La violence domestique au Liban : une crise silencieuse aggravée par la situation économique
La violence domestique au Liban s’aggrave, alimentée par la crise économique. Les signalements ont augmenté de 30 % en 2023, tandis que les féminicides sont en hausse. Malgré une loi adoptée en 2014, les obstacles juridiques, la stigmatisation et le manque de refuges freinent la protection des victimes. Les ONG locales font un travail crucial, mais leurs ressources sont limitées. Une réponse étatique plus ferme et des solutions économiques sont essentielles pour enrayer ce fléau.
Hausse du salaire minimum au Liban : un remède au pouvoir d’achat ou une bombe inflationniste ?
#FOCUSECO: Un projet de loi au Liban propose un salaire minimum à 550 dollars pour relancer le pouvoir d’achat face à l’inflation. Mais cette mesure risque d’alimenter une spirale inflationniste et de détruire des emplois dans un secteur privé exsangue, incapable de suivre. Loin de doper la consommation durablement, elle pourrait creuser les inégalités et aggraver la crise, faute d’un plan économique solide dans un pays en ruines.
La GAFI et la liste grise : menace sur l’économie libanaise
#FOCUS: Le Liban, sur la liste grise du GAFI, voit son économie s’effondrer, selon Al Sharq Al Awsat (3 mars 2025). L’opacité bancaire bloque importations et exportations, l’inflation grimpe à 60 %, et des sanctions menacent, avec un risque de liste noire d’ici 2026. Le gouvernement Salam tente des réformes, mais divisions et révoltes populaires entravent tout progrès. Sans sortie rapide, le pays s’enfonce vers un isolement total, amplifiant une crise déjà insoutenable.
FocusLiban: la fuite des cerveaux qui menace l’avenir du Pays des Cèdres
Le Liban subit une fuite massive de ses talents, alors que les jeunes diplômés quittent le pays faute d’opportunités. Les salaires en chute libre, l’instabilité économique et l’effondrement du marché du travail poussent des milliers de travailleurs qualifiés à s’expatrier chaque année. Si aucune réforme n’est engagée pour améliorer les conditions de travail et offrir des perspectives, le pays risque de se vider de ses compétences, rendant toute reprise économique impossible.
Les entreprises libanaises qui misent sur l’exportation pour survivre à la crise
Face à la crise économique et à l’effondrement du marché intérieur, les entreprises libanaises misent sur l’exportation pour survivre. L’agroalimentaire, avec l’huile d’olive et le vin, connaît une demande croissante en Europe et dans le Golfe. Les fintechs et les services numériques s’internationalisent, tandis que les entreprises industrielles cherchent des débouchés étrangers. Malgré les restrictions bancaires et logistiques, ces exportations offrent un espoir de relance économique pour le Liban.
Perspective: Comment Les banques libanaises ont-elles coulé l’État ?
#ECO: Les banques alpha libanaises, insolvables dès novembre 2019, ont précédé le défaut de l’État de mars 2020. Leur schéma de Ponzi, avec 148,77 milliards USD de dépôts fictifs, a précipité la crise. Incapables de diversifier leurs actifs, elles ont misé sur la dette souveraine et la BDL, s’effondrant avant l’État. Leur responsabilité, qu’elles esquivent, doit guider la restructuration bancaire pour éviter un nouveau désastre.
FocusLiban: 2025, l’économie libanaise au bord du gouffre ou du renouveau ?
L’économie libanaise en 2025 chancelle sous les crises depuis 2019, avec un PIB à 18 milliards et un secteur bancaire paralysé par 75 milliards de pertes. Les flux de la diaspora baissent, et les réformes, notamment bancaires, piétinent sous Nawaf Salam et Yassine Jaber, ex-membre du comité minimisant les pertes en 2020. Une aide internationale de 15-20 milliards est espérée, mais sans transparence, le redressement reste un mirage.
Sud-Liban dévasté : 20 milliards pour reconstruire un pays à bout de souffle
ECO: Les frappes israéliennes ont ravagé l’infrastructure libanaise, coûtant 15 à 20 milliards de dollars, selon Amin Salam. Le Sud-Liban, avec 5 868 bâtiments détruits, subit des pertes massives en tourisme et agriculture. Le gouvernement de Nawaf Salam appelle à l’aide internationale, mais les donateurs exigent transparence et réformes. Dans un pays en crise depuis 2019, cette destruction aggrave une économie déjà fragile, menaçant des millions de déplacés d’un avenir incertain.
Un Liban en crise face aux expériences internationales : quelles leçons tirer ?
Le Liban traverse une crise économique comparable à celles qu’ont connues la Grèce, l’Argentine et l’Égypte. Ces pays ont mis en place des réformes variées, allant de l’austérité drastique à la restructuration de la dette et à la libéralisation économique. Leur expérience met en lumière les opportunités et les risques des ajustements imposés en période de crise. Pour sortir de l’impasse, le Liban doit choisir une stratégie viable et éviter les erreurs du passé.
Les classements économiques : où se situe le Liban ?
Le Liban chute à la 138e place sur 144 dans l’indice mondial de compétitivité et se classe dernier parmi les 22 pays arabes en termes de climat des affaires. Son taux d’inflation dépasse 192 %, tandis que la livre libanaise s’échange autour de 89 700 LBP pour un dollar. La balance commerciale affiche un déficit de 12,4 milliards de dollars, aggravant une économie en crise où les investissements étrangers ont chuté à seulement 220 millions de dollars en 2024.
Santé en péril : les hôpitaux libanais au bord du gouffre
Le Liban traverse une crise sanitaire majeure, avec des hôpitaux sous-financés, une pénurie alarmante de médicaments et un exode massif des médecins. En raison de l’effondrement économique, les coûts de soins ont explosé, rendant la santé inaccessible pour de nombreux citoyens. L’aide humanitaire compense en partie, mais des réformes structurelles sont nécessaires pour éviter l’effondrement du système médical.
Autorités de contrôle ou écran de fumée ? L’inaction coupable face au pillage du...
Le Liban fait face à une crise financière aggravée par le blanchiment d’argent et les détournements de fonds. Les institutions de contrôle, censées réguler le secteur bancaire, se révèlent inefficaces face aux pratiques frauduleuses des banques et des élites politiques. Plus de 70 milliards de dollars auraient été détournés, exacerbant la crise de liquidité et la perte de confiance des Libanais dans leurs institutions. Sans réforme structurelle, ces pratiques risquent de perdurer.
FocusLiban: Pourquoi l’État libanais est-il incapable de répondre à l’urgence sociale ?
Le Liban traverse une crise sociale sans précédent, mais l’État reste incapable d’y répondre efficacement. La corruption endémique, l’absence de politiques publiques et le manque de financements empêchent toute amélioration des conditions de vie des plus vulnérables. Plus de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, tandis que les services de santé et d’éducation s’effondrent. Sans réformes majeures et volonté politique, la situation risque de s’aggraver encore davantage.
Banques et politiciens complices : la grande évasion des milliards libanais
Entre 2019 et 2022, 8 milliards de dollars ont été discrètement transférés à l’étranger par des élites politiques et financières, échappant aux restrictions imposées aux Libanais ordinaires. Ces fonds, essentiels à la stabilité économique, auraient pu freiner l’effondrement de la livre libanaise et financer l’importation de produits de base. Au lieu de cela, le pays a plongé dans une dévaluation incontrôlable, ruinant des milliers de familles et d’entreprises. L’affaire, toujours impunie, alimente la défiance envers l’État et le secteur bancaire.




















