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L’Arabie saoudite félicite le nouveau gouvernement libanais dans un contexte de regain d’intérêt régional

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Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a adressé ses félicitations au nouveau Premier ministre libanais, Nawaf Salam, à l’occasion de la formation de son gouvernement, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères du royaume via l’agence de presse officielle SPA. « Le prince héritier a souhaité au Premier ministre libanais succès et au peuple libanais frère davantage de progrès et de prospérité », a indiqué le communiqué.

Cette marque de soutien intervient au lendemain d’un vote de confiance accordé mercredi par le Parlement libanais au gouvernement de Salam. Ce dernier hérite d’une tâche colossale : reconstruire un pays meurtri par la récente guerre entre Israël et le Hezbollah, tout en menant des réformes indispensables pour relancer une économie en panne depuis des années. Nawaf Salam avait été désigné à la mi-janvier pour former ce gouvernement, après l’élection de Joseph Aoun à la présidence par les députés.

Joseph Aoun, soutenu à la fois par Riyad et Washington, a pris ses fonctions dans un contexte de bouleversements majeurs pour le Liban. Le Hezbollah, affaibli par son conflit avec Israël et la chute de son allié syrien Bachar al-Assad, a vu son influence décliner, modifiant l’équilibre des forces au sein du pays. Cette situation a ouvert la voie à un retour en force de l’Arabie saoudite sur la scène politique libanaise, après des années de retrait motivé par la domination du Hezbollah, soutenu par l’Iran, grand rival régional de Riyad.

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Un rapprochement saoudo-libanais marqué par une visite historique

Ce regain d’intérêt s’est concrétisé par la visite du ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan, à Beyrouth le 23 janvier dernier. Il s’agissait de la première visite d’un haut responsable saoudien au Liban en près de quinze ans, un signal clair de la volonté de Riyad de reprendre un rôle actif dans les affaires libanaises. Lors de cette rencontre avec le président Aoun, les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales et le soutien saoudien à la stabilité du Liban.

Le contexte régional ajoute une dimension stratégique à ce rapprochement. Un cessez-le-feu, entré en vigueur en novembre 2024, exige du Hezbollah qu’il démantèle son infrastructure militaire dans le sud du Liban, tandis qu’Israël doit retirer ses forces du pays. Si l’armée israélienne a largement achevé son retrait, elle a toutefois annoncé maintenir indéfiniment ses troupes sur cinq positions stratégiques près de la frontière, une décision qui suscite des inquiétudes à Beyrouth quant au respect de l’accord.

Défis et espoirs pour le nouveau gouvernement

Pour Nawaf Salam et son équipe, les priorités sont claires mais ardues : reconstruction post-conflit, relance économique et mise en œuvre de réformes structurelles, souvent réclamées par la communauté internationale comme condition à une aide financière. Le soutien de l’Arabie saoudite, combiné à celui des États-Unis, pourrait offrir un appui crucial, tant sur le plan politique qu’économique, à un Liban en quête de stabilité après des années de crises multiples.

Ce message de Mohammed ben Salmane, au-delà de son caractère protocolaire, reflète une volonté saoudienne de peser à nouveau dans l’avenir du Liban, à un moment où le pays tente de tourner la page d’une période sombre. Reste à voir si cet appui se traduira par des initiatives concrètes, alors que le gouvernement Salam entame son mandat sous le regard attentif de la région et du monde.

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Newsdesk Libnanews
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