Une semaine à peine après l’explosion du port de Beyrouth, alors que la population panse toujours ses plaies et que l’UNESCO a indiqué dans un communiqué vouloir mener les efforts pour sauver le patrimoine libanais, 60 immeubles historiques seraient menacés d’effondrement.

Il s’agirait notamment de maisons situées dans les quartiers de Gemmayzeh et de Mar Mikhael.

Pour l’heure, on estime à 40 000 le nombre total d’immeubles endommagés, dont 8 000 touchés plus gravement. Sur 640 immeubles historiques, environ 60 seraient actuellement menacés d’effondrement.

Par ailleurs, la communauté internationale a indiqué souhaiter aider les musées libanais qui ont été également touchés par la catastrophe.

Pour l’heure, le ministère de la santé indique que plus de 171 personnes sont décédées, un nombre indéterminé de personnes toujours portées disparues et plus de 7 000 personnes ont été blessées selon un bilan toujours provisoire dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 210 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique le dimanche 9 août une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

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