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Point sur l’escalade israélo-iranienne : situation au 13 juin 2025 à 11h29 BST

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Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération « Lion dressé », une série de frappes aériennes massives contre des cibles nucléaires et militaires en Iran, visant les sites de Natanz, Fordow et des bases des Gardiens de la révolution. Ces raids, qui ont tué des commandants iraniens et des scientifiques nucléaires, ont déclenché une riposte immédiate de Téhéran, avec des drones en route vers Israël. Alors que les prix du pétrole grimpent et que la communauté internationale appelle à la retenue, voici un point sur la situation à 11h29 BST, avec les dernières informations disponibles et le contexte des tensions croissantes.

Dernières informations : état de la crise à 11h29 BST

Les informations les plus récentes, recueillies jusqu’à 11h28 BST le 13 juin 2025, confirment l’ampleur des frappes israéliennes. Plus de 200 avions de combat, dont des F-35 furtifs, ont largué 330 munitions sur une centaine de cibles à Téhéran, Tabriz, Kermanshah, Qom, Ispahan, Piranshahr, Borujerd, Islamshahr, Arak, Urmia, Maragheh, Ahvaz et Qasr-e Shirin. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à 09h37 BST, a signalé des dégâts significatifs à Natanz, où des centrifugeuses et des infrastructures souterraines ont été touchées, sans contamination radioactive détectée. Fordow, enfoui sous une montagne, aurait subi des impacts limités. Des bases militaires, comme celle de Najaf à Kermanshah, et des résidences à Shahrak-e Mahallati et Farahzad ont été détruites.

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Les pertes iraniennes incluent Hossein Salami, Mohammad Bagheri et Gholam Ali Rashid, commandants des Gardiens de la révolution, ainsi que les scientifiques nucléaires Fereydoun Abbasi et Mohammad Mehdi Tehranchi. Ali Shamkhani, conseiller du Guide suprême Ali Khamenei, a également été tué, fragilisant la diplomatie iranienne. À 08h52 BST, Khamenei, indemne, a autorisé une riposte militaire, nommant Ahmad Vahidi et Habibollah Sayyari pour remplacer les commandants décédés. À 11h07 BST, des drones iraniens ont été signalés en route vers Israël, et des combats aériens ont été rapportés dans l’espace iranien.

Les marchés pétroliers, à 10h35 BST, ont réagi avec une hausse de 10 %, le Brent atteignant 76,40 dollars et le WTI 75,10 dollars, selon des traders cités sur des plateformes en ligne. La menace d’un blocage du détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial, alimente les craintes. À 09h28 BST, l’Arabie saoudite et Oman ont condamné les frappes, tandis que la Jordanie et l’Irak ont fermé leurs espaces aériens. À 10h28 BST, les indices boursiers asiatiques ont chuté, Tokyo perdant 1,2 % et Hong Kong 0,9 %.

À 09h52 BST, Donald Trump a confirmé avoir été informé des frappes à l’avance, mais a nié toute implication militaire américaine, prônant des négociations nucléaires à Mascate. À 09h37 BST, Marco Rubio a averti l’Iran contre des attaques sur les bases américaines au Qatar et à Bahreïn. À 08h37 BST, le Pentagone a ordonné un retrait partiel de son personnel d’Irak, anticipant des représailles. À 10h52 BST, l’ONU, via António Guterres, a appelé à la « retenue maximale », mais des vetos au Conseil de sécurité limitent son rôle.

Contexte : une montée des tensions prévisible

Les tensions israélo-iraniennes, ancrées dans des décennies de rivalité, se sont intensifiées depuis 2023. Le programme nucléaire iranien, perçu comme une menace existentielle par Israël, est au cœur du conflit. En 2018, Trump a retiré les États-Unis de l’accord nucléaire (JCPOA), réimposant des sanctions qui ont poussé l’Iran à enrichir son uranium à 60 % en 2025, proche du seuil militaire. Les négociations pour un nouvel accord, menées à Oman, ont été entravées par des sabotages israéliens, comme des cyberattaques et des assassinats de scientifiques.

Depuis avril 2024, les hostilités ont escaladé. L’attaque israélienne contre l’annexe du consulat iranien à Damas, tuant Mohammad Reza Zahedi, a provoqué une riposte iranienne de 200 missiles sur Israël le 1er octobre 2024. Les frappes israéliennes du 26 octobre 2024, évitant les sites pétroliers, avaient apaisé les marchés pétroliers. Les assassinats d’Ismaïl Haniyeh (Hamas) en juillet 2024 et d’autres figures ont attisé la colère de Téhéran.

Netanyahou, au pouvoir depuis 2022, a fait de l’Iran une priorité, promettant de « neutraliser » son programme nucléaire. En février 2025, il a ordonné des préparatifs pour une campagne aérienne, malgré les objections de Trump, qui privilégiait la diplomatie. Les frappes du 13 juin, qualifiées de « préventives » par le ministre de la Défense Israël Katz, visent à retarder la capacité nucléaire iranienne, estimée à « quelques jours » d’une arme par Netanyahou.

Implications immédiates et régionales

Les prix du pétrole, en hausse de 10 %, menacent l’économie mondiale. L’Iran, avec 3,9 millions de barils par jour, représente 4 % de l’offre globale. Un blocage du détroit d’Ormuz pourrait faire grimper le Brent au-delà de 100 dollars, aggravant l’inflation en Europe et aux États-Unis. La Chine, dépendante du pétrole iranien, risque des perturbations majeures.

Géopolitiquement, la crise fracture la région. L’Arabie saoudite, rival de l’Iran, condamne les frappes mais craint un embrasement. La Russie et la Chine, alliées de Téhéran, pourraient soutenir une riposte, bien que leurs positions officielles soient attendues. Les bases américaines au Qatar et à Bahreïn, abritant 17 000 militaires, sont vulnérables aux missiles iraniens. Les négociations nucléaires, prévues pour le 15 juin à Mascate, sont compromises par la mort de Shamkhani, rendant un accord improbable.

Perspectives : un tournant critique

À 11h29 BST, la situation reste explosive. La riposte iranienne, via des drones ou des missiles, déterminera l’ampleur de l’escalade. Israël, avec sa supériorité aérienne et ses défenses antimissiles (Arrow 3, Iron Dome), se prépare à une campagne prolongée, mobilisant des réservistes. L’Iran, malgré ses pertes, conserve 3 000 missiles balistiques et une résilience stratégique. Une guerre ouverte pourrait impliquer des milices pro-iraniennes en Irak et perturber les marchés pétroliers.

Les appels à la retenue de l’ONU et des États-Unis peinent à calmer les tensions. Trump, tout en niant une implication militaire, risque d’être entraîné si les bases américaines sont ciblées. Les prochaines heures, marquées par la réponse iranienne et les frappes israéliennes, seront décisives pour éviter un conflit régional aux conséquences économiques et géopolitiques majeures.

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Newsdesk Libnanews
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