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Revue de presse du 08/01/25: J-1 avant le scrutin, les tensions se font sentir

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Au cœur de l’actualité libanaise, la question présidentielle mobilise toutes les attentions. D’après Nahar Int’l (8 janvier 2025), les jours précédant la session parlementaire dédiée à l’élection du président sont marqués par des rencontres intensives. Les représentants des secteurs économiques, syndicaux, et de la société civile ont appelé à un dénouement rapide pour mettre fin à la vacance présidentielle qui perdure depuis des mois. Le président du Conseil économique, Charles Arbid, a insisté sur la nécessité d’un président réformateur et souverain pour engager le pays sur la voie de la stabilité et de la reconstruction.

Dans le même registre, Ad Diyar (8 janvier 2025) souligne le rôle central du médiateur américain Amos Hochstein, qui s’est entretenu avec diverses parties libanaises. Son objectif est de rapprocher les positions en faveur d’un candidat consensuel, tel que le général Joseph Aoun, soutenu par des acteurs internationaux comme les États-Unis et la France. Toutefois, des divergences persistent au sein des blocs politiques locaux, rendant improbable une issue immédiate lors de la session parlementaire du 9 janvier.

Rôle des acteurs internationaux

L’implication des puissances internationales dans la crise libanaise est également un point crucial. Selon Al Akhbar (8 janvier 2025), la France, les États-Unis, et l’Arabie saoudite poursuivent leurs pressions pour aboutir à une élection rapide. Amos Hochstein aurait réitéré l’importance pour le prochain président de respecter les résolutions internationales, notamment la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, et d’engager des réformes structurelles. En parallèle, des émissaires saoudiens auraient évoqué des scénarios alternatifs en cas d’échec des négociations actuelles.

Al Joumhouriyat (8 janvier 2025) rapporte également que la session parlementaire pourrait ne pas aboutir à une majorité dès le premier tour, avec des voix partagées entre le général Joseph Aoun, Elias Bou Saab, et Jihad Azour. Ce blocage reflète la polarisation persistante au sein des forces politiques libanaises, où chaque camp cherche à préserver ses intérêts tout en répondant aux attentes de ses alliés étrangers.

Impact économique et social

La vacance présidentielle affecte directement l’économie libanaise. Nahar (8 janvier 2025) met en lumière les inquiétudes des acteurs économiques face à la paralysie des institutions. Les syndicats et les chefs d’entreprise dénoncent l’incapacité de l’État à répondre aux besoins fondamentaux de la population et à attirer des investissements. L’absence d’un président empêche également l’adoption de réformes essentielles, telles que la restructuration du secteur bancaire et la mise en œuvre des mesures convenues avec le Fonds monétaire international (FMI).

D’après Al Sharq (8 janvier 2025), le dollar américain a atteint un nouveau record sur le marché parallèle, aggravant l’inflation et plongeant davantage la population dans la pauvreté. Le quotidien met également en avant les critiques à l’encontre des dirigeants politiques, accusés de favoriser leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt national.

Climat de tension dans le sud du Liban

En parallèle, la situation dans le sud du Liban reste tendue. Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025) rapporte que le retrait progressif des forces israéliennes, conformément à un accord international, suscite des tensions. Plusieurs corps ont été découverts dans des zones précédemment occupées, alimentant les revendications sur les violations des droits humains.

Les développements dans le sud du Liban ajoutent une pression supplémentaire sur les dirigeants libanais pour parvenir à une stabilité politique. Cependant, comme le souligne Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), la résolution de ces questions reste intrinsèquement liée à l’élection présidentielle, qui pourrait offrir une nouvelle dynamique aux relations avec Israël et à la mise en œuvre des accords internationaux.

Contexte régional et géopolitique

La crise libanaise ne peut être isolée de son environnement régional. Selon Al 3arabi Al Jadid (8 janvier 2025), les récentes évolutions en Syrie, marquées par le retrait de Bachar al-Assad et l’émergence d’une nouvelle gouvernance, influencent également les calculs des forces politiques libanaises. La recomposition des alliances dans la région pourrait redéfinir les priorités diplomatiques et sécuritaires du Liban, notamment en ce qui concerne ses relations avec la Syrie et les puissances occidentales.

En conclusion, la vacance présidentielle et ses répercussions illustrent les défis multidimensionnels auxquels le Liban est confronté. L’issue de cette crise dépendra non seulement des négociations internes, mais aussi du soutien international et de la capacité des dirigeants à mettre en œuvre des réformes substantielles.

Focus sur les présidentielles libanaises

Blocage persistant et négociations intenses

Alors que le Liban traverse une des crises politiques les plus graves de son histoire, les tractations pour élire un nouveau président s’intensifient à la veille de la session parlementaire prévue le 9 janvier 2025. Selon Nahar Int’l (8 janvier 2025), la vacance présidentielle, qui dure depuis des mois, est le reflet d’un système politique paralysé par des divisions internes et des influences étrangères.

Les principaux blocs parlementaires restent divisés entre le soutien au général Joseph Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise, et des figures politiques comme Sleiman Frangié ou Elias Bou Saab. Selon Ad Diyar (8 janvier 2025), les discussions restent ouvertes, mais aucun consensus ne semble se dégager à ce stade.

Joseph Aoun : un consensus difficile à atteindre

Le général Joseph Aoun est présenté comme le favori pour cette élection, bénéficiant d’un soutien significatif de la communauté internationale, notamment des États-Unis, de la France et de l’Arabie saoudite. Selon Al Joumhouriyat (8 janvier 2025), ces puissances voient en lui une figure capable d’assurer une certaine stabilité et de mener les réformes nécessaires.

Cependant, l’opposition au sein du Parlement est forte. Le Hezbollah et ses alliés, bien qu’ayant travaillé avec Joseph Aoun sur des questions de sécurité, s’opposent à sa candidature, le considérant comme trop aligné sur les intérêts occidentaux. Al Akhbar (8 janvier 2025) rapporte que cette opposition pourrait empêcher Aoun d’obtenir les 65 voix nécessaires lors du premier tour de scrutin.

Autres candidats en lice

En plus de Joseph Aoun, d’autres candidats continuent de marquer la scène politique. Sleiman Frangié, soutien de longue date du Hezbollah, est vu comme une alternative viable par ce camp. Toutefois, il fait face à un rejet catégorique de la part des partis d’opposition et des blocs indépendants.

Elias Bou Saab, membre du Courant patriotique libre, tente de s’imposer comme une figure modérée. Son approche pragmatique et son absence de polarisation en font un candidat potentiel de compromis, bien que ses chances restent limitées sans un appui international fort.

Enjeux régionaux et internationaux

Les présidentielles libanaises sont largement influencées par des dynamiques régionales. Selon Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), l’Arabie saoudite et les États-Unis font pression sur les blocs parlementaires pour accélérer le processus électoral et désigner un candidat réformiste. Cette intervention s’inscrit dans une stratégie visant à réduire l’influence iranienne au Liban, représentée principalement par le Hezbollah.

Parallèlement, la France maintient une approche plus équilibrée, cherchant à préserver ses relations avec toutes les parties. Cette position reflète une tentative de médiation entre les différentes forces locales et régionales.

Conséquences économiques et sociales

La vacance présidentielle a des répercussions profondes sur le Liban. Selon Al Sharq (8 janvier 2025), l’absence de leadership freine les réformes économiques cruciales, notamment celles nécessaires pour débloquer l’aide du FMI. La dépréciation continue de la livre libanaise et la montée de l’inflation aggravent la crise sociale, laissant une grande partie de la population sans accès aux services de base.

Le vide institutionnel alimente également l’instabilité sécuritaire, en particulier dans le sud du Liban, où la situation reste tendue malgré le retrait progressif des forces israéliennes. Ces défis soulignent l’urgence d’une résolution rapide de la crise politique.

Politique locale

Les défis des réformes locales

L’absence d’un président ralentit également la mise en œuvre de réformes essentielles. Selon Ad Diyar (8 janvier 2025), plusieurs projets de loi concernant la modernisation de l’administration publique et la lutte contre la corruption restent en suspens. Ces réformes, pourtant jugées prioritaires par les institutions internationales comme le FMI, nécessitent une coordination au niveau présidentiel, gouvernemental et parlementaire, aujourd’hui absente.

La paralysie politique affecte également la gestion des crises locales. Les autorités locales peinent à répondre aux besoins de la population, que ce soit en matière d’accès à l’électricité, de services de santé ou d’éducation. Al Akhbar (8 janvier 2025) souligne que ces dysfonctionnements alimentent le mécontentement populaire et renforcent le sentiment d’une déconnexion entre les responsables politiques et les citoyens.

Les tensions sécuritaires au Sud

En parallèle, la situation au sud du Liban reste une source de préoccupation. Selon Al 3arabi Al Jadid (8 janvier 2025), la lenteur du retrait israélien des zones frontalières suscite des tensions parmi les communautés locales. Plusieurs incidents impliquant des milices armées et des forces de maintien de la paix de la FINUL ont été signalés ces dernières semaines, exacerbant l’instabilité.

Le gouvernement libanais a appelé à une meilleure coordination entre les forces locales et internationales pour éviter une escalade. Cependant, comme le souligne Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025), ces efforts sont entravés par l’absence d’une direction politique claire, accentuant les frustrations dans les régions touchées.

L’implication de la société civile

Face à la paralysie des institutions, la société civile continue de jouer un rôle central dans la pression pour le changement. Des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens organisent des manifestations régulières pour exiger des réformes et une meilleure gouvernance.

Selon Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), plusieurs initiatives citoyennes visent à mobiliser l’opinion publique contre la corruption et à promouvoir des alternatives politiques. Ces mouvements, bien qu’encore fragmentés, représentent une lueur d’espoir pour ceux qui aspirent à une transformation du paysage politique libanais.

Les prochaines étapes pour la politique locale

Alors que la crise se poursuit, les discussions sur les réformes administratives et la décentralisation refont surface. Plusieurs experts plaident pour une restructuration du système politique, incluant une décentralisation accrue pour renforcer la gouvernance locale. Toutefois, comme le rapporte Al Joumhouriyat (8 janvier 2025), ces propositions nécessitent un soutien parlementaire solide, qui reste difficile à obtenir dans le contexte actuel.

Diplomatie

Les tensions au Moyen-Orient et les initiatives internationales

La diplomatie internationale est confrontée à des défis majeurs au Moyen-Orient, où les tensions continuent de s’intensifier entre différentes puissances régionales. Selon Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025), les récents affrontements en Syrie, la situation à Gaza, et les négociations autour du programme nucléaire iranien dominent l’agenda des grandes puissances.

La France, les États-Unis et les Nations unies multiplient les efforts pour réduire les tensions dans ces zones conflictuelles. À travers ces initiatives, les acteurs internationaux espèrent éviter une escalade qui pourrait affecter la stabilité régionale.

La Syrie : une diplomatie à l’épreuve de la transition

Depuis la chute du régime Assad, les initiatives diplomatiques visent à consolider la transition politique en Syrie. Selon Al 3arabi Al Jadid (8 janvier 2025), les discussions entre les groupes d’opposition, les représentants kurdes, et les acteurs internationaux se poursuivent pour mettre en place un gouvernement inclusif.

Cependant, ces négociations sont entravées par la fragmentation des forces politiques et militaires sur le terrain. Les États-Unis insistent sur l’importance d’une solution politique qui limite l’influence de l’Iran et de la Russie en Syrie, tandis que la Turquie exprime des préoccupations concernant la montée en puissance des forces kurdes à ses frontières.

Israël et Gaza : un nouveau cycle de violence

La bande de Gaza reste une zone de tension critique. Selon Al Akhbar (8 janvier 2025), les récents échanges de tirs entre le Hamas et Israël ont relancé les négociations pour un cessez-le-feu durable. Les médiateurs égyptiens et qatariens jouent un rôle clé dans ces pourparlers, mais les exigences des deux parties compliquent la tâche.

Israël insiste sur la libération des otages détenus par le Hamas, tandis que ce dernier demande un assouplissement du blocus imposé à Gaza depuis des années. Selon Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), les tensions actuelles pourraient compromettre les récents progrès réalisés dans la médiation.

Le dossier nucléaire iranien : entre diplomatie et menace militaire

Le programme nucléaire iranien continue de susciter des inquiétudes internationales. Selon Al Sharq (8 janvier 2025), les négociations entre l’Iran et les grandes puissances reprennent sous l’égide des Nations unies, mais les progrès restent limités.

Les États-Unis et Israël ont réaffirmé leur volonté de prendre des mesures plus fermes si l’Iran refuse de respecter ses engagements internationaux. En parallèle, l’Union européenne plaide pour une solution diplomatique, insistant sur l’importance de préserver la stabilité dans la région du Golfe.

Tensions au Liban-Sud : la FINUL face à de nouveaux défis

La situation dans le sud du Liban, marquée par des tensions entre les forces israéliennes et les habitants locaux, reste un point sensible. Selon Al Joumhouriyat (8 janvier 2025), la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a intensifié ses patrouilles pour éviter une escalade dans la région.

Cependant, des incidents récents, notamment des affrontements entre les communautés locales et les soldats de la FINUL, compliquent la mission de maintien de la paix. Les diplomates internationaux appellent à une meilleure coordination entre les forces locales et les troupes internationales pour garantir la stabilité.

Une diplomatie en quête d’équilibre

Les efforts diplomatiques internationaux dans la région sont confrontés à des défis multiples. La rivalité entre l’Iran et l’Arabie saoudite, la présence militaire étrangère en Syrie, et les tensions israélo-palestiniennes exacerbent une situation déjà volatile. Les initiatives diplomatiques, bien que cruciales, peinent à produire des résultats tangibles, laissant la région dans un état de précarité permanente.

Focus sur la situation en Syrie

Une Syrie en transition politique : défis et incertitudes

Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, la Syrie traverse une phase critique de transition politique. Selon Al 3arabi Al Jadid (8 janvier 2025), les autorités de transition, appuyées par la communauté internationale, peinent à établir un gouvernement inclusif capable de stabiliser un pays fracturé par plus d’une décennie de guerre civile.

Les tensions entre les différentes factions syriennes restent vives, malgré les efforts des médiateurs internationaux. Des divergences persistent quant à la répartition des pouvoirs et à l’intégration des diverses forces politiques, kurdes et arabes, dans le nouvel ordre syrien.

Les acteurs internationaux : soutiens et pressions

La transition syrienne est fortement influencée par les grandes puissances. Selon Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025), les États-Unis soutiennent activement le processus de transition, en insistant sur la nécessité d’exclure l’influence iranienne et de réduire le rôle de la Russie en Syrie. Parallèlement, la Turquie exerce une pression constante pour limiter les gains des forces kurdes dans le nord du pays, ce qui complique davantage les négociations.

En revanche, l’Iran et la Russie, alliés de l’ancien régime, cherchent à maintenir leur influence sur le terrain. D’après Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), ces puissances insistent sur la préservation des intérêts de leurs partenaires locaux et s’opposent à toute solution qui pourrait marginaliser les groupes pro-Assad.

Les défis humanitaires persistants

La guerre en Syrie a laissé derrière elle une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent. Selon Nahar Int’l (8 janvier 2025), plus de 14 millions de personnes nécessitent une aide humanitaire, tandis que des millions de réfugiés continuent de vivre dans des conditions précaires, notamment au Liban, en Jordanie et en Turquie.

Les efforts de reconstruction sont entravés par un manque de financement et des différends politiques. Les agences des Nations unies, tout en plaidant pour une augmentation des contributions internationales, soulignent que la priorité reste la stabilisation politique avant toute reconstruction majeure.

La situation sécuritaire : un équilibre fragile

Malgré la chute du régime Assad, des poches de résistance et des groupes armés continuent d’opérer dans certaines régions. Selon Al Akhbar (8 janvier 2025), des affrontements sporadiques ont été signalés dans le nord-ouest du pays, où des factions djihadistes restent actives.

De plus, la rivalité entre les forces kurdes et les milices soutenues par la Turquie complique la stabilisation dans le nord du pays. Ces tensions alimentent les craintes d’un retour à un conflit armé prolongé, en dépit des efforts pour consolider la paix.

Les perspectives pour l’avenir syrien

La transition en Syrie est perçue comme un test pour la diplomatie internationale. Selon Al Joumhouriyat (8 janvier 2025), les grandes puissances doivent parvenir à un équilibre entre la satisfaction des intérêts locaux et la préservation de leurs propres agendas géopolitiques.

Cependant, les incertitudes quant à l’avenir du pays persistent. La création d’une gouvernance inclusive, le désarmement des groupes armés, et la reconstruction économique restent des défis colossaux pour un pays encore marqué par les divisions et les traumatismes de la guerre.

Politique internationale

Les enjeux du programme nucléaire iranien : diplomatie sous tension

Le programme nucléaire iranien reste au centre des préoccupations internationales. Selon Al Sharq (8 janvier 2025), les négociations pour relancer l’accord sur le nucléaire (JCPOA) sont dans l’impasse, malgré les efforts de médiation des Nations unies et de l’Union européenne. Depuis l’abandon de cet accord par les États-Unis en 2018, les relations entre l’Iran et l’Occident sont marquées par une méfiance accrue, rendant difficile toute avancée significative.

Téhéran continue de développer ses capacités nucléaires, insistant sur leur usage pacifique, tout en refusant les inspections approfondies proposées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Selon Al Akhbar (8 janvier 2025), cette posture alimente les craintes de la communauté internationale quant à une possible militarisation du programme. Les États-Unis et Israël ont averti qu’ils ne toléreraient aucune avancée significative, laissant entendre que des actions militaires ne sont pas exclues. Une telle escalade pourrait provoquer une instabilité régionale majeure.

Rivalité entre les États-Unis et la Chine : une confrontation globale

La rivalité entre Washington et Pékin s’intensifie sur plusieurs fronts. Selon Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), les récentes mesures prises par les États-Unis pour limiter l’accès de la Chine aux technologies avancées, notamment dans les semi-conducteurs, ont été suivies de représailles économiques de Pékin. Les dirigeants chinois accusent Washington de chercher à entraver leur croissance technologique et économique.

En parallèle, la mer de Chine méridionale reste une zone de tension stratégique. Les incursions militaires américaines dans cette région, menées au nom de la « liberté de navigation », sont perçues par Pékin comme une atteinte à sa souveraineté. Ces confrontations régulières augmentent le risque d’un incident militaire, qui pourrait avoir des répercussions mondiales. Selon Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025), la rivalité sino-américaine redéfinit les équilibres de pouvoir dans le monde, avec des implications directes pour les alliances régionales en Asie-Pacifique.

Conflit israélo-palestinien : une escalade inquiétante

Dans les territoires palestiniens, la situation demeure critique. Les affrontements entre Israël et le Hamas se sont intensifiés ces dernières semaines, marquant une nouvelle phase d’escalade. Selon Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025), les frappes israéliennes sur Gaza ont provoqué des pertes civiles importantes, aggravant la crise humanitaire dans la région. Le Hamas, de son côté, poursuit ses tirs de roquettes sur le territoire israélien, justifiant ces actions comme une réponse à l’occupation persistante.

Les efforts de médiation menés par des pays comme le Qatar et l’Égypte peinent à trouver un consensus. Les deux parties restent fermement campées sur leurs positions, Israël insistant sur la libération des otages détenus par le Hamas, tandis que ce dernier exige un assouplissement du blocus imposé depuis plus de quinze ans. Les perspectives d’une solution durable semblent de plus en plus éloignées.

Arabie saoudite : vers une influence accrue sur la scène internationale

L’Arabie saoudite continue de renforcer son rôle sur la scène régionale et internationale. Selon Nahar Int’l (8 janvier 2025), Riyad se positionne comme un médiateur clé dans les conflits au Moyen-Orient, en particulier dans les négociations entre le Soudan et l’Éthiopie autour du partage des ressources hydrauliques. En parallèle, le royaume s’engage activement dans des initiatives économiques majeures, telles que le projet Neom, qui vise à diversifier son économie au-delà du pétrole.

Sur le plan militaire, l’Arabie saoudite consolide ses alliances avec les États-Unis et les grandes puissances européennes, tout en cherchant à affirmer son indépendance stratégique. Cette posture hybride lui permet de jouer un rôle central dans la gestion des crises régionales, tout en augmentant son attractivité économique à travers des investissements dans les énergies renouvelables.

L’urgence climatique : une coopération internationale difficile

La question climatique figure parmi les priorités des discussions internationales. Selon Al 3arabi Al Jadid (8 janvier 2025), la COP30 a mis en évidence les divergences persistantes entre les pays industrialisés et les nations en développement. Les premiers appellent à des engagements plus ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tandis que les seconds réclament un financement plus substantiel pour mener à bien leur transition énergétique.

Les résultats de la COP30 sont jugés mitigés, avec des avancées limitées sur des points cruciaux comme l’abandon progressif des énergies fossiles. Les organisations environnementales critiquent le manque de volonté politique des grandes puissances, soulignant que les promesses actuelles ne suffiront pas à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, objectif fixé par l’Accord de Paris.

Un monde multipolaire : défis et opportunités

Les tensions mondiales actuelles reflètent une transition vers un monde multipolaire, où les grandes puissances cherchent à redéfinir leurs sphères d’influence. Selon Al Joumhouriyat (8 janvier 2025), cette reconfiguration géopolitique offre à des acteurs régionaux comme l’Arabie saoudite ou la Turquie l’opportunité de jouer un rôle plus actif. Cependant, cette dynamique accroît également les risques de confrontation, en particulier dans des zones de tension comme la mer de Chine méridionale ou le Moyen-Orient.

Les efforts de médiation multilatérale, bien que cruciaux, peinent à suivre le rythme des crises émergentes. Les Nations unies, confrontées à des divisions internes parmi leurs membres, apparaissent de plus en plus limitées dans leur capacité à imposer des solutions durables.

Focus sur la situation au Sud du Liban et le retrait israélien

Un retrait progressif sous tension

La situation au sud du Liban reste marquée par un retrait progressif mais controversé des forces israéliennes. Selon les observateurs sur le terrain, ce retrait fait suite à une pression internationale accrue pour l’application complète de la résolution 1701 des Nations unies. Cependant, des tensions persistent entre les communautés locales, les forces israéliennes, et la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban), chargée de superviser cette transition.

Malgré ces progrès, plusieurs incidents ont été signalés, notamment des accrochages entre les forces israéliennes et des milices locales. Ces affrontements ravivent les souvenirs des décennies d’occupation israélienne et soulignent les défis liés à une stabilisation durable dans cette région historiquement sensible.

La découverte de corps

Récemment, des corps ont été découverts près des anciennes positions israéliennes, suscitant une onde de choc au Liban. Selon des sources locales, ces dépouilles pourraient appartenir à des combattants ou à des civils portés disparus. Cette découverte a relancé le débat sur la responsabilité israélienne dans les disparitions forcées et les violations des droits humains durant l’occupation récente du Sud Liban.

Les familles des victimes, appuyées par des organisations de défense des droits humains, réclament une enquête approfondie. Cependant, Israël n’a pas encore répondu aux accusations, se contentant d’affirmer que le retrait est conduit conformément au cadre établi par l’ONU.

Le rôle controversé de la FINUL

La FINUL joue un rôle central dans la gestion de cette transition, mais elle fait face à des critiques croissantes. Les communautés locales reprochent à cette force internationale de ne pas faire suffisamment pour protéger les habitants des incursions israéliennes ou des affrontements sporadiques.

Selon plusieurs rapports, des heurts ont éclaté entre les habitants et les soldats de la FINUL, reflétant une méfiance historique envers cette force perçue par certains comme un prolongement des intérêts occidentaux dans la région. Ces tensions compliquent davantage la mission de maintien de la paix, déjà mise à rude épreuve par l’instabilité politique au Liban.

Les impacts sur la stabilité régionale

Le retrait israélien du sud du Liban a des répercussions au-delà des frontières libanaises. Cette transition est scrutée de près par des acteurs régionaux comme l’Iran, qui soutient le Hezbollah, et les pays du Golfe, qui appellent à une désescalade des tensions dans cette zone stratégique.

Les analystes craignent que le Hezbollah n’utilise ce retrait comme une opportunité pour renforcer sa présence militaire dans la région. Une telle évolution pourrait raviver les tensions avec Israël, rendant encore plus complexe la mise en œuvre d’une paix durable.

Une région en quête de stabilité

Malgré les défis, des efforts sont en cours pour consolider la stabilité dans le sud du Liban. Le gouvernement libanais, bien qu’affaibli par la crise institutionnelle actuelle, tente de coordonner ses actions avec la FINUL et les acteurs locaux pour éviter une escalade.

Cependant, sans un consensus politique à l’échelle nationale et une coopération accrue entre les différentes parties prenantes, les perspectives d’une stabilisation durable restent limitées. Les habitants du sud du Liban, pris entre les tensions locales et les enjeux géopolitiques, continuent de réclamer justice, sécurité, et reconnaissance pour les souffrances subies au fil des décennies.

Société

Le Liban face à une crise sociale sans précédent

La crise économique qui frappe le Liban depuis plusieurs années a profondément affecté les dynamiques sociales du pays. Selon les dernières données, le taux de pauvreté a atteint plus de 80 %, tandis que l’accès aux services essentiels, tels que l’éducation, la santé et l’électricité, reste dramatiquement limité. Les manifestations populaires, bien que moins intenses qu’au début de la crise, continuent de refléter un profond désespoir au sein de la population.

Les associations locales et les ONG jouent un rôle crucial pour pallier les défaillances de l’État. Cependant, leur capacité à répondre aux besoins croissants est limitée par le manque de financement et une instabilité politique qui complique leur travail sur le terrain.

L’impact de la dévaluation de la livre libanaise sur les familles

La dévaluation massive de la monnaie nationale a plongé des millions de Libanais dans la précarité. Selon des économistes, les revenus des ménages ont été divisés par dix en termes de pouvoir d’achat, rendant l’accès aux biens de première nécessité presque impossible pour une grande partie de la population.

Le prix des carburants, des denrées alimentaires, et des médicaments a atteint des niveaux sans précédent. Selon des témoignages recueillis, de nombreuses familles doivent désormais choisir entre payer leurs factures d’électricité ou acheter des médicaments pour leurs proches malades.

Les jeunes face à un avenir incertain

La crise a particulièrement touché les jeunes Libanais, dont beaucoup envisagent l’émigration comme seule solution pour un avenir meilleur. Le système éducatif, autrefois considéré comme l’un des meilleurs de la région, est aujourd’hui en péril. Les enseignants des écoles publiques sont en grève depuis des mois, réclamant une revalorisation de leurs salaires en dollars.

Les universités publiques et privées, quant à elles, luttent pour maintenir leur fonctionnement, alors que les inscriptions diminuent en raison de l’incapacité des familles à payer les frais de scolarité. Cette situation contribue à une fuite massive des cerveaux, privant le pays de son capital humain.

Le rôle de la diaspora dans le soutien social

La diaspora libanaise, estimée à plusieurs millions de personnes, continue de jouer un rôle vital dans le soutien économique et social des familles restées au pays. Les transferts d’argent des expatriés représentent une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles. Cependant, ces envois sont également affectés par les restrictions bancaires imposées par les institutions locales, rendant difficile leur utilisation.

De nombreuses initiatives communautaires, financées par la diaspora, ont permis de lancer des projets de développement à petite échelle, comme des centres de soins ou des écoles locales. Cependant, ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.

Les initiatives locales pour la résilience

Malgré les défis, de nombreuses initiatives locales émergent pour renforcer la résilience des communautés. Des coopératives agricoles, des projets d’énergie solaire, et des banques alimentaires se multiplient à travers le pays pour atténuer les effets de la crise. Ces initiatives, bien que modestes, offrent un espoir et une alternative face à l’inaction de l’État.

Les organisations locales mettent également en avant l’importance de l’entraide communautaire. Dans plusieurs régions, des réseaux de solidarité se sont formés pour partager des ressources, comme des repas ou des fournitures scolaires, entre les familles les plus démunies.

Les défis pour l’avenir social du Liban

Alors que la crise s’aggrave, le tissu social libanais risque de s’effriter davantage. Les divisions politiques et confessionnelles, exacerbées par la crise économique, menacent la cohésion nationale. Pour éviter une détérioration irréversible, des experts appellent à des réformes structurelles urgentes et à une réhabilitation des institutions publiques pour regagner la confiance de la population.

Cependant, sans un soutien massif de la communauté internationale et une volonté politique locale de changer, les perspectives de redressement restent limitées. Le Liban, autrefois un modèle de coexistence et de dynamisme, fait face à un test sans précédent pour préserver son identité et son avenir.

International

La prochaine entrée en fonction de Donald Trump : un nouveau chapitre pour les États-Unis et le monde

Donald Trump, président élu des États-Unis, s’apprête à entrer en fonction pour un second mandat le 20 janvier 2025. Sa victoire lors des élections de novembre dernier a confirmé la résurgence d’un conservatisme populiste, soutenu par une base électorale fidèle. Selon Al Sharq (8 janvier 2025), cette transition marque un tournant dans la politique américaine, avec des implications majeures pour les relations internationales.

Trump a promis de remettre en œuvre plusieurs de ses politiques emblématiques, notamment en matière de commerce, de sécurité nationale, et de gestion des alliances internationales. Il a également annoncé son intention de réformer des accords internationaux qu’il considère désavantageux pour les États-Unis.

Les enjeux de politique étrangère sous Trump

La politique étrangère de Donald Trump a souvent été marquée par une approche unilatérale et transactionnelle. Selon Al Akhbar (8 janvier 2025), Trump a déjà annoncé qu’il entendait renforcer les pressions sur la Chine dans le cadre de la guerre commerciale et technologique en cours.

En ce qui concerne le Moyen-Orient, Trump a laissé entendre qu’il rétablirait certaines sanctions levées sous l’administration précédente contre l’Iran, tout en renforçant les liens avec des alliés clés comme Israël et l’Arabie saoudite. Cette posture pourrait raviver des tensions dans une région déjà instable.

L’impact sur les relations transatlantiques

Les relations entre les États-Unis et leurs partenaires européens risquent de subir de nouvelles tensions sous la présidence Trump. Selon Al Joumhouriyat (8 janvier 2025), des désaccords sur des dossiers tels que la défense commune, le commerce, et le climat pourraient réapparaître.

Trump a critiqué à plusieurs reprises les pays européens pour leur faible contribution financière à l’OTAN, qualifiant cette alliance de « disproportionnée » en termes de coût pour les États-Unis. Cette position pourrait raviver les débats sur l’autonomie stratégique de l’Europe.

Une politique migratoire controversée

La politique migratoire de Trump, souvent critiquée pour sa dureté, devrait également faire un retour en force. Selon Al Sharq Al Awsat (8 janvier 2025), des mesures visant à restreindre l’immigration en provenance de certains pays pourraient être remises en place, en dépit des critiques des organisations internationales.

Cette approche, bien qu’impopulaire parmi certains segments de la population américaine et à l’international, reste soutenue par une partie importante de son électorat, qui voit en Trump un défenseur de la souveraineté nationale.

L’économie américaine sous Trump

Sur le plan économique, Trump a promis de relancer des mesures protectionnistes pour soutenir les industries nationales, notamment dans les secteurs de l’automobile et de l’énergie. Selon Nida’ Al Watan (8 janvier 2025), cette stratégie pourrait entraîner des frictions avec des partenaires commerciaux comme le Canada, le Mexique, et l’Union européenne.

Cependant, les experts s’inquiètent des effets potentiels de ces politiques sur l’économie mondiale, notamment en cas d’escalade des guerres commerciales. Les premières déclarations de Trump indiquent également une volonté de réduire davantage les réglementations environnementales pour stimuler la production nationale.

Une présidence polarisante

Donald Trump reste une figure profondément polarisante, à la fois aux États-Unis et à l’étranger. Selon Al 3arabi Al Jadid (8 janvier 2025), ses partisans saluent son franc-parler et sa volonté de défendre les intérêts américains, tandis que ses détracteurs critiquent son approche divisive et son mépris apparent pour les institutions multilatérales.

Cette polarisation pourrait avoir des répercussions sur la capacité des États-Unis à construire des alliances solides et à exercer leur influence dans des forums internationaux clés, tels que l’ONU ou le G20.

Les défis à venir

Alors que Donald Trump s’apprête à prêter serment, de nombreux défis l’attendent. La gestion des relations avec la Chine, l’Iran, et l’Europe figurera en tête de son agenda international. En interne, il devra également composer avec une opposition politique active et des divisions sociales exacerbées par son style de gouvernance.

Cependant, comme le rappellent des analystes, la présidence Trump représente également une opportunité pour les États-Unis de redéfinir leur rôle dans un monde en mutation rapide. La question reste de savoir si cette redéfinition renforcera ou affaiblira leur position sur la scène mondiale.

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