Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération « Lion dressé », une série de frappes aériennes contre des sites nucléaires et militaires en Iran, visant Natanz, Fordow et des bases des Gardiens de la révolution. Ces raids ont tué des commandants iraniens, dont Hossein Salami, et des scientifiques nucléaires, provoquant une riposte iranienne avec des drones en route vers Israël. À 10h55 GMT, le Hezbollah, dirigé par le secrétaire général Naim Qassem, a réagi officiellement à ces frappes. Voici un point sur leur dernière position, intégrant les informations récentes et le contexte régional.
Dernière réaction de Naim Qassem et du Hezbollah
À 10h56 GMT le 13 juin 2025, Naim Qassem a publié un communiqué, relayé par des médias affiliés au Hezbollah, condamnant « fermement l’agression israélienne brutale contre la République islamique d’Iran ». Il a qualifié les frappes de « dangereuse escalade » et a averti que l’attaque « aura des répercussions majeures sur la stabilité régionale, car elle ne passera pas sans réponse ni punition ». Exprimant ses condoléances à Téhéran pour la mort de hauts commandants, Qassem a réaffirmé le soutien du Hezbollah à l’Iran, déclarant : « Nous, au Hezbollah, avec notre résistance islamique et notre peuple mujahid, maintenons notre approche et notre résistance. Nous soutenons la République islamique d’Iran dans ses droits, sa position, et dans toute mesure qu’elle prendra pour se défendre et faire valoir ses choix. »
À 10h49 GMT, un responsable du Hezbollah a toutefois indiqué à des agences de presse que le groupe « ne lancera pas d’attaque unilatérale contre Israël en soutien à Téhéran ». Cette déclaration précise que le Hezbollah ne déclenchera pas de frappes indépendantes en représailles, suggérant une volonté de limiter son engagement direct à ce stade. Cette position contraste avec les discours antérieurs de Qassem, qui, le 6 novembre 2024 à 12h47 GMT, affirmait que les missiles et drones du Hezbollah « peuvent atteindre tout le territoire israélien », soulignant une capacité offensive intacte malgré les pertes subies.
Contexte des frappes et du rôle du Hezbollah
Les frappes israéliennes, mobilisant 200 avions de combat, ont visé une centaine de cibles iraniennes, dont Natanz, où des centrifugeuses ont été endommagées sans contamination radioactive détectée à 07h37 GMT par l’AIEA. Fordow, Ispahan et Bushehr ont été épargnés, selon des rapports à 07h05 GMT. Ces attaques s’inscrivent dans une escalade amorcée en 2023, intensifiée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, l’assassinat d’Ismaïl Haniyeh à Téhéran en juillet 2024, et l’attaque iranienne de 200 missiles sur Israël le 1er octobre 2024.
Le Hezbollah, affaibli par la mort de son chef Hassan Nasrallah le 27 septembre 2024 et de son successeur présumé Hashem Safieddine le 3 octobre, est dirigé par Naim Qassem depuis le 29 octobre 2024. Qassem, nommé à 13h49 GMT par le Conseil de la Choura, a adopté une posture de prudence, soutenant des efforts de cessez-le-feu au Liban tout en condamnant Israël. À 07h08 GMT le 30 septembre 2024, il avait déclaré que le Hezbollah poursuivrait sa lutte contre Israël, malgré les pertes subies. Le 4 juin 2025 à 00h00 GMT, une rencontre entre Qassem et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Beyrouth a porté sur les défis posés par les efforts libanais pour limiter la reconstitution militaire du Hezbollah, indiquant une coordination continue avec Téhéran.
Position actuelle du Hezbollah
La condamnation des frappes par Qassem à 10h56 GMT reflète l’alignement traditionnel du Hezbollah avec l’Iran, son principal soutien financier et militaire depuis sa création en 1982. Cependant, la déclaration à 10h49 GMT, excluant une attaque unilatérale, suggère une approche mesurée, probablement influencée par l’affaiblissement du groupe. À 10h55 GMT, le Hezbollah conserve un arsenal estimé à 120 000 roquettes, mais 90 % de ses infrastructures au sud du Liban ont été démantelées, selon des sources libanaises datant du 2 mai 2025. Cette position équilibrée vise à soutenir l’Iran diplomatiquement tout en évitant une confrontation directe avec Israël, qui maintient cinq avant-postes au Liban, en violation du cessez-le-feu du 27 novembre 2024.



