2019-2024 : En route pour l’effondrement financier final du Liban
De 2019 à 2024, les dépôts nominaux chutent de 170 à 88,39 milliards USD, les réels de 45-65 à 13-43 milliards USD. En 2024, les dépôts réels (15-49 % des nominaux) reflètent un schéma de Ponzi insoutenable. Le refus des banques en 2020 de restructurer, minimisant les pertes à 20 milliards USD contre 73 milliards USD (FMI), aggrave la crise. Les déposants, limités à 400 USD/mois à taux désavantageux, subissent un "haircut" de 75-90 %, contre 25-50 % possible en 2019 avec collaboration.
Le secteur bancaire libanais en crise – Vers une restructuration partielle ?
#ECO: Le secteur bancaire libanais s’effondre, paralysant l’économie avec des dépôts bloqués et une livre dévaluée de 98 %. Une restructuration partielle ne ferait que repousser l’épuisement des liquidités en 2026, pas résoudre la crise. Seule une entente complète avec le FMI peut sauver le système, mais corruption et divisions freinent tout. Entreprises asphyxiées et inflation galopante : sans réforme totale, le Liban court vers un naufrage financier total.
Liban : l’énergie renouvelable, un potentiel gaspé ?
Malgré un potentiel immense en énergies renouvelables, le Liban reste piégé dans une dépendance aux combustibles fossiles. La corruption, les conflits d’intérêts et le manque d’investissements empêchent toute transition énergétique durable. Des projets solaires locaux émergent timidement, mais des réformes structurelles et une volonté politique sont essentielles pour sortir de cette impasse. Le Liban doit saisir l’opportunité de développer un avenir plus durable et prospère pour ses citoyens.
L’intelligence artificielle au Liban : quelles applications dans l’économie et la recherche ?
#IA: L’intelligence artificielle s’impose progressivement au Liban dans les secteurs financier, médical et éducatif. Malgré le dynamisme des startups locales, le manque d’infrastructures et les difficultés de financement freinent son développement. Les experts appellent à un cadre réglementaire clair et à des incitations pour attirer les investissements et retenir les talents. L’IA représente un levier stratégique pour moderniser l’économie libanaise, mais son adoption reste conditionnée à des réformes structurelles.
L’impact de la crise sur la situation des femmes au Liban
Avant la crise, les femmes libanaises avaient progressivement gagné du terrain dans le domaine économique et social. Selon les statistiques de l'Institut national de la statistique, la participation des femmes à la force de travail a atteint environ 30 % en 2019. Cependant, la crise économique a exacerbé les défis auxquels elles étaient déjà confrontées, rendant leur situation encore plus précaire.
FocusLiban: faut-il adopter le dollar face à la Livre Libanaise ?
#Perspective: La livre libanaise s’effondre à 89 000 pour un dollar en 2025, relançant le débat : dollariser ? Stabilité promise, mais souveraineté perdue, emplois locaux détruits, et inégalités explosent, le PEG — porté par la diaspora et cause d’un mal hollandais — a déjà échoué. Le dollar, étranger aux partenaires arabes (60 % des exports), handicape le commerce. Panama réussit, Équateur et Zimbabwe stagnent. Flottement ou panier régional ? Sans réformes, la dollarisation est un piège.
L’illusion des dépôts bancaires libanais avant 2019, un cas typique de Ponzi de haute volée
Le système bancaire libanais fonctionnait comme une pyramide de Ponzi à deux niveaux : les banques attiraient les déposants avec des rendements artificiels (10-15 %), financés par des placements à la BDL, qui elle-même dépendait de nouveaux dollars pour honorer ses engagements à 15-20 %. Les dépôts nominaux de 170 milliards USD n’étaient qu’une façade, soutenue par un schéma de Ponzi d’une ampleur exceptionnelle. Avec une parité réelle estimée à 3 000 LBP/USD en 2018 – contre 1 507,5 LBP/USD nominal – les dépôts réels se situaient entre 45 et 65 milliards USD, soit 26-38 % du total. L’écart de 105-125 milliards USD reflétait une richesse fictive, composée d’intérêts excessifs (40-50 milliards USD), de surévaluation monétaire (10-15 milliards USD), et de profits fictifs ou fraudes (~30-45 milliards USD).
Une économie qui brille à l’étranger : les produits libanais séduisent le monde
#ECO: Malgré la crise, les produits libanais triomphent à l’export. Les vins de Château Ksara et Kefraya, exportés à des millions de bouteilles, séduisent l’Europe et les États-Unis, tandis que l’artisanat – bijoux, textiles, huile d’olive – conquiert le Golfe et la diaspora. Reflets d’un patrimoine millénaire, ces produits exportent une identité libanaise résiliente, portée par une demande croissante et un savoir-faire unique qui brillent sur la scène internationale.
Cryptomonnaies au Liban : une échappatoire financière dans un vide légal
#FOCUS: Face à une livre instable, les Libanais se ruent sur le Bitcoin et autres cryptomonnaies pour échapper aux banques en crise, mais sans cadre légal clair. Ces monnaies digitales, populaires dans un pays où les dépôts sont gelés, risquent de favoriser fraudes et blanchiment d’argent faute de régulation, menaçant une solution née du désespoir dans un système financier en ruine.
Le Liban maintenu sur la liste grise du FATF
#BLANCHIMENT: Le 21 février 2025, le FATF a maintenu le Liban sur sa liste grise, soulignant des progrès depuis le rapport de mai 2023, notamment via des mesures bancaires de la BdL contre la corruption. Le pays s’engage sur un plan en dix points, incluant l’évaluation des risques BC/FT et l’entraide judiciaire, malgré une crise économique persistante. Il est "Conforme" à 9 recommandations, "Largement conforme" à 25, mais "Partiellement conforme" à 6.
La violence domestique au Liban : une crise silencieuse aggravée par la situation économique
La violence domestique au Liban s’aggrave, alimentée par la crise économique. Les signalements ont augmenté de 30 % en 2023, tandis que les féminicides sont en hausse. Malgré une loi adoptée en 2014, les obstacles juridiques, la stigmatisation et le manque de refuges freinent la protection des victimes. Les ONG locales font un travail crucial, mais leurs ressources sont limitées. Une réponse étatique plus ferme et des solutions économiques sont essentielles pour enrayer ce fléau.
Hausse du salaire minimum au Liban : un remède au pouvoir d’achat ou une bombe inflationniste ?
#FOCUSECO: Un projet de loi au Liban propose un salaire minimum à 550 dollars pour relancer le pouvoir d’achat face à l’inflation. Mais cette mesure risque d’alimenter une spirale inflationniste et de détruire des emplois dans un secteur privé exsangue, incapable de suivre. Loin de doper la consommation durablement, elle pourrait creuser les inégalités et aggraver la crise, faute d’un plan économique solide dans un pays en ruines.
La GAFI et la liste grise : menace sur l’économie libanaise
#FOCUS: Le Liban, sur la liste grise du GAFI, voit son économie s’effondrer, selon Al Sharq Al Awsat (3 mars 2025). L’opacité bancaire bloque importations et exportations, l’inflation grimpe à 60 %, et des sanctions menacent, avec un risque de liste noire d’ici 2026. Le gouvernement Salam tente des réformes, mais divisions et révoltes populaires entravent tout progrès. Sans sortie rapide, le pays s’enfonce vers un isolement total, amplifiant une crise déjà insoutenable.
FocusLiban: la fuite des cerveaux qui menace l’avenir du Pays des Cèdres
Le Liban subit une fuite massive de ses talents, alors que les jeunes diplômés quittent le pays faute d’opportunités. Les salaires en chute libre, l’instabilité économique et l’effondrement du marché du travail poussent des milliers de travailleurs qualifiés à s’expatrier chaque année. Si aucune réforme n’est engagée pour améliorer les conditions de travail et offrir des perspectives, le pays risque de se vider de ses compétences, rendant toute reprise économique impossible.




















