. Ces discours se répondent. Ils se contredisent parfois. Pourtant, ils dessinent la même scène. Un pays où la parole politique sert à protéger des positions, à gérer des pressions, et à préparer des échéances dont l’issue reste incertaine.
Diplomatie: pressions croisées entre Washington, Téhéran et les capitales arabes
Genève en ligne de mire: négociation nucléaire et signaux stratégiques
La dimension diplomatique du 23 février 2026 est dominée par la perspective d’un nouveau cycle de négociations entre Washington et Téhéran, présenté comme un moment charnière pour l’équilibre régional. Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026 indique que les États-Unis attendent de l’Iran une réponse détaillée dans un délai de quarante-huit heures afin d’ouvrir des discussions structurées à Genève, décrites comme une étape vers un accord plus large sur le dossier nucléaire. Le même quotidien rapporte des propos du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui affirme que la voie diplomatique reste possible, tout en insistant sur le maintien des droits de l’Iran en matière d’enrichissement. Cette double tonalité, ouverture et fermeté, structure le climat diplomatique. D’un côté, il y a une volonté affichée de dialogue. De l’autre, il y a la réaffirmation de lignes rouges. Al-Binaa du 23 février 2026 évoque un troisième round à Genève, présenté comme une tentative de réduire les coûts d’un affrontement et d’augmenter les chances d’un compromis. Dans le même temps, Ad Diyar du 23 février 2026 décrit un contexte où la confrontation militaire reste une hypothèse, en parlant d’un moment situé entre la guerre et la diplomatie, et en soulignant que le président Donald Trump est resté à Washington dans une séquence interprétée comme décisive. La diplomatie apparaît donc sous tension. Les journaux montrent une négociation qui avance sous la menace d’une rupture. Ils montrent aussi que le calendrier est serré. Cette pression temporelle peut servir à accélérer un compromis. Elle peut aussi accroître le risque d’erreur. Pour le Liban, cet environnement n’est pas abstrait. Il conditionne la marge de manœuvre de plusieurs acteurs. Il influence aussi les priorités des partenaires internationaux. Ainsi, la diplomatie régionale devient un facteur direct de la scène interne libanaise, car toute détente ou toute escalade peut reconfigurer les attentes envers Beyrouth.
Dans ce cadre, la presse souligne que les discussions nucléaires dépassent le seul champ technique. Elles s’inscrivent dans une compétition plus large entre Washington et Téhéran. Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026 mentionne la possibilité d’un accord transitoire avant un règlement global, ce qui suggère une approche graduelle destinée à réduire les tensions immédiates. Cependant, cette approche reste fragile. Les journaux rappellent que les précédents cycles ont été interrompus par des événements sécuritaires ou des divergences sur les garanties. Ad Diyar du 23 février 2026 insiste sur l’idée que l’option militaire n’est pas écartée, ce qui maintient une pression sur les négociateurs. Cette coexistence de la diplomatie et de la menace façonne la lecture des capitales régionales. Elle oblige les pays concernés à se positionner. Elle influence aussi les discours internes au Liban sur la souveraineté et sur les armes. La diplomatie internationale ne reste pas dans les chancelleries. Elle descend dans le débat politique local. Elle est citée, interprétée, parfois instrumentalisée. En conséquence, la perspective de Genève n’est pas seulement un rendez-vous technique. Elle devient un baromètre stratégique, observé de près par les responsables libanais et par les forces politiques qui cherchent à anticiper les conséquences d’un éventuel accord ou d’un échec.
Relations avec les capitales arabes et organisations régionales: condamnations et alignements
La diplomatie du 23 février 2026 ne se limite pas au face-à-face entre Washington et Téhéran. Elle inclut aussi des prises de position collectives du monde arabe et islamique, qui éclairent les sensibilités régionales. Al-Binaa du 23 février 2026 rapporte un communiqué commun de quatorze pays arabes et islamiques, en coordination avec la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe et l’Organisation de la coopération islamique, condamnant des propos attribués à l’ambassadeur des États-Unis auprès d’Israël, Mike Huckabee, considérés comme une acceptation du contrôle israélien sur des terres appartenant à des pays arabes, dont la Cisjordanie. Cette condamnation collective montre que le dossier palestinien reste un point de convergence diplomatique. Elle montre aussi que les déclarations américaines peuvent provoquer des réactions coordonnées. Pour le Liban, cette dynamique a une portée particulière. Elle renforce le poids du discours sur la souveraineté. Elle nourrit aussi les débats internes sur la position à adopter face aux pressions extérieures. En parallèle, les journaux évoquent des réunions consacrées au soutien de l’armée libanaise. Al Akhbar du 23 février 2026 indique qu’une réunion préparatoire au Caire, destinée à discuter de ce soutien, aurait vu la participation de délégations de rang inférieur pour certains pays majeurs, ce qui est interprété comme un signe de prudence ou de distance. Ce détail diplomatique a un effet politique. Il alimente le sentiment que le Liban ne figure pas toujours en tête des priorités régionales et internationales. Il nourrit aussi un débat sur la conditionnalité de l’aide et sur les attentes associées à cette aide. La diplomatie devient alors un espace de lecture symbolique. Le niveau de représentation, la formulation d’un communiqué, la présence ou l’absence d’un ministre prennent une valeur politique.
Dans ce contexte, la diplomatie libanaise doit naviguer entre plusieurs axes. Elle doit préserver des relations avec les pays occidentaux, notamment les États-Unis et la France, tout en tenant compte des sensibilités arabes et des équilibres régionaux. Nahar du 23 février 2026 rapporte, à travers une analyse, que la position française serait plus souple sur la forme mais pas sur le principe concernant les élections, ce qui suggère une approche moins frontale mais toujours attentive au respect des échéances institutionnelles. Cette nuance diplomatique est importante. Elle montre que les partenaires ne parlent pas d’une seule voix. Elle laisse aussi un espace d’interprétation aux acteurs libanais. De plus, les journaux signalent que la pression américaine reste concentrée sur le Hezbollah et sur la question des armes, ce qui inscrit la relation bilatérale dans une logique sécuritaire forte. Ainsi, la diplomatie du 23 février 2026 apparaît comme un réseau de pressions croisées. Chaque capitale envoie des signaux. Chaque organisation régionale adopte des positions. Le Liban se trouve à l’intersection de ces dynamiques. Sa marge dépend de sa capacité à lire correctement ces signaux, à éviter les malentendus, et à préserver un équilibre interne fragile. La scène diplomatique n’est donc pas un décor lointain. Elle est un facteur direct de la stabilité politique et institutionnelle, car elle influence les calendriers, les soutiens financiers, et la perception internationale de la trajectoire libanaise.
Politique internationale: tensions régionales, calculs stratégiques et repositionnements globaux
Washington, Téhéran et le spectre d’une confrontation élargie
La scène internationale du 23 février 2026 est dominée par l’affrontement diplomatique entre Washington et Téhéran, présenté comme un moment décisif pour l’équilibre régional et pour la stabilité de plusieurs théâtres indirectement liés. Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026 indique que les États-Unis ont fixé un délai de quarante-huit heures à l’Iran pour transmettre une proposition détaillée sur le dossier nucléaire, en vue d’une réunion à Genève destinée à ouvrir une phase de négociation structurée. Le journal rapporte également les déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui insiste sur la possibilité d’une issue diplomatique tout en réaffirmant que l’enrichissement reste un droit souverain de son pays. Cette double posture, ouverture au dialogue et fermeté sur les principes, façonne la lecture internationale. Elle montre que les deux parties cherchent à négocier sans apparaître faibles. En parallèle, Ad Diyar du 23 février 2026 décrit une atmosphère où la guerre reste une hypothèse crédible, en parlant d’un moment situé entre la diplomatie et l’escalade, et en soulignant que le président Donald Trump est resté à Washington dans une séquence interprétée comme stratégique. Cette insistance sur la présence du président à la Maison-Blanche renforce l’idée d’une gestion directe de la crise. Elle suggère que les décisions sont concentrées au sommet. De son côté, Al-Binaa du 23 février 2026 évoque un troisième round de discussions à Genève, présenté comme une tentative de parvenir à un accord en réduisant les risques d’affrontement ouvert. Dans cette configuration, la politique internationale est marquée par une tension constante. Les canaux diplomatiques sont ouverts. Pourtant, les déclarations publiques laissent entendre que la rupture reste possible. Cette ambiguïté stratégique permet aux deux camps de maintenir la pression tout en conservant une marge de manœuvre. Elle place aussi les acteurs régionaux dans une posture d’attente prudente. Un accord transitoire, évoqué comme option dans Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026, pourrait apaiser temporairement les tensions. À l’inverse, un échec pourrait entraîner des réactions en chaîne sur plusieurs fronts. Les journaux décrivent donc un système international où les négociations nucléaires ne sont pas isolées. Elles influencent les équilibres sécuritaires au Moyen-Orient. Elles influencent aussi les stratégies des alliés et des partenaires.
Dans ce contexte, la presse souligne que les frappes et les opérations militaires ponctuelles constituent un langage parallèle à la diplomatie. Nahar du 23 février 2026 évoque des frappes israéliennes dans la Békaa, décrites comme préventives et liées à un scénario d’élargissement possible en cas de guerre entre l’Iran et les États-Unis. Ce type d’information renforce l’idée que la confrontation ne se joue pas seulement dans les salles de négociation. Elle se manifeste aussi sur le terrain. La politique internationale est ainsi marquée par une dualité. D’un côté, des réunions à Genève et des échanges diplomatiques formels. De l’autre, des démonstrations de force destinées à peser sur le rapport de force. Cette dualité crée un climat d’incertitude. Les marchés, les gouvernements et les opinions publiques sont contraints de naviguer entre espoir d’accord et crainte d’escalade. En outre, les journaux montrent que les déclarations américaines sur d’autres dossiers, notamment liés à Israël et aux territoires palestiniens, suscitent des réactions collectives dans le monde arabe. Cette dynamique accentue la polarisation régionale. Elle montre que la politique internationale ne se limite pas à un seul axe. Elle englobe un ensemble de crises interconnectées. Dans cette perspective, le dossier nucléaire iranien devient un pivot. Sa résolution ou son aggravation peut modifier l’intensité de plusieurs conflits périphériques. La couverture du 23 février 2026 met donc en lumière une scène internationale instable, où chaque geste diplomatique est observé comme un signal stratégique.
Réactions arabes et recomposition des alignements régionaux
La politique internationale est également marquée par des prises de position collectives des pays arabes et islamiques face à certaines déclarations américaines. Al-Binaa du 23 février 2026 rapporte un communiqué commun de quatorze pays arabes et islamiques, en coordination avec la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe et l’Organisation de la coopération islamique, condamnant des propos attribués à l’ambassadeur des États-Unis auprès d’Israël, Mike Huckabee, considérés comme une acceptation du contrôle israélien sur des territoires arabes, notamment en Cisjordanie. Cette réaction collective montre que le dossier palestinien demeure un facteur structurant de la diplomatie régionale. Elle montre aussi que les alignements ne sont pas figés. Des pays qui entretiennent des relations diverses avec Washington peuvent néanmoins se coordonner sur certaines lignes rouges. Cette coordination envoie un message politique. Elle affirme que certaines questions, liées à la souveraineté territoriale et au droit international, restent non négociables dans le discours officiel arabe. Par ailleurs, les journaux soulignent que la dynamique régionale est influencée par les attentes vis-à-vis des États-Unis, notamment sous la présidence de Donald Trump depuis 2025. Les positions américaines sur l’Iran, sur Israël et sur les équilibres de sécurité régionale sont scrutées avec attention. Elles peuvent provoquer des ajustements diplomatiques. Elles peuvent aussi renforcer des coalitions existantes. Dans ce contexte, la politique internationale se présente comme un jeu d’équilibre. Les capitales cherchent à défendre leurs intérêts nationaux tout en évitant une rupture totale avec Washington ou avec Téhéran.
La couverture du 23 février 2026 montre également que les réunions régionales consacrées à la sécurité et au soutien militaire prennent une dimension politique. Al Akhbar du 23 février 2026 indique qu’une réunion préparatoire au Caire, destinée à discuter du soutien à l’armée libanaise, aurait vu la participation de délégations de rang inférieur pour certains pays majeurs, ce qui est interprété comme un signal diplomatique prudent. Cette information illustre la manière dont le niveau de représentation devient un indicateur de priorité. Elle suggère que les pays calibrent leur engagement en fonction de leurs propres calculs stratégiques. La politique internationale n’est donc pas seulement une affaire de déclarations publiques. Elle s’exprime aussi à travers des détails protocolaires. Elle se lit dans la composition des délégations. Elle se lit dans le choix des mots. Elle se lit dans les silences. Enfin, la presse met en avant l’idée que la région traverse une phase de recomposition. Les négociations nucléaires, les tensions israélo-palestiniennes, les déclarations américaines controversées et les réactions arabes collectives forment un ensemble cohérent. Ce système international est marqué par la prudence, par la méfiance et par des calculs à court terme. Chaque acteur cherche à préserver ses marges. Chaque acteur évite de s’engager irréversiblement. Dans cette configuration, la politique internationale apparaît comme un champ mouvant, où les alliances peuvent se renforcer ou s’affaiblir selon l’évolution des crises. La journée du 23 février 2026 reflète cette instabilité. Elle montre une diplomatie active, mais fragile. Elle montre aussi que les décisions prises dans les grandes capitales peuvent avoir des répercussions immédiates sur des pays plus exposés, pris dans les lignes de fracture régionales.
Économie: hausse des taxes, arbitrages budgétaires et contestation sociale
Taxes indirectes et pouvoir d’achat: un choix budgétaire sous tension
La dimension économique du 23 février 2026 est dominée par la controverse autour de la hausse des taxes indirectes et de son impact immédiat sur les ménages. Al Sharq du 23 février 2026 décrit l’effet mécanique d’une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, en soulignant que cette hausse ne se limite pas à un secteur précis mais se répercute sur un large éventail de biens et de services, ce qui accroît la pression sur des familles dont l’essentiel du revenu est absorbé par les dépenses de base. Le journal insiste aussi sur le rôle du carburant dans la formation des prix, en expliquant que l’augmentation du coût de l’essence entraîne une hausse en cascade des tarifs de transport et, par conséquent, des prix des marchandises. Cette lecture met en avant une réalité simple. Une taxe indirecte touche tout le monde. Elle ne distingue pas entre les niveaux de revenu. Elle produit un effet rapide. En parallèle, Al Sharq du 23 février 2026 rapporte qu’une décision du Conseil des ministres a entraîné une hausse de 300 000 livres sur la safihah de carburant et une augmentation de 1 pour cent de la taxe sur la valeur ajoutée, présentées comme nécessaires pour financer des augmentations salariales en faveur des fonctionnaires et des militaires. Ce lien entre recettes supplémentaires et revalorisation salariale constitue l’argument central du gouvernement. Il s’agit de dire que l’effort demandé aux consommateurs sert à couvrir des besoins internes urgents. Pourtant, la presse souligne que cette logique rencontre une résistance sociale et politique. Les critiques portent sur la structure même des recettes. Elles posent la question de la progressivité. Elles interrogent la capacité de l’État à mobiliser d’autres sources de financement. Ainsi, le débat économique devient aussi un débat de justice fiscale. Il ne s’agit plus seulement de combler un déficit. Il s’agit de décider qui paie. Cette question prend un relief particulier dans un pays marqué par plusieurs années de crise financière. Les ménages ont déjà absorbé des pertes importantes. Toute nouvelle charge est donc perçue comme un test de crédibilité pour l’exécutif.
La presse met également en avant des alternatives avancées par certains acteurs ou commentateurs. Al Sharq du 23 février 2026 évoque la nécessité de lutter contre le gaspillage, de réduire l’évasion fiscale, de rationaliser l’administration et de demander des comptes pour les affaires de corruption et de détournement des dépôts. Cette approche suggère que l’effort budgétaire pourrait être réparti différemment. Elle implique une réforme structurelle plus profonde, susceptible de toucher des intérêts établis. Toutefois, une telle réforme demande du temps et une volonté politique constante. En attendant, le gouvernement fait face à des besoins immédiats de financement. La tension naît de ce décalage entre urgence et transformation. Les journaux décrivent un climat où la décision budgétaire n’est pas seulement technique. Elle devient un symbole. Elle renvoie à la capacité de l’État à protéger les plus vulnérables tout en maintenant ses engagements envers ses employés. Elle influence aussi la confiance des partenaires internationaux, qui observent la trajectoire des finances publiques. Dans ce contexte, l’économie apparaît comme un terrain sensible. Chaque ajustement fiscal peut déclencher un débat plus large sur la gouvernance, sur la responsabilité et sur l’équité. Les décisions annoncées le 23 février 2026 sont donc interprétées à la fois comme un impératif budgétaire et comme un signal politique.
Discours gouvernemental et critiques parlementaires: l’équilibre fragile des réformes
La dimension économique se reflète également dans le discours officiel et dans les réactions politiques qu’il suscite. Al Liwa’ du 23 février 2026 décrit une conférence de presse du Premier ministre Nawaf Salam, présentée comme une tentative de rompre avec un style de communication traditionnel et de parler ouvertement des contraintes budgétaires et des solutions difficiles. Le journal explique que le chef du gouvernement cherche à instaurer une logique de participation aux charges, en suggérant que la sortie de crise nécessite un effort partagé. Cette rhétorique vise à construire une légitimité autour de la rigueur. Elle tente de convaincre que les mesures fiscales ne sont pas arbitraires, mais qu’elles s’inscrivent dans un cadre cohérent. Cependant, cette approche se heurte à des critiques parlementaires. Al Liwa’ du 23 février 2026 rapporte une prise de position de Tony Frangieh, qui estime que les augmentations accordées aux militaires et aux fonctionnaires sont insuffisantes et que les taxes sur l’essence et la taxe sur la valeur ajoutée traduisent un échec de la politique économique. Ce contraste illustre la difficulté de maintenir un consensus autour des réformes. Les partisans du gouvernement soulignent l’urgence et la nécessité. Les opposants mettent en avant le poids sur les ménages et l’absence de réforme structurelle visible. Cette confrontation révèle un dilemme central. Faut-il privilégier des mesures rapides et génératrices de recettes immédiates, au risque d’alourdir la charge sur les consommateurs. Ou faut-il engager des réformes plus profondes, plus longues à produire des effets, mais potentiellement plus équitables.
Dans ce contexte, l’économie ne peut pas être dissociée de la politique. Les décisions fiscales influencent le climat social. Elles influencent aussi la préparation des échéances électorales. Un gouvernement confronté à des critiques sur la justice fiscale doit gérer à la fois les impératifs financiers et la stabilité politique. La presse du 23 février 2026 montre que la perception publique est un facteur déterminant. Si les mesures sont vues comme inévitables et équitables, elles peuvent être acceptées malgré leur coût. Si elles sont perçues comme déséquilibrées, elles peuvent alimenter un mécontentement durable. Ainsi, la section économique de cette journée met en évidence un moment charnière. Les choix budgétaires sont présentés comme nécessaires pour maintenir le fonctionnement de l’État et financer des engagements salariaux. En même temps, ils sont scrutés sous l’angle de la justice et de l’efficacité. Cette double lecture place l’économie au cœur de la scène nationale. Elle en fait un terrain où se joue la crédibilité des institutions et la capacité du pays à stabiliser ses finances sans compromettre sa cohésion sociale.
Société: entre solidarité symbolique et inquiétudes quotidiennes
Ramadan, cohésion sociale et mise en scène de l’unité
La dimension sociétale du 23 février 2026 apparaît d’abord à travers des initiatives collectives qui cherchent à produire une image de cohésion dans un contexte marqué par les tensions politiques et économiques. Al Quds du 23 février 2026 met en avant l’organisation à Beyrouth d’une grande table d’iftar présentée comme la plus longue, visant une inscription au Guinness, avec plus de 5700 jeûneurs rassemblés dans un même espace. Le journal précise que parmi les participants figuraient des réfugiés palestiniens et des blessés venus de Gaza, ce qui donne à l’événement une portée régionale et humanitaire. Cette initiative, parrainée par le Premier ministre Nawaf Salam, est décrite comme un geste de solidarité en période de Ramadan, mais elle prend aussi une dimension symbolique plus large. Elle montre un pouvoir exécutif présent dans l’espace public. Elle met en scène une forme d’unité visible. Elle associe l’image du gouvernement à un moment de partage. Dans un climat où la hausse des taxes et les débats électoraux dominent la scène, ce type d’événement sert à rappeler une autre facette de la vie collective. Il met en avant la capacité d’organisation et la volonté de rassembler. Toutefois, la présence de blessés de Gaza rappelle que la société libanaise reste directement exposée aux retombées des crises régionales. L’événement devient ainsi un point de rencontre entre le social et le géopolitique. Il témoigne d’une solidarité concrète, mais il souligne aussi la fragilité d’un environnement où les frontières entre crise interne et crise externe sont poreuses.
Cette scène de solidarité ne peut être isolée du contexte économique décrit par d’autres journaux le même jour. Al Sharq du 23 février 2026 insiste sur l’impact de la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée et du carburant sur les ménages, en décrivant un climat d’inquiétude face à la progression des prix. Le même quotidien souligne que le coût du transport influence directement les prix des biens de consommation, ce qui alimente un sentiment de pression permanente sur le pouvoir d’achat. Cette réalité économique façonne la perception des initiatives sociales. D’un côté, les événements collectifs peuvent renforcer la cohésion et offrir des moments de répit. De l’autre, ils se déroulent dans une société marquée par la difficulté quotidienne. La juxtaposition de ces deux dimensions est significative. Elle montre que la société libanaise oscille entre mobilisation solidaire et préoccupation matérielle. Les gestes symboliques sont valorisés, mais ils ne suffisent pas à dissiper les inquiétudes liées au coût de la vie. Ainsi, la section sociétale du 23 février 2026 reflète une tension constante. Elle met en lumière des initiatives positives, tout en rappelant les contraintes structurelles qui pèsent sur la population.
Mémoire, identité et climat régional: une société attentive aux signaux extérieurs
La société libanaise apparaît également attentive aux développements régionaux, qui influencent son climat interne et sa perception de l’avenir. Les journaux du 23 février 2026 décrivent un environnement international marqué par les négociations entre Washington et Téhéran, ainsi que par des déclarations américaines controversées concernant des territoires arabes. Al-Binaa du 23 février 2026 rapporte un communiqué commun de quatorze pays arabes et islamiques condamnant des propos attribués à l’ambassadeur des États-Unis auprès d’Israël, Mike Huckabee, considérés comme une acceptation du contrôle israélien sur des territoires arabes, notamment en Cisjordanie. Même si cette réaction relève de la diplomatie, elle a un écho sociétal. Elle alimente les discussions publiques sur la souveraineté, sur la solidarité arabe et sur la place du Liban dans un environnement régional instable. De plus, Nahar du 23 février 2026 évoque des frappes israéliennes dans la Békaa dans un contexte interprété comme préventif, en lien avec un scénario d’escalade plus large. Ce type d’information nourrit un sentiment d’incertitude au sein de la population. Il rappelle que la sécurité reste un facteur central de la vie quotidienne. La société ne vit pas isolée des tensions régionales. Elle les ressent à travers les informations, à travers les mouvements de population et à travers les débats politiques.
En parallèle, la presse montre que la société est aussi un espace de débat sur la gouvernance et sur la justice fiscale. Les critiques relatives aux hausses de taxes, rapportées par Al Sharq du 23 février 2026, s’inscrivent dans une discussion plus large sur la responsabilité des institutions et sur la répartition des charges. Cette dimension sociale se manifeste par des interrogations sur l’équité, sur la transparence et sur la capacité de l’État à protéger les plus vulnérables. La société devient ainsi un acteur indirect de la scène politique. Les réactions populaires influencent les discours des responsables. Les inquiétudes exprimées dans la presse se traduisent en pression sur les décideurs. La section sociétale du 23 février 2026 révèle donc une réalité complexe. Elle montre une population engagée dans des gestes de solidarité, mais aussi attentive aux signaux extérieurs et préoccupée par les défis économiques. Elle met en évidence une société qui cherche à préserver son tissu collectif tout en faisant face à des contraintes multiples. Dans ce contexte, la cohésion sociale apparaît comme un enjeu central. Elle dépend autant de la stabilité régionale que de la gestion interne des réformes et des ressources.
Culture: mémoire littéraire, scènes artistiques et agenda des événements
Talal Haidar, mémoire poétique et résonance nationale
La couverture culturelle du 23 février 2026 accorde une place importante à la figure du poète Talal Haidar, dont le parcours et l’héritage sont mis en avant comme un élément central de la mémoire artistique libanaise. Nahar du 23 février 2026 publie un entretien qui revient sur son itinéraire, sur son rapport à la poésie et sur l’inscription de son œuvre dans l’histoire culturelle du pays. Le journal souligne que ses textes ont traversé les décennies et qu’ils ont été portés par des voix majeures de la chanson, ce qui a contribué à inscrire ses mots dans l’imaginaire collectif. Cette mise en perspective ne relève pas seulement de l’hommage. Elle rappelle le rôle de la poésie dans la formation d’une conscience nationale et dans l’expression des blessures et des espoirs. L’entretien met en lumière la simplicité du langage et la profondeur des thèmes abordés, notamment l’attachement à la terre, la mémoire des villages et la résilience face aux crises. En donnant la parole à cette figure, Nahar du 23 février 2026 inscrit la culture dans la continuité, en montrant que les œuvres produites dans un autre contexte historique gardent une capacité de résonance dans le présent. Cette approche culturelle est significative. Elle contraste avec la tension politique et économique décrite ailleurs. Elle offre un espace de réflexion plus large, où l’identité et la création occupent le premier plan.
La mise en avant de Talal Haidar s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de valorisation des artistes libanais. La presse montre que la culture demeure un espace où le pays continue de produire et de transmettre malgré les crises. L’entretien publié par Nahar du 23 février 2026 souligne l’importance de la langue et de la transmission intergénérationnelle, en rappelant que la poésie peut servir de pont entre des périodes marquées par des contextes politiques différents. Cette continuité est d’autant plus importante que la société traverse des défis économiques. La culture apparaît comme un espace de respiration. Elle devient un lieu où la mémoire collective peut se reconstruire. Elle joue aussi un rôle de lien entre les générations, car les œuvres anciennes sont redécouvertes par de nouveaux publics. Ainsi, la section culturelle du 23 février 2026 montre que la création artistique ne se limite pas à l’actualité immédiate. Elle s’inscrit dans une histoire longue. Elle rappelle que le Liban conserve une richesse littéraire et musicale qui dépasse les cycles politiques.
Festivals, expositions et agenda culturel
Au-delà des figures littéraires, la couverture du 23 février 2026 met également en avant des événements culturels en cours ou à venir. Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026 consacre un article au Festival international du film de Berlin, en évoquant la participation arabe et les débats autour des œuvres présentées. Même si cet événement se déroule à l’étranger, il reflète l’inscription de la culture arabe dans les grandes scènes internationales. Il montre que les artistes et réalisateurs de la région continuent d’exister sur les plateformes mondiales. Cette présence contribue à maintenir un lien entre la production locale et les circuits internationaux. Elle renforce aussi l’idée que la culture constitue un vecteur d’influence et de dialogue.
En parallèle, Al Akhbar du 23 février 2026 publie un agenda culturel détaillant des expositions, des concerts et des rencontres artistiques organisés au Liban, avec des dates et des lieux précis. Cette rubrique montre que, malgré les contraintes économiques, la scène artistique locale reste active. Les galeries accueillent des expositions. Les salles de concert programment des spectacles. Les centres culturels organisent des débats. Cette vitalité témoigne d’une volonté de maintenir une vie culturelle dynamique. Elle montre aussi que la culture constitue un secteur économique à part entière, avec des artistes, des techniciens et des organisateurs qui poursuivent leur activité. L’agenda mis en avant par Al Akhbar du 23 février 2026 illustre la diversité des disciplines, allant des arts visuels à la musique en passant par le théâtre et la littérature. Cette diversité reflète la pluralité du paysage culturel libanais. Elle indique que la création continue d’évoluer et de s’adapter aux réalités contemporaines. Ainsi, la section culturelle du 23 février 2026 dessine un panorama où la mémoire littéraire, la présence internationale et l’activité locale se conjuguent pour maintenir un espace d’expression et de dialogue, même dans un environnement marqué par l’incertitude politique et économique.
Technologie: intelligence artificielle, usages quotidiens et enjeux de sécurité
Intelligence artificielle générative: diffusion rapide et interrogations stratégiques
La couverture technologique du 23 février 2026 met l’accent sur l’essor continu de l’intelligence artificielle générative et sur les débats qu’elle suscite à l’échelle internationale. Nahar du 23 février 2026 aborde la question des modèles de langage et des risques associés à leur utilisation, en soulignant que ces systèmes peuvent être exploités pour produire des contenus trompeurs, pour automatiser des campagnes de désinformation ou pour contourner certaines barrières de sécurité numérique. Le journal insiste sur le fait que la rapidité de développement de ces outils dépasse parfois la capacité des régulateurs à encadrer leur usage. Cette observation place la technologie au cœur d’un débat plus large sur la gouvernance numérique. Elle montre que l’innovation n’est pas seulement un moteur économique. Elle est aussi un défi institutionnel. Les modèles d’intelligence artificielle sont décrits comme puissants, accessibles et de plus en plus intégrés dans la vie professionnelle. Cette accessibilité pose des questions sur la fiabilité des contenus et sur la responsabilité des plateformes. En parallèle, Al Sharq Al Awsat du 23 février 2026 évoque les performances croissantes des systèmes d’intelligence artificielle et leur capacité à analyser de grandes quantités de données, notamment dans le domaine de la prévision et de la planification. Cette mise en avant des performances souligne l’attrait stratégique de ces technologies pour les États et pour les entreprises. Elle met en lumière une compétition mondiale autour de l’innovation numérique. Les journaux décrivent un environnement où l’intelligence artificielle devient un facteur de puissance. Elle influence les politiques publiques. Elle transforme les méthodes de travail. Elle modifie aussi la perception de la créativité et de la production intellectuelle. Dans ce contexte, la technologie apparaît comme un champ où se croisent opportunités économiques et risques sociétaux.
Les analyses publiées le 23 février 2026 montrent également que l’intelligence artificielle est de plus en plus intégrée dans des usages quotidiens. Al 3arabi Al Jadid du 23 février 2026 évoque l’utilisation d’outils numériques et d’algorithmes pour organiser la vie quotidienne, y compris dans le cadre du mois de Ramadan, avec des applications destinées à gérer les horaires, les recettes ou les activités sociales. Cette dimension pratique met en évidence la banalisation progressive de l’intelligence artificielle. Elle n’est plus réservée aux laboratoires ou aux grandes entreprises technologiques. Elle entre dans les foyers. Elle accompagne les habitudes culturelles et religieuses. Toutefois, cette diffusion rapide pose aussi la question de la dépendance technologique. Plus les individus s’appuient sur des systèmes automatisés, plus ils sont exposés à des défaillances potentielles ou à des manipulations. Nahar du 23 février 2026 insiste sur les risques liés aux failles de sécurité et aux fuites de données, en rappelant que les systèmes numériques peuvent être la cible d’attaques sophistiquées. Cette mise en garde renforce l’idée que l’innovation doit s’accompagner d’un encadrement rigoureux. Elle souligne la nécessité de former les utilisateurs et de renforcer les infrastructures de cybersécurité. Ainsi, la technologie est présentée à la fois comme un vecteur de modernisation et comme un domaine qui exige une vigilance accrue.
Compétition internationale et enjeux de régulation
La section technologique du 23 février 2026 met également en lumière la dimension géopolitique de l’innovation numérique. Les journaux montrent que les grandes puissances investissent massivement dans l’intelligence artificielle, non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour des raisons stratégiques. Al Sharq Al Awsat du 23 février 2026 souligne que les systèmes d’intelligence artificielle deviennent des outils de prévision et d’optimisation capables d’influencer les décisions politiques et économiques. Cette capacité d’analyse et de traitement des données renforce l’avantage compétitif des pays qui maîtrisent ces technologies. Elle accentue aussi les écarts entre les États dotés de capacités numériques avancées et ceux qui dépendent d’importations technologiques. Dans ce contexte, la régulation devient un enjeu central. Les gouvernements doivent arbitrer entre la promotion de l’innovation et la protection des citoyens. Ils doivent définir des cadres juridiques adaptés à des outils en évolution rapide. La presse du 23 février 2026 montre que cette tension est déjà perceptible dans les débats sur la responsabilité des plateformes et sur la protection des données personnelles.
En parallèle, la dimension éthique occupe une place croissante dans les discussions. Les systèmes d’intelligence artificielle peuvent reproduire des biais présents dans les données d’entraînement. Ils peuvent aussi générer des contenus difficiles à distinguer de ceux produits par des humains. Nahar du 23 février 2026 met en avant ces préoccupations, en soulignant la nécessité d’un encadrement transparent et d’une réflexion collective sur les limites à fixer. Cette réflexion dépasse le cadre technique. Elle concerne la confiance dans l’information, la protection de la vie privée et la préservation des droits fondamentaux. Ainsi, la technologie apparaît comme un champ transversal. Elle touche l’économie, la sécurité, la culture et la politique. La couverture du 23 février 2026 montre que l’intelligence artificielle n’est plus un sujet marginal. Elle est devenue un enjeu central des sociétés contemporaines. Elle façonne les relations internationales. Elle transforme les pratiques quotidiennes. Elle oblige les États à repenser leurs cadres réglementaires. Dans ce contexte, la technologie est à la fois une promesse et une responsabilité, un moteur d’innovation et un défi pour la gouvernance globale.


