mardi, février 24, 2026

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Revue de presse: Bras de fer sur la sécurité au Sud et montée en puissance du chantier de «hars de l’État»

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Un Sud sous pression, entre menaces israéliennes et arbitrages libanais

La séquence dominante du jour s’organise autour du Sud-Liban, de la mise en œuvre du plan de l’État sur la zone du Litani et d’un climat de menaces qui remonte d’un cran. Al Akhbar du 9 janvier 2026 rapporte que des responsables israéliens évoquent une «planification de guerre» qui attendrait une décision politique, dans un contexte où Tel-Aviv relève le niveau de ses avertissements. Dans le même temps, plusieurs titres décrivent un débat interne qui se durcit sur le sens même de «l’exclusivité des armes» et sur les délais à fixer, avec des implications directes sur la stabilité politique.

Ce dossier sécuritaire apparaît d’autant plus central que les récits divergent sur l’état réel du terrain. Al Liwaa du 9 janvier 2026 cite des positions israéliennes contestant l’idée que l’arsenal du Hezbollah aurait été neutralisé au Sud du Litani et affirmant que des capacités militaires resteraient présentes, tout en jugeant l’action de l’armée libanaise insuffisante. Al Akhbar du 9 janvier 2026 évoque aussi, à partir de lectures israéliennes, la possibilité d’une reprise de capacités du Hezbollah malgré l’érosion d’une partie de ses moyens, et relie ces signaux aux pressions internes et internationales sur la question du désarmement.

Conseil des ministres à Baabda: la question du calendrier fracture la majorité

Au cœur de l’actualité intérieure, la séance du Conseil des ministres tenue à Baabda cristallise ces tensions. Al Joumhouria du 9 janvier 2026 écrit que le quatrième rapport de l’armée, consacré à la première phase de l’exécution de la décision gouvernementale sur l’exclusivité des armes au Sud du Litani, a confirmé un consensus politique en faveur de l’institution militaire et de la couverture politique qui l’accompagne. Toutefois, le même compte rendu insiste sur une fracture persistante entre, d’un côté, la notion d’«exclusivité» portée par l’État et, de l’autre, l’exigence explicite de «retrait» ou de «désarmement» qui revient dans le débat gouvernemental.

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La tension se concentre ensuite sur l’étape suivante, celle du Nord du Litani. Selon Al Joumhouria du 9 janvier 2026, des ministres des Forces libanaises, rejoints par le ministre des Kataëb, ont demandé de fixer au 31 mars une date limite pour le retrait des armes au Nord du Litani, ce qui a provoqué un désaccord marqué au sein du gouvernement. Cette logique de «date couperet» se heurte, dans d’autres récits, à une approche graduelle fondée sur des rapports mensuels de l’armée et sur une progression par étapes.

L’armée au centre du dispositif: contrôle opérationnel au Sud, plan attendu pour le Nord

Plusieurs publications décrivent une stratégie institutionnelle qui se veut progressive et encadrée par des décisions antérieures. El Sharq du 9 janvier 2026 précise que le Conseil des ministres a examiné un exposé de la hiérarchie militaire sur la mise en œuvre d’une «feuille de route» relative à l’exclusivité des armes sur l’ensemble du territoire, en application d’une décision du Conseil des ministres datée du 5 août 2025. Le même texte souligne que le gouvernement a salué la «maîtrise opérationnelle» de l’armée dans la zone au Sud du Litani et a demandé la poursuite de l’exécution des étapes prévues.

Sur la partie Nord, le mécanisme annoncé repose sur une préparation technique et un rendez-vous politique. Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026 rapporte qu’aucune date ferme n’a été arrêtée pour la seconde phase, mais que l’armée doit préparer un plan de retrait au Nord du Litani et le présenter au Conseil des ministres en février. Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 va dans le même sens, en indiquant que l’exposé du commandant en chef, le général Rodolphe Heikal, a été suivi d’un accord pour élaborer une feuille de route spécifique au Nord du Litani, discutée lors du rapport mensuel de février.

Cette approche, fondée sur des rapports et des étapes, est présentée comme une manière de limiter le choc politique d’un calendrier trop abrupt. An Nahar du 9 janvier 2026 décrit un «alignement» entre décisions militaires, positions gouvernementales et appuis présidentiels en faveur de l’armée, tout en rappelant que la décision politique, adoptée auparavant, s’était construite sans engagement de délais stricts, ce qui reparaît aujourd’hui dans le refus d’anticiper une échéance pour la phase Nord.

Pressions extérieures et bataille des récits: l’ombre d’une escalade

Dans ce tableau, les déclarations venues d’Israël jouent un rôle d’amplificateur. El Sharq du 9 janvier 2026 rapporte une position attribuée au bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou: les efforts du gouvernement libanais et de l’armée seraient «encourageants mais insuffisants», l’accord de cessez-le-feu étant présenté comme exigeant le désarmement complet du Hezbollah, avec l’accusation d’une reprise de réarmement soutenue par l’Iran. Al Liwaa du 9 janvier 2026 reprend une logique similaire en évoquant des contestations israéliennes de l’évaluation libanaise et une préparation de communication destinée à appuyer la thèse de dépôts d’armes au Nord du Litani, à travers des images et des séquences collectées par les services israéliens.

À l’inverse, des voix libanaises insistent sur la permanence de la menace et sur le risque d’un glissement vers une nouvelle phase de confrontation. Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 cite le député Mohammad Khawaja, de la bloc «Développement et Libération», qui met en garde contre des menaces israéliennes continues visant l’ensemble des Libanais, sans distinction. Cette polarisation des discours nourrit un climat où chaque déclaration devient un élément de pression sur le débat interne, et où la question des délais se confond avec celle de la dissuasion.

Au second plan, mais décisive: la reprise en main financière par la Banque du Liban

Parallèlement au front sécuritaire, un autre dossier s’impose dans l’actualité: l’offensive judiciaire de la Banque du Liban pour récupérer des fonds et reconstituer des marges de manœuvre, avec les déposants comme horizon affiché. Al Joumhouria du 9 janvier 2026 évoque l’ouverture d’une «bataille judiciaire» par l’institution, au moment même où la question des délais sécuritaires divise le gouvernement, comme si l’État avançait simultanément sur deux chantiers de souveraineté, l’un militaire et l’autre financier.

El Sharq du 9 janvier 2026 détaille la démarche du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, qui dit vouloir informer l’opinion des procédures engagées au Liban et à l’étranger, avec un objectif affiché de recouvrer des fonds détournés, de demander des condamnations et de viser les biens mobiliers et immobiliers des personnes mises en cause. Le même récit insiste sur une priorité: rétablir la liquidité au bénéfice des ayants droit, «au premier rang desquels les déposants», et affirmer un droit de la Banque du Liban à récupérer certaines sommes mises à disposition d’États successifs sous diverses formes.

Le volet le plus concret porte sur des montages et des structures décrites comme des sociétés écrans. El Sharq du 9 janvier 2026 évoque la création de quatre sociétés à l’étranger, notamment dans les îles Caïmans, et relie ce schéma à des soupçons d’enrichissement illicite et à des suspicions de blanchiment. Le même document mentionne aussi un dossier lié à une société nommée Fori, suspectée d’avoir perçu des commissions indûment, issues d’opérations sur titres avec la Banque du Liban, commissions payées par les banques commerciales puis transférées hors de la destination attendue.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 recoupe cette trame en indiquant que la Banque du Liban a choisi de se constituer partie plaignante dans une procédure au Liban, tout en préparant des démarches supplémentaires visant des entités identifiées, dont un «compte de consultations» présenté comme un axe sensible des soupçons. An Nahar du 9 janvier 2026 reprend également la mention des sociétés aux îles Caïmans et inscrit cette démarche dans une séquence plus large de responsabilisation, dans un pays où la question des dépôts reste un point de rupture politique et social.

Une même toile de fond: souveraineté, crédibilité et rapport de force

La convergence des deux dossiers, sécurité au Sud et justice financière, donne une lecture politique plus large. Dans les deux cas, l’État cherche à montrer qu’il détient l’initiative, tout en restant exposé à des contraintes externes et à des fractures internes. Sur le plan sécuritaire, la décision de fonctionner par étapes, avec une feuille de route attendue en février pour le Nord du Litani, apparaît comme un compromis entre la nécessité d’avancer et la crainte d’une implosion politique si un calendrier trop serré est imposé. Sur le plan financier, la stratégie judiciaire vise à matérialiser une rupture avec l’impunité, mais elle reste suspendue à l’efficacité des procédures et à la capacité de transformer des dossiers en récupérations effectives, dans un horizon où la restitution des droits des déposants demeure l’enjeu central.

Enfin, la tension régionale sert de caisse de résonance à ces débats libanais. An Nahar du 9 janvier 2026 décrit une Iran secouée par une «onde populaire» née d’un choc monétaire, après une hausse brutale du dollar et l’effondrement de la monnaie nationale, ce qui rappelle la fragilité des équilibres économiques au Moyen-Orient et le poids de la rue dans les crises de gouvernance. Dans ce contexte, la scène libanaise se retrouve, encore une fois, à devoir gérer simultanément une frontière sud explosive, une question d’armes hautement politisée et une bataille financière qui touche le cœur du contrat social.

Politique locale: Gouvernement sous tension, recomposition parlementaire et bataille des formules

Conseil des ministres à Baabda: unité affichée, désaccords réels

Au Conseil des ministres réuni à Baabda, la ligne officielle insiste sur le soutien à l’armée et sur la poursuite d’une feuille de route déjà engagée. Toutefois, les comptes rendus montrent que les divergences reviennent dès qu’il s’agit d’acter des délais et de préciser les termes. An Nahar du 9 janvier 2026 décrit des écarts qui se sont révélés au grand jour. Les forces dites souverainistes ont refusé de fixer une échéance pour le Nord du Litani. Dans le même temps, le Hezbollah, dirigé par Naim Kassem, a contesté une formule jugée incomplète si elle ne mentionne pas la fin de l’occupation israélienne de points frontaliers.

Al Joumhouria du 9 janvier 2026 précise que la fracture s’est cristallisée autour d’une proposition portée par les ministres des Forces libanaises, appuyés par le ministre des Kataëb. Ils ont demandé de fixer au 31 mars une date limite pour retirer les armes au Nord du Litani. Le débat a tourné court. La réunion a confirmé un consensus sur la couverture politique de l’armée au Sud du Litani. En revanche, elle n’a pas réglé le différend sur le sens de «l’exclusivité des armes» et sur l’idée de «retrait» ou de «désarmement».

Cette divergence devient un enjeu de gouvernance. Elle touche la méthode de Nawaf Salam, qui cherche à maintenir une cohésion minimale au sein d’un exécutif composite. Elle touche aussi la posture du président Joseph Aoun, attendu sur une capacité d’arbitrage. Dans An Nahar du 9 janvier 2026, la scène de Baabda est racontée comme un test de la deuxième année du mandat. L’équilibre est fragile, car chaque camp veut inscrire sa lecture dans le procès-verbal politique.

Le tandem Joseph Aoun–Nawaf Salam: un bilan revendiqué, des dossiers qui résistent

Dans plusieurs récits, la présidence et la présidence du Conseil cherchent à mettre en avant une «normalisation» de la décision publique. An Nahar du 9 janvier 2026 évoque une première année où des «impossibles» seraient devenus discutables, et où la parole officielle aurait franchi des lignes qui semblaient interdites auparavant. Cette présentation vise à accréditer l’idée d’un État qui revient au centre. Elle reste cependant confrontée à des dossiers lourds, dont la sécurité au Sud et la question des armes, qui dominent l’agenda politique.

Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026 dresse aussi un tableau de l’année écoulée, mais sur un ton plus critique. Le journal insiste sur l’écart entre les promesses de «construction de l’État» et la réalité des chantiers bloqués. Il décrit une accumulation d’attentes, avec des dossiers annoncés puis renvoyés, et une difficulté à traduire les slogans en décisions stables.

Dans le même numéro, Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026 met en avant une lecture politique du parcours présidentiel de Joseph Aoun. Le journal souligne que la route vers Baabda se joue moins sur des «axes» régionaux qu’auprès des capitales influentes. Il insiste sur un repositionnement qui veut rompre avec des logiques anciennes de parrainage, au profit d’une légitimation par l’État et ses institutions.

Ce débat sur le style de gouvernance recoupe un point central: l’usage du temps. Au gouvernement, les partisans d’un calendrier ferme estiment que l’État ne peut plus reporter. Les tenants d’une approche graduelle redoutent un choc interne. An Nahar du 9 janvier 2026 montre que ce désaccord traverse le cabinet, au-delà des clivages habituels. Il renvoie à une question simple, mais explosive: jusqu’où l’exécutif peut-il aller sans perdre sa majorité politique et sans provoquer une crise de rue.

Nabih Berri et la bataille des mots: quand une formule devient une ligne politique

La politique locale se joue aussi au Parlement, parfois à travers une simple expression. Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026 affirme que le président de la Chambre, Nabih Berri, a pesé pour façonner une formulation jugée ambiguë sur la «deuxième phase» liée au Nord du Litani. Le journal rapporte un soutien de Berri à l’expression «groupes armés», perçue comme plus large et moins ciblée.

Derrière la sémantique, il y a une stratégie. Une formule peut diluer la responsabilité, ou au contraire la concentrer. Elle peut aussi ouvrir une marge d’interprétation dans les discussions avec les partenaires externes. Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026 présente cette bataille des mots comme un moyen de maintenir une équation politique interne. Le texte laisse entendre que l’objectif est d’éviter une confrontation frontale avec le Hezbollah, tout en donnant des signaux à l’opinion et aux partenaires.

Le même journal relie cette bataille à un climat plus large de crispation. Il évoque des messages et des contacts politiques qui concluraient à l’absence de concessions du Hezbollah après une annonce de cessez-le-feu, dans un contexte régional tendu. Même lorsque l’enjeu est sécuritaire, l’effet se répercute sur la vie politique intérieure, car il conditionne les compromis parlementaires.

Cette dimension parlementaire pèse sur le gouvernement. Quand Berri verrouille une formule, il fixe aussi les limites du consensus possible. Dans un système où l’exécutif dépend de multiples médiations, la Chambre devient un outil de cadrage. Le résultat est une gouvernance par ajustements successifs, où chaque mot peut être relu comme un alignement ou comme une rupture.

Recomposition des blocs: le «taktal al-i‘tidal» comme symptôme d’une scène fragmentée

Au-delà du gouvernement, An Nahar du 9 janvier 2026 met en lumière un phénomène de recomposition politique. Le journal s’arrête sur l’affaiblissement du «taktal al-i‘tidal» et sur les causes de son éclatement. Le texte présente cette évolution comme la fin d’une phase de «politique grise» née après 2019, fondée sur des slogans généraux sans instruments d’exécution. Selon cette lecture, ce n’est pas seulement un groupe de députés qui se fissure, mais une méthode politique qui s’épuise.

La même analyse insiste sur un retour aux logiques locales et régionales. Le journal évoque le recul des listes transrégionales au profit de listes strictement ancrées dans des zones et des équilibres communautaires. Cette dynamique renforce la fragmentation parlementaire. Elle complique la formation de majorités nettes. Elle rend aussi les compromis plus instables, car ils reposent sur des intérêts territoriaux plutôt que sur des programmes cohérents.

Cette recomposition a un effet direct sur les dossiers nationaux. Quand un bloc se délite, ses anciens membres cherchent des alliances de circonstance. Ils deviennent plus sensibles aux dossiers qui parlent à leur base. Ils peuvent aussi durcir leur discours pour survivre politiquement. An Nahar du 9 janvier 2026 suggère que cette logique alimente une scène où les positions changent vite, et où la décision publique devient plus coûteuse à produire.

Dans ce contexte, la présidence et le gouvernement doivent gérer une double pression. Il y a la pression des échéances sécuritaires. Il y a aussi la pression de la compétition interne, qui pousse certains acteurs à se distinguer. Le résultat est une gouvernance souvent défensive, faite de compromis minimaux, qui avancent sans jamais fermer complètement les dossiers.

Gestion quotidienne: administration, municipalités et dossiers sectoriels qui deviennent politiques

La politique locale ne se limite pas aux grands dossiers. Elle passe aussi par la gestion quotidienne de l’État et des collectivités. Al Liwaa du 9 janvier 2026 publie une information administrative sur l’organisation du travail à la municipalité de Beyrouth, à travers un document de service sur les horaires. Ce type de décision, en apparence technique, devient politique dans un pays où les services municipaux sont scrutés, et où la question de l’efficacité de l’administration nourrit le débat public.

Les dossiers sectoriels peuvent aussi prendre une tournure politique dès qu’ils touchent aux frontières et au commerce. Al Akhbar du 9 janvier 2026 rapporte qu’un déplacement du ministre de l’Agriculture vers la Syrie est prévu afin de traiter des relations commerciales et des contraintes rencontrées par des produits libanais à la frontière. Le journal cite des échanges avec le ministre syrien, qui présente certaines mesures comme relevant de décisions d’organismes et d’autorités de contrôle, et annonce une réunion de comités conjoints comme espace de règlement.

Dans la scène libanaise, ce type de dossier devient rapidement un test de souveraineté. Il touche aux intérêts des producteurs. Il touche aux circuits d’import-export. Il touche aussi au rapport de l’État à ses voisins. Même sans débat spectaculaire, il met à l’épreuve la capacité du gouvernement à obtenir des résultats concrets, alors que la population mesure la performance publique à partir d’effets visibles sur les prix, l’emploi et les revenus.

Ce croisement entre gestion et politique ressort aussi des textes de Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026 sur «la construction de l’État». Le journal insiste sur le fait que la crédibilité ne se joue pas seulement dans les annonces, mais dans la capacité à tenir des décisions, à appliquer des règles, et à éviter les reculs de dernière minute. Il renvoie à une attente sociale forte, où l’État est jugé sur des actes répétables et non sur des promesses.

Enfin, le fil rouge de la journée reste la difficulté à stabiliser une ligne politique unique. Le Conseil des ministres expose les tensions. Le Parlement en amplifie certaines par le choix des mots. Les blocs se recomposent sans produire de majorités durables. Et l’administration, sur des sujets concrets, devient le terrain où la légitimité se gagne ou se perd.

Citation et discours des personnalités politiques: Joseph Aoun encadre la souveraineté par le retrait israélien, tandis que le gouvernement dispute le rythme et le vocabulaire

Joseph Aoun: soutien public à l’armée, et condition claire sur l’occupation et les violations

El Sharq du 9 janvier 2026 rapporte un message présidentiel qui cherche d’abord à fixer un cadre. Joseph Aoun y affirme son « soutien complet » au communiqué de l’armée. Il dit aussi apprécier le rôle des forces armées dans l’extension de l’autorité de l’État et la restauration de la souveraineté. Le propos est construit sur une logique de légitimité institutionnelle. Le président met l’armée au centre. Il fait de sa progression le signe d’un État qui reprend la main.

Cependant, le même discours introduit une condition. Joseph Aoun relie la stabilité durable au traitement des « questions en suspens ». Il cite en tête la poursuite de l’occupation israélienne de certaines portions du territoire, ainsi que l’existence de zones tampons à l’intérieur du Liban. Il ajoute la répétition des violations israéliennes, sur terre, en mer et dans les airs. Ce passage vise à éviter une lecture purement interne du dossier sécuritaire. Le président cherche ainsi à maintenir un lien direct entre souveraineté, application d’un accord de cessation des hostilités et retrait israélien complet.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 reprend la même trame, en précisant que la déclaration a été lue par la porte-parole de la présidence, Najat Charafeddine. Le texte insiste sur la volonté de « clarté » et sur le « devoir national » invoqué par Joseph Aoun, dans une phase décrite comme délicate. Le message est aussi un avertissement interne. Il signifie que l’État ne peut pas être réduit à un débat de procédures. Il renvoie le débat à une équation plus large, qui inclut la frontière sud et la contrainte extérieure.

Dans Al Joumhouria du 9 janvier 2026, le cadrage présidentiel est intégré à un récit plus opérationnel. Le journal cite un passage qui insiste sur un « rôle national » de l’armée dans l’extension de l’autorité de l’État. Il reprend ensuite l’idée que la stabilité reste liée au règlement des questions qui entravent l’exercice plein de la souveraineté, au premier rang desquelles l’occupation et les zones tampons. La répétition des formulations, d’un titre à l’autre, montre l’effort de cohérence voulu par Baabda. Le discours est court. Il est direct. Il vise surtout à établir une hiérarchie des priorités.

Un discours de présidence « en interne »: Joseph Aoun félicite, liste des lois, et réclame une continuité

El Sharq du 9 janvier 2026 publie aussi des propos prononcés par Joseph Aoun en ouverture de la séance du Conseil des ministres. Le ton change. Le président s’adresse aux ministres. Il les félicite pour des « accomplissements » depuis la formation du gouvernement, datée du 26 février 2025. Il ajoute que ce qui a été fait « sera écrit par l’histoire ». La formule vise à souder l’exécutif. Elle sert aussi à répondre aux critiques sur un rythme jugé lent.

Dans cette intervention, Joseph Aoun enchaîne avec une énumération d’actes législatifs et administratifs. El Sharq du 9 janvier 2026 cite des exemples: une loi sur l’indépendance de la justice, une loi permettant aux municipalités d’instaurer des redevances liées au tri et au transport des déchets, ainsi que des dossiers de prêts, de reconstruction et d’amélioration de la distribution de l’eau. Le président cite aussi un prêt lié à l’électricité, annoncé à 250 millions de dollars. Le message est double. Il s’agit de rappeler des résultats. Il s’agit aussi de créer une obligation de continuité, dans un moment où des divergences se multiplient sur les dossiers sécuritaires.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 confirme cette logique de valorisation des acquis, via les propos rapportés par le ministre de l’Information, Paul Morcos. Le journal cite Joseph Aoun félicitant le gouvernement et demandant de poursuivre « sur le même souffle ». Cette insistance sur la méthode vise à neutraliser le risque d’une séance réduite à une dispute de délais. Elle vise aussi à protéger l’image d’un exécutif qui se veut stable.

Paul Morcos, Nawaf Salam et la communication gouvernementale: méthode, reconstruction, et prudence sur la Syrie

Dans le même compte rendu, Al Liwaa du 9 janvier 2026 attribue à Paul Morcos une phrase qui a été largement remarquée, car elle touche au voisin syrien. Le ministre rapporte que Joseph Aoun a assuré que le Liban « ne sera pas un point de départ » pour des actes hostiles contre la Syrie. La formule cherche à prévenir toute accusation de déstabilisation régionale. Elle sert aussi à rassurer des acteurs internes qui redoutent que le dossier syrien se recompose sur le dos du Liban.

Toujours dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, Paul Morcos rapporte un positionnement de Nawaf Salam sur la reconstruction. Le Premier ministre évoque la mise sur la table d’une « méthodologie » et de « mécanismes » de reconstruction, annoncés comme devant figurer à l’ordre du jour d’une séance ministérielle. Il dit souhaiter une adoption rapide, après discussion et ajustements. Ce discours est plus technique. Il vise à montrer une planification. Il cherche aussi à éviter l’impression d’un État réduit au seul dossier des armes.

Dans El Sharq du 9 janvier 2026, la communication gouvernementale s’imbrique dans le récit des tensions politiques. Le journal insiste sur la présence de l’armée à la séance et sur l’examen du rapport mensuel lié à la limitation des armes. Dans ce contexte, le rôle de Morcos devient celui d’un médiateur. Il fait passer un message de continuité, sans trancher le débat de fond. Il protège aussi la cohésion de la réunion.

Ministres en désaccord: accélérer, conditionner, ou exiger une réciprocité

Al Liwaa du 9 janvier 2026 met en scène une pluralité de discours ministériels, qui éclaire la fracture interne. Le ministre de la Justice, Adel Nassar, dit soutenir toutes les étapes du plan de l’armée et vouloir une application « le plus vite possible ». Il reconnaît en même temps une divergence avec les Forces libanaises, car il souhaitait une opération plus rapide. Il ajoute un repère de calendrier: un premier rapport de l’armée sur le début d’exécution au Nord du Litani serait attendu au début de mars.

Le même jour, Al Liwaa du 9 janvier 2026 cite le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, qui conteste la formulation finale des décisions. Il dit soutenir l’armée, mais affirme que le plan ne peut pas être complété avant un retrait israélien et l’arrêt des attaques. Il lie donc l’avancée interne à un préalable externe. La logique rejoint le cadrage présidentiel, mais de manière plus polémique, car elle touche directement au rythme d’exécution.

Enfin, Al Liwaa du 9 janvier 2026 cite le ministre de l’Industrie, Joe Issa El Khoury, sur une autre ligne. Il affirme que l’armée ne peut pas « faire tout le travail seule ». Il ajoute que l’autre partie doit montrer sa disposition à remettre ses armes à l’État. Ici, le discours cherche la réciprocité. Il met en avant une responsabilité politique. Il traduit aussi une demande de geste explicite, là où d’autres privilégient une progression graduelle.

Ces trois citations, publiées le même jour, dessinent un triangle de discours. Il y a la ligne de l’accélération. Il y a la ligne de la condition par le retrait israélien. Il y a la ligne de la remise d’armes comme engagement attendu. Ensemble, elles montrent que le gouvernement ne dispute pas seulement des dates. Il dispute la logique même de l’État, entre souveraineté interne et contrainte frontalière.

Nabih Berri et les formules de souveraineté: « sortez de notre terre » comme message politique

Al Liwaa du 9 janvier 2026 fait apparaître Nabih Berri dans un titre qui associe plusieurs voix, dont celle du président de la Chambre. Le journal résume une formule attribuée à Berri, de type injonctif, qui revient à dire: « sortez de notre terre ». Le choix de ce registre est significatif. Il vise à déplacer le débat. Il rappelle que la souveraineté ne se résume pas à une ingénierie interne des armes. Elle renvoie aussi à une occupation, même partielle, et à une frontière instable.

En parallèle, Al Liwaa du 9 janvier 2026 publie une déclaration de l’ancien ministre Wadie Khazen, qui dit « apprécier » la position de Joseph Aoun et celle de Nabih Berri. Le texte souligne la défense de l’unité de l’État, de sa souveraineté, et de l’exclusivité des armes aux institutions légitimes. Il s’agit d’un discours de soutien, mais aussi d’un appel à verrouiller une doctrine. Khazen insiste sur la centralité de l’armée et sur son rôle au Sud. Il évoque aussi des « ambitions » israéliennes et des pressions visant la Finul, présentées comme un danger pour la résolution 1701.

Ce double registre, injonction politique et argument juridique, dessine une stratégie. D’un côté, une phrase courte parle à l’opinion. De l’autre, un langage de droit international cadre le débat. Dans les deux cas, la cible est la même: éviter que la discussion interne sur les armes se transforme en récit unique, déconnecté des violations et des points occupés.

Fouad Makhzoumi, Najib Mikati et Abbas Araghchi: des prises de parole qui cherchent une posture

Al Liwaa du 9 janvier 2026 rapporte aussi une rencontre entre Nabih Berri et le député Fouad Makhzoumi. Le journal cite Makhzoumi exprimant son soutien au communiqué de l’armée. Cette prise de parole est brève, mais elle vise un positionnement. Elle montre une volonté d’apparaître du côté de l’institution militaire, dans un moment où le débat sur l’exclusivité des armes est hautement sensible.

Dans El Sharq du 9 janvier 2026, un autre registre apparaît à travers une lecture politique d’une déclaration de Najib Mikati. Le journal présente un texte où l’ancien Premier ministre défend une logique d’État, en réaction au bruit politique autour d’une affaire dite « Tanṣibat Abu Omar ». Même si l’article est analytique, il met en avant une idée simple: couper court aux polémiques, et éviter qu’un épisode médiatique ne perturbe les équilibres institutionnels, dont les consultations parlementaires ayant mené à la désignation de Nawaf Salam.

Enfin, Al Liwaa du 9 janvier 2026 rapporte une déclaration à l’aéroport du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Il dit vouloir tenir des rencontres avec des responsables libanais. Il présente comme premier objectif la concertation avec des « amis libanais » sur les évolutions de la région. Dans le même ensemble, le journal attribue à Araghchi une formule de soutien à la souveraineté du Liban et à l’intégrité de son territoire. Ce discours s’inscrit dans une diplomatie de présence. Il cherche à rappeler un rôle régional, au moment où le dossier des armes et du Sud est suivi de près par plusieurs capitales.

Dans l’ensemble, la journée du 9 janvier 2026 montre une scène où chaque acteur soigne sa parole. Joseph Aoun structure le récit autour de l’armée et de l’occupation. Nawaf Salam met en avant la méthode et la reconstruction. Les ministres exposent leurs lignes rouges. Nabih Berri choisit la phrase qui frappe. D’autres figures, internes et externes, cherchent un emplacement dans cette séquence.

Diplomatie: Visites régionales, canal syrien relancé et bataille autour de la résolution 1701

Téhéran à Beyrouth: Abbas Araghchi installe une diplomatie de présence

Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, l’arrivée à Beyrouth du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est présentée comme un signal politique clair. À l’aéroport, il annonce qu’il tiendra des rencontres avec des responsables libanais. Il précise que l’objectif premier est de « se consulter » avec des « amis libanais » sur les développements de la région. Le message est sobre. Cependant, il vise à rappeler que l’Iran veut rester un interlocuteur visible dans une phase tendue.

Le même récit de Al Liwaa du 9 janvier 2026 attribue aussi à Araghchi une formule de soutien à la souveraineté du Liban et à l’intégrité de son territoire. Ce type de déclaration a un double usage. D’un côté, il cherche à rassurer une partie de l’opinion libanaise. De l’autre, il répond aux pressions extérieures qui associent l’influence iranienne au dossier des armes et du Sud.

Cette visite s’inscrit ainsi dans une logique de cadrage. L’Iran veut éviter d’être cantonné à un rôle indirect. Il veut aussi peser sur le vocabulaire politique utilisé à Beyrouth. Dans ce contexte, la diplomatie de présence a une fonction pratique. Elle permet des échanges discrets. Elle permet aussi d’envoyer des signaux publics, sans détailler les dossiers.

À Beyrouth, cette séquence est suivie avec prudence. D’abord, car elle intervient au moment où l’État réaffirme l’autorité de l’armée au Sud. Ensuite, car le débat interne sur l’exclusivité des armes reste vif. Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, le fait même que la visite soit présentée comme une consultation régionale montre que Téhéran veut inscrire le Liban dans un cadre plus large.

Le canal syrien: la visite du ministre de l’Agriculture comme diplomatie économique

Une autre ligne diplomatique apparaît dans Al Akhbar du 9 janvier 2026, avec le dossier des échanges à la frontière libano-syrienne. Le journal annonce un déplacement du ministre de l’Agriculture vers la Syrie, prévu le dimanche suivant, pour « organiser les relations commerciales ». Le sujet peut sembler sectoriel. Pourtant, il touche à une question de souveraineté économique, donc à une diplomatie du quotidien.

Selon Al Akhbar du 9 janvier 2026, des produits libanais subissent des contraintes à la frontière. Le journal rapporte un échange avec le ministre syrien de l’Agriculture, Amjad Badr. Ce dernier explique que certaines décisions dépassent son ministère. Il renvoie à des organismes et à des autorités de contrôle. Il affirme aussi que les mesures visent la protection du produit local.

Le même article souligne le rôle des comités conjoints. Amjad Badr y présente la réunion des commissions comme une occasion pour chaque partie d’exposer ses obligations. Il insiste sur la présence des acteurs concernés, dont les commerçants et les exportateurs. Il ajoute que la Syrie est ouverte à la coopération avec tous les pays. Cette dernière phrase a une portée diplomatique. Elle cherche à replacer Damas dans une posture de normalité, au-delà de la seule relation bilatérale avec Beyrouth.

Dans cette affaire, la diplomatie se fait par les filières. Elle passe par les douanes. Elle passe par les normes. Elle passe aussi par les réseaux d’import-export. Al Akhbar du 9 janvier 2026 cite d’ailleurs des données liées aux flux commerciaux, ce qui renforce l’idée que la frontière est un espace de négociation économique et politique.

Ainsi, le déplacement annoncé ne relève pas seulement d’une visite technique. Il s’agit d’un test de coordination entre deux administrations. Il s’agit aussi d’un geste de stabilisation, dans un moment où la scène libanaise veut limiter les fronts ouverts.

Résolution 1701 et Force intérimaire des Nations unies au Liban: la diplomatie du mandat

La question du Sud renvoie aussi aux Nations unies. Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, un texte attribué à l’ancien ministre Wadie Khazen relie directement la souveraineté au maintien du cadre international. Il évoque des « ambitions » israéliennes et dénonce des pressions visant la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Il présente la demande de mettre fin à la présence de la force comme un danger pour la résolution 1701.

Ce passage éclaire une dimension souvent sous-estimée. Une partie du débat n’est pas seulement militaire. Elle est juridique et diplomatique. Le mandat de la force onusienne, sa liberté de mouvement et son rôle d’observation sont des paramètres sensibles. Dès lors, toute polémique sur son avenir devient une bataille d’influence.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 montre aussi comment ce type de discours sert à construire un front interne. Wadie Khazen « salue » le rôle de l’armée et insiste sur la nécessité de la soutenir. En même temps, il élargit le cadre au droit international. Il associe la stabilité au maintien des instruments de la résolution 1701. Cela revient à dire que le Liban ne peut pas gérer seul le Sud. Il doit aussi préserver un parapluie multilatéral, même imparfait.

Dans cette logique, la diplomatie libanaise se joue sur deux tableaux. Elle doit défendre l’armée, donc l’autorité de l’État. Cependant, elle doit aussi défendre un dispositif international, car il sert de référence. Cette articulation est fragile. Elle peut être contestée par ceux qui jugent l’ONU inefficace. Elle peut aussi être fragilisée par toute escalade.

Israël, récits concurrents et pression internationale: la communication comme arme diplomatique

Le dossier israélien continue de produire des effets diplomatiques, car il alimente des récits opposés. Dans Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026, le journal rapporte qu’Israël se préparerait à une opération « concentrée » contre le Hezbollah. La même couverture affirme que la déclaration de l’armée libanaise sur une progression avancée au Sud du Litani a été suivie d’un refus de Benjamin Netanyahou. Il y conteste l’idée d’un contrôle suffisant, et affirme que le Hezbollah travaille à restaurer ses capacités, avec un soutien iranien.

Dans ce type de séquence, la frontière entre information et diplomatie devient floue. Chaque camp cherche à imposer sa version. Israël veut convaincre ses partenaires que le danger persiste. Le Liban, lui, veut montrer qu’il avance et qu’il assume. Ce choc des récits pèse sur les contacts avec les chancelleries. Il pèse aussi sur les équilibres internes, car il influence le débat sur les délais et sur la méthode.

La diplomatie devient alors une gestion de crédibilité. Si l’État libanais dit qu’il progresse, il doit convaincre par des preuves. Si Israël dit que la menace reste entière, il doit aussi convaincre. Cette concurrence nourrit un climat où les déclarations publiques visent un public extérieur autant qu’intérieur.

Dans le même esprit, Al Liwaa du 9 janvier 2026 met en avant des positions libanaises qui lient l’avancée interne à la fin des agressions. Le journal rapporte des propos insistant sur la difficulté d’avancer tant que l’occupation persiste sur certains points et tant que les attaques continuent. Cette articulation rejoint une logique de « réciprocité ». Elle sert à répondre à l’idée que le Liban serait le seul à devoir agir.

Joseph Aoun et la diplomatie du langage: souveraineté interne, mais retrait israélien en condition

Le positionnement présidentiel pèse aussi sur la diplomatie, car il structure le langage officiel. Dans El Sharq du 9 janvier 2026, Joseph Aoun insiste sur le soutien total à l’armée. Toutefois, il relie la stabilité à la fin de l’occupation de portions du territoire, à la question des zones tampons et à la répétition des violations sur terre, en mer et dans les airs.

Ce cadrage a une fonction externe. Il signifie que le Liban ne veut pas être enfermé dans un dossier uniquement interne. Il veut que l’accord de cessation des hostilités soit traité comme un tout. Il veut aussi que la discussion internationale ne se limite pas aux armes au Nord du Litani. Autrement dit, Baabda cherche à éviter une diplomatie à sens unique, où le Liban serait jugé, tandis que l’autre partie resterait hors champ.

Cette stratégie répond à un risque concret. Si l’attention internationale se concentre uniquement sur les obligations libanaises, les violations israéliennes deviennent un bruit de fond. Or, El Sharq du 9 janvier 2026 montre que Joseph Aoun veut garder ces violations au premier plan. Cela ne règle pas le problème. Néanmoins, cela fixe une doctrine de communication.

Cette doctrine est aussi utile à l’intérieur. Elle offre une formule de compromis. Elle permet de soutenir l’armée, tout en reconnaissant que la frontière reste un problème. Elle permet enfin de parler de souveraineté sans ignorer la réalité des points occupés.

Contexte régional et dossiers imbriqués: du nord syrien aux calculs des grandes capitales

La diplomatie libanaise est enfin prise dans un environnement régional instable, qui affecte les marges de manœuvre. Dans Al Akhbar du 9 janvier 2026, un article sur la Syrie évoque des informations attribuant à une réunion à Paris un « feu vert » américain à la Turquie pour une attaque sur Alep, en échange d’un silence turc sur ce que ferait Israël dans le sud de la Syrie. Même si cette analyse vise d’abord la scène syrienne, elle rappelle un point central. Les dossiers s’échangent. Les capitales négocient par paquets. Et le Liban subit les effets de ces transactions.

Dans Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026, la couverture régionale souligne aussi l’usage de la question des minorités comme porte d’entrée dans le dossier syrien, avec un débat sur l’exploitation politique de combats à Alep. Là encore, le Liban n’est pas directement cité comme acteur. Cependant, l’effet indirect existe. Une hausse des tensions en Syrie peut rouvrir des routes de contrebande. Elle peut aussi déplacer des populations. Elle peut enfin compliquer le travail diplomatique de Beyrouth avec Damas.

Dans ce climat, la visite d’Abbas Araghchi, la relance du canal syrien par une démarche économique, et la bataille autour du mandat onusien au Sud apparaissent comme des pièces d’un même puzzle. Chacune vise à réduire l’incertitude. Chacune vise aussi à empêcher que le Liban devienne un terrain de règlement de comptes sans voix propre. Al Liwaa du 9 janvier 2026, Al Akhbar du 9 janvier 2026 et El Sharq du 9 janvier 2026 montrent, chacun à sa manière, une diplomatie libanaise qui tente de tenir plusieurs lignes à la fois, entre équilibre interne, pressions extérieures et compétition des récits.

Politique internationale: Gaza sous tension malgré le cessez-le-feu, Alep replonge dans la guerre, et l’ombre de Donald Trump inquiète l’Europe

Gaza: intensification des frappes et bataille autour de Rafah

Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026 décrit une nouvelle hausse de la violence à Gaza, avec des frappes israéliennes ayant tué neuf Palestiniens, dont cinq enfants, au moment de la rédaction. Le journal évoque notamment une attaque à Khan Younès visant une tente de déplacés, et souligne que les victimes comprennent deux enfants frères. Le même récit insiste sur la dimension de rupture, en reliant ces frappes à des violations de l’accord de cessez-le-feu, présenté comme déjà fragilisé sur le terrain.

Dans le même ensemble, Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026 rapporte qu’Israël évoque l’imminence d’une « nouvelle » planification liée à Rafah, ce qui réactive la crainte d’un déplacement massif, alors que la zone est déjà associée à des vagues de fuite et à une surpopulation extrême. L’accent est mis sur une logique d’escalade graduelle, qui combine annonces politiques, pression militaire et contrôle des espaces.

Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 place ce regain de tension dans un calendrier politique. Le journal écrit qu’Israël accélère sur le terrain alors que la « seconde phase » liée au processus de trêve est annoncée comme un tournant, avec une communication attendue de Donald Trump. Le même article indique qu’Israël affirme avoir détecté un tir de roquette depuis le nord de Gaza, tout en poursuivant, selon le journal, des violations du cessez-le-feu.

La ligne commune des deux journaux est la même: la trêve est décrite comme précaire, et l’équilibre reste dominé par la capacité d’Israël à imposer le rythme. Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026 insiste sur une logique de « punition » collective, via des mesures dans d’autres espaces palestiniens, et pas seulement à Gaza, ce qui élargit le conflit au-delà de la bande côtière.

Cisjordanie: pression des colons, déplacements forcés et reconfiguration par la contrainte

Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 rapporte un déplacement forcé d’environ vingt familles palestiniennes dans le nord de Jéricho, en lien avec des attaques répétées de colons et des menaces directes. Le journal met en avant la dimension cumulative de ces agressions, qui ne relèvent pas d’un épisode isolé, mais d’une dynamique.

Le même jour, Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026 décrit une extension des instruments administratifs de contrôle en Cisjordanie, à travers des modifications annoncées des « instructions de sécurité » permettant d’élargir la saisie rapide de véhicules, d’équipements et de marchandises, sous prétexte d’infractions environnementales. Des acteurs palestiniens y voient une politique plus large de domination, qui combine droit, coercition et sanctions.

Ces récits convergent sur un point précis: la pression sur les communautés se joue autant par la violence directe que par l’outil réglementaire. Les départs forcés deviennent un fait politique, car ils redessinent la présence humaine sur des zones ciblées. Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 cadre aussi cette dynamique comme une forme de réingénierie territoriale, à travers des déplacements répétés.

Syrie: Alep replonge dans des combats lourds, et les puissances testent leurs lignes rouges

Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 décrit un retour de la guerre à Alep, avec des combats au moyen d’armes lourdes entre l’armée et les Forces démocratiques syriennes, et un bilan de morts et de blessés parmi les civils. Le journal mentionne un déplacement massif, avec 142 000 personnes citées comme ayant fui certains quartiers, et l’ouverture de centres d’hébergement. Le récit insiste sur une géographie très concrète, avec des quartiers devenus lignes de front, et une population prise au piège d’une confrontation urbaine.

Dans Al Quds Al Arabi du 9 janvier 2026, la crise est reliée à un usage politique de la question des minorités. Le journal rapporte que le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a dénoncé sur les réseaux sociaux des attaques contre la minorité kurde à Alep, en parlant d’actes graves et dangereux, et en accusant un « écrasement » sanglant des minorités qui contredirait les promesses d’une « Syrie nouvelle ». La lecture proposée est celle d’une instrumentalisation, où Israël revient dans le dossier syrien par une porte morale et médiatique.

Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 ajoute une couche régionale, en citant des contacts turcs avec les autorités syriennes et des discussions autour des arrangements avec les Forces démocratiques syriennes. Dans le même temps, un autre article publié dans Al Akhbar du 9 janvier 2026 évoque une information attribuant à une réunion à Paris un « feu vert » américain à la Turquie pour une attaque sur Alep, en échange d’un silence turc sur ce que ferait Israël dans le sud de la Syrie. Le texte présente aussi la crainte d’un plan de déplacement visant les Kurdes, comparé à des précédents.

Même lorsque ces éléments restent rapportés sous forme d’analyses et de « fuites », ils montrent un mécanisme stable: la Syrie est redevenue un terrain d’échanges indirects entre puissances. Les acteurs locaux paient le prix. Les civils se déplacent. Et les capitales testent leurs marges, sans annoncer clairement leurs objectifs.

Iran: une onde de protestation nourrie par l’effondrement monétaire

An Nahar du 9 janvier 2026 décrit des manifestations en Iran déclenchées par une hausse brutale du dollar et l’effondrement de la monnaie nationale, avec une mobilisation partie des bazars avant de s’étendre. Le journal insiste sur le glissement rapide d’un choc financier vers un mouvement social plus large, touchant des villes connues pour être proches du pouvoir, ainsi que des zones de la capitale.

Dans An Nahar du 9 janvier 2026, la crise est aussi expliquée par des causes structurelles. Le journal cite la combinaison de l’inflation, d’une croissance faible, et du poids des sanctions internationales, comme base durable de la colère. Le même article avance un ordre de grandeur frappant pour le marché parallèle, en indiquant que le dollar aurait atteint début 2026 une fourchette autour de 1,4 à 1,5 million de rials, niveau présenté comme historique.

Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 donne un autre angle, plus géopolitique. Le journal écrit que douze jours après le début des protestations, des institutions de défense des droits humains et des opposants évoquent 35 morts, tandis qu’Israël verrait dans ces événements une opportunité, même s’il envoie publiquement des messages de non-intervention. Cette lecture souligne une tension constante: une crise sociale interne devient vite un objet de calcul externe.

Dans An Nahar du 9 janvier 2026, un détail résume la rupture de confiance: une aide mensuelle annoncée par le gouvernement, équivalant à environ sept dollars, est décrite comme ayant suscité colère et sarcasmes, car jugée dérisoire face aux prix. Ce type de mesure est présenté comme aggravant la crise, car il ajoute de la liquidité sans réforme, ce qui alimente l’inflation.

Europe: l’effet Trump, menaces commerciales et remise en cause du lien transatlantique

Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 publie un récit centré sur la pression américaine sur l’Europe. Le journal rapporte que Donald Trump aurait raconté un échange téléphonique avec Emmanuel Macron, au cours duquel il l’aurait pressé de relever les prix des médicaments en France. Le même texte indique que Trump aurait menacé de relever les droits de douane sur la France à 25% en cas de refus, et qu’il se vanterait d’avoir obtenu une hausse massive des prix, tout en précisant que la véracité exacte du récit est contestable.

L’intérêt journalistique, ici, tient moins au détail que au style de rapport de force. Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 parle d’un mépris envers des alliés européens, et d’un sentiment que la pression américaine ne se limite plus à la Russie, mais vise aussi le cœur du modèle social et économique européen. Le journal place aussi ce bras de fer dans une série, en citant d’autres dossiers sensibles comme le Groenland et l’Ukraine, qui symbolisent des exigences américaines plus dures.

Dans ce tableau, l’Europe est décrite comme sommée de produire une réponse. Le risque est celui d’une fragmentation, car chaque État calcule son coût national. Le même article évoque la nécessité d’un positionnement « réel » des Européens face à ce qu’il décrit comme une montée de la coercition américaine.

Afrique du Nord et Afrique de l’Est: crise institutionnelle en Libye, et catastrophe prolongée au Soudan

Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 rapporte une aggravation de la crise politique en Libye autour de la Commission nationale des élections, avec des camps rivaux incapables de s’accorder sur sa direction. Le journal évoque une institution « aux portes de la division », et souligne la crainte que l’impasse ne bloque la feuille de route de l’ONU et ne fasse perdre une nouvelle fenêtre pour un scrutin présidentiel. La logique est celle d’une crise par étouffement: aucune solution ne s’impose, mais chaque blocage dégrade un peu plus la possibilité d’une sortie.

Sur le Soudan, Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 présente un bilan humain et social après « 1000 jours » de guerre. Le journal cite une estimation de l’ONU faisant état de 33,7 millions de personnes à l’intérieur du pays ayant besoin d’aide humanitaire. Il insiste aussi sur les effets de long terme, avec faim, déplacements, écoles et universités à l’arrêt, maladies graves, hôpitaux détruits, médicaments rares et exode de personnels médicaux.

Le texte évoque enfin une estimation des morts, en suggérant que même les projections optimistes dépasseraient 150 000 victimes. Là encore, le fait politique majeur n’est pas une annonce diplomatique. C’est l’épuisement d’une société et la transformation d’une crise en normalité.

Yémen: le Sud en recomposition, et l’Arabie saoudite en chef d’orchestre du dialogue

Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 rapporte que l’Arabie saoudite conduit un processus politique pour rapprocher des factions yéménites, avec une rencontre à Riyad entre l’ambassadeur saoudien au Yémen, Mohammed Al Jaber, et une délégation du Conseil de transition du Sud. Le journal indique que les discussions portent sur les mouvements récents du Conseil, et sur leurs effets sur la trajectoire de la « question du Sud », ce qui souligne une tension entre ambition séparatiste et gestion de la stabilité.

Dans Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026, un autre récit met l’accent sur un épisode de fuite attribué à un dirigeant du même conseil, et sur le déploiement d’une force appelée « Deraa Al Watan » à Aden, ainsi que sur une sécurisation de la capitale provisoire. Même si les versions varient selon les sources, l’ensemble pointe la même réalité: le Sud yéménite reste un centre de gravité politique et militaire. Il est aussi un terrain de compétition entre acteurs locaux, alliances et parrains régionaux.

Amérique latine: le cas du Venezuela comme miroir d’une souveraineté sous contrainte

Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 publie un dossier sur le Venezuela, en décrivant une pression américaine présentée comme une forme d’imposition politique, avec un récit sur une ingérence assumée. Dans Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026, une tribune revient sur la notion de souveraineté vénézuélienne, en liant la trajectoire de Nicolas Maduro à une crise profonde, et en décrivant l’État comme affaibli et exposé.

La leçon commune, à travers ces couvertures, est que l’international se joue de plus en plus par pression, par sanctions, par récits et par coercition économique. Les conflits armés restent centraux, comme à Gaza, en Syrie ou au Soudan. Toutefois, les rapports de force commerciaux et financiers, comme ceux décrits autour de Donald Trump et de l’Europe, gagnent un poids politique comparable.

Économie: Bataille des dépôts, offensive judiciaire de la Banque du Liban, et fractures sociales qui s’aggravent

Banque du Liban: Karim Souaid ouvre un front judiciaire pour «retrouver l’argent des déposants»

Le dossier bancaire revient au premier plan avec une séquence très politique: la Banque du Liban se présente comme partie offensée et cherche à reprendre l’initiative par la voie judiciaire. El Sharq daté du 9 janvier 2026 rapporte que le gouverneur Karim Souaid a détaillé des procédures et des actions en cours au Liban et à l’étranger, en insistant sur un objectif unique: récupérer des fonds liés à des abus de fonction, à des manquements au devoir de loyauté, et à des violations des règles qui encadrent le travail de la banque centrale.

Dans ce récit, la priorité annoncée est la restitution au bénéfice des déposants. Karim Souaid insiste sur le fait que la Banque du Liban ne vise pas un gain institutionnel abstrait, mais la reconstitution de droits, d’abord pour les épargnants. El Sharq daté du 9 janvier 2026 souligne que la banque centrale s’appuie sur des parcours judiciaires «décisifs» et sur des conseils juridiques pour protéger ses droits et poursuivre l’exécution de ces dossiers.

Al Liwaa daté du 9 janvier 2026 précise que la Banque du Liban a engagé une plainte visant un ancien haut responsable et une autre personne, accusés d’avoir utilisé leur influence et d’avoir mis en place des mécanismes de captation via quatre sociétés écrans offshore, notamment dans les îles Caïmans. Le même article explique que la banque centrale s’active aussi avec des enquêteurs et des bureaux internationaux afin de poursuivre des fonds à l’étranger.

L’un des volets cités porte sur une société identifiée sous le nom Fori. Al Liwaa daté du 9 janvier 2026 indique que cette société est soupçonnée d’avoir perçu des commissions non légitimes sur des opérations réalisées avec la Banque du Liban. Ces commissions auraient été payées par les banques commerciales à chaque transaction de titres effectuée avec la banque centrale. Au lieu d’être reversées à l’institution, elles auraient été transférées intégralement vers cette entité liée.

El Sharq daté du 9 janvier 2026 reprend cette trame et ajoute une dimension pénale, en évoquant des soupçons de blanchiment, à travers l’intégration consciente de pots-de-vin dans des opérations financières plus larges, ainsi que l’exploitation des ressources de la Banque du Liban à des fins privées. Ce cadrage vise à donner une gravité particulière au dossier. Il ne s’agit plus d’une simple «mauvaise gestion». Il s’agit d’un soupçon d’architecture frauduleuse.

Un autre nœud concerne un compte décrit comme un «compte de consultations». Al Liwaa daté du 9 janvier 2026 indique que la Banque du Liban prépare des mesures juridiques supplémentaires contre des sociétés déterminées ayant profité de ce compte, présenté comme «suspect». La logique est claire: identifier les canaux, puis remonter la chaîne des bénéficiaires, au Liban et à l’étranger.

Dépôts: bataille juridique et bataille de définition, entre «restitution» et partage des pertes

Le débat sur les dépôts ne se limite pas aux poursuites. Il touche à la façon même de définir une «dette» bancaire, et donc à la construction d’une solution nationale. Dans Al Joumhouria daté du 9 janvier 2026, l’avocat Nicolas Fattous critique le projet de loi d’«organisation financière» et de récupération des dépôts. Il met en avant l’idée que le droit impose la restitution du dépôt «en nature», et pas une récupération réduite par des mécanismes de conversion ou de plafonnement.

Al Joumhouria daté du 9 janvier 2026 cite aussi une référence directe au Code de commerce, à travers l’article 307, pour rappeler l’obligation de la banque de rendre l’équivalent de la somme déposée, selon les conditions du contrat, avec des intérêts le cas échéant. Le texte insiste sur le fait que la relation n’est pas seulement comptable. Elle est contractuelle. Et elle engage la responsabilité de plusieurs acteurs.

Dans le même dossier, Al Joumhouria daté du 9 janvier 2026 développe la notion de «solidarité passive». Le journal explique que l’État, la Banque du Liban et les banques seraient responsables ensemble envers le déposant, car les dommages proviendraient d’un enchevêtrement d’actions et de décisions, rendant difficile l’attribution d’une part exacte à chacun. Cette approche n’est pas neutre. Elle conteste une logique où l’État se retirerait de l’équation, laissant les déposants face aux seules banques.

Un autre angle, toujours dans Al Joumhouria daté du 9 janvier 2026, insiste sur la dimension morale et politique du dépôt. Le journal rappelle que la «wadi‘a» est aussi une valeur de confiance. Il affirme qu’aucun plan de sauvetage n’a de sens sans une restauration réelle de cette confiance. Le texte souligne une conséquence lourde: si les dépôts ne reviennent pas, la crise dépasse l’économie et devient une crise de légitimité.

Le même numéro de Al Joumhouria daté du 9 janvier 2026 publie aussi un article attribué à Fadi Abboud, qui avance une lecture frontale: depuis 2019, les banques ont arrêté de restituer l’argent des déposants sans justification suffisante, et elles refusent d’ouvrir leurs comptes au public. Le texte affirme que l’État devrait aussi ouvrir ses propres comptes et ceux de la banque centrale, afin d’établir une vérité financière. Il propose même, comme piste, d’ouvrir la voie à de nouvelles banques, rompant avec les mêmes pratiques.

Protection sociale: l’effondrement silencieux du «filet», avec 9,8 milliards de dollars de pertes annoncées

L’économie libanaise n’est pas seulement une affaire de banques. Elle touche au cœur du modèle social. Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 publie une enquête sur le صندوق الوطني للضمان الاجتماعي, le fonds national de sécurité sociale, et parle d’un chiffre qui frappe: 9,8 milliards de dollars «perdus» des épargnes des travailleurs.

Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 explique que les chiffres présentés dans le projet de budget 2026 ne reposeraient pas sur des estimations solides, mais sur des projections fragiles, utilisées pour affirmer l’existence d’excédents. Le journal décrit ces budgets comme des «chiffres» sans substance, et insiste sur un écart massif entre l’estimation et l’exécution.

Le cœur de la critique est simple. Dans une entreprise, un excédent peut signaler une performance. Dans un organisme social, un excédent peut signifier autre chose. Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 affirme que les excédents affichés proviennent surtout d’une réduction des prestations et d’un gel de droits, au détriment des assurés. Le texte ajoute que le fonds aurait perdu plus de 9 milliards de ses avoirs, et que sa capacité à financer les prestations de santé a fortement reculé.

Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 détaille aussi une faiblesse structurelle: la branche maladie et maternité porterait un déficit accumulé depuis le début des années 1990. Ce déficit aurait été masqué par des transferts internes, notamment via des avances et des prêts provenant de la branche de fin de service. Le résultat est un effet domino. Quand l’argent de fin de service est utilisé pour boucher d’autres trous, l’épargne retraite se dégrade, et la valeur réelle des droits s’effondre.

Le journal ajoute un diagnostic plus politique. Il décrit une stratégie de report d’engagements d’une année à l’autre, sans tentative réelle de rupture. Il affirme que la relation entre l’État et le fonds n’a pas pris de tournant réformateur depuis 2019, et que la baisse des prestations a servi de mécanisme de couverture des pertes.

Énergie: le retour du «gaz égyptien» comme bouffée d’air, mais à un coût élevé et sous contraintes régionales

Sur un autre front, le dossier de l’énergie réapparaît avec un mécanisme présenté comme vital pour l’électricité. Al Araby Al Jadeed daté du 9 janvier 2026 affirme qu’en novembre 2025, un accord a été développé pour permettre à l’Égypte d’exporter vers le Liban environ 650 millions de mètres cubes de gaz par an via l’ancien trajet du «gazoduc arabe».

Le même journal rappelle l’histoire de ce trajet. Il indique que l’exportation de gaz égyptien vers le Liban via la Jordanie et la Syrie avait commencé en 2009, avant d’être interrompue à cause d’attaques sur le segment d’Al Arish et des destructions en Syrie pendant la guerre. Ce rappel montre le problème central: même lorsqu’un accord existe, il dépend d’une infrastructure vulnérable et d’un environnement politique instable.

Al Araby Al Jadeed daté du 9 janvier 2026 ajoute un point sensible: la question du prix. Le journal cite une estimation selon laquelle ce choix pourrait pousser le coût du gaz livré à la Syrie et au Liban vers 15 dollars par million d’unités thermiques, contre un niveau mondial évoqué autour de 13 dollars. Le texte juge le prix «acceptable» faute d’alternative immédiate. Cette phrase résume la contrainte libanaise: payer plus cher, mais éviter l’arrêt complet.

Commerce et agriculture: restrictions syriennes, négociation bilatérale, et fragilité des exportations

L’économie réelle se joue aussi à la frontière. Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 annonce que le ministre libanais de l’Agriculture doit se rendre en Syrie pour «organiser les relations commerciales», après des restrictions qui touchent des produits libanais.

Le journal rapporte un échange avec le ministre syrien de l’Agriculture, Amjad Badr. Celui-ci explique que certaines décisions dépassent son ministère et relèvent d’organismes de contrôle, tout en insistant sur une justification: protéger le produit local. Il présente la réunion des commissions conjointes comme le lieu où les obligations de chaque partie pourront être discutées, avec la présence des commerçants et des exportateurs, et il affirme que la Syrie est ouverte à la coopération avec tous les pays.

Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 appuie aussi son récit sur une référence à des données douanières, en citant des tableaux d’importations et d’exportations entre le Liban et la Syrie jusqu’en août 2025. Ce point compte, car il replace la crise des restrictions dans une réalité chiffrée: la frontière n’est pas une question secondaire. C’est une artère économique, surtout pour des secteurs agricoles fragilisés par les coûts, la logistique et l’accès aux marchés.

Dans ce dossier, la négociation a une double dimension. Elle est commerciale, car elle concerne des cargaisons, des normes et des contrôles. Elle est aussi politique, car elle implique des signaux publics sur la relation bilatérale. Et elle se déroule alors que le Liban tente, en parallèle, de stabiliser sa scène intérieure.

Crédit immobilier: tentative de relance ciblée, mais sous contrainte de revenu et de prix

Enfin, un signal plus social apparaît dans Al Liwaa daté du 9 janvier 2026 à propos du crédit logement. Le journal rapporte des propos de Antoine Habib, évoquant une hausse du plafond du prêt immobilier de la Banque de l’habitat, passé de 50.000 à 100.000 dollars pour des prêts d’achat et de construction, afin de suivre la hausse des prix de l’immobilier et répondre aux besoins des familles.

Le même texte insiste sur l’idée d’élargir le nombre de bénéficiaires et de renforcer la stabilité des programmes à moyen terme, avec l’objectif de toucher des revenus faibles ou intermédiaires, les jeunes et les personnes avec besoins spécifiques. Il mentionne aussi une orientation vers des fonds arabes et étrangers pour obtenir des financements à coût réduit.

Ce dossier montre une tension. Le crédit peut aider. Il peut aussi rester symbolique si les revenus ne suivent pas et si le marché immobilier reste déconnecté de la capacité réelle des ménages. La mesure est donc présentée comme un instrument social. Elle reste dépendante du contexte bancaire global, dominé par la crise des dépôts et par la question de la confiance.

Dépôts, sécurité sociale, énergie: trois crises, une même question de confiance

À travers ces sujets, une ligne commune se dessine dans les journaux du 9 janvier 2026. La Banque du Liban tente de transformer le dossier des déposants en bataille judiciaire structurée, avec des noms, des sociétés, des comptes et des soupçons pénaux. Le débat légal, lui, refuse de réduire les dépôts à une variable d’ajustement, et insiste sur la restitution et sur la responsabilité partagée entre l’État, la banque centrale et les banques.

En même temps, Al Akhbar daté du 9 janvier 2026 décrit une protection sociale qui s’est appauvrie au point de perdre des milliards et de compenser ses pertes par une réduction de prestations. Enfin, Al Araby Al Jadeed daté du 9 janvier 2026 montre que l’énergie reste une urgence, avec un retour du gaz égyptien présenté comme vital, mais plus cher et dépendant de routes politiques fragiles.

Justice: Dossier du port relancé, bras de fer sur l’enquête, et montée des contentieux sécuritaires et financiers

Explosion du port de Beyrouth: le juge Habib Razekallah ferme la porte à une poursuite contre Tarek Bitar

Le dossier du 4 août reste l’un des marqueurs les plus sensibles de la justice libanaise. Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026 met en avant une décision du juge Habib Razekallah, présentée comme un tournant, puisqu’elle « met fin » à la procédure engagée contre le juge d’instruction Tarek Bitar et empêche que ce dernier soit poursuivi dans une affaire liée à l’accusation d’« usurpation de fonction » et d’« abus d’autorité » dans le cadre de l’enquête.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 précise l’argument central de la décision. Le juge Habib Razekallah décide de ne pas poursuivre Tarek Bitar, car l’action avait été introduite par l’ancien procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidat, qui s’était déporté du dossier. Le quotidien souligne que ce déport prive, selon cette logique, l’auteur de la plainte de la qualité nécessaire pour agir contre le juge d’instruction. Cette lecture, rapportée comme une motivation de droit, vise à couper l’un des canaux qui ont immobilisé l’enquête.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 rappelle que cette décision intervient après une longue audition de Tarek Bitar, tenue dans les semaines précédentes, au cours de laquelle il a justifié sa reprise d’activité malgré l’existence de demandes de récusation et d’actions visant à l’écarter. Le journal ajoute que Habib Razekallah avait déjà levé, auparavant, l’interdiction de voyager qui frappait le juge d’instruction.

Dans le même récit, Al Liwaa du 9 janvier 2026 évoque un déplacement en Bulgarie, rendu possible par cette levée, afin d’entendre le propriétaire du navire lié au nitrate d’ammonium, Igor Grechushkin. Cette information est importante, car elle relie un acte procédural local à une piste internationale, longtemps citée comme l’un des angles morts de l’enquête.

Le « verrou » du dossier saute partiellement, et le projet d’acte d’accusation revient dans le débat

La portée politique de la décision est immédiate. Al Liwaa du 9 janvier 2026 présente ce choix judiciaire comme susceptible d’avoir des effets directs sur l’enquête du port, car Tarek Bitar aurait retardé certaines étapes, dont l’acte d’accusation, dans l’attente du sort de cette procédure pendante. Dans ce type de dossier, un simple contentieux annexe peut geler l’ensemble de la chaîne, et l’existence de recours multiples est décrite, dans plusieurs articles, comme une mécanique de ralentissement.

Le même jour, El Sharq du 9 janvier 2026 met en scène une pression publique qui s’accroît sur la justice, à mesure que l’idée de « procrastination » s’installe dans l’opinion. La combinaison de ces éléments, décision de justice et mobilisation des familles, crée une séquence où l’institution judiciaire est sommée de produire un calendrier et des actes lisibles.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 insiste aussi sur une autre tension, plus pratique. Les familles et leurs représentants demandent que le juge d’instruction puisse travailler « sans épée au-dessus de la tête », formule rapportée dans les prises de parole. Cette expression illustre une perception: le juge n’est pas seulement freiné par le droit. Il l’est aussi, selon ses soutiens, par un climat de menaces procédurales permanentes.

Devant le Palais de justice: colère des familles, et accusation de lenteur judiciaire

Le 9 janvier 2026, El Sharq rapporte une mobilisation des proches des victimes devant le Palais de justice. La prise de parole de l’avocate Sélis Roukoz insiste sur une « lenteur » qualifiée d’injuste, et sur la nécessité de poursuivre les responsables du drame, au nom des droits des victimes. Le journal décrit la manifestation comme une nouvelle tentative de maintenir la pression sur une affaire qui s’éternise.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 offre une version plus détaillée de cette séquence. Le quotidien cite William Noun, figure régulière de ces mobilisations, qui affirme que la demande est « populaire » et qu’il réclamera la reddition de comptes de toute personne visée par des soupçons. Il demande la clôture du dossier et attribue une part du retard au juge Habib Razekallah, tout en le décrivant comme un magistrat « intègre » dont il attend un geste concret, à savoir desserrer le dispositif qui empêche, selon lui, Tarek Bitar d’émettre l’acte d’accusation.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 rapporte aussi une phrase forte de William Noun sur les personnes relâchées « de manière illégale », qu’il dit vouloir voir retourner en détention. Cette formulation traduit l’intensité de la colère, mais elle révèle surtout un point de rupture: la population ne débat plus seulement de la vérité. Elle débat de la crédibilité même des procédures et de la cohérence des décisions de remise en liberté.

Dans la même mobilisation, Al Liwaa du 9 janvier 2026 cite l’avocate Sélis Roukoz appelant le juge Habib Razekallah à laisser la justice « faire son travail » et à trancher le dossier, en rappelant que le sentiment dominant est celui d’une colère accumulée. Elle affirme aussi que Tarek Bitar ne peut pas décider librement tant qu’il reste exposé à des menaces procédurales, ce qui renvoie, à nouveau, à la question de l’indépendance effective, au-delà de l’indépendance formelle.

Justice sécuritaire: le procès de Fadl Shaker devant la juridiction militaire se poursuit

Un autre dossier judiciaire occupe les pages, cette fois devant la justice militaire. El Sharq du 9 janvier 2026 rapporte que la cour militaire permanente, présidée par le brigadier Wassim Fayyad, a tenu une audience dans le procès du chanteur Fadl Shaker. Le journal indique que le dossier regroupe quatre affaires sécuritaires, dans lesquelles des jugements par contumace avaient déjà été prononcés, avec des peines allant de cinq à quinze ans de travaux forcés.

An Nahar du 9 janvier 2026 apporte plusieurs précisions de procédure. Le quotidien cite la présence du commissaire du gouvernement adjoint auprès du tribunal militaire, le juge Nidal Al Chaaer, et celle de l’avocate de Fadl Shaker, Amata Moubarak. Il souligne que l’audience a été transformée en séance confidentielle à la demande de la défense, avec interdiction d’accès aux médias et aux avocats non mandatés.

An Nahar du 9 janvier 2026 précise aussi la durée de l’audience, environ deux heures et demie, et indique que Fadl Shaker a été interrogé sur les quatre dossiers. La prochaine audience est fixée au 12 février 2026, afin d’entendre des témoins, dont le cheikh Ahmad Al Assir. La présence annoncée de ce témoin, dans une affaire médiatiquement chargée, rappelle que ce dossier reste lié à une mémoire sécuritaire et politique encore vive.

Cette séquence illustre un point récurrent. La justice militaire, au Liban, demeure un théâtre où se jouent des affaires qui touchent à la sécurité, à la représentation publique et aux équilibres politiques. Le choix du huis clos, rapporté par An Nahar du 9 janvier 2026, montre aussi une stratégie de contrôle de la narration judiciaire, dans un pays où chaque audience est immédiatement interprétée.

Criminalité financière et corruption: Banque du Liban se pose en victime et en plaignante

La justice n’est pas seulement mobilisée sur les dossiers sécuritaires. Elle est aussi sollicitée sur les affaires financières, dont l’impact social est massif. El Sharq du 9 janvier 2026 rapporte une démarche offensive de la Banque du Liban, qui se constitue partie civile et revendique des procédures au Liban et à l’étranger pour récupérer des fonds, en ciblant des faits qualifiés d’abus de fonction et de violation du devoir de loyauté.

Dans le même ensemble, El Sharq du 9 janvier 2026 évoque des éléments qui relèvent du pénal, en parlant de soupçons de blanchiment, via l’intégration consciente de pots-de-vin dans des opérations financières. Le quotidien cite aussi le choix de la banque centrale de s’adresser au premier juge d’instruction à Beyrouth, ce qui montre une volonté d’inscrire le dossier dans une filière judiciaire précise, et pas seulement dans un conflit de communication.

Al Liwaa du 9 janvier 2026 reprend le même fil, en détaillant l’architecture reprochée. Il est question de quatre sociétés écrans offshore, notamment dans les îles Caïmans, qui auraient servi à capter des fonds et à produire un enrichissement illégal. Le journal indique aussi que des actions supplémentaires seraient en préparation contre des entités ayant profité d’un « compte de consultations », décrit comme suspect.

Dans une autre page, Al Liwaa du 9 janvier 2026 rapporte des informations attribuées à des sources juridiques selon lesquelles ces poursuites en préparation pourraient viser l’ancien gouverneur Riad Salameh et son frère. Ce type d’allégation, rapportée comme information de sources, augmente la pression sur la justice, car il élargit l’attente sociale au-delà d’un dossier technique, vers une confrontation directe avec des figures associées à la crise.

An Nahar du 9 janvier 2026 insiste, pour sa part, sur la dimension de « rupture ». Le quotidien explique que le gouverneur Karim Souaid n’aurait annoncé ces démarches qu’après avoir verrouillé les éléments des dossiers afin d’éviter les brèches qui ont, selon le journal, permis d’entraver ou de ralentir des enquêtes ces dernières années. Le même texte suggère que cette offensive judiciaire sert aussi à rééquilibrer le débat politique sur la responsabilité de la crise, en refusant que la banque centrale soit réduite à un bouc émissaire unique.

Affaires « du quotidien »: fraude universitaire, litiges civils et justice sociale sous pression

La rubrique judiciaire ne se limite pas aux grands procès. An Nahar du 9 janvier 2026 mentionne, dans une note de veille politique, un dossier de falsification de notes à la faculté de droit, branche 1, de l’Université libanaise, avec l’arrestation d’un fils présenté comme faisant l’objet d’une campagne de défense publique menée par un religieux. Même sous forme brève, cette mention illustre une réalité: les affaires de fraude éducative deviennent des sujets d’opinion, car elles touchent à l’égalité des chances et à la valeur des diplômes.

Les journaux publient aussi des actes judiciaires de nature civile, qui rappellent l’ampleur du contentieux au quotidien. An Nahar du 9 janvier 2026 publie par exemple un avis lié à une procédure foncière dans la Békaa, avec demande de placement d’une mention de litige sur un bien et exigences de frais et dépens. Même si ce type de document relève de l’information légale, il renvoie à une crise plus vaste. Quand l’économie se dégrade, les litiges sur la propriété, les transferts et les inscriptions au registre augmentent, et la justice devient un passage obligé.

Enfin, Al Akhbar du 9 janvier 2026 publie une chronique critique sur la manière dont certaines opérations sécuritaires et médiatiques sont racontées, en évoquant des raids dans des camps, et la tendance à transformer une opération en récit politique immédiat. Ce type de texte, même indirect, interroge le rapport entre procédure, communication et respect des droits, un sujet qui revient dès que les enjeux sécuritaires et judiciaires se croisent.

Deux dossiers structurent l’attente: le port et l’argent, avec une même question sur l’exécution

Ce 9 janvier 2026, la justice apparaît saisie par deux attentes qui se rejoignent. L’une concerne la vérité et la responsabilité sur l’explosion du port, avec une bataille de procédures et une colère des familles qui refuse la normalisation de l’impunité. L’autre concerne la criminalité financière et la récupération de fonds, avec une banque centrale qui affirme passer à l’offensive et des journaux qui décrivent des soupçons lourds, dont le blanchiment. Entre les deux, le procès de Fadl Shaker rappelle que la justice militaire continue, elle aussi, de porter des dossiers où l’opinion, la sécurité et le droit s’entremêlent.

Société: Réfugiés sous contrainte, services publics sous pression, et quotidien fragilisé par l’insécurité et les rumeurs

Le camp de Beddawi: la fermeture des accès transforme une mesure sécuritaire en crise de vie

Dans Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026, la fermeture de la plupart des entrées secondaires du camp de Beddawi, au nord du Liban, est décrite comme un basculement. Le journal écrit que la décision « n’est plus une mesure sécuritaire passagère », mais un fait qui s’impose à tous les aspects de la vie, pour les réfugiés palestiniens comme pour les habitants des zones proches.

Le premier effet est la restriction de mouvement. Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 rapporte que le camp compte 23 entrées secondaires, dont 19 ont été fermées, tandis que quatre petits passages restent ouverts, permettant surtout le passage à pied, à moto ou avec de petits véhicules. Le journal ajoute que les deux accès principaux, ceux qui laissent passer des voitures, restent ouverts. Cette géographie nouvelle change les rythmes. Elle modifie aussi les itinéraires du quotidien, car les détours deviennent la règle.

Le second effet est économique. Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 affirme que les réfugiés se sentent « encerclés » dans une zone étroite et privés d’une liberté de déplacement qui conditionne l’accès au travail, aux revenus et aux services. Le journal relie ce point à une fragilité déjà installée, en citant des données de l’UNRWA: environ 23.000 réfugiés enregistrés vivent dans le camp, et une majorité souffre de pauvreté et de chômage, alors que la demande de services augmente avec la croissance de la population.

Le troisième effet touche l’école et la santé. Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 décrit une contrainte concrète pour les familles vivant aux abords du camp ou à l’extérieur. Là où certains enfants mettaient environ cinq minutes à pied, le trajet peut désormais dépasser une demi-heure, ce qui oblige les parents à organiser des moyens de transport. Le journal signale aussi une congestion du seul axe routier resté pleinement ouvert, avec des embouteillages aux heures d’entrée et de sortie des écoles. Dans le même passage, des habitants demandent une approche plus « humaine », en plaidant pour des passages piétons et pour un accès facilité vers les services médicaux.

La fermeture des accès apparaît ainsi comme une décision qui dépasse la sécurité stricte. Elle agit comme un multiplicateur de vulnérabilité. Elle touche des ménages déjà sous tension. Elle réorganise l’espace. Elle déplace aussi la charge financière vers les familles, au moment même où les revenus restent incertains.

Infrastructures et sécurité routière: quand une fissure devient un risque collectif

Sur un autre registre, la société libanaise est rattrapée par l’état des infrastructures. Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, un incident sur l’axe Tyr–Beyrouth est rapporté comme un danger public. Le journal écrit que des fissures et un affaissement sont apparus sur la route dans la zone de Borj Rahal – Ain Abou Abdallah. La municipalité indique avoir contacté le ministère des Travaux publics et des Transports afin de demander une inspection et des mesures rapides.

Le même article de Al Liwaa du 9 janvier 2026 décrit une mobilisation locale immédiate. Une inspection de terrain est mentionnée, avec la présence du député Ali Khreiss, du responsable régional par intérim au ministère, l’ingénieur Haitham Beze, ainsi que d’officiers et de responsables municipaux. Le texte insiste sur l’idée d’une évaluation technique des causes et sur la nécessité d’agir vite pour éviter une aggravation et protéger la sécurité publique.

El Sharq du 9 janvier 2026 reprend la même information en soulignant la démarche municipale et la demande d’un « constat de terrain » afin de décider des mesures nécessaires. L’intérêt de cette convergence est clair. Quand plusieurs journaux rapportent un risque routier précis, la question sort du fait divers. Elle devient un enjeu de gestion, de prévention et de responsabilité.

Dans un pays où les déplacements quotidiens reposent souvent sur quelques axes structurants, un affaissement n’est pas seulement un problème technique. Il perturbe les trajets de travail. Il augmente l’exposition aux accidents. Il renforce aussi l’angoisse diffuse liée à l’état des routes, surtout en hiver, quand les pluies et les sols fragilisés amplifient les risques.

Services d’urgence et rumeurs: la Croix-Rouge répond à une intox

Le quotidien est également pollué par les rumeurs, surtout lorsqu’elles touchent les services d’urgence. Dans El Sharq du 9 janvier 2026, la Croix-Rouge libanaise publie un démenti. L’organisation dit que des informations diffusées sur les réseaux sociaux au sujet d’un « incident » entre ses équipes et celles de la Défense civile sont fausses. Elle appelle à la prudence et à la vérification avant diffusion.

Ce type de rectificatif révèle un problème social plus large. La circulation rapide de fausses informations fragilise la confiance dans les institutions de secours. Elle peut aussi compliquer le travail sur le terrain, car une rumeur devient parfois un soupçon, puis une hostilité. Dans un contexte de tensions sociales, la crédibilité des équipes d’urgence est un capital fragile. Lorsqu’une organisation est obligée de répondre publiquement, c’est souvent qu’une rumeur a déjà eu un impact.

Le même jour, Al Liwaa du 9 janvier 2026 publie un exemple inverse, plus discret mais révélateur, sur la capacité de certains acteurs à combler des manques. Le journal indique que des vêtements de travail destinés aux pompiers auraient été fournis et distribués, après une prise en charge du coût par un homme d’affaires, sans charge pour la caisse municipale. L’information met en scène une réalité fréquente: l’entraide privée vient parfois remplacer une dépense publique difficile à financer.

Cette coexistence entre rumeurs toxiques et aides concrètes illustre une société qui oscille entre défiance et solidarité. Elle montre aussi que les services de première ligne, secours, pompiers, municipalités, restent des repères du quotidien. Quand ils manquent de moyens, le manque se voit. Quand ils sont attaqués par des rumeurs, le lien social se fragilise.

École et administration: polémique sur les décisions du ministère de l’Éducation

Plusieurs journaux laissent aussi apparaître une nervosité autour de l’école et de l’administration. Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, une note indique que les procédures et décisions de la ministre de l’Éducation suscitent « beaucoup de controverse » et alimentent des interrogations sur la nature de sa gestion, entre méthode assumée et erreurs répétées liées, selon le texte, à un manque d’expérience.

Même si cette mention reste brève, elle compte car elle renvoie à un sujet social central. L’école est un espace où les tensions économiques deviennent visibles. La moindre décision administrative peut peser sur les familles, sur les enseignants et sur la continuité pédagogique. Dans ce cadre, la controverse sur la gouvernance éducative n’est pas un débat abstrait. Elle se traduit par une incertitude sur les calendriers, sur les règles et sur l’organisation de l’année scolaire.

Le même ensemble de notes dans Al Liwaa du 9 janvier 2026 souligne aussi un rôle d’arbitrage moral attribué à Dar al-Fatwa, décrite comme attentive à la protection de la foi et du vivre-ensemble, dans un pays traversé par des épreuves et des tensions. Cette dimension rappelle que, dans la société libanaise, les institutions religieuses ne sont pas seulement spirituelles. Elles sont aussi des acteurs de stabilisation, surtout lorsque le débat public se durcit.

Vie collective et société civile: une vitalité qui cherche des voies malgré la crise des institutions

Enfin, une approche plus réflexive apparaît dans An Nahar du 9 janvier 2026. Le journal publie un texte qui affirme que le manque de vitalité des institutions politiques ne signifie pas l’absence de vitalité dans la société. Il décrit des forces sociales qui cherchent des moyens de corriger la vie publique et de protéger les droits et les principes constitutionnels, en attendant un retour minimal de régularité institutionnelle.

Cette lecture rejoint, par un autre biais, ce que montrent les faits rapportés le même jour. À Beddawi, des habitants demandent que l’on traite une mesure sécuritaire avec une approche humaine, en lien avec l’école et la santé. Au Sud, des municipalités alertent l’État sur un risque routier, et organisent des inspections. Face aux rumeurs, la Croix-Rouge libanaise prend la parole pour protéger sa crédibilité opérationnelle.

Ces scènes ne racontent pas une société apaisée. Elles racontent une société en réaction. Les décisions sécuritaires, les fissures des routes, les polémiques scolaires et les intox sur les réseaux sociaux fabriquent un même climat. Le quotidien devient plus lourd. Les déplacements deviennent plus longs. La confiance devient plus fragile. Et, dans cet espace étroit, chaque acteur local, association, municipalité, service d’urgence, tente d’éviter que la contrainte ne devienne un effondrement silencieux.

Culture: Scène vivante à Beyrouth, création au Nord, et agenda chargé entre musique, théâtre et arts visuels

Théâtre à Beyrouth: autobiographie, comédie sociale et fidélité au public

Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, la pièce «بعد ما سميتها» est présentée comme une reprise qui assume une écriture très personnelle. Le texte explique que le spectacle réassemble, sur un mode autobiographique, des fragments de vie de deux personnages, «Majd» et «Yahya», nourris d’années de complicité depuis l’adolescence. Al Liwaa du 9 janvier 2026insiste sur le mélange revendiqué entre comédie sociale et drame romantique, ainsi que sur la volonté de casser certaines règles classiques d’unité, tout en gardant une continuité de l’événement dramatique pour préserver l’attention du spectateur.

Le même article souligne que la matière du spectacle vient autant de l’expérience intime que d’une lecture de la société. Il est question de tensions, de rapports de force, de contradictions ordinaires, avec un ton qui bascule de l’humour à la gravité. Al Liwaa du 9 janvier 2026 replace aussi cette reprise dans la dynamique du Masrah al Madina, qui reste, à Beyrouth, l’un des lieux où la scène trouve une stabilité relative malgré les crises.

Cette mise en avant du théâtre n’est pas anodine. Dans le paysage culturel libanais, les reprises jouent un rôle central. Elles permettent de prolonger la vie d’œuvres qui ont trouvé leur public. Elles permettent aussi de limiter les risques financiers, car la fréquentation demeure incertaine. Les journaux, lorsqu’ils choisissent de détailler une pièce, traduisent souvent un même signal: le spectacle a déjà un écho, ou il incarne un besoin collectif de retrouver un espace de parole et de présence.

André Soueid dans An Nahar: la musique comme identité, et la création entre Orient et Occident

La musique apparaît comme un autre axe fort. An Nahar du 9 janvier 2026 consacre une page à André Soueid, violoniste et producteur libanais, dans une séquence présentée comme un échange au long cours. Le journal raconte un parcours ancré très tôt dans l’apprentissage, avec une enfance façonnée par un environnement familial musical, et un père lié au conservatoire.

An Nahar du 9 janvier 2026 insiste sur une idée simple: l’influence, aujourd’hui, ne se mesure pas seulement à la visibilité, mais à la profondeur du message et à l’impact. Cette réflexion sert de cadre à un récit où la technique instrumentale n’est pas séparée d’une démarche artistique plus large. Dans le prolongement, An Nahar du 9 janvier 2026reprend des éléments plus intimes, en évoquant l’importance de la famille comme socle, et la manière dont le musicien relie sa discipline à une recherche de sens, au-delà de la réussite immédiate.

Cette séquence éditoriale a aussi une valeur culturelle concrète. Elle montre que la presse libanaise continue de traiter la musique comme un enjeu d’identité. Le violon, ici, devient une métaphore. Il trace des frontières et les traverse, selon la formule mise en avant par An Nahar du 9 janvier 2026. Dans un pays où la diaspora et les circulations artistiques sont anciennes, ce type de portrait rappelle que la scène libanaise ne se réduit pas aux événements. Elle se joue aussi dans les trajectoires.

Mansour Rahbani réinterprété: littérature, oratorio et retour du texte sur scène

Toujours dans An Nahar du 9 janvier 2026, un autre contenu culturel se distingue par sa dimension patrimoniale. Le journal revient sur un projet autour de Mansour Rahbani, en liant son écriture à un dispositif musical de type oratorio. Le texte met en avant «أسافر وحدي ملكا»، présenté comme une expérience où le verbe devient matière musicale, portée «par la voix et la mélodie» vers un public plus large.

An Nahar du 9 janvier 2026 décrit ce projet comme proche, par certains aspects, d’autres livres de Mansour Rahbani, tout en soulignant une intensité particulière dans la manière d’ouvrir des questions existentielles. L’intérêt journalistique est double. D’une part, il y a la réactivation d’une œuvre littéraire dans un format scénique. D’autre part, il y a un geste de transmission, qui fait passer un texte de bibliothèque vers un espace de performance.

Ce point est important dans la culture libanaise récente. Depuis la crise, les productions qui s’appuient sur des œuvres reconnues, ou sur des signatures patrimoniales, servent souvent de points d’ancrage. Elles facilitent l’adhésion du public. Elles permettent aussi de construire une continuité entre générations, au moment où de nombreux repères collectifs sont fragilisés.

Arts visuels et création au Nord: l’année 1958 relue en bande dessinée, et une satire du pouvoir

La création ne se limite pas à Beyrouth. Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 annonce un événement qui associe arts visuels et mémoire politique: un salon de bande dessinée intitulé «الخيار: 1958», annoncé comme devant ouvrir le samedi 17 janvier à 16 heures au centre français de Tripoli. Le journal précise que les œuvres relisent l’histoire du Liban «avec un regard ironique», et qu’elles convoquent 1958 non comme un récit figé, mais comme des scènes du quotidien où le pouvoir et la rue se croisent.

Le même passage met en valeur une méthode: utiliser la satire, donc le dessin, pour rendre lisibles des tensions politiques anciennes, tout en les reliant à une sensibilité contemporaine. Dans une société où la mémoire se polarise vite, le recours à l’humour et à la bande dessinée peut ouvrir une autre voie. Il permet de parler de violence politique sans reproduire un langage de propagande. Il permet aussi de retrouver un espace de critique, à distance de l’actualité brûlante.

Cette annonce est aussi un signal sur Tripoli. La ville apparaît de plus en plus comme un lieu où des initiatives culturelles cherchent à exister malgré un contexte économique dur. Lorsqu’un centre culturel accueille un événement sur la mémoire politique, cela indique que l’offre ne se limite plus à la capitale, même si l’écart de moyens reste réel.

Cinéma et industrie culturelle régionale: Golden Globes, écrans et bataille de prestige

La culture, dans la presse, ne se limite pas à la création libanaise. Elle passe aussi par les rendez-vous mondiaux qui structurent l’industrie audiovisuelle. Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 consacre une page au cinéma et à la compétition des Golden Globes, décrite comme un moment de forte rivalité et comme un indicateur suivi de près en vue des Oscars. Le journal rappelle l’histoire de ces prix et souligne leur rôle de baromètre pour la saison.

Même si ce sujet n’est pas libanais, il a un effet local. Les grands prix influencent la programmation, la discussion publique et les plateformes. Ils peuvent aussi façonner les attentes des spectateurs, au Liban comme ailleurs. Ce type de couverture rappelle que le marché culturel libanais, malgré ses contraintes, reste connecté à la circulation mondiale des œuvres.

Création, reconnaissance et scènes hybrides: de la salle municipale aux espaces culturels

La presse montre aussi une culture qui ne se joue pas seulement dans les salles de spectacle. Elle passe par les reconnaissances publiques, les cérémonies, les honneurs locaux. Al Liwaa du 9 janvier 2026 rapporte qu’une cérémonie est prévue à la municipalité de Saïda pour honorer Amer Mohammad Ali Nahouli, mentionné comme ayant été choisi dans une liste de Forbes liée aux jeunes «faiseurs de changement» au Moyen-Orient.

Même si ce contenu se situe à la frontière entre société et culture, il traduit une dynamique. Les municipalités deviennent parfois des scènes de valorisation symbolique. Elles offrent des cadres d’événementiel quand les institutions nationales peinent à jouer ce rôle. Elles contribuent aussi à mettre en avant des trajectoires individuelles comme modèles, ce qui répond à un besoin de récits positifs.

Vie des institutions artistiques: élections des artistes plasticiens et question de représentation

Une autre information, plus institutionnelle, apparaît dans Al Liwaa du 9 janvier 2026 sous forme d’annonce: le syndicat des artistes plasticiens libanais prévoit des élections de son conseil d’administration le 23 janvier 2026 à 14 heures, au centre du syndicat, à l’Université libanaise, administration centrale. Le même avis précise les dates de dépôt des candidatures, les 19 et 20 janvier 2026, le matin.

Ce type de notice est révélateur. Les institutions culturelles cherchent à maintenir une régularité interne, malgré la crise économique. Elles rappellent aussi que la culture n’est pas uniquement création. Elle est organisation, représentation, et parfois rivalités. Lorsque les syndicats tiennent des élections, ils posent aussi la question de la défense des artistes, de leurs droits sociaux, et de leur visibilité. Même si le journal n’entre pas dans le détail, l’existence même de l’annonce souligne un besoin de continuité.

Agenda culturel: dates, lieux, formats, et publics visés

Dans Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026, l’agenda s’élargit au-delà du Liban, mais il offre aussi une méthode utile: donner des repères clairs, des horaires, et des lieux. Le journal mentionne une séance de discussion littéraire à Oakville, au Canada, autour d’un livre de l’écrivain tunisien Kamel Riahi, avec la présence de l’auteur, et une modération assurée par Hussein Darwish. Cette mention rappelle que la culture arabe circule, et que des espaces de diaspora jouent un rôle dans la diffusion des livres et des débats.

Le même article cite aussi un événement d’artisanat palestinien à Doha, «أبواب القدس», programmé jusqu’au 25 janvier, avec œuvres, bijoux, broderies et éléments de patrimoine. Même si l’événement n’est pas libanais, il s’inscrit dans une logique régionale où la culture devient aussi un geste de mémoire et de solidarité.

Pour le Liban, les repères les plus concrets se concentrent sur Beyrouth et Tripoli. An Nahar du 9 janvier 2026 indique que l’oratorio autour du livre de Mansour Rahbani doit être donné les 13 et 14 janvier, dans l’église de l’école du Sacré-Cœur, Frères, à Gemmayzé, Beyrouth. Al Araby Al Jadeed du 9 janvier 2026 annonce l’ouverture de l’exposition «الخيار: 1958» le 17 janvier au centre français de Tripoli. Al Liwaa du 9 janvier 2026 met en avant la reprise de «بعد ما سميتها» sur la scène du Masrah al Madina, à Beyrouth, en soulignant son dispositif autobiographique et sa forme hybride.

À ces rendez-vous, s’ajoute la vie institutionnelle des arts plasticiens, avec l’élection du syndicat, annoncée par Al Liwaadu 9 janvier 2026 pour le 23 janvier 2026 à l’Université libanaise. Ces dates dessinent un mois de janvier où la culture tente de garder un rythme régulier, malgré la pression économique.

Entre présence et écran: le public cherche un “vrai” moment collectif

Un fil discret relie plusieurs contenus: la question du public. An Nahar du 9 janvier 2026 insiste sur l’idée que les gens continueront de chercher l’interaction humaine et le moment où l’artiste se fond dans sa musique devant des présents. Cette phrase résonne avec la place accordée au théâtre dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, où la scène est décrite comme une expérience de continuité, qui suppose attention et engagement.

Dans le même temps, Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026 rappelle que l’industrie culturelle mondiale fonctionne aussi par cérémonies et écrans, avec la compétition des Golden Globes qui structure les attentes. Ce double mouvement, présence et écran, traverse aussi le Liban. Les salles sont nécessaires pour recréer un lien. Les plateformes, elles, offrent un accès, mais elles déplacent l’expérience vers le privé.

La presse, en mettant côte à côte théâtre, musique, littérature et expositions, décrit ainsi une culture qui tient sur deux piliers. D’un côté, la création qui s’incarne dans des lieux et des dates. De l’autre, une circulation plus large, faite de prix internationaux, de diaspora et de contenus médiatisés. Cette coexistence n’efface pas les difficultés. Elle indique toutefois que le calendrier culturel reste vivant, et que les œuvres continuent de chercher leur public, à Beyrouth comme à Tripoli, dans la mémoire comme dans l’innovation.

Sport: Basket libanais entre vitrine régionale et rivalités locales, pendant que le sport féminin gagne du terrain

Al Riyadi Beirut impose son rythme en Super League d’Asie de l’Ouest

Dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, le basket libanais occupe une place centrale avec la victoire de Al Riyadi Beirutcontre Al Wahda (Syrie) sur le score de 113 à 89. Le match s’est joué au complexe Nihad Naufal à Zouk Mikael, dans le cadre de la Super League d’Asie de l’Ouest (WASL).

Le journal met en avant une performance collective solide, mais il détaille aussi l’impact de plusieurs joueurs. Al Liwaadu 9 janvier 2026 cite Morris Kemp comme meilleur marqueur côté libanais avec 27 points, accompagnés de 6 rebondset 3 passes décisives. Le même article mentionne Nuni Omot avec 17 points, et une contribution notable en rebonds et en passes. Il relève aussi Amir Saoud, crédité de 15 points, avec 3 rebonds et 3 passes.

Côté syrien, Al Liwaa du 9 janvier 2026 indique que James Justice Junior a terminé meilleur marqueur du match avec 29 points, complétés par 5 rebonds et 10 passes décisives. La donnée compte, car elle rappelle que la confrontation n’était pas un simple exercice. Elle avait aussi une dimension de test, face à une équipe qui, malgré ses difficultés au classement, cherchait un repère.

Au classement, Al Liwaa du 9 janvier 2026 explique que ce succès est le quatrième de Al Riyadi dans la compétition, contre une seule défaite. Le club prend ainsi la tête avec 9 points, tandis que certains poursuivants restent au contact. Dans le même passage, le journal note des matchs reportés et des écarts qui se resserrent.

Ce type de victoire a deux effets. D’abord, elle renforce l’image d’un club libanais capable de tenir un rôle régional malgré les contraintes locales. Ensuite, elle pèse sur la dynamique interne. Au Liban, les performances continentales ou régionales servent souvent de baromètre. Elles créent aussi une attente. Le public veut voir la même intensité lors des grands rendez-vous nationaux.

Le duel Al Riyadi–Hikma revient comme une affaire de prestige, pas seulement de points

Toujours dans Al Liwaa du 9 janvier 2026, la rencontre contre Al Wahda est présentée comme une répétition générale avant un match à très forte charge symbolique. Le journal annonce un duel à venir entre Al Riyadi et son rival traditionnel Hikma, prévu le mercredi suivant à Ghazir.

Le contexte est décrit comme “revanchard”. Al Liwaa du 9 janvier 2026 rappelle que Hikma s’était incliné à l’aller, au Manara, avec un écart de 7 points87 à 80. Cette information suffit à expliquer la tension attendue. Dans le basket libanais, ces confrontations dépassent souvent la logique du championnat. Elles structurent les saisons. Elles façonnent aussi la mémoire des supporters.

Le journal replace aussi ce choc dans un calendrier chargé. Avant de rejouer Hikma, Al Liwaa du 9 janvier 2026 indique que Al Riyadi doit affronter Tadamon Hrajel en championnat du Liban, le dimanche. La veille, Hikma doit jouer contre Batroun, le samedi.

Ce détail sur l’enchaînement est important. Il rappelle une réalité concrète. Les clubs libanais avancent souvent avec des calendriers denses. Les déplacements s’ajoutent. Les risques de fatigue augmentent. Pourtant, l’obligation de résultats reste la même. Le public, lui, ne distingue pas entre “match de transition” et “match décisif”. Il juge sur l’intensité.

Dans ce cadre, la victoire en WASL peut servir de levier psychologique. Elle donne de l’élan. Elle installe aussi un récit, celui d’une équipe qui gagne à l’extérieur du championnat local, et qui doit ensuite confirmer à domicile. C’est souvent là que les attentes deviennent plus fortes.

Le sport féminin sort du second plan, avec le basket et le handball comme signaux forts

La progression du sport féminin apparaît nettement dans Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026. Dès la une, le journal met en avant Lia Abi Ghosn et une idée centrale: le basket féminin est “en développement continu”. Même sans entrer dans une longue description à la première page, le choix éditorial est parlant. Il indique que le sujet n’est plus cantonné aux marges de la rubrique sportive.

Ce basculement s’explique aussi par un autre fait mis en avant dans le même numéro. Sur sa page sport, Nidaa Al Watandu 9 janvier 2026 rapporte que le club Al Sadaqa a remporté le championnat du Liban de handball féminin 2025, après une victoire en finale contre le Club 1875 sur le score de 21 à 18. Le match s’est joué dans une salle de l’Université Saint-Joseph, selon le journal.

Le même encadré signale aussi un match pour la troisième place, avec un score de 33 à 23. Le journal montre ainsi que la saison ne se résume pas à une finale isolée. Elle s’inscrit dans un championnat structuré, avec classement, podium, et logique de compétition.

Ces deux éléments, le basket féminin mis en avant et le handball féminin titré, dessinent une tendance. La visibilité progresse. Les résultats existent. Le sport féminin devient aussi un espace de narration, avec ses figures et ses clubs. Et, dans un pays où les infrastructures sont sous tension, cette présence médiatique est un enjeu en soi. Elle peut attirer des soutiens. Elle peut aussi encourager la pratique chez les plus jeunes.

Il reste un point décisif. La progression ne se mesure pas seulement aux titres. Elle dépend aussi de la régularité. Les compétitions doivent durer. Les équipes doivent survivre. Les joueuses doivent pouvoir concilier études, travail et sport. Lorsque la presse insiste sur la continuité, elle parle souvent de cette bataille silencieuse.

Mémoire sportive et génération des sélectionneurs: un ancien entraîneur du Liban disparaît

Un autre registre apparaît dans Nidaa Al Watan du 9 janvier 2026, avec l’annonce du décès d’un entraîneur gallois, présenté comme ancien sélectionneur de l’équipe nationale libanaise de football. Le journal indique qu’il est mort à 75 ans, après une maladie.

L’article précise qu’il a dirigé la sélection du Liban entre 1995 et 1997, et qu’à cette période le Liban a atteint la 60e placeau classement international mentionné par le journal. Même si la page ne développe pas longuement, le rappel est significatif. Il renvoie à une époque où la sélection cherchait à s’installer, avec des cycles plus courts, et une dépendance fréquente à des entraîneurs étrangers.

Dans un pays où la continuité sportive est souvent cassée par les crises, ces repères historiques jouent un rôle. Ils permettent de relier le présent à des étapes de construction. Ils rappellent aussi que les résultats de la sélection nationale sont rarement le produit d’une génération seule. Ils viennent d’accumulations, parfois fragiles, mais réelles.

Cette évocation s’insère aussi dans un contraste. D’un côté, le basket libanais vise un niveau régional élevé, avec des résultats chiffrés et un calendrier dense. De l’autre, le football national continue d’être associé à des cycles, à des transitions, et à des mémoires de périodes jugées positives.

Entre compétition locale et scène internationale: la presse élargit le cadre, mais le Liban reste le point d’ancrage

Les journaux du jour montrent aussi que la rubrique sport s’écrit sur deux plans. Le premier est libanais, avec ses clubs, ses salles, ses rivalités et ses compétitions féminines. Le second est international, souvent traité comme un arrière-plan de prestige et de référence.

Dans Asharq Al Awsat du 9 janvier 2026, la rubrique sport suit plusieurs événements mondiaux, du football européen aux compétitions qui attirent l’attention médiatique régionale. Cela sert aussi de miroir. Les performances internationales fixent un standard. Elles influencent le langage sportif, les attentes du public, et même les habitudes de consommation du sport, via les écrans.

Cependant, l’actualité libanaise reste structurée par une réalité plus concrète. Les matchs à venir ne sont pas des abstractions. Ils ont des dates, des salles, des déplacements, et une pression immédiate. Al Liwaa du 9 janvier 2026 liste clairement les prochaines affiches de championnat, qui s’enchaînent avant et après le choc Al Riyadi–Hikma.

C’est souvent là que se joue l’équilibre du sport libanais. La scène internationale inspire. Elle attire. Mais la survie sportive dépend du local. Elle dépend des championnats, des recettes, du public présent dans les tribunes, et des structures qui permettent aux clubs de tenir sur la durée.

Dans ce contexte, le fait que la presse accorde, le même jour, une place au sport féminin, au basket masculin de haut niveau régional, et à une mémoire du football national, donne une photographie utile. Elle montre un sport libanais qui avance sur plusieurs jambes. Il progresse là où les clubs sont forts. Il cherche sa continuité ailleurs. Et il tente, malgré tout, de préserver une idée simple: une saison se joue autant dans les grands soirs que dans la régularité des semaines.

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