jeudi, février 19, 2026

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Revue de presse: choc fiscal au Liban et diplomatie sous tension à Genève

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Principaux enseignements

  • La hausse de la TVA et des prix de l’essence au Liban provoque colère et blocages, mettant en péril la stabilité du gouvernement.
  • Les journaux relient directement ces augmentations à des réactions de rue, avec des routes coupées et des manifestations visibles.
  • Alors que le gouvernement cherche des solutions, la perception d’injustice sociale alimentée par les taxes accroît le malaise général.
  • Les discussions régionales, notamment à Genève, se déroulent sous fond de tensions qui influencent l’économie libanaise.
  • L’interaction entre pression sociale interne et menaces régionales rend la situation économique encore plus fragile.

TVA et essence, l’étincelle qui déclenche les blocages

Al Joumhouriyat du 18 février 2026 place la TVA et l’essence au cœur de sa première page, en les présentant comme deux décisions capables de menacer la stabilité du gouvernement. Le quotidien associe directement la hausse à une réaction de rue. Il décrit des axes perturbés et une colère qui s’exprime par des fermetures de routes. Le journal rapporte aussi que Nawaf Salam tente d’apaiser la situation lors d’une tournée à Tripoli, en cherchant à calmer le climat et à réduire la tension. Dans le même traitement, la hausse est décrite comme un choc quotidien, car elle touche l’achat direct, la consommation de base et le coût du transport, ce qui amplifie l’effet sur les ménages.

Ad Diyar du 18 février 2026 renforce cette lecture en liant la hausse de la TVA et celle de l’essence à des actions concrètes sur le terrain. Le quotidien évoque des routes coupées et des pneus en feu, dans un contexte de protestations contre l’augmentation des prix du carburant et la hausse de la TVA. La même Une décrit une hausse du coût de la vie qui atteint un niveau jugé inédit, ce qui rend la réaction plus rapide et plus dure. L’image est celle d’une rue qui ne se contente plus de critiques, mais qui bloque, impose des arrêts et cherche à peser sur la décision.

Al Bina du 18 février 2026 insiste aussi sur le caractère socialement explosif de la hausse de la TVA et des mesures liées au carburant. Le quotidien décrit une perception d’injustice, car l’effort est demandé aux citoyens alors que les mécanismes de protection sont faibles. Il souligne le risque de transformer une décision fiscale en crise sociale ouverte. Cette approche met en avant une idée simple. Une hausse de taxe peut être votée, mais elle ne passe pas si elle est vécue comme une ponction directe sur la survie.

L’effet mécanique sur les prix, et la question de l’injustice

Al Akhbar du 18 février 2026 traite la TVA sous un angle plus technique et social à la fois. Le quotidien évoque une hausse de 1 point de TVA, avec un objectif de recettes rapides, et il relie cette hausse à d’autres décisions qui s’accumulent. Le journal insiste sur un point de fond. Un impôt sur la consommation frappe les ménages de manière inégale, car les plus modestes consacrent la plus grande part de leurs revenus à l’achat de biens essentiels. Dans cette logique, la TVA apparaît comme une mesure dont l’impact se diffuse partout, sans ciblage, donc sans correction sociale. Le quotidien lie aussi la hausse au carburant, en insistant sur le cumul des coûts, car le transport et la distribution sont immédiatement affectés.

Al Liwa’ du 18 février 2026 met lui aussi en avant la TVA dans sa hiérarchie de sujets. Le quotidien présente la hausse comme une décision lourde de conséquences, car la taxe se retrouve dans les factures, les services et la consommation courante. Il insiste sur le fait que la transmission vers les prix est rapide, ce qui amplifie la colère, car les ménages voient les effets avant même d’entendre les explications. Dans ce contexte, la TVA devient moins un débat fiscal qu’un signal politique. Elle cristallise la question de qui paie, et de qui est épargné.

Cette même mécanique est soulignée dans Al Joumhouriyat du 18 février 2026, qui insiste sur le caractère direct de l’impact de la TVA sur l’achat quotidien, avec un effet plus dur sur les catégories modestes. Le journal suggère que l’impôt ne touche pas seulement le commerce, mais aussi la perception de justice. Lorsque la pression monte sur les dépenses de base, le débat quitte les chiffres pour entrer dans le vécu. Cela explique pourquoi l’exécutif se retrouve rapidement sous attaque, même si la mesure est présentée comme budgétaire.

Gouvernement sous pression, et difficulté à reprendre l’initiative

Ad Diyar du 18 février 2026 décrit un malaise politique qui dépasse le seul dossier fiscal. Le quotidien évoque une crise au sein du Conseil des ministres, avec des objections et des tensions autour de décisions et de fuites. La Une associe ces frictions à une incapacité à encadrer la crise du coût de la vie. Elle suggère que le pouvoir cherche des solutions rapides, mais qu’il fait face à une contestation qui se renforce à mesure que les mesures deviennent plus concrètes dans les poches des citoyens. L’image renvoyée est celle d’un exécutif qui gère sous contrainte, avec une rue qui impose ses blocages.

Dans Al Akhbar du 18 février 2026, la question devient plus structurelle. Le quotidien laisse entendre que le recours aux taxes sur la consommation ressemble à une méthode répétée, choisie parce qu’elle est simple à appliquer, même si elle est socialement coûteuse. Le journal met donc en cause une logique de court terme. Il souligne un risque de rupture si les mesures sont perçues comme une punition collective sans contrepartie. Cette critique ne se limite pas à la TVA. Elle renvoie à une absence de filet social, donc à une incapacité à amortir les effets.

Al Bina du 18 février 2026 reprend l’idée d’un choix qui peut se retourner contre le gouvernement. Le quotidien insiste sur la dimension sociale, en présentant la hausse de la TVA et les mesures sur l’essence comme un facteur d’aggravation des tensions. Il évoque l’idée que les citoyens sont appelés à supporter des charges supplémentaires dans un contexte déjà saturé. Dans cette lecture, la crise devient un cercle fermé. La hausse crée la colère. La colère bloque. Le blocage fragilise l’activité. Et la fragilité rend les décisions encore plus contestées.

La rue impose son tempo, et les routes deviennent un langage politique

Al Joumhouriyat du 18 février 2026 décrit les protestations comme un message clair, avec des routes fermées en réaction aux nouvelles taxes. Le journal rapporte aussi un rassemblement sur la place Riad al Solh, sans incident majeur, mais avec une opposition nette à la hausse de la TVA et à celle de l’essence. Il souligne que la rue envoie plusieurs signaux, dont l’idée que la pression peut s’étendre si les décisions sont maintenues. La dynamique décrite est celle d’une contestation qui se veut visible et dérangeante, afin de forcer un recul.

Ad Diyar du 18 février 2026 insiste sur le même registre, mais avec une scène plus dure, en évoquant des pneus en feu et des coupures d’axes. Le quotidien présente ces actions comme une réponse à une hausse jugée insupportable. Il insiste sur l’accélération de la colère, car la hausse du carburant se traduit aussitôt en hausse du transport, donc en hausse des prix des biens. La rue, dans ce récit, n’attend pas l’issue d’un débat parlementaire. Elle réagit au premier effet concret, c’est-à-dire au prix affiché.

Cette mise en scène de la route comme moyen de pression rejoint un constat commun. Dans plusieurs titres, la question n’est plus seulement de savoir si la hausse est justifiée. La question devient de savoir si l’État peut la faire passer sans provoquer une crise plus large. La route fermée prend alors une valeur symbolique. Elle signale l’absence de confiance. Elle signale aussi que les décisions économiques ont franchi une limite sociale.

Genève, un “progrès” diplomatique qui coexiste avec la menace

La Une ne se limite pas au choc fiscal. Al Joumhouriyat du 18 février 2026 annonce aussi un “progrès” dans les négociations irano-américaines à Genève, signe qu’un dossier régional majeur est en mouvement au même moment. Cette simultanéité est importante, car la tension régionale pèse sur les anticipations économiques, en particulier sur l’énergie et les coûts de transport. Le quotidien met donc en parallèle la crise interne et une scène extérieure qui reste déterminante pour la région.

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 place également Genève au premier plan, en soulignant un “bon progrès” selon Téhéran. Le journal situe cet élément dans une séquence plus large, où les discussions avancent, mais où les rapports de force restent présents. Il fait aussi apparaître, en Une, l’idée que la question régionale ne se réduit pas à une table de négociation. Elle inclut des messages sécuritaires et des lignes rouges.

Al Bina du 18 février 2026 rejoint ce cadrage en parlant d’une ronde à Genève qui a “réalisé un progrès”, avec une prochaine étape destinée à “combler les écarts”. Le quotidien ajoute un élément de tension, en évoquant la menace de fermer temporairement le détroit d’Ormuz, ce qui place la négociation sous une pression stratégique. Le message est clair. La diplomatie avance, mais elle avance sous contrainte, avec des signaux de force qui pèsent sur l’équilibre.

Ormuz, énergie et coût de la vie, le lien indirect mais immédiat

Quand Al Bina du 18 février 2026 met en avant Ormuz, il rappelle implicitement un fait simple. Une menace sur un passage clé de l’énergie et du commerce pèse sur les prix, même avant tout choc réel. Cette pression se répercute ensuite sur les économies fragiles. Or, au Liban, l’essence est déjà au centre de la contestation, comme le montrent Al Joumhouriyat du 18 février 2026 et Ad Diyar du 18 février 2026. La convergence est donc forte. D’un côté, la rue libanaise proteste contre la hausse des carburants. De l’autre, la région discute sous la menace d’un étranglement maritime. Les deux se rejoignent par la question du coût.

Al Akhbar du 18 février 2026 insiste précisément sur l’effet indirect des décisions, en expliquant que l’augmentation ne se limite pas au transport, car elle finit par se refléter sur les prix de manière générale. Cette logique se combine avec la tension régionale. Quand le climat géopolitique devient plus incertain, les primes de risque augmentent, et les coûts se déplacent vers les consommateurs. Même si les journaux ne détaillent pas tous les mécanismes, la lecture d’ensemble est cohérente. L’énergie est un nerf. Elle pèse sur l’économie. Elle pèse sur la stabilité. Et elle transforme une négociation à Genève en sujet de quotidien au Liban.

Une journée à double pression, sociale à Beyrouth et stratégique dans la région

Les titres du 18 février 2026 dessinent donc une Une à deux étages. Au Liban, la TVA et l’essence alimentent des blocages et une colère visible, selon Al Joumhouriyat du 18 février 2026, Ad Diyar du 18 février 2026, Al Akhbar du 18 février 2026, Al Bina du 18 février 2026 et Al Liwa’ du 18 février 2026. À l’échelle régionale, Genève apparaît comme un moment diplomatique présenté comme positif, mais encadré par des menaces et des signaux de force, selon Al Joumhouriyat du 18 février 2026, Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 et Al Bina du 18 février 2026.

Dans ce croisement, un fil rouge domine. La fragilité économique rend la société plus réactive aux décisions fiscales. En même temps, la tension régionale rend l’environnement plus coûteux et plus incertain. La Une du jour, telle qu’elle ressort de ces publications du 18 février 2026, raconte donc une pression qui vient de l’intérieur et de l’extérieur. Elle raconte aussi une difficulté centrale. Répondre au budget sans déclencher la rue, tout en restant exposé aux secousses régionales qui influencent l’énergie, la confiance et le prix du risque.

Politique locale: gouvernement Nawaf Salam sous pression sociale et bataille politique sur les élections de 2026

Décisions fiscales, crise de rue et gestion sécuritaire au cordeau

Ad Diyar du 18 février 2026 décrit une séquence politique où les décisions fiscales se transforment en crise de gouvernabilité. Le quotidien explique que le relèvement de la TVA de 1 % et la hausse du prix de l’essence, annoncés pour financer l’augmentation des salaires du secteur public, ont provoqué des réactions négatives immédiates et des protestations qui se sont étendues dans la rue. Le journal mentionne une hausse de la « sfiha » d’essence à 361 000 livres et rapporte des mouvements de conducteurs, des coupures de routes, puis l’intervention de l’armée et des forces de sécurité pour rouvrir les axes et rétablir la circulation. Ad Diyar du 18 février 2026 insiste sur le fait que l’exécutif n’a pas tiré les leçons des gouvernements précédents, qui avaient payé cher des décisions similaires, jusqu’à la démission ou la chute, selon le quotidien.  

Al Joumhouriyat du 18 février 2026 donne une lecture parallèle, en décrivant un mouvement de rue qui n’est pas seulement un réflexe ponctuel mais l’expression d’une colère accumulée. Le quotidien souligne que l’augmentation du prix de l’essence et la hausse annoncée de la TVA touchent le « cœur de la vie quotidienne » dans un moment de recul des revenus réels et d’érosion du pouvoir d’achat. Le journal insiste sur l’image d’un centre-ville saturé par une circulation paralysée à cause de routes fermées lors des protestations. Dans cette présentation, la politique locale n’est plus un débat de chiffres. Elle devient une bataille sur la capacité du pouvoir à faire accepter des décisions impopulaires, au moment où la légitimité sociale est fragile.  

Al Sharq du 18 février 2026 ajoute un détail de terrain qui pèse politiquement. Le quotidien affirme que l’armée a rouvert les routes, tandis que des appels à de nouveaux mouvements étaient signalés dans l’après-midi. Cette mention éclaire la difficulté de l’exécutif. Même après un retour provisoire au calme, le risque d’une reprise des blocages reste présent. Cela oblige le gouvernement à gérer dans l’urgence, avec une priorité sécuritaire permanente, tout en essayant de contenir la colère sans basculer dans une escalade.  

Dans Ad Diyar du 18 février 2026, la présidence est présentée comme un acteur direct de la gestion de crise. Le journal explique que la présidence de la République s’est rapidement mobilisée par des contacts politiques afin de contenir les retombées et d’empêcher une aggravation, sur fond de craintes d’exploitation de la rue pour affaiblir le positionnement du mandat présidentiel ou pousser le pays vers davantage de tension politique. Le quotidien ajoute qu’une attention particulière a été portée au suivi sécuritaire, avec des instructions aux appareils concernés pour accompagner les protestations et ouvrir les routes, sans glisser vers des affrontements, tout en renforçant un travail de renseignement préventif pour empêcher des tentatives d’infiltration ou de récupération des mouvements. Ad Diyar du 18 février 2026 lie ainsi la politique locale à une équation simple. Protéger la liberté de protester, mais empêcher l’embrasement et la manipulation.  

Yassine Jaber défend l’équilibre budgétaire, et la TVA devient un sujet parlementaire

Al Quds du 18 février 2026 met en avant une conférence de presse du ministre des Finances Yassine Jaber, consacrée à la justification des augmentations. Le quotidien rapporte que le ministre explique être arrivé à « une crise croissante » et affirme qu’il fallait une décision, après des négociations avec les militaires. Il souligne que l’adoption de l’augmentation des salaires sans ressources exposerait le pays à une crise, et rappelle qu’une part de plus de 50 % du budget irait aux salaires, ce qui impose selon lui de prendre des mesures pour financer. Le ministre indique aussi, selon Al Quds du 18 février 2026, qu’environ 30 % des marchandises importées sont exemptées de TVA, et insiste sur le fait que l’augmentation sur l’essence est appliquée immédiatement pour éviter un marché noir, tandis que l’augmentation de la TVA nécessite une loi et ne serait pas appliquée immédiatement.  

Al Joumhouriyat du 18 février 2026 publie, lui aussi, une version détaillée de l’argumentaire de Yassine Jaber. Le journal rapporte que le ministre décrit un secteur public « paralysé » et dit qu’il fallait décider, après des discussions avec les militaires et une réunion au ministère de la Défense. Il explique que donner une augmentation sans recettes exposerait le pays à une crise, et cite une recommandation associée au Fonds monétaire international sur la nécessité de préserver l’équilibre financier. Le même passage attribué au ministre indique que le Trésor ne peut pas payer 800 millions de dollars, que les décisions ne couvrent pas la totalité mais que le gouvernement cherchera à compléter, et que plus de 50 % du budget est constitué de salaires. Al Joumhouriyat du 18 février 2026 rapporte encore que l’ensemble des décisions pourrait apporter 620 millions de dollars, et que la hausse sur l’essence est appliquée immédiatement, alors que la TVA relève d’un parcours législatif.  

Cette distinction entre essence immédiate et TVA différée change la nature du conflit politique local. Le coût du carburant devient l’étincelle visible, car il se ressent dès le premier plein. En revanche, la TVA ouvre un front parlementaire, car elle exige un vote et des arbitrages. De ce fait, la politique locale s’oriente vers deux terrains. La rue, d’abord, où l’essence cristallise la colère. Le Parlement, ensuite, où la TVA peut devenir le lieu d’un bras de fer entre blocs, avec des calculs sur l’image, le calendrier et la responsabilité.

Al Sharq du 18 février 2026 reprend un élément de défense politique associé au ministre, en soulignant l’idée que l’ajout de 1 % sur la TVA est présenté comme une taxe sur les plus aisés et qu’une série de secteurs seraient exemptés, dont l’éducation et la santé, ainsi que de nombreuses consommations. Le même passage attribué au ministre insiste sur le fait que ces hausses visent à financer le secteur public, les militaires et les enseignants, tout en rejetant l’accusation de toucher les catégories populaires. Même si ce discours cherche à rassurer, il nourrit aussi un débat local, car il dépend de la confiance dans les exemptions et dans la capacité de contrôle des prix.  

Nawaf Salam à Tripoli, entre apaisement et promesse de réforme de la collecte

Al Liwa’ du 18 février 2026 rapporte une séquence politique significative à Tripoli, où Nawaf Salam tente d’encadrer la décision et de calmer la rue. Le quotidien cite le chef du gouvernement expliquant que le secteur public « mérite » ces augmentations, qu’elles sont tardives, et que les militaires les méritent aussi. Il évoque une enveloppe d’environ 800 millions de dollars et pose la question du financement, en rappelant l’urgence de payer rapidement. Cette scène de Tripoli n’est pas anecdotique. Elle montre un gouvernement qui cherche une légitimation par le terrain, face à une colère qui se diffuse au-delà de Beyrouth.  

Al Sharq du 18 février 2026 reprend, avec davantage de détails, la même tentative d’apaisement de Nawaf Salam. Le quotidien cite le chef du gouvernement parlant de la nécessité de redonner une vie à l’université publique par la titularisation d’enseignants contractuels, et insiste sur la volonté d’assurer un salaire « acceptable » au secteur public. Le journal rapporte aussi que Nawaf Salam met en avant des pistes de financement par l’amélioration de la collecte fiscale et douanière, évoquant une hausse de l’efficacité de la collecte douanière, ainsi qu’une révision des dossiers des biens maritimes et fluviaux afin de recouvrer des arriérés. Dans cette présentation, la politique locale se structure autour d’une promesse. Les taxes ne doivent pas être l’unique outil, et l’État doit prouver qu’il récupère ce qu’il peut récupérer ailleurs, en particulier via la collecte et les arriérés.  

Cette promesse est politiquement sensible. Elle suppose des actes rapides, car les citoyens jugent sur le prix au quotidien. Elle suppose aussi des arbitrages, car la collecte renforcée et le recouvrement d’arriérés touchent des intérêts établis. Ainsi, même quand Nawaf Salam parle de réforme, il entre dans une zone de confrontation locale. Chaque mesure de collecte peut ouvrir un conflit avec un acteur économique ou politique, à un moment où l’exécutif est déjà fragilisé par la rue.

Joseph Aoun veut afficher l’autorité de l’État, sur fond de crise au Conseil des ministres

Ad Diyar du 18 février 2026 présente le président Joseph Aoun comme soucieux de reprendre l’initiative sur le plan politique interne. Le quotidien rapporte que le président place les dossiers judiciaires et la sécurité sociale en tête des priorités, et affirme que « l’État est revenu à une logique de reddition de comptes et non une logique d’immunités ». Cette formule, citée dans le contexte des tensions de rue et des pressions économiques, vise à donner un signal d’ordre et d’autorité. Elle sert aussi à contrer l’idée d’un pouvoir qui ne sait répondre que par des taxes. Ad Diyar du 18 février 2026 relie cette posture à une gestion prudente des protestations, avec l’objectif de rouvrir les routes sans provoquer de confrontation généralisée.  

Toujours selon Ad Diyar du 18 février 2026, la crise n’est pas seulement sociale. Elle est aussi institutionnelle, car le journal parle d’une crise au sein du Conseil des ministres, avec objections et fuites, et d’une volonté de contenir l’escalade. Même si le quotidien ne détaille pas dans l’extrait toutes les oppositions internes, il décrit une atmosphère où les décisions les plus urgentes deviennent aussi les plus risquées. Dans ce cadre, la présidence cherche à empêcher que la rue ne se transforme en attaque directe contre le mandat présidentiel, et à éviter que la contestation ne devienne un outil de déstabilisation politique.  

Ce positionnement du président renvoie à une question locale récurrente. Comment imposer l’idée d’égalité devant l’État, tout en gérant des décisions impopulaires. La phrase sur la reddition de comptes fonctionne comme un message aux citoyens, mais aussi aux forces politiques. Elle suggère que l’exécutif veut se protéger d’un isolement, en présentant la crise comme un moment où l’État doit réaffirmer ses règles.

Élections législatives 2026, le dossier des expatriés met le gouvernement et le Parlement sous tension

Al Joumhouriyat du 18 février 2026 ouvre un autre front de politique locale, qui dépasse la rue. Le quotidien publie le texte d’une consultation de la Commission de législation et de consultations, demandée officiellement par le ministère de l’Intérieur et des Municipalités. Le journal indique que le document traite d’une question juridique touchant le droit d’environ 144 000 électeurs inscrits à l’étranger d’exercer leur droit constitutionnel de vote en 2026, dans un contexte d’absence de textes d’application relatifs aux six sièges réservés à l’expatriation. La consultation citée par Al Joumhouriyat du 18 février 2026 défend l’idée que l’inapplicabilité de certaines dispositions ne fait pas tomber l’ensemble, en s’appuyant sur un principe de divisibilité des textes juridiques. Le même passage laisse entendre que priver ces électeurs du vote exposerait l’exécutif à une responsabilité pour violation de la Constitution.  

Ad Diyar du 18 février 2026 décrit la dimension politique de ce débat, en expliquant que le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a transmis la réponse de la Commission au Conseil des ministres. Le quotidien indique que l’avis qui autorise le vote des électeurs inscrits à l’étranger dans leurs pays de résidence restera un sujet de discussion et de désaccord, au gouvernement comme au Parlement. Ad Diyar du 18 février 2026 cite l’avocat et expert constitutionnel Saïd Malek, qui estime que le ministre de l’Intérieur avance sur le dossier en s’appuyant sur une décision du Conseil des ministres affirmant l’impossibilité de créer la circonscription 16, et donc l’absence d’ouverture des candidatures pour cette circonscription. Dans le même passage, Ad Diyar du 18 février 2026 rapporte que Nabih Berri s’oppose à cette approche, et que Saïd Malek s’attend à ce que le président de la Chambre convoque une séance pour discuter de la loi électorale, avec une échéance liée à la fin de la session extraordinaire. L’expert cité affirme aussi que les élections ne sont pas nécessairement en danger et évoque un calendrier qui mènerait à une date du 10 mai, sauf décision contraire du Parlement.  

Ad Diyar du 18 février 2026 complète ce tableau par une lecture plus politique, en indiquant que la fumée des pneus et le brouillard du moment n’ont pas effacé le dossier électoral. Le journal cite des sources juridiques estimant que la consultation a été « surinterprétée » et qu’elle répondait à une question formulée sur l’hypothèse d’un manque de moyens pour organiser l’élection dans la circonscription 16. Selon ces sources rapportées par Ad Diyar du 18 février 2026, si la question avait été formulée autrement, la réponse aurait pu différer. Le même passage indique une attente que le Parlement reprenne l’initiative et convoque une séance générale avant le 1er mars, fin de la session extraordinaire, pour débattre de la loi électorale et mettre les acteurs face à leurs responsabilités.  

Ce dossier illustre un trait central de la politique locale au Liban à cette date. La crise sociale et la crise institutionnelle se superposent. La rue met la pression à cause des taxes. Dans le même temps, la préparation des élections ouvre un bras de fer juridique et politique sur les expatriés, sur la circonscription 16 et sur le rôle du gouvernement face au Parlement. Le calendrier, évoqué par Ad Diyar du 18 février 2026, devient un outil de pression. Plus l’échéance approche, plus chaque camp peut chercher à renvoyer la responsabilité à l’autre, soit au gouvernement, soit au président de la Chambre, soit au ministère de l’Intérieur.

Une politique locale prise entre urgence sociale, arbitrage budgétaire et calendrier électoral

Les journaux du 18 février 2026 décrivent donc une politique locale qui se joue sur trois axes. D’abord, la capacité du gouvernement Nawaf Salam à contenir des protestations déclenchées par des hausses immédiates, en particulier l’essence, tout en évitant des confrontations violentes lors de la réouverture des routes, comme le rapportent Ad Diyar du 18 février 2026 et Al Sharq du 18 février 2026.  

Ensuite, la bataille de justification autour des finances publiques, portée par Yassine Jaber dans Al Quds du 18 février 2026 et Al Joumhouriyat du 18 février 2026, avec l’idée que le pays ne peut financer des augmentations sans recettes, que l’essence doit être appliquée immédiatement, et que la TVA suit un chemin législatif. Cette articulation donne au Parlement un rôle central. Elle donne aussi à l’exécutif un risque supplémentaire, car tout retard de vote, toute fuite et toute contestation deviennent des arguments contre sa cohérence.  

Enfin, le troisième axe est électoral, avec la question du vote des expatriés en 2026 et l’absence de textes d’application liés aux six sièges, présentée par Al Joumhouriyat du 18 février 2026, puis politisée par Ad Diyar du 18 février 2026 à travers le rôle d’Ahmad Hajjar, la position de Nabih Berri et l’hypothèse d’une séance parlementaire avant la fin de la session extraordinaire. Dans ce cadre, la politique locale n’est pas seulement une réaction à la rue. Elle est aussi une bataille de procédure et de calendrier, où l’organisation du scrutin devient un champ de rivalité entre institutions.  

Au total, le 18 février 2026 apparaît, dans ces publications, comme une journée où l’État est sommé de prouver deux choses à la fois. D’une part, qu’il sait financer le secteur public sans écraser le pouvoir d’achat. D’autre part, qu’il sait préparer une élection contestée sur ses modalités, sans se perdre dans des conflits d’interprétation et de compétence. Dans l’intervalle, la rue, la sécurité et le Parlement imposent leur tempo, et le gouvernement Nawaf Salam avance sous une contrainte permanente.

Diplomatie: Genève ouvre une phase de rédaction, tandis qu’Ormuz reste une arme de pression

Le canal omanais encadre la discussion, et la négociation reste indirecte

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 présente la deuxième ronde de discussions à Genève comme un tournant de méthode. Le quotidien insiste sur le caractère indirect des échanges et sur l’entrée dans une phase d’« élaboration et de rédaction » d’un accord possible. Dans ce récit, le fait marquant n’est pas une concession annoncée, mais le passage d’un dialogue exploratoire à une logique de texte, ce qui suppose un minimum d’entente sur l’architecture générale. Le journal rapporte les propos d’Abbas Araghchi, qui décrit des discussions « plus sérieuses » que la ronde précédente et une atmosphère « plus constructive », tout en évoquant des idées variées, débattues de manière approfondie, avant d’aboutir à un accord général sur un ensemble de « principes directeurs ». Cette formulation signale une tentative de stabiliser un cadre commun sans entrer dans les détails sensibles, ce qui réduit le coût politique immédiat pour les deux parties tout en permettant de continuer.  

Dans Al Liwa’ du 18 février 2026, le même vocabulaire de « principes directeurs » apparaît, avec un accent mis sur le fait que ces principes ont été évoqués comme une base, mais que des questions restent en suspens et doivent encore être traitées. Le quotidien rapporte aussi qu’un responsable américain parle d’un progrès sans triomphalisme, en soulignant que « beaucoup de détails » restent à discuter et que les Iraniens doivent revenir avec des propositions plus détaillées dans les semaines suivantes pour combler des écarts persistants. L’image qui se dégage est celle d’un processus qui avance par étapes, où l’affichage d’un progrès sert surtout à maintenir la dynamique, à éviter une rupture prématurée, et à préparer les opinions publiques à une phase plus technique et plus longue.  

Abbas Araghchi parle d’“idées” débattues et d’un accord de principe, sans dévoiler les lignes rouges

La manière dont Abbas Araghchi est cité dans Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 éclaire le cœur de la séquence diplomatique. Il ne s’agit pas seulement d’un message d’optimisme. Il s’agit d’une tentative de contrôler le récit en montrant que les échanges ont gagné en profondeur, que des « idées différentes » ont été examinées, puis qu’un accord général s’est dégagé sur des principes qui guideront la suite. Cette rhétorique sert à deux objectifs. D’abord, elle suggère que Téhéran n’est pas venu pour une photo, mais pour une discussion plus substantielle. Ensuite, elle évite l’annonce de concessions concrètes, donc elle limite l’attaque interne possible contre les négociateurs. La référence explicite à une prochaine étape de rédaction d’un texte possible signale aussi une volonté de transformer l’échange politique en une séquence procédurale, ce qui permet de gagner du temps et de repousser le moment où des décisions visibles devront être assumées.  

Al Sharq du 18 février 2026 complète ce cadrage en décrivant un contexte où l’on parle à la fois d’une possible fenêtre pour un « meilleur accord » que celui de 2015, et d’une discussion sur la hiérarchie des priorités et la nature des contraintes exigées par Washington. Le quotidien cite aussi l’idée d’une flexibilité iranienne « sans franchir les lignes rouges », en reliant cette flexibilité à la question de l’enrichissement sur le sol iranien, tout en mentionnant des mesures de confiance possibles à travers la coopération et des inspections programmées ou surprises. Le texte met ainsi en lumière un point diplomatique essentiel. Les mots “souplesse” et “confiance” sont mobilisés pour rendre le compromis vendable, mais les lignes rouges restent définies autour de ce que Téhéran considère comme un droit, et autour de ce que Washington veut encadrer par des mécanismes de vérification.  

L’AIEA, Rafael Grossi et la bataille du “droit” contre le “contrôle”

Al Sharq du 18 février 2026 place Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, au centre d’un possible « chemin » diplomatique. Le quotidien rapporte que l’entrée de Grossi dans le débat, via une affirmation du droit de l’Iran à disposer d’un cycle d’enrichissement d’uranium au titre de ses engagements internationaux, pourrait offrir à Washington un point d’appui. Le raisonnement implicite est le suivant. Si un droit est reconnu sur le principe, il devient plus facile d’exiger en échange des mécanismes de contrôle plus stricts et plus efficaces. Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas seulement de réduire une capacité. Il est de l’encadrer, de la rendre lisible, et de la soumettre à une vérification jugée suffisante pour rassurer les partenaires, tout en laissant à Téhéran un socle politique à présenter comme une victoire de principe. Cette approche, telle qu’elle est racontée par Al Sharq du 18 février 2026, transforme la discussion en une équation de légitimité. D’un côté, la souveraineté technique. De l’autre, la transparence et la surveillance.  

Le même passage met en avant la coopération avec l’AIEA comme une clé pour rendre crédible la “dimension pacifique” du programme et pour ouvrir une voie qui ne soit pas une reddition. C’est un point diplomatique lourd, car il signifie que le compromis recherché n’est pas seulement un compromis entre deux gouvernements. Il se construit aussi à travers une institution internationale et des procédures techniques, donc à travers des instruments qui peuvent survivre aux cycles politiques. Cela explique pourquoi les références à l’inspection et à la vérification deviennent, dans cette séquence, des éléments aussi importants que les slogans politiques, puisque la solidité d’un éventuel accord dépendra ensuite de sa capacité à être contrôlé, sans nourrir une crise permanente de confiance.  

Ormuz comme levier: démonstration militaire, messages politiques et pression sur les marchés

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 rapporte que des agences liées aux Gardiens de la révolution évoquent la fermeture de certaines parties du détroit d’Ormuz pour quelques heures, présentée comme une mesure de précaution dans le cadre de manœuvres. Le quotidien mentionne aussi des images publiées d’opérations de tirs de missiles lors de l’exercice, avec l’idée d’une capacité de frappe et d’une diversité de systèmes offensifs et défensifs, dans une manœuvre censée sécuriser la navigation et garantir le passage des navires. Ce point est diplomatiquement significatif, car il montre une stratégie de double discours. D’un côté, la fermeture partielle est décrite comme un exercice “sécuritaire”. De l’autre, la symbolique est limpide, car elle rappelle qu’Ormuz peut être perturbé à volonté, et qu’une perturbation, même brève, suffit à créer une onde de choc psychologique.  

Ad Diyar du 18 février 2026 durcit le registre en rapportant des propos attribués au guide iranien Ali Khamenei. Le quotidien indique que Khamenei juge erroné de “déterminer à l’avance” les résultats des négociations, tout en présentant ses déclarations comme une réponse à des menaces attribuées au président américain Donald Trump. Dans cette séquence, Ad Diyar du 18 février 2026 rapporte que Khamenei évoque la capacité à couler un porte-avions américain et parle d’une “gifle” qui empêcherait l’armée américaine de se relever, tout en défendant le droit de l’Iran à une industrie nucléaire à des fins pacifiques. Dans le même ensemble, le quotidien rapporte une annonce de la télévision officielle iranienne selon laquelle l’Iran fermerait Ormuz pendant plusieurs heures pour des manœuvres, ainsi qu’un propos d’un commandant indiquant que la décision dépend des plus hauts responsables et que les forces seraient prêtes à fermer le passage si la direction politique le demandait. L’ensemble ancre Ormuz dans une logique de dissuasion, où la démonstration de force cherche à rendre la menace plausible, donc utile dans le rapport de force.  

La thèse de la “menace crédible” pour forcer la négociation, et l’idée du tout ou rien

Al Bina du 18 février 2026 pousse plus loin l’interprétation diplomatique en décrivant une logique d’échange de messages. Le quotidien affirme qu’un message iranien serait parvenu à Washington en réponse à une menace américaine de poursuivre et d’arrêter des pétroliers iraniens. Il rapporte que Téhéran aurait répondu qu’à l’interception du premier navire, Ormuz serait fermé à toutes les pétroliers selon une équation de « tout ou rien ». Le journal explique aussi que la fermeture de quelques heures, pendant les négociations, serait destinée à confirmer la crédibilité de la menace, et qu’elle aurait joué un rôle central dans l’évolution de la position américaine. Même si ce récit reflète une lecture très politique de la séquence, il éclaire un mécanisme classique de diplomatie coercitive. La négociation avance plus facilement quand chacun pense que l’autre est capable d’imposer un coût rapide, mais qu’il préfère encore s’en abstenir si un accord devient possible. Dans cette logique, la manœuvre militaire n’est pas un parasite de la diplomatie. Elle en devient un outil, utilisé pour calibrer la peur et accélérer le calcul coût-bénéfice.  

Ce cadrage se combine avec ce que rapportent Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 et Al Liwa’ du 18 février 2026 sur la nécessité de propositions détaillées pour combler des écarts. La menace d’Ormuz peut faire gagner du temps politique et créer une urgence, mais elle ne remplace pas un texte. Elle ne résout pas les points techniques, ni les mécanismes de vérification, ni les calendriers. Elle sert surtout à peser sur la disposition à faire des compromis, en rappelant que l’absence d’accord a, elle aussi, un prix. C’est ce qui rend cette séquence paradoxale. La discussion de Genève gagne en sérieux parce que la région reste inflammable, et non parce qu’elle s’est apaisée.  

Ormuz vu depuis Beyrouth: le risque économique mondial comme argument diplomatique

Nahar du 18 février 2026 traite Ormuz comme un risque économique global, en avertissant qu’une fermeture même temporaire pourrait pousser les prix de l’énergie à des niveaux records et menacer l’économie mondiale par un risque de récession. Le quotidien cite l’analyste militaire Riyad Kahwaji, qui estime que Washington intègre dans ses calculs le scénario d’une fermeture du détroit et disposerait de capacités pour neutraliser rapidement la flotte iranienne, tout en reconnaissant qu’une perturbation de la navigation pendant quelques jours pourrait être possible. Le journal cite aussi le chercheur Naji Malab, qui relie la stratégie iranienne au principe selon lequel la meilleure défense est l’attaque, en évoquant des investissements dans le développement de missiles et de drones, ainsi que la persistance d’une capacité à menacer les navires militaires et commerciaux. En diplomatie, ce type d’analyse sert souvent d’argument indirect. Il rappelle que la menace d’Ormuz n’est pas seulement un bras de fer entre Washington et Téhéran. Elle implique des États importateurs, des économies dépendantes de l’énergie, et des marchés qui réagissent avant même les faits. Cet effet d’anticipation donne à la menace une puissance particulière, mais il en fait aussi une option coûteuse pour celui qui l’emploie, car elle peut durcir les réponses internationales.  

Dans le même mouvement, l’analyse de Nahar du 18 février 2026 suggère que la capacité d’Ormuz à produire un choc rapide est précisément ce qui peut accélérer l’envie d’un compromis, mais aussi ce qui peut provoquer une escalade incontrôlée. Si la fermeture est perçue comme un acte de guerre économique, elle peut déclencher une réponse militaire, ou une campagne d’isolement. Si elle reste une démonstration limitée, elle peut suffire à rappeler les risques et à relancer les canaux de négociation. Autrement dit, la valeur diplomatique d’Ormuz réside dans sa menace, mais son usage réel peut se retourner contre son auteur. Cette ambivalence explique pourquoi les journaux décrivent une scène où l’optimisme de Genève cohabite avec une tension stratégique entretenue, au lieu d’être effacée.  

De Genève à la région: les “principes” comme écran politique, les “détails” comme champ de bataille

Les éléments rapportés le 18 février 2026 convergent vers une conclusion opérationnelle, sans être une conclusion éditoriale. La négociation a franchi un seuil symbolique avec la référence répétée à des “principes directeurs” et à une possible rédaction d’accord, selon Al 3arabi Al Jadid et Al Liwa’. Cependant, les mêmes sources insistent sur l’existence d’écarts et sur la nécessité de propositions détaillées dans les semaines suivantes, ce qui signifie que les prochains épisodes seront moins médiatiques et plus techniques, donc plus exposés à l’échec silencieux. Le mot “principe” protège politiquement. Il permet d’afficher un progrès tout en gardant les zones sensibles dans l’ombre. Mais ce sont les détails qui décideront, car ce sont eux qui touchent à l’enrichissement, aux inspections, au calendrier de levée de sanctions, et aux mécanismes de réversibilité en cas de crise. Les références à l’AIEA et à Rafael Grossi, telles que rapportées par Al Sharq du 18 février 2026, montrent que la bataille diplomatique n’est pas seulement un duel verbal. Elle passe par des procédures, des droits invoqués, et des systèmes de contrôle, qui sont la monnaie réelle d’un compromis durable.  

Dans ce cadre, Ormuz reste la ligne de fuite de la négociation. Les manœuvres et la fermeture annoncée pour quelques heures, rapportées par Al Sharq Al Awsat et Ad Diyar du 18 février 2026, jouent un rôle de rappel permanent. Elles disent que, même si le texte avance, l’environnement demeure dangereux, et que l’échec n’est pas neutre. Elles disent aussi que la diplomatie avance dans un couloir étroit, entre la nécessité de faire des compromis et la nécessité d’afficher de la fermeté. C’est pourquoi la séquence du 18 février 2026 ressemble à un équilibre instable. L’optimisme est présent, mais il reste encadré par la dissuasion, la menace et les calculs économiques qui dépassent largement la table de Genève.  

Politique internationale: intensification en Palestine et durcissement israélien, pendant que l’humanitaire se dégrade

En Cisjordanie, démolitions et déplacements forcés comme méthode de terrain

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 décrit une intensification israélienne en Cisjordanie occupée, avec une hausse des démolitions de maisons et des actions de colons qui contribuent au déplacement de populations, notamment dans le nord de la vallée du Jourdain. Le quotidien met en avant une logique de pression continue, où la destruction d’habitations et la fragilisation des communautés locales ne relèvent pas d’épisodes isolés mais d’un rythme qui s’accélère. Dans le même texte, Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 rappelle que la tension n’épargne pas les enfants, en mentionnant l’explosion d’une mine ou munition non explosée, avec des victimes et des blessés graves dans une localité de la vallée du Jourdain, ce qui renvoie au poids durable des opérations militaires et de leurs résidus sur les zones habitées. Cette séquence s’inscrit aussi dans un contexte politique plus large, car le journal relie l’intensification du terrain à des annonces de responsables israéliens sur des objectifs de contrôle et de transformation du statut de Gaza, tout en soulignant la persistance de la violence.  

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 analyse la Cisjordanie sous un angle de stratégie territoriale. Le quotidien évoque un renforcement du contrôle par le biais d’un « encerclement » et d’un durcissement progressif, au point que certaines lignes de contrôle peuvent, à terme, ressembler à des limites de fait. Dans ce cadre, le journal décrit une politique qui ne se limite pas à refuser une solution politique, mais qui agit « sur le terrain » afin de produire des conditions favorables à un transfert accéléré de populations. Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 souligne aussi l’inquiétude particulière de la Jordanie face à ces dynamiques, en raison du risque de bascule démographique et sécuritaire. Le journal décrit une intensification de mesures qui « étranglent » les Palestiniens, y compris sur les plans économique et hydrique, ce qui transforme l’occupation en système de contrainte quotidienne, et pas seulement en présence militaire.  

Cette convergence entre un récit de terrain, porté par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, et une lecture stratégique, portée par Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026, construit une image cohérente. La Cisjordanie est décrite comme un espace où la pression n’est pas seulement sécuritaire. Elle devient administrative, territoriale et sociale. Elle pousse à la fragmentation, elle réduit l’accès à des ressources, et elle installe une instabilité durable, en particulier quand l’objectif affiché n’est plus de gérer un conflit mais de redessiner un rapport de force sur la terre. Cette logique alimente aussi une crispation régionale, car elle touche directement des pays voisins, en premier lieu la Jordanie, citée comme inquiète de voir une situation de fait s’imposer sans horizon politique.  

À Gaza, la violence se poursuit et l’humanitaire devient un révélateur politique

Al Quds du 18 février 2026 dresse un tableau où la dimension humanitaire est centrale. Le quotidien évoque la poursuite de frappes et de tirs, et rapporte la mort d’un enfant à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza. Le journal souligne que les attaques se poursuivent dans un contexte où les avertissements des Nations unies sur la gravité de la situation humanitaire restent constants, et où un responsable onusien décrit ce qui se passe comme l’une des plus grandes tragédies de l’époque moderne, selon les termes rapportés. Dans le même article, Al Quds du 18 février 2026 met en avant une donnée lourde pour l’après-crise, en indiquant que plus de 20 000 malades et blessés attendent un départ pour se faire soigner à l’étranger. Cet élément n’est pas un simple chiffre. Il décrit un système de santé dépassé, une population coincée, et un avenir médical suspendu à des autorisations et à des couloirs de sortie.  

La manière dont Al Quds du 18 février 2026 relie la poursuite des attaques à une menace de reprise de la guerre éclaire aussi la dimension politique. Le journal évoque des avertissements et des menaces publiques de retour au conflit, ce qui installe une incertitude permanente. Dans ce climat, l’humanitaire n’apparaît plus comme un “effet secondaire”. Il devient une variable de négociation, car l’accès aux soins, la sortie des blessés et l’entrée d’aide se transforment en outils de pression. Le fait que le journal insiste sur l’ampleur des besoins médicaux donne un indicateur concret du niveau de destruction des capacités civiles et de l’ampleur de la crise sociale qui se prolonge, même lorsque des discours évoquent un cessez-le-feu ou des arrangements temporaires.  

Al Akhbar du 18 février 2026, de son côté, insiste sur le caractère durable de l’escalade, en affirmant que le comportement de la population de Gaza ne change pas la logique d’occupation, et que l’assassinat et la violence restent dominants. Le quotidien met aussi en avant la question de la reconstruction et du retrait, décrites comme des dossiers repoussés, ce qui laisse la bande de Gaza dans une zone d’incertitude, sans calendrier clair pour la remise en état. Dans le même ensemble, Al Akhbar du 18 février 2026 mentionne un débat autour de l’entrée de produits et de facilités, présenté comme un sujet discuté dans un contexte politique plus large. Cette juxtaposition, entre l’extrême gravité de la situation et la discussion sur des facilités limitées, souligne une réalité fréquemment observée dans les crises prolongées. Les mesures partielles peuvent être mises en avant, mais elles ne remplacent pas une solution de fond sur la sécurité, la reconstruction et la gouvernance.  

Dans ces récits, la situation à Gaza est décrite comme un terrain où la violence continue, où l’humanitaire se dégrade, et où la perspective politique reste floue. Al Quds du 18 février 2026 apporte la matérialité des faits, avec la mention d’une victime enfant à Jabalia et d’un stock immense de blessés en attente de soins hors du territoire. Al Akhbar du 18 février 2026 insiste sur la continuité de la pression et sur l’absence de résolution des dossiers lourds, comme la reconstruction et le retrait. Cela produit une même conclusion de fait, sans éditorialiser. Le conflit n’est pas seulement actif. Il est structurant. Il façonne la vie quotidienne et l’avenir des infrastructures, et il pèse sur toute discussion diplomatique autour de cessez-le-feu.  

La « ligne jaune » et l’idée de frontières de fait, une notion qui revient dans plusieurs récits

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 cite la notion d’une zone ou d’un « couloir » où Israël insiste sur un maintien, avec une rhétorique de conditionnalité liée à la question du désarmement et aux infrastructures militaires, notamment les tunnels. Le quotidien rapporte des propos attribués au ministre israélien de la Défense, Israel Katz, insistant sur le maintien dans une zone dite « ligne jaune » jusqu’à la neutralisation de ce qui est présenté comme des capacités militaires, ce qui revient à lier la sortie d’une zone de contrôle à des conditions politiques et sécuritaires très lourdes. Dans le même texte, Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 cite aussi une déclaration attribuée au ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, évoquant comme objectif l’occupation de Gaza et l’établissement de colonies. Ce type d’annonce, rapporté par le journal, pèse au niveau international, car il implique une transformation durable du statut de l’enclave, au-delà des opérations militaires du moment.  

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 reprend, sur la Cisjordanie, une logique parallèle, en expliquant qu’une ligne de contrôle étendue peut devenir, avec le temps, une limite de fait. Le quotidien insiste sur le basculement d’un rejet de solution politique vers une action permanente “sur le terrain”, destinée à produire une réalité difficile à inverser. Le journal évoque aussi une logique comparable à celle de structures de séparation historique, en décrivant une fragmentation en zones à autonomie très limitée, proche d’un modèle de bantoustans, ce qui renvoie à une organisation territoriale qui dépolitise la question nationale et la réduit à de l’administration locale sous contrôle. Cette manière de décrire la stratégie israélienne vise à montrer que la politique internationale ne se joue pas seulement dans les capitales. Elle se joue dans la capacité à imposer des frontières non déclarées, mais vécues, qui finissent par s’inscrire dans les pratiques et dans les cartes.  

Ces éléments ont un impact direct sur la scène régionale et internationale, même quand la journée médiatique est dominée par d’autres crises. Les annonces sur une occupation ou des colonies, rapportées par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, et l’analyse sur des frontières de fait, proposée par Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026, convergent vers la même réalité pratique. Si des lignes de contrôle se transforment en limites permanentes, la diplomatie se retrouve en retard sur le terrain. Cela modifie la nature des négociations, car il ne s’agit plus de négocier un retour à un état antérieur. Il s’agit de négocier avec une réalité déjà transformée.  

Les institutions internationales en toile de fond, et le langage du droit comme champ de bataille

Al Quds du 18 février 2026 publie un texte qui met en scène la fragilité du droit international face aux rapports de force, en insistant sur l’écart entre les principes enseignés et la pratique politique. Le quotidien développe une idée simple et récurrente. Le droit est souvent invoqué, mais il est contourné lorsqu’il contredit les intérêts des acteurs puissants. Ce type de narration, présent dans le même numéro, éclaire la manière dont la question palestinienne est vécue dans une partie de l’opinion arabe. Le conflit est aussi interprété comme un test de crédibilité pour les normes internationales, parce que les mécanismes de sanction et de protection sont jugés insuffisants. Même s’il s’agit d’un propos général, il s’insère dans la même page consacrée aux affaires arabes et internationales, ce qui renforce l’idée que la crise est lue comme un problème de gouvernance mondiale, pas seulement comme un problème local.  

Dans le même registre juridique, Al Quds du 18 février 2026 cite un centre de défense des droits, Adalah, qui considère qu’une décision israélienne liée à la régularisation ou “nivellement” de terres relève d’une qualification grave au regard du droit, en la rapprochant d’une catégorie de crime. Le journal rapporte une demande d’annulation de la décision et d’arrêt de sa mise en œuvre. Ce type de contenu montre comment la bataille internationale se déploie aussi dans des catégories juridiques. Il s’agit d’obtenir des mots, des qualificatifs, et des procédures. Même si cela ne change pas le terrain à court terme, cela structure la pression diplomatique, et cela nourrit la documentation qui servira, plus tard, à des enquêtes ou à des initiatives contentieuses.  

L’importance de ce volet tient au fait qu’il sert de lien entre l’humanitaire et le politique. Quand Al Quds du 18 février 2026 décrit une crise médicale massive et la poursuite des attaques, la question de la responsabilité revient mécaniquement. Elle revient par les Nations unies, par les ONG, et par les acteurs de droit. Ce n’est pas un “détour” du conflit. C’est une autre arène. Dans de nombreuses crises, la diplomatie officielle s’enlise, tandis que les combats juridiques et documentaires avancent, à un rythme plus lent mais plus cumulatif.  

Le conflit comme facteur de polarisation régionale, et la crainte jordanienne comme symptôme

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 insiste sur la Jordanie comme pays directement inquiet des dynamiques de Cisjordanie. Le quotidien explique que la création de conditions favorables à un déplacement accéléré de populations palestiniennes est une source d’angoisse légitime pour Amman. Cette mention a une portée internationale claire. La question palestinienne n’est pas seulement un dossier de négociation bilatérale. Elle est un facteur de stabilité pour des États voisins, qui peuvent être confrontés à des tensions internes, à des pressions démographiques, et à des crises de sécurité si la situation s’aggrave. En mettant l’accent sur cette inquiétude, le journal souligne que les gestes sur le terrain produisent des réactions en chaîne. Ils modifient les calculs des États voisins, et ils peuvent durcir leurs positions diplomatiques, même quand ils cherchent à éviter l’escalade.  

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, en décrivant des démolitions et des déplacements dans la vallée du Jourdain, met aussi en lumière une zone dont l’importance dépasse la carte locale. La vallée du Jourdain touche au contrôle des frontières et à la question de la continuité territoriale. Quand le journal évoque une intensification de la pression et des actions de colons, il met en scène une dynamique qui fragmente davantage la Cisjordanie et qui rend plus difficile la construction d’un espace politique viable. Dans une lecture internationale, cela nourrit l’idée que la “solution” se réduit, non par une annonce diplomatique, mais par la somme d’actions concrètes qui modifient l’espace et les conditions de vie.  

Cette combinaison explique pourquoi la politique internationale, dans ces publications du 18 février 2026, est dominée par un sentiment de glissement vers des faits accomplis. D’un côté, la crise humanitaire à Gaza s’approfondit, avec un volume massif de blessés en attente de soins externes, selon Al Quds du 18 février 2026. De l’autre, la Cisjordanie est décrite comme un espace de pression territoriale et de fragmentation, selon Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 et Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026. Dans cette réalité, les capitales peuvent publier des communiqués, mais les effets les plus déterminants se produisent sur le terrain, dans la démolition, le déplacement, l’accès à l’eau, et la permanence des lignes de contrôle.  

Entre annonces politiques et réalité de terrain, le décalage qui structure l’actualité internationale

Al Akhbar du 18 février 2026 illustre ce décalage en décrivant, en substance, que la violence du terrain et la continuité de l’occupation dominent, tandis que des dossiers structurants restent repoussés, notamment la reconstruction et le retrait. Le journal place aussi le débat sur des “facilités” ou des entrées de produits dans un contexte plus vaste, ce qui revient à dire que des gestes partiels peuvent être annoncés, mais qu’ils ne répondent pas aux questions centrales. En parallèle, Al Quds du 18 février 2026 insiste sur une situation humanitaire extrême, avec une liste immense de malades et blessés qui attendent un transfert médical, ce qui souligne une urgence civile et non militaire. Enfin, Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 analyse une stratégie qui s’installe dans la durée, visant à transformer la Cisjordanie en un ensemble fragmenté, avec une pression économique et hydrique. Ces trois angles, mis côte à côte, décrivent une même structure. L’actualité internationale n’est pas seulement une succession d’incidents. Elle devient un système, où la politique, l’humanitaire et le territoire évoluent ensemble, souvent au détriment des perspectives de solution rapide.  

Économie: hausse de la TVA, choc sur les carburants et nouvelles recettes, entre inflation redoutée et débat sur la justice fiscale

TVA, essence et conteneurs, un paquet de recettes qui se diffuse dans toute l’économie

Al Bina du 18 février 2026 situe la décision gouvernementale dans un triptyque clair. L’exécutif relève la taxe sur la valeur ajoutée de 1 % et ajoute 3,3 dollars sur la « sfiha » d’essence. Dans le même mouvement, il impose aussi des frais supplémentaires liés aux conteneurs, avec un niveau distinct pour une unité de vingt pieds et pour une unité de quarante pieds.  Dans la lecture d’Al Bina du 18 février 2026, ce paquet vise à financer l’ajustement des salaires du secteur public, mais il porte un risque central. En l’absence de contrôle sérieux des prix, l’effet attendu est une hausse généralisée, sans mécanismes concrets pour empêcher les abus ou les sur-marges.  Le quotidien insiste aussi sur une conséquence souvent associée aux hausses de coûts. Une poussée des prix et des charges sur les circuits formels peut stimuler des pratiques de contournement, en particulier la contrebande, ce qui affaiblit ensuite les recettes attendues et déplace le coût vers les consommateurs.  

Ce cadrage pose un problème économique immédiat, car il mélange des mesures de consommation et des mesures logistiques. La TVA agit sur l’ensemble de la demande, même si des catégories de produits peuvent être exemptées ou traitées différemment. L’essence touche l’offre, car elle renchérit le transport et le fonctionnement de nombreuses activités. Enfin, les frais sur conteneurs touchent le commerce extérieur, donc la structure des prix d’importation. Le point commun est simple. Les trois mesures, combinées, nourrissent une hausse des coûts qui se diffuse, puis se recompose dans les prix finaux, avec un effet rapide sur l’alimentation, les services et les dépenses contraintes, surtout dans un pays où une part importante du quotidien dépend de l’importation.

Impôt indirect et perception d’injustice, la TVA contestée sur le fond économique

Al Akhbar du 18 février 2026 conteste l’idée que la TVA ne toucherait que les plus aisés. Le quotidien affirme que ce type de taxe s’applique à tous les consommateurs sans distinction et rappelle qu’elle passe par le commerçant pour atteindre la consommation.  Ce point est plus qu’un argument politique. Il structure la discussion économique sur la répartition de l’effort. Une taxe indirecte se paie au moment de l’achat. Elle ne tient pas compte du niveau de revenu, sauf si des exonérations ciblent vraiment les biens essentiels et si ces exonérations sont respectées dans la chaîne commerciale. Or, l’existence d’exemptions ne suffit pas toujours à contenir l’inflation, parce que la hausse du carburant et des coûts logistiques peut renchérir même des biens non taxés, à travers le transport, l’entreposage et la distribution.

Al Liwa’ du 18 février 2026 formule la même inquiétude de manière plus générale. Le quotidien explique que les impôts indirects imposent le même poids à tous, quel que soit le niveau de revenu. Il ajoute que cet effet est plus lourd pour les revenus faibles, y compris pour des salariés qui bénéficient des augmentations destinées au secteur public, parce que l’inflation grignote rapidement toute amélioration salariale.  Le journal relie aussi la hausse des carburants à une hausse directe des coûts du transport, des biens et des services. Il indique que l’augmentation de la TVA peut entraîner une hausse graduelle des prix et amputer toute hausse de salaire en quelques semaines si la dynamique inflationniste s’enclenche.  

L’enjeu, dans ces deux récits, n’est pas seulement le niveau de la taxe. Il est le contexte. Une hausse de TVA, même limitée, peut rester absorbable lorsque la croissance est forte et que les revenus progressent. Cependant, dans un contexte de fragilité, une augmentation agit comme un accélérateur de pression. Elle alimente la perception que les recettes sont recherchées sur les circuits les plus faciles à taxer, plutôt que sur les gisements de gaspillage ou d’évasion. Cette perception pèse sur la consommation, car elle peut encourager le repli, la réduction de dépenses, et l’évitement, ce qui réduit ensuite les recettes réelles et amplifie l’instabilité.

Carburants, élasticité faible et inflation importée, pourquoi l’essence pèse plus que d’autres hausses

Al Akhbar du 18 février 2026 insiste sur une caractéristique économique du carburant. Le quotidien explique que la demande de carburants a une faible élasticité aux prix, c’est-à-dire qu’elle varie peu même lorsque les prix augmentent, car l’essence reste une marchandise de base pour le transport des personnes et des biens.  De ce fait, une hausse des carburants a un effet particulier. Elle ne réduit pas nécessairement la consommation, mais elle renchérit le coût de la vie, car elle se diffuse en cascade sur l’ensemble des prix. Le journal décrit ce mécanisme de propagation en soulignant que la hausse du carburant se reflète sur toutes les hausses de prix, parce que le transport est un intrant universel.  

Cet argument rejoint la mise en garde d’Al Liwa’ du 18 février 2026 sur la transmission rapide aux prix. Quand le carburant monte, la hausse touche les trajets quotidiens, puis la distribution des produits, puis les services. Elle touche aussi les entreprises dont l’activité dépend de générateurs, de livraison et de mobilité. Dans une économie comme celle du Liban, où la structure de production est limitée et où la dépendance au commerce extérieur est forte, la hausse de l’énergie s’additionne à l’inflation importée. Cela peut créer un double choc. D’une part, l’énergie augmente le coût interne. D’autre part, le commerce extérieur transmet les hausses externes. Même si l’essence est un produit localement distribué, son coût reflète des paramètres internationaux, des coûts d’assurance et de transport, et des marges internes. Ainsi, une taxe supplémentaire sur la « sfiha » agit comme une hausse immédiate, visible et politiquement sensible, mais elle agit aussi comme un multiplicateur économique, car elle modifie le coût de presque toutes les transactions.

Jebaïa, base fiscale et efficacité du recouvrement, l’alternative aux taxes sur la consommation

Al Akhbar du 18 février 2026 évoque un problème classique de finances publiques. Les recettes peuvent retomber même si le taux reste le même, lorsque la collecte se dégrade et que l’assiette se rétrécit. Le quotidien affirme que les revenus ont baissé malgré la stabilité du taux, ce qui oblige à regarder d’autres facteurs, comme l’efficacité du recouvrement, l’élargissement de la base imposable et le niveau de conformité.  Cette remarque ouvre un angle économique central. Si l’État augmente des taxes faciles à percevoir, mais qu’il ne renforce pas en parallèle la collecte et la lutte contre l’évasion, l’effet peut être contre-productif. Les prix montent, la demande se contracte, l’économie informelle gagne du terrain, et les recettes attendues se réduisent.

Al Bina du 18 février 2026 développe un volet proche, en citant des mesures associées à la récupération des fonds du Trésor, à la discipline fiscale et à l’amélioration des recettes douanières. Le quotidien évoque aussi des démarches visant des entreprises accusées d’évasion fiscale, avec des renvois au parquet, et met en avant l’objectif de renforcer la collecte.  Cette approche cherche à répondre à l’objection la plus fréquente contre les taxes de consommation. Si l’État réclame un effort aux citoyens, il doit démontrer qu’il réclame aussi un effort aux grands fraudeurs et qu’il ferme des fuites structurelles, en particulier à la douane et dans les circuits de l’importation.

Ce débat renvoie à un choix économique. Soit l’État privilégie l’impôt indirect, qui est rapide mais socialement coûteux. Soit il renforce la collecte sur des bases plus progressives, ce qui est plus lent, car cela suppose de confronter des intérêts établis, mais cela peut réduire l’effet inflationniste et améliorer l’acceptabilité politique. Or, dans un contexte de forte tension sociale, l’acceptabilité a une valeur économique. Une contestation qui bloque des routes, qui perturbe la circulation des marchandises, et qui augmente l’incertitude, peut coûter autant que la mesure censée apporter des recettes. La question devient donc celle du rythme. Les recettes sont urgentes, mais la stabilité l’est aussi.

Port de Beyrouth et port de Tripoli, le coût des scanners et la facture sur le commerce

Un autre sujet économique émerge nettement dans Al Liwa’ du 18 février 2026. Le quotidien rapporte un dossier lié aux ports de Beyrouth et de Tripoli et aux contrats de sociétés opérant les terminaux. Il indique qu’un élargissement des contrats a été présenté au Conseil des ministres, incluant l’introduction de trois scanners, dont deux à Beyrouth et un à Tripoli.  Le journal précise un modèle de financement. Les sociétés achètent les équipements et les exploitent contre des frais perçus par conteneur soumis au scan, sur une durée de six ans.  Selon le même texte, les frais de scan commenceraient à neuf dollars par conteneur la première année et augmenteraient progressivement pour atteindre environ onze dollars et demi la sixième année.  

Cependant, Al Liwa’ du 18 février 2026 ajoute un élément plus lourd sur les tarifs. Le quotidien indique qu’un tarif obligatoire de scan pour les conteneurs pleins a été fixé à quarante-six dollars par opération, indépendamment du type de conteneur, qu’il soit importé ou exporté.  Le journal mentionne aussi un ordre de grandeur du coût total de ces appareils, entre huit et dix millions de dollars selon les options et ajouts.  

Économiquement, ce dossier est explosif parce qu’il touche à la structure des coûts d’importation. Toute hausse de frais portuaires se retrouve dans les prix, surtout dans un pays où les importations dominent la consommation. Une augmentation de quarante-six dollars par conteneur peut paraître technique, mais elle s’additionne aux frais de transport, de manutention, d’entreposage et de distribution. Elle devient un coût diffus, que le commerce répercute. Elle peut aussi créer des incitations au contournement, si les acteurs cherchent des circuits parallèles ou une sous-déclaration. Enfin, elle soulève une question de gouvernance économique. Quand l’État choisit de financer des équipements par des tarifs prélevés sur les flux, il choisit implicitement une taxe sur le commerce, donc sur les prix, à un moment où la rue proteste déjà contre une hausse de TVA et une hausse du carburant.

Dans ce contexte, les mesures sur conteneurs rapportées par Al Bina du 18 février 2026, avec des frais supplémentaires distincts selon la taille du conteneur, s’inscrivent dans la même logique de fiscalité logistique.  Même si les dispositifs ne sont pas identiques, l’effet économique est comparable. La logistique devient une source de recettes, mais aussi une source de hausse des prix. La question est donc celle de la coordination. Si l’État ajoute des coûts au port, en plus d’une hausse de carburant, en plus d’une hausse de TVA, il amplifie le risque inflationniste, même si chaque mesure séparée paraît défendable.

L’arbitrage central, recettes rapides ou stabilité des prix

Al Bina du 18 février 2026 insiste sur la nécessité de traiter les gisements de gaspillage et de corriger des situations qui pèsent sur la caisse publique, comme la « sur-emploi » et les charges de personnel, en parallèle de toute hausse d’impôts.  Cette idée recoupe la critique d’Al Akhbar du 18 février 2026 sur l’efficacité du recouvrement et l’élargissement de l’assiette.  Dans une lecture économique stricte, ces arguments convergent. Les taxes de consommation sont rapides, mais elles alimentent l’inflation. Le recouvrement et la lutte contre l’évasion sont plus difficiles, mais ils peuvent produire des recettes sans déclencher une hausse immédiate des prix. Le coût politique de la seconde option est élevé, car elle implique d’affronter des pratiques installées. Pourtant, son rendement économique peut être plus durable.

La journée du 18 février 2026, telle qu’elle apparaît dans ces journaux, met donc en avant une tension de fond. L’État cherche à financer une augmentation salariale et à stabiliser le secteur public. Dans le même temps, il risque de déclencher une hausse générale des prix qui annulerait l’effet social recherché. Al Liwa’ du 18 février 2026 formule ce risque de manière nette, en expliquant que la hausse des carburants se répercute sur tout, et que la hausse de TVA peut entraîner une hausse progressive des prix qui ampute toute amélioration salariale.  Al Bina du 18 février 2026 pointe l’absence de contrôle des prix comme un facteur qui rend cette hausse presque inévitable.  Al Akhbar du 18 février 2026 rappelle enfin que l’essence est un poste dont la demande ne baisse pas facilement, ce qui signifie que les ménages paieront, même s’ils réduisent d’autres dépenses.  

Sport: performances libanaises en football et biathlon, tandis que l’Europe se prépare à une soirée décisive

Un exploit en première division, Al Ansar battu au bout du suspense

Ad Diyar du 18 février 2026 met en avant un résultat qui bouscule la hiérarchie du championnat libanais de football. Le quotidien rapporte la victoire du Riyadi Al Abbassiyyeh contre Al Ansar, leader au moment du match, sur le score de deux buts à un, lors d’une rencontre disputée au stade de la Cité sportive Camille Chamoun. Le journal décrit une ouverture du score après vingt minutes, sur une frappe puissante d’Ali Manna’ qui termine dans l’angle du gardien Nazih Asaad. Huit minutes plus tard, Ad Diyar du 18 février 2026 indique qu’Ali Tneich égalise pour Al Ansar en reprenant une balle après un centre, ce qui remet le match à égalité et installe un scénario plus tendu. Le même récit souligne que le but décisif intervient très tard, à la quatre-vingt-huitième minute, lorsque Issa Akoko marque pour le Riyadi Al Abbassiyyeh, profitant d’une longue passe et d’une mauvaise lecture de l’action par le gardien d’Al Ansar. Dans la présentation du quotidien, l’essentiel n’est pas seulement le score, mais la manière, avec un but final qui donne à la victoire le goût d’un coup d’éclat et d’un moment symbolique face à un adversaire en tête du classement.  

Cet exploit, tel qu’il est raconté par Ad Diyar du 18 février 2026, agit comme un rappel de la fragilité des dynamiques dans le football libanais. Une équipe dite plus modeste peut renverser un favori sur une séquence courte et sur une erreur de concentration. La victoire, qualifiée d’historique par le quotidien, nourrit aussi un discours classique sur le championnat local, où le mental et la gestion des fins de match pèsent lourd, surtout dans des rencontres où la marge est étroite. Dans ce type de match, le leader porte souvent un poids supplémentaire. Il doit imposer son statut, il doit éviter le piège de l’excès de confiance, et il doit répondre à une opposition qui joue parfois un match de prestige. Le Riyadi Al Abbassiyyeh, selon le récit, a su tenir et frapper au bon moment, tandis qu’Al Ansar paie une gestion défensive imparfaite sur l’action décisive.  

Deuxième division, Al Ikhaa Ahli Aley vise le retour chez l’élite

Ad Diyar du 18 février 2026 publie aussi un entretien centré sur la dynamique d’Al Ikhaa Ahli Aley, club présenté comme proche d’un retour en première division. Le quotidien décrit une équipe à un moment charnière, “sur le point” de revenir dans la division supérieure, et précise que le club est en tête du classement de deuxième division avant l’entrée dans une phase finale à quatre équipes. Le journal rapporte les propos de Wael Chehib, secrétaire du club, qui explique que cette position est le résultat d’un plan de la direction depuis le début de la saison, avec un objectif clair de retour en première division, et qui rappelle que le club est resté près de deux saisons en deuxième division pour des raisons imposées, selon lui, par des circonstances extérieures. Wael Chehib insiste aussi sur la composition du groupe, décrite comme un mélange de jeunes issus du club et de joueurs d’expérience, ce qui renvoie à une stratégie sportive prudente, visant la stabilité plutôt qu’un pari total sur la jeunesse ou sur des renforts coûteux.  

Dans le prolongement, Ad Diyar du 18 février 2026 donne des éléments sur le format de la compétition et les débats qu’il suscite. Wael Chehib explique préférer un modèle aller-retour comme dans les ligues classiques, mais il dit respecter le choix du “carré final”, adopté par la fédération, en notant que ce système peut limiter les manipulations mais peut aussi accroître les charges financières des clubs. Il ajoute que la deuxième division ne bénéficie pas d’une couverture suffisante de la fédération et des médias sportifs, à l’exception de certains réseaux et des clubs eux-mêmes. Ce point n’est pas un simple commentaire. Il renvoie à une réalité économique du sport local, où l’ambition sportive dépend souvent de la visibilité, donc des ressources, donc de la capacité à attirer du soutien, des partenaires et un public. Enfin, Wael Chehib appelle explicitement les forces vives de la région d’Aley, associations et acteurs économiques, à soutenir le club, présenté comme porteur d’une identité de montagne et d’une représentation du territoire dans le football libanais.  

Biathlon, des médailles pour le Liban dans les Balkans

Ad Diyar du 18 février 2026 accorde une place notable à une discipline encore peu médiatisée au Liban, en rapportant des résultats en biathlon. Le quotidien suit une délégation libanaise engagée dans un championnat des pays des Balkans, avec des compétitions en Roumanie et en Bosnie. Le journal indique que Paul Kryos, membre de l’équipe nationale et issu de l’école de ski de l’armée libanaise, a remporté une médaille de bronze en catégorie hommes sur quinze kilomètres en Roumanie, puis une médaille d’argent en catégorie hommes sur dix kilomètres en Bosnie. Dans le même article, Ad Diyar du 18 février 2026 rapporte que la jeune athlète Seryal Lzom a obtenu deux médailles d’argent, en se classant deuxième en catégorie juniors sur deux courses de dix kilomètres en Bosnie. Le quotidien souligne aussi que ces compétitions réunissaient des athlètes parmi les meilleurs des Balkans, ce qui donne un poids supplémentaire à la performance, car la comparaison se fait avec des pays où les sports d’hiver disposent d’un ancrage plus ancien.  

Le même texte d’Ad Diyar du 18 février 2026 insiste sur un élément de trajectoire. Il affirme qu’il s’agit de la deuxième année consécutive où des athlètes libanais remportent des médailles à l’étranger, seulement trois ans après le lancement de cette discipline au Liban. Le journal présente ces résultats comme un point d’appui pour développer le biathlon dans les régions montagneuses, sous l’égide de la fédération libanaise de ski et de biathlon, et mentionne l’encadrement par la coach libanaise Ighat Fakhri et par l’entraîneur serbe Miroslav Sigrit. Dans ce récit, la médaille n’est pas seulement un résultat. Elle devient un outil de structuration, car elle peut aider à légitimer un programme, à attirer des soutiens, et à convaincre qu’une discipline émergente peut produire des performances internationales en peu de temps si l’encadrement et la continuité existent.  

Messi entre prudence médicale et récit d’un vestiaire, deux angles complémentaires

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 rapporte une décision médicale autour de Lionel Messi. Le journal indique que le staff médical d’Inter Miami, en coordination avec la fédération argentine, a décidé que Messi ne participerait pas aux engagements amicaux de son club, afin d’éviter une rechute musculaire et de contrôler la charge de travail dans les semaines à venir. L’objectif cité est clair. Arriver avec une condition physique complète avant le Mondial 2026. Cette présentation insiste sur la gestion du corps et sur une logique de prévention, où l’image et la visibilité des matches amicaux passent après la préparation d’une compétition majeure.  

Ad Diyar du 18 février 2026 choisit un autre angle, plus narratif, en revenant sur un épisode de tension en club. Le quotidien rapporte que Mauricio Pochettino a évoqué une altercation verbale avec Messi à l’époque du Paris Saint-Germain, après une décision de remplacement lors d’un match de championnat en France. Ad Diyar du 18 février 2026 indique que Pochettino raconte cet épisode dans un balado intitulé “Performance High” sur YouTube, et souligne une phrase de Messi, “tu aurais dû me demander d’abord”, citée comme marque d’agacement, tandis que le coach explique avoir dû prioriser la santé du genou du joueur. Le quotidien ajoute qu’après cet épisode, Messi est revenu marquer un but contre Manchester City, puis a enlacé son entraîneur dans le vestiaire. Le récit dessine une dynamique classique du sport de haut niveau. La tension peut être forte à chaud, mais la relation peut se réparer si la performance revient et si le joueur reconnaît, même implicitement, la logique de protection du staff.  

Ligue des champions, une soirée à quatre affiches et une logique de pièges

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 annonce une soirée chargée en matches de barrage qualificatif pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Le quotidien cite quatre confrontations et insiste sur leur caractère “incandescent”, en opposant le poids de l’histoire à l’ambition de clubs qui veulent créer la surprise. Le journal mentionne Qarabag contre Newcastle, Club Brugge contre Atlético Madrid, Inter contre Bodø/Glimt, et Olympiakos contre Bayer Leverkusen. Il ajoute que Qarabag accueille Newcastle au stade Tofig Bahramov, en soulignant la dimension historique pour le club azerbaïdjanais, présenté comme premier de son pays à atteindre ce stade. Cette manière de raconter l’affiche souligne une réalité sportive. Les barrages ne sont pas seulement des matches. Ce sont des moments où l’environnement, le contexte et l’émotion peuvent peser autant que le nom sur le maillot.  

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 se concentre davantage sur les déplacements difficiles et sur les conditions de jeu. Le journal évoque le voyage d’Inter vers la Norvège pour affronter Bodø/Glimt, en citant le stade Aspmyra et les contraintes du froid et du vent, tout en indiquant que cela n’empêcherait pas l’équipe dirigée par Cristian Chivu de tenter un résultat. Le quotidien rappelle aussi l’ambition d’Inter, en parlant d’un rêve de quatrième titre, et mentionne les finales récentes perdues contre Manchester City puis contre Paris Saint-Germain. En filigrane, la logique est celle d’un grand club qui doit faire face à une équipe installée dans son environnement, avec des conditions qui favorisent l’intensité et réduisent la marge d’erreur. Dans ces matches, la gestion du tempo et des duels devient aussi importante que la technique pure, parce que le terrain et le climat peuvent transformer une rencontre en test de résistance.  

Formule 1, l’enjeu du carburant durable s’invite avant le début de saison

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 aborde la Formule 1 sous l’angle de la préparation et de la transition technologique. Le journal situe le début de saison en Australie, annoncé pour les 7 et 8 mars, et explique qu’au-delà de la préparation technique des monoplaces, une question s’impose dans les paddocks, celle du carburant durable. La manière dont le sujet est introduit montre un déplacement de la conversation sportive. La performance reste centrale, mais l’acceptabilité et l’évolution des normes deviennent un enjeu à part entière, car elles conditionnent la réglementation, donc l’innovation, donc la compétition. Cette thématique ajoute un niveau de lecture. La course n’est plus seulement un duel de pilotes. Elle devient aussi une vitrine des choix industriels, avec des implications sur l’image, sur les sponsors et sur la direction future du sport automobile.  

Une journée où le sport libanais gagne en visibilité par des récits de performance

Le 18 février 2026, tel qu’il ressort de ces publications, le sport libanais se raconte par des moments précis, chiffrés, situés. Ad Diyar du 18 février 2026 propose un football de compétition, avec un match de première division gagné au bout du temps, un récit d’ascension en deuxième division, et un biathlon en construction qui se nourrit de médailles obtenues en Roumanie et en Bosnie.  En parallèle, l’Europe sportive continue d’imposer son agenda avec une soirée de Ligue des champions à fort enjeu, racontée par Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 et Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 comme une série de matches où le contexte, le déplacement et les conditions peuvent renverser des pronostics.  Enfin, la gestion des corps et des carrières s’illustre avec Messi, entre prudence médicale rapportée par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 et récit de vestiaire rapporté par Ad Diyar du 18 février 2026, deux manières différentes de rappeler qu’un champion se gère autant qu’il se célèbre.  

Technologie: Starlink militarisé, ripostes étatiques et accélération de l’intelligence artificielle dans les usages

Starlink, d’outil civil à levier militaire dans les conflits contemporains

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 décrit Starlink comme un système devenu central dans plusieurs théâtres de guerre, au point de brouiller la frontière entre usage civil et usage militaire. Le quotidien explique que le service de connexion par satellites, initialement présenté comme une solution d’accès à internet dans des zones mal couvertes, a acquis une fonction opérationnelle dans des conflits récents. Le journal insiste sur l’idée que la valeur de Starlink ne tient pas seulement à la connectivité. Elle tient à sa résilience, à sa rapidité de déploiement et à sa capacité à fonctionner là où les infrastructures terrestres sont détruites ou coupées. Dans ce cadre, le service devient un multiplicateur de puissance, car il offre des communications, des coordinations, et des flux de données dans des environnements où le réseau classique ne tient plus.

Le même texte d’Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 insiste sur un basculement important. Lorsqu’un outil numérique devient indispensable à une conduite d’opérations, il attire mécaniquement des tentatives de contrôle, de restriction ou de neutralisation. La technologie cesse alors d’être un simple service. Elle devient un enjeu de souveraineté et un objet de pression géopolitique. Le journal met en avant la manière dont l’usage militaire, direct ou indirect, place Starlink au cœur de débats sur la responsabilité des acteurs privés et sur leur capacité à décider de l’accès, des limitations ou des zones couvertes. Dans ce récit, un opérateur technologique n’est plus seulement un fournisseur. Il devient un acteur qui peut influencer des équilibres, parfois sans le vouloir, simplement parce que la dépendance s’installe.

Cette militarisation de fait modifie la manière dont les États regardent les constellations satellitaires. L’enjeu dépasse la question du débit et de la latence. Il touche à la continuité des communications, à la capacité de commandement et à la circulation d’informations en temps réel. Une constellation peut donc devenir une cible stratégique. Elle peut aussi devenir un point de négociation, car restreindre ou autoriser l’accès peut peser sur le terrain. La technologie se transforme ainsi en instrument de puissance, non parce qu’elle tire, mais parce qu’elle connecte.

Restrictions, régulation et lutte d’influence: quand les États reprennent la main

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 détaille un mouvement de plus en plus visible. Les États cherchent à encadrer l’usage des services satellitaires, parfois au nom de la sécurité nationale, parfois au nom de la régulation économique, souvent au nom des deux. Le journal insiste sur le fait que l’attrait de Starlink tient aussi à la capacité de contourner des restrictions locales. Cela rend le service attractif dans des zones où les autorités contrôlent l’internet ou peuvent couper des réseaux. Mais cela alimente aussi une volonté de contrôle, car un service qui échappe aux régulateurs nationaux crée un espace de souveraineté affaiblie.

Dans le même numéro, la logique exposée par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 met en relief un paradoxe. Plus un système de communication est robuste, plus il attire des utilisateurs. Plus il attire des utilisateurs, plus il devient politiquement sensible. Cela pousse des États à choisir entre deux options. Soit ils tentent l’interdiction ou le blocage, avec le risque de créer une économie parallèle et de renforcer l’attrait du service. Soit ils cherchent un cadre légal, avec licences, obligations et contrôles, au risque d’être accusés de vouloir censurer. Dans les deux cas, la technologie devient une arène de confrontation entre liberté d’accès, impératifs sécuritaires et rivalités géopolitiques.

Un autre aspect ressort implicitement. Le débat ne porte plus seulement sur la régulation d’une entreprise. Il porte sur la régulation d’une infrastructure critique. La différence est décisive. Une entreprise peut être sanctionnée. Une infrastructure critique, elle, peut être traitée comme une question de sécurité nationale. Dès lors, l’argumentaire change, et le rapport de force aussi. Les États ne discutent plus seulement de concurrence et de prix. Ils discutent de contrôle et de dépendance.

Données, drones et connectivité: la technologie comme chaîne complète de guerre

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 présente Starlink comme un élément d’un écosystème plus large, où la connectivité alimente des usages de renseignement, de coordination et de guidage. Quand une unité dispose d’une connexion stable, elle peut envoyer des images, recevoir des ordres, transmettre des coordonnées, et coordonner plus vite. Dans cette logique, la connectivité n’est pas neutre. Elle accélère la boucle décision-action. Elle rend plus efficace la collecte et la circulation des données. Dans un conflit, cet avantage pèse.

Ce point se relie à une transformation plus générale du champ militaire. Le combat contemporain est de plus en plus “data-driven”. Il dépend de capteurs, de flux, d’images, de communications, et de capacités de traitement. Un système satellitaire peut donc devenir un pont entre le terrain et le traitement. S’il tombe, la chaîne se fragilise. S’il tient, la chaîne se renforce. Ainsi, la connectivité devient un enjeu tactique et stratégique à la fois.

Cette transformation explique pourquoi des services initialement présentés comme civils sont désormais analysés comme des composantes de puissance. L’outil se banalise dans la vie quotidienne. Mais en crise, il devient une infrastructure essentielle. Cette dualité oblige les États à anticiper. Ils doivent penser les télécommunications comme un champ de compétition internationale, même en temps de paix, parce que la dépendance se construit avant la crise.

Intelligence artificielle, adoption de masse et choc sur l’emploi: le cas de l’Inde

Ad Diyar du 18 février 2026 aborde un autre front technologique, centré sur l’intelligence artificielle. Le quotidien décrit une adoption rapide en Inde, en insistant sur le nombre d’utilisateurs et sur la diffusion de ces outils dans la vie quotidienne et professionnelle. Il évoque l’IA comme une technologie qui change la manière de travailler, d’étudier et de produire. Dans ce récit, l’Inde sert d’exemple de bascule rapide, où l’IA n’est plus un outil réservé à des laboratoires ou à des grandes entreprises, mais un usage massif qui touche des millions de personnes.

Ad Diyar du 18 février 2026 souligne aussi un point de tension central. L’adoption de l’IA crée un débat sur l’emploi et sur la redistribution des tâches. Le journal évoque des risques de disparition de certains postes, en particulier ceux fondés sur des tâches répétitives ou standardisées. Cette inquiétude se nourrit d’une observation simple. Une IA peut produire des textes, résumer, classer, répondre, traduire, et automatiser des échanges. Elle peut donc remplacer une partie des fonctions de support, de rédaction standard, de traitement de demandes, ou d’analyse simple. Dans des économies avec une population active très large, la question devient vite politique, car elle touche à la formation, aux salaires et à la stabilité sociale.

En même temps, le texte d’Ad Diyar du 18 février 2026 suggère une autre dynamique. L’IA peut aussi créer une demande de nouveaux métiers, liés à la supervision, à l’intégration, à la sécurité, et à la conception d’outils adaptés. Cela ne compense pas forcément immédiatement les pertes. Mais cela change la structure du marché du travail. L’enjeu devient alors celui de la vitesse. Si l’automatisation avance plus vite que la formation et la reconversion, la société encaisse un choc. Si la formation suit, la transition peut devenir une montée en compétences. La technologie, dans cette lecture, n’est pas uniquement un progrès. Elle est une redistribution du travail.

Robotique, événements internationaux et compétition d’images autour de l’innovation

Al Quds du 18 février 2026 signale un événement lié à la robotique et à l’intelligence artificielle au Qatar, en mentionnant un rendez-vous qui met en avant ces technologies. Le journal le traite comme un indicateur de l’importance croissante de ces secteurs dans la région. La présence de tels événements souligne une compétition d’images et de positionnement. Les États veulent apparaître comme des pôles de l’innovation. Ils cherchent à attirer des entreprises, des chercheurs et des capitaux. Ils cherchent aussi à diversifier leurs économies par des secteurs technologiques.

Ce type d’agenda technologique a plusieurs fonctions. Il sert à structurer des réseaux et des partenariats. Il sert à présenter des démonstrations, donc à convaincre des investisseurs. Il sert aussi à acculturer une population à des technologies parfois perçues comme abstraites. Enfin, il offre un espace de coopération où des acteurs étrangers peuvent venir. Dans un monde où la technologie devient un terrain de rivalité, l’événementiel est aussi un terrain de diplomatie économique. On y expose des solutions, on y signe des accords, on y construit des alliances.

Dans la région, cette dynamique a un effet d’entraînement. Quand un État investit fortement dans la robotique et l’IA, d’autres cherchent à suivre, au moins par la formation, par des incubateurs ou par des partenariats. Cela nourrit une concurrence, mais aussi une circulation. Les technologies ne s’arrêtent pas aux frontières. Elles se déplacent par les entreprises, par les étudiants et par les contrats. Ainsi, un salon technologique peut devenir un point d’accélération, non parce qu’il invente, mais parce qu’il connecte.

Deux transformations parallèles: infrastructures critiques et automatisation du quotidien

Les articles du 18 février 2026 mettent en lumière deux transformations qui avancent en parallèle. La première transformation concerne les infrastructures critiques. Starlink, tel qu’il est décrit par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, incarne l’idée qu’un service privé peut devenir une infrastructure stratégique, donc une cible et un enjeu de souveraineté.  Cette transformation modifie le rôle des États, qui cherchent à encadrer, contrôler ou négocier l’accès à des systèmes dont la continuité peut peser sur la sécurité. Elle modifie aussi le rôle des entreprises, qui se retrouvent impliquées dans des conflits, parfois sans mandat politique clair, simplement parce qu’elles fournissent un outil indispensable.

La seconde transformation concerne l’automatisation du quotidien et du travail. Ad Diyar du 18 février 2026, en se concentrant sur l’Inde, décrit une adoption massive de l’intelligence artificielle, avec des inquiétudes sur l’emploi et sur la capacité de la société à absorber une mutation rapide.  Cette transformation est moins spectaculaire que la militarisation d’un système satellitaire, mais elle est plus diffuse. Elle touche les entreprises, l’administration, l’éducation et les services. Elle peut donc produire des tensions sociales, parce qu’elle modifie la valeur de certaines compétences et la nature de certaines carrières.

Entre ces deux transformations, un même fil se dessine. La technologie n’est plus un secteur séparé. Elle devient un cadre général. Elle structure la guerre comme elle structure le travail. Elle influe sur la souveraineté comme elle influe sur l’emploi. Elle crée des opportunités, mais elle crée aussi de nouvelles vulnérabilités. C’est pourquoi les journaux du 18 février 2026 traitent ces sujets non comme des curiosités techniques, mais comme des questions politiques et stratégiques à part entière.

Société: routes bloquées, peur d’une nouvelle crise des carburants et appel au « takaful » au premier jour de Ramadan

Une colère sociale qui se voit d’abord dans la rue

Al Bina du 18 février 2026 décrit une journée marquée par des mouvements de protestation liés aux décisions fiscales récentes, avec un rejet présenté comme large sur les plans politique, syndical et populaire. Le quotidien rapporte que des chauffeurs de taxi ont bloqué l’axe du Ring à Beyrouth avec leurs véhicules pour protester contre les taxes associées au prix de l’essence, provoquant des embouteillages importants. Dans le même mouvement, Al Bina du 18 février 2026 mentionne une coupure de route à Khaldé, ainsi que la fermeture du pont de Palma reliant Tripoli et Beyrouth, et des coupures partielles d’autoroute qui ont, là aussi, créé une congestion.  

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 confirme ce schéma, en évoquant des « protestations et coupures de routes » dans plusieurs points sensibles, avec un blocage au pont du Ring au centre de Beyrouth, une coupure à Kola, une coupure à Khaldé au sud de la capitale, et un blocage partiel sur l’autoroute de Palma à Tripoli, le tout en lien avec l’augmentation des taxes et la hausse de la TVA de 1 %. Le quotidien souligne, en filigrane, un fait social classique au Liban. Quand la contestation s’exprime par la route, elle vise à rendre l’enjeu visible pour tous, et à forcer un coût immédiat sur le quotidien, donc sur l’économie urbaine.  

Nahar du 18 février 2026, de son côté, met en avant l’ampleur du rejet et cite explicitement la coupure du pont du Ring comme un symbole de la mobilisation contre les taxes adoptées par le gouvernement. Le quotidien associe ce climat de contestation à un débat plus large sur les priorités et sur l’effet social des mesures, en donnant à la rue un rôle de baromètre. Lorsque des décisions budgétaires déclenchent des blocages, la question n’est plus seulement comptable. Elle devient sociale, car elle touche la mobilité, le travail et l’accès aux services.  

De la contestation au risque de panique: les carburants comme point de tension quotidien

Al Joumhouria du 18 février 2026 relie directement les protestations au sujet des carburants à un autre phénomène social, celui de la crainte d’une pénurie. Le quotidien rapporte que, dans le même contexte, des protestataires ont aussi coupé l’autoroute d’Adloun avec des pneus en feu, tandis qu’une circulation très dense se formait au pont du Ring après sa fermeture. Al Joumhouria du 18 février 2026 mentionne aussi la fermeture de la route de Kola, de la route côtière vers le sud au niveau du triangle de Khaldé, ainsi que le blocage partiel de l’autoroute de Palma à Tripoli.  

Le même passage souligne une alerte qui touche directement les ménages. Al Joumhouria du 18 février 2026 indique qu’après que des stations-service ont relevé leurs tuyaux, ce qui a laissé penser qu’une crise de distribution pouvait se produire, le représentant des distributeurs, Fadi Abou Chakra, est intervenu pour affirmer que l’essence et le mazout restaient disponibles sur le marché libanais, avec des quantités « bonnes » qui ne justifieraient pas l’inquiétude. Cette séquence est socialement révélatrice. Même lorsqu’il n’y a pas de pénurie déclarée, l’anticipation d’une pénurie suffit à changer les comportements, à alimenter la nervosité et à désorganiser la journée de travail de milliers de personnes.  

Al Sharq Al Awsat du 18 février 2026 prolonge cette lecture en avertissant implicitement sur la fragilité du climat social. Le quotidien cite des critiques politiques sur le caractère « non réformiste » des mesures et sur le risque de « mettre la rue » en mouvement, avec une conséquence potentielle très concrète : l’idée que la contestation pourrait « fermer le pays » si elle s’étend. Derrière la formule, la réalité sociale est simple. Les tensions se déplacent rapidement des prix à la circulation, puis de la circulation aux activités économiques, puis aux services, ce qui multiplie les points de friction entre citoyens, administrations et forces de l’ordre.  

Ramadan au Liban: solidarité religieuse et pression du coût de la vie

Le 18 février 2026 correspond aussi au premier jour de Ramadan 1447, ce qui donne à la séquence sociale une tonalité particulière. Al Quds al-Arabi du 18 février 2026 signale explicitement cette entrée dans le mois, et publie un titre indiquant que le mufti Abdel Latif Drian appelle les Libanais au « takaful », c’est-à-dire à la solidarité, en liant cet appel à la nécessité de faire face aux difficultés, et en évoquant aussi la situation régionale. Cette dimension est sociale avant d’être politique. Dans un contexte de tension sur les prix et d’inquiétude sur l’essence, un appel à la solidarité vise à contenir la conflictualité et à rappeler des mécanismes communautaires d’entraide qui se renforcent traditionnellement pendant le mois de jeûne.  

Al Bina du 18 février 2026 donne, dans le même moment, une indication importante sur la façon dont la rue perçoit l’enchaînement des décisions. Le quotidien cite des propos politiques dénonçant une main « mise dans les poches des gens » et souligne que la hausse des prix est redoutée « aux portes du mois de Ramadan », présentée comme une sorte de « cadeau » négatif au début du jeûne, y compris pour des Libanais de confessions différentes. Cette formulation montre un mécanisme social classique : lorsque les dépenses alimentaires augmentent au moment où les habitudes de consommation changent, la sensibilité aux prix devient encore plus forte, et le risque de tensions dans les familles et dans les quartiers monte d’un cran.  

Ainsi, la même journée articule deux dynamiques qui se rencontrent souvent au Liban. D’un côté, la colère sociale liée au coût de la vie et à la fiscalité. De l’autre, une tentative de réactiver les réflexes d’entraide et de solidarité, afin d’empêcher que la pression économique ne se transforme en rupture sociale plus large. Les deux mouvements coexistent, parfois dans les mêmes espaces, car les blocages de routes touchent aussi les travailleurs précaires, les familles, les étudiants et les commerçants.

Tripoli: bâtiments fragilisés, hébergement et sentiment d’abandon

Al Quds al-Arabi du 18 février 2026 indique que le Premier ministre Nawaf Salam s’est rendu à Tripoli pour suivre un dossier de « réparation des bâtiments fissurés » et d’« hébergement des habitants ». Même si le quotidien ne donne pas ici de détails techniques, l’information a un poids social direct. Elle renvoie à une peur très concrète, celle de l’effondrement, et à une réalité libanaise répétée : des quartiers entiers vivent dans des immeubles affaiblis, et la question du relogement reste souvent incertaine, faute de moyens publics suffisants.  

Al Sharq du 18 février 2026 insiste, dans un autre registre, sur l’idée que Tripoli « a besoin d’attention et de responsabilité », en évoquant une ville associée à la pauvreté et à la fatigue. Le quotidien rapporte aussi un avertissement plus général sur les bâtiments menacés d’effondrement, en appelant les autorités compétentes à agir rapidement pour éviter des « catastrophes ». Cette articulation entre Tripoli et Beyrouth n’est pas anodine. Elle montre que la question du bâti fragile n’est pas un problème localisé. Elle traverse plusieurs zones urbaines, et elle pèse sur le sentiment de sécurité quotidienne, surtout quand l’État apparaît lent ou impuissant.  

Sur le plan social, l’effet est profond. Quand une ville associe crise économique, bâtiments menacés et manque d’opportunités, l’émigration devient une tentation constante. Al Sharq du 18 février 2026 évoque d’ailleurs des drames en mer liés à des habitants cherchant à fuir une condition de misère, ce qui renvoie à une crise sociale de long terme, faite de départs, de pertes et de ruptures familiales.  

Diaspora et participation civique: une société qui vote à distance

Même si le sujet touche le cadre institutionnel, Al Joumhouria du 18 février 2026 fournit un angle qui relève aussi de la sociologie politique. Le quotidien publie une consultation juridique liée à la participation des Libanais non-résidents aux élections de 2026, en évoquant le droit d’environ 144 000 électeurs enregistrés à l’étranger et la difficulté d’appliquer des dispositions faute de textes d’exécution liés aux sièges dédiés à la diaspora. Dans une lecture sociale, cette donnée illustre deux réalités. La première est l’ampleur de la communauté électorale hors du pays. La seconde est la difficulté de transformer cette réalité démographique en mécanisme clair de représentation.  

Cette question n’est pas abstraite pour la société libanaise. Elle touche les familles, les transferts, l’influence des expatriés sur les choix politiques, et la manière dont une partie du pays vit entre deux territoires. Lorsqu’un cadre électoral reste flou, la tension dépasse le droit. Elle devient un enjeu de confiance, car elle interroge la capacité de l’État à inclure pleinement une diaspora souvent essentielle à la survie économique des ménages restés au Liban.

Une même ligne de fracture: vivre plus cher, vivre plus fragile

Les éléments rassemblés par Al Bina, Al Joumhouria, Al Sharq Al Awsat et Nahar le 18 février 2026 décrivent une société prise dans un mécanisme d’accumulation. Une décision fiscale déclenche des protestations. Les protestations bloquent la circulation et perturbent le travail. Les perturbations alimentent la peur d’une crise, notamment sur les carburants, ce qui peut accélérer des comportements de panique. Dans le même temps, l’entrée dans Ramadan renforce la sensibilité au coût de l’alimentation, tout en activant des appels à la solidarité, rapportés par Al Quds al-Arabi.  

Enfin, la visite de Nawaf Salam à Tripoli pour des bâtiments fissurés et l’hébergement des habitants, rapportée par Al Quds al-Arabi, rappelle que la crise sociale n’est pas seulement une affaire de prix. Elle concerne aussi la sécurité matérielle, le logement, et la capacité à éviter de nouveaux drames. Quand les routes sont coupées et que les immeubles inquiètent, la société vit à la fois une crise de pouvoir d’achat et une crise de protection. C’est ce double niveau, économique et existentiel, qui donne à la journée du 18 février 2026 son caractère social dense.  

Culture: saison des festivals au Liban et retour des salons du livre dans la région

Festival Al Bustan à Beit Mery, une ouverture sous le signe des familles et des filiations musicales

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 annonce l’ouverture de la nouvelle édition du Festival Al Bustan à l’hôtel Al Bustan, à Beit Mery, avec un thème explicite, « la famille et les amis ».  Le quotidien précise que l’ouverture est prévue le mardi suivant, en soirée, ce qui place le lancement au 24 février 2026, et qu’elle se fait avec Marcel Khalife entouré de sa famille, dans une soirée intitulée « deux familles, une seule voix ».  Le même passage indique une programmation qui s’étend jusqu’au 22 mars 2026 et qui inclut des concerts d’opéra, de musique classique et des spectacles venant de différents pays.  

La mise en avant de Marcel Khalife, telle qu’elle est formulée dans Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, donne un angle libanais clair à l’agenda culturel.  Le choix d’un concert d’ouverture centré sur la famille, avec un intitulé qui insiste sur l’union de voix et de lignées, s’inscrit dans une logique de transmission artistique. Il s’agit d’un cadre où l’artiste ne se présente pas seulement comme une figure individuelle, mais comme un centre de gravité familial, donc symbolique. Dans un moment libanais marqué par l’inquiétude économique et les tensions sociales, ce type de programmation peut aussi fonctionner comme un contre-temps, en proposant une scène où la continuité, l’amitié et l’intimité prennent la place du conflit et de l’urgence.

L’information fournie par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 donne aussi une base solide pour un agenda culturel centré Liban, car elle fixe des dates, un lieu, un thème et une forme de soirée d’ouverture.  Dans une revue de presse, cela permet d’ancrer la rubrique Culture dans une actualité libanaise vérifiable, au lieu d’un simple panorama régional. Cela permet également d’introduire un sous-axe très concret sur la programmation musicale au Liban, en distinguant les grandes soirées d’ouverture, les cycles d’opéra, et les concerts de musique classique, tels qu’annoncés.

Agenda culturel, repères datés et événements identifiés dans les sources

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 fournit plusieurs repères d’agenda, dont le plus important pour le Liban est le Festival Al Bustan à Beit Mery, du 24 février 2026 au 22 mars 2026, avec une ouverture portée par Marcel Khalife et sa famille.  Le même encadré mentionne aussi un événement au Caire, un exposé des « esthétiques de la calligraphie arabe » au centre culturel de Karmet Ibn Hani, au musée Ahmad Shawqi, qui se poursuit jusqu’au début du mois suivant, avec la participation de calligraphes et décorateurs, dont Ahmad Fahd et Khaled Mogahed.  

Toujours dans Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, un autre repère est mentionné en Afrique du Sud, avec la treizième édition d’une foire internationale d’art à Cape Town, prévue entre le 20 et le 22 février 2026, présentée comme la plus grande manifestation du continent, avec plus de 120 galeries venant de 34 villes, sous un thème qui renvoie à l’écoute, au son et au silence.  Ces éléments sont éloignés du Liban, mais ils donnent une structure de rubrique Culture avec un principe simple, des événements datés et situés, ce qui facilite la lecture et limite les généralités.

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 signale également un événement à Bruxelles, au centre Beaux-Arts, avec une exposition annoncée pour le vendredi suivant, autour de la dualité « beauté et laideur » à la Renaissance, en mentionnant des figures comme Léonard de Vinci et Michel-Ange.  Cette mention confirme que la rubrique Culture, dans les sources du jour, est construite par un mélange d’agenda et de récit critique, où l’annonce d’événements côtoie des analyses plus longues.

Salon du livre de Damas, retour d’un espace public et débat sur la place de la culture dans l’après-guerre

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 consacre un développement au Salon du livre de Damas, en indiquant que la manifestation s’est achevée récemment dans la capitale syrienne.  Le quotidien met en avant un fait politique et culturel à la fois, l’absence de censure, décrite comme marquante, avec la présence de titres portant sur la révolution de 2011 et sur les questions apparues après la chute du régime Assad.  Le journal souligne aussi la participation d’auteurs qui étaient auparavant empêchés d’entrer en Syrie, et la tenue de rencontres et de soirées littéraires pendant onze jours, sous un slogan explicite, « une histoire que nous écrivons, une histoire que nous lisons ».  

Dans la même description, Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 insiste sur une participation importante de maisons d’édition arabes et étrangères, et précise que l’édition est présentée comme exceptionnelle, non prévue dans les calendriers habituels des salons du livre.  Le quotidien ajoute que le salon a choisi le Qatar et l’Arabie saoudite comme invités d’honneur.  Cette information donne un angle régional. La culture du livre devient un espace de redéfinition de la légitimité, car choisir des invités d’honneur et afficher une « absence de censure » sont des actes politiques autant que culturels.

Al Akhbar du 18 février 2026 annonce aussi, dès sa une, un traitement Culture consacré au Salon de Damas, formulé comme un dilemme, « naissance culturelle ou repositionnement du pouvoir ».  Même sans le texte complet dans l’extrait affiché, cette titraille, publiée par Al Akhbar du 18 février 2026, montre que l’événement est lu comme une scène de lutte d’interprétation.  D’un côté, le salon peut être présenté comme un retour de la vie culturelle. De l’autre, il peut être perçu comme une opération de réhabilitation politique à travers la vitrine culturelle.

La coexistence de ces deux traitements, Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 et Al Akhbar du 18 février 2026, permet de dégager un point saillant. La culture, dans ce type de contexte, n’est pas seulement un divertissement. Elle devient un indicateur de ce qu’un État autorise, de ce qu’il encadre et de ce qu’il veut montrer.  La question de la censure, mise en avant par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, est alors un élément central.  Elle touche à la capacité des auteurs à aborder 2011, la guerre, la violence et l’après, sans être contraints au langage codé. Elle touche aussi à la possibilité de faire revenir des écrivains auparavant exclus, ce qui renvoie à une reconfiguration de la mémoire publique.

Cinéma, Berlinale et récits du corps, une programmation qui met la violence et le désir au centre

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 propose un texte cinéma consacré au festival de Berlin, en rappelant les dates de la Berlinale, du 12 au 22 février 2026.  Le quotidien insiste sur une idée de fond, la permanence de la violence et du sexe dans le cinéma, en les décrivant comme deux traits humains récurrents que les films continuent d’explorer, sous des formes et des époques différentes.  Cette approche critique situe la programmation dans une réflexion sur les pulsions, les normes, la domination et la résistance, plutôt que dans une simple liste de films.

Le fait que cette analyse apparaisse au même moment que des informations d’agenda, comme le Festival Al Bustan au Liban, illustre une structure culturelle double dans les sources du 18 février 2026.  D’une part, la rubrique annonce des événements concrets, avec des dates et des lieux. D’autre part, elle ouvre des lectures plus larges sur les tendances artistiques. Le cinéma, dans cette logique, sert de miroir social. Il permet de parler de violence et de désir sans rester dans le commentaire politique direct, mais en conservant une dimension d’interrogation sur l’époque.

Expositions et institutions, la culture comme mise en scène des canons et des ruptures

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 mentionne plusieurs expositions comme des repères de saison culturelle.  À Bruxelles, l’exposition sur la Renaissance est annoncée comme une exploration de la tension entre harmonie et déformation, avec des œuvres et des références aux maîtres des XVe et XVIe siècles.  Au Caire, l’exposition sur la calligraphie arabe est décrite comme un espace où des artistes mêlent la discipline des styles classiques, comme le thuluth et le coufique, et des visions plus modernes.  

Ces deux informations, prises ensemble, montrent comment les journaux structurent la culture en opposant souvent deux pôles. Le pôle patrimonial, avec des canons historiques, des maîtres, des musées. Le pôle de transformation, avec des réinventions contemporaines, des lectures nouvelles, des hybridations. Dans la calligraphie, telle qu’elle est décrite par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, le point de friction est clair. Respecter la règle, tout en introduisant une vision moderne.  Dans l’exposition Renaissance, le point de friction est aussi explicite. Mettre en scène la beauté, mais aussi le grotesque, l’ombre, la déformation, comme un élément constitutif de la représentation humaine.  

Le Liban entre grands rendez-vous musicaux et besoin d’oxygène culturel

Dans les sources du 18 février 2026, la visibilité culturelle libanaise repose surtout sur le Festival Al Bustan, annoncé comme une séquence longue, du 24 février au 22 mars 2026, avec une ouverture incarnée par Marcel Khalife.  Ce point est essentiel pour la logique de revue de presse. Il donne un ancrage libanais net, identifiable, daté, et il offre un agenda que l’on peut suivre sur plusieurs semaines, avec une programmation annoncée comme internationale et structurée autour d’opéra et de musique classique.  

Le choix d’un thème « la famille et les amis », tel qu’il est cité par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026, est aussi une information de lecture.  Dans un pays traversé par les tensions économiques et les blocages de routes évoqués ailleurs dans les mêmes journaux, une programmation culturelle qui met en avant la relation, la transmission et la proximité peut être lue comme une réponse douce à un climat dur. Elle ne résout rien sur le plan social. Cependant, elle propose une continuité. Elle propose un espace où les gens se rassemblent autrement que dans la colère, et où l’identité se fabrique par la musique et non par la crise.

Repères pratiques pour un agenda Culture à partir des sources du 18 février 2026

Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 fournit un repère libanais principal, le Festival Al Bustan à Beit Mery, du 24 février au 22 mars 2026, ouverture avec Marcel Khalife et sa famille, soirée « deux familles, une seule voix ».  Le même numéro fournit plusieurs repères extérieurs, exposition de calligraphie au Caire jusqu’au début de mars 2026, exposition Renaissance à Bruxelles annoncée pour le vendredi suivant, foire d’art à Cape Town du 20 au 22 février 2026, et un cadrage cinéma sur la Berlinale du 12 au 22 février 2026.  Enfin, le salon du livre de Damas est décrit par Al 3arabi Al Jadid du 18 février 2026 comme un événement politique et culturel à la fois, marqué par une “absence de censure” et par la présence d’auteurs auparavant exclus, tandis qu’Al Akhbar du 18 février 2026 le présente comme un objet de débat sur la nature même de l’événement, entre renaissance culturelle et repositionnement du pouvoir.

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