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Revue de presse du 11/08/25: Tensions au Sud, six soldats tués et responsabilités disputées

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Selon Al-Quds Al-Arabi du 11 août 2025, six militaires libanais ont été tués à Majdal Zoun pendant une opération de neutralisation d’un dépôt d’armes ; le quotidien relève que la kermesse des hypothèses s’est emballée, jusqu’à évoquer un « rôle israélien » destiné à dresser l’armée contre Hezbollah, d’autant que la composante française de la Finul avait identifié et photographié ce dépôt deux jours avant l’explosion. Le journal précise également que la journée d’hier a été marquée par un cortège funèbre des six soldats et par des réactions indignées au niveau national. Le président Joseph Aoun a exprimé sa douleur et salué la fonction vitale de l’institution militaire qui « reste le bouclier du pays et le gardien de ses frontières ». Des vidéos virales ont par ailleurs montré des images insultantes visant le Premier ministre Nawaf Salam, provoquant de larges condamnations de figures politiques et de la société civile. Ces éléments nourrissent un climat inflammable, où les réseaux sociaux amplifient les surenchères et les antagonismes.

Dans la même séquence, Al Joumhouriyat du 11 août 2025 souligne que Washington dit « préoccupée » par les risques d’escalade à la frontière sud et appelle à la retenue. Le département d’État, cité par le quotidien, condamne les tirs et l’usage de drones par Hezbollah et réaffirme son soutien à la souveraineté du Liban. Surtout, le porte‑parole Michael Mitchell salue le « démarrage de la mise en œuvre » de l’accord de cessez‑le‑feu de novembre 2024 et de la résolution 1701, y voyant une base « concrète » pour avancer vers un désarmement complet de Hezbollah dans le but d’éviter une nouvelle guerre. Ces messages s’inscrivent dans un effort international plus large de stabilisation du Sud.

Mise en œuvre de « l’exclusivité des armes » : méthode, risques et marges de manœuvre

Ad Diyar du 11 août 2025 décrit un basculement notable après la décision du gouvernement de Nawaf Salam de traduire dans les faits le principe d’exclusivité des armes par l’État. Le quotidien restitue un paysage polarisé : manifestations de rejet à la banlieue sud de Beyrouth, mais aussi appuis internationaux, avec un débat central sur la capacité de convertir une « feuille politique » en dispositifs concrets et vérifiables sur le terrain. Le journal met en avant deux trajectoires antagonistes : mener la réforme de la sécurité en échange d’investissements, du renforcement de l’armée et d’un retrait israélien des « cinq points » occupés ; ou renoncer et s’exposer à un retour des agressions, à des pressions économiques et à un isolement accentué. Ces scénarios, posés par des sources politiques, structurent l’agenda immédiat de l’exécutif et de la présidence.

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Dans ce contexte, Ad Diyar rapporte la ligne de conduite de l’armée : empêcher les fermetures de routes, y compris sur l’axe de l’aéroport, tout en réaffirmant la liberté de manifester et la protection des biens. Le quotidien évoque une médiation politique active entre Baabda et Aïn el‑Tiné pour ouvrir un canal de négociation avec l’« élément chiite » et rechercher une formule praticable, malgré des « plafonds rhétoriques » élevés de part et d’autre. Le rôle du président Joseph Aoun y est présenté comme celui d’un garant du dialogue, avec en arrière‑plan la pression d’échéances sécuritaires et l’émotion nationale liée aux funérailles des six soldats.

Des signaux opérationnels existent en parallèle. Ad Diyar signale l’entrée d’engins de la Finul à Khirbet Selm dans le secteur central, ainsi qu’une inspection de terrain par le commandement de l’armée dans des conditions jugées « exceptionnelles » au Sud. Ces mouvements cadrent la phase d’exécution et de vérification, au moment où la classe politique s’interroge sur les paramètres, le tempo et les garde‑fous de la séquence.

Israël–Gaza : débats internes, objectifs affichés et contestation

Al Liwa’ du 11 août 2025 reproduit des propos du Premier ministre Benjamin Netanyahou détaillant ses « priorités » : désarmement de Hamas, imposition d’un régime de sécurité, et mise en place d’une administration civile. Le journal note toutefois que ces ambitions se heurtent à une contestation interne persistante et à la difficulté à traduire des objectifs maximalistes en gains politiques durables. La rhétorique de « l’achèvement de la mission » est confrontée à l’usure d’un conflit prolongé, aux coûts humains, et à des critiques diplomatiques récurrentes.

Dans le même registre, Al Bina’ du 11 août 2025 souligne la « vague » de manifestations en Israël, et décrit une « première manche » difficile pour Netanyahou sur le front de « la vente » de la guerre à l’opinion, au moment où l’exécutif prépare, selon le titre, une « nouvelle phase » de la campagne à Gaza. Cette lecture met l’accent sur l’angle politico‑médiatique du pouvoir israélien, et la façon dont l’accumulation de protestations intérieures et de réprobations extérieures contraint la marge d’action.

Ukraine : vers un face‑à‑face Alaska sous pression européenne

Al-Quds Al-Arabi du 11 août 2025 annonce une rencontre Donald Trump–Vladimir Poutine en Alaska, présentée comme une tentative de trouver une issue à la guerre en Ukraine. Plusieurs capitales européennes exigent que Kyiv soit partie prenante de la discussion et qu’aucun scénario d’accord ne se traduise par une cession territoriale. Un communiqué commun de dirigeants européens rappelle que « la route vers la paix en Ukraine ne peut être décidée sans l’Ukraine ». Cette position conditionne l’acceptabilité de toute convergence américano‑russe.

Al Bina’ du 11 août 2025 va plus loin en affirmant que Washington aurait décidé d’entériner l’annexion par la Russie de l’est de l’Ukraine et de la Crimée, lecture que Kiev et plusieurs Européens contestent fermement. Cette thèse, rapportée sous forme d’anticipation à la veille du sommet annoncé, alimente la crainte d’un « deal » bilatéral mal reçu en Europe centrale et orientale.

Cisjordanie et Jérusalem : escalade de terrain et condamnations

Ad Diyar du 11 août 2025 signale des irruptions de colons sur l’esplanade des Mosquées et des attaques contre des villages de Cisjordanie, notamment autour d’Hébron et de Ramallah. Dans la même livraison, le journal parle d’un « schéma d’escalade coloniale » combinant incursions, affrontements et extension d’implantations, ce qui relance les appels internationaux au respect du statu quo et à la protection des civils. Ces incidents surviennent sur fond de tensions régionales élevées, dans un cycle où des gestes de coercition sur le terrain font basculer des équilibres déjà précaires.

Angle diplomatique : visites attendues et alignements

Al Joumhouriyat du 11 août 2025 indique que le Liban attend la visite du médiateur français Jean‑Yves Le Drian ainsi que celle du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, dans le cadre d’un effort de coordination internationale. Le quotidien évoque aussi un prochain passage d’une délégation qatarie, le tout dans une logique de « consolidation de la stabilité » et de soutien aux institutions. Cette diplomatie d’accompagnement vise autant la désescalade au Sud que l’arrimage de la séquence sécuritaire à un agenda économique et institutionnel.

Un cadre intérieur traversé par l’épreuve sécuritaire

Al Sharq du 11 août 2025 titre sur « six martyrs de l’armée au Sud » et « un consensus national et international » quant au rôle pivot de l’armée. En éditorial, le journal questionne frontalement « qui empêche Hezbollah de déposer les armes », replaçant l’actualité sécuritaire dans la problématique de l’« exclusivité des armes » par l’État. Ce cadrage fait écho à la feuille de route gouvernementale et à sa faisabilité, au moment où l’institution militaire absorbe le choc de la perte de six des siens sur un théâtre opérationnel saturé de risques.

Dans la même édition, Al Sharq met en avant des condoléances arabes et internationales adressées aux autorités libanaises, et des appels réitérés à éviter l’embrasement. L’idée d’un « retour de la guerre » est explicitement rejetée par des responsables, tandis que l’exécutif insiste sur l’exécution méthodique de la décision gouvernementale et la coordination avec les partenaires étrangers. Ces échos consolident la perception d’un soutien extérieur focalisé sur l’armée comme pilier de la stabilité.

Volet humanitaire et régional plus large : Soudan et Irak

Ad Diyar du 11 août 2025 relaie l’alarme onusienne : quelque 30 millions de personnes auraient besoin d’assistance au Soudan, où des villes entières sont réduites à l’état de « cités fantômes ». La poursuite des combats, malgré des médiations, fait planer un risque rampant de famine. Les agences insistent sur la protection des civils, l’accès humanitaire et la responsabilité des parties, dans une crise dont les répercussions régionales sont déjà tangibles (déplacements, marchés, flux frontaliers).

Sur l’Irak, Ad Diyar mentionne le démantèlement par les autorités d’un réseau terroriste impliqué dans des attaques notamment à Kirkouk, avec arrestations et saisies d’armes et d’explosifs. Cette annonce est présentée comme une étape dans une stratégie de pression permanente contre des cellules résiduelles, sur fond de fragilités persistantes dans les zones rurales et frontalières.

Scène libanaise : images, symboles et bataille du récit

Al-Nahar du 11 août 2025 consacre sa une à « la baptême du feu » de l’armée pour la décision d’exclusivité des armes, avec une photographie saisissante d’hommage aux soldats morts et une couverture de la visite du patriarche Béchara Raï à Rmeish. Cette iconographie renforce le récit d’une armée « tenant le pays » au cœur d’une phase de transition sécuritaire et politique. Le positionnement médiatique, en mettant l’accent sur l’unité institutionnelle et sur le rôle de l’armée, nourrit un consensus d’image qui peut peser sur l’acceptabilité sociale des mesures à venir.

Al Bina’ du 11 août 2025, pour sa part, juxtapose les registres : l’agenda géopolitique (sommet Alaska Trump–Poutine), la séquence israélienne (difficultés de Netanyahou) et l’onde émotionnelle au Liban (« rassemblement populaire autour de l’armée et de ses six martyrs »). Cette mise en page foisonnante ancre le dossier libanais dans une conjoncture régionale mouvante où le signal envoyé par l’État—tenir l’ordre public, engager la réforme sécuritaire, ménager des canaux de négociation—cherche sa trajectoire entre fermeté de principe et prudence tactique.

Politique locale : bras de fer autour du désarmement et recompositions internesMise en œuvre controversée du principe d’exclusivité des armesSelon Ad Diyar du 11 août 2025, la décision prise par le gouvernement de Nawaf Salam de traduire dans les faits le principe d’« exclusivité des armes par l’État » marque un tournant dans l’agenda politique national. Le quotidien note que cette mesure, bien que saluée par plusieurs chancelleries étrangères, suscite une opposition ferme de la part de Hezbollah et de ses alliés, qui y voient une menace directe contre l’« équilibre stratégique » du pays. Le journal rapporte qu’une source proche du mouvement chiite a déclaré que toute tentative de désarmement serait considérée comme une atteinte à la résistance et pourrait entraîner une « confrontation ouverte ».La mise en œuvre opérationnelle de cette décision est également détaillée par Ad Diyar, qui explique que l’armée libanaise a reçu pour mission d’empêcher toute fermeture de routes stratégiques, notamment l’accès à l’aéroport de Beyrouth, tout en maintenant le droit de manifester. Des patrouilles renforcées ont été déployées dans plusieurs zones sensibles, en particulier dans la banlieue sud et le Sud-Liban. Le journal insiste sur le fait que cette opération se déroule sous l’œil attentif de la communauté internationale, qui souhaite voir le Liban se conformer aux résolutions onusiennes.Funérailles des soldats et consensus national autour de l’arméeAl Sharq du 11 août 2025 consacre sa une à l’hommage rendu aux six soldats tués à Majdal Zoun. Le journal met en avant les propos du président Joseph Aoun, qui a affirmé que « l’armée restera le bouclier de la nation et le garant de ses frontières ». Le quotidien insiste sur le caractère consensuel du soutien à l’institution militaire, transcendant les clivages politiques habituels. Les funérailles, organisées en présence de hauts responsables civils et militaires, ont été l’occasion pour plusieurs figures politiques, y compris des opposants, de réaffirmer leur attachement au rôle central de l’armée dans la préservation de la stabilité.Dans le même sens, Al Joumhouriyat du 11 août 2025 rapporte que le gouvernement a exprimé sa gratitude envers les partenaires étrangers qui ont adressé leurs condoléances et réitéré leur soutien. Le journal cite également le Premier ministre Nawaf Salam, pour qui « la mémoire des martyrs impose de poursuivre le chemin du renforcement de l’État et de son autorité sur tout le territoire ».Tensions politiques autour de HezbollahAl Liwa’ du 11 août 2025 évoque un débat parlementaire particulièrement tendu sur le rôle et l’arsenal de Hezbollah. Le député Mohammad Raad, membre du bloc parlementaire du mouvement, a réaffirmé que le parti ne déposerait pas les armes « même si nous devions tous mourir ». Selon le quotidien, cette position ferme complique les tentatives de médiation engagées par la présidence et le Parlement, alors que des contacts discrets sont menés avec plusieurs capitales arabes pour obtenir des garanties politiques en échange d’un compromis sur le désarmement.Al Akhbar du même jour adopte une lecture critique des intentions du gouvernement, estimant que la décision sur l’exclusivité des armes s’inscrit dans une logique de « mise sous tutelle » dictée par des puissances étrangères. Le journal, proche de Hezbollah, dénonce un processus qui pourrait « livrer le pays désarmé face à l’ennemi israélien » et affaiblir le front intérieur.Pressions internationales et initiatives diplomatiquesSelon Al Joumhouriyat du 11 août 2025, plusieurs initiatives diplomatiques sont attendues dans les prochains jours. Le médiateur français Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Beyrouth pour rencontrer le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. Parallèlement, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, est attendu pour discuter d’un soutien économique conditionné à des avancées sur la sécurité et les réformes.Le journal mentionne également des contacts avec le Qatar, qui pourrait jouer un rôle de facilitateur dans les négociations internes, à condition que les parties s’engagent à éviter toute escalade militaire dans le Sud. Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte où la communauté internationale cherche à ancrer la stabilité libanaise dans un cadre de réformes économiques et de gouvernance.Recomposition des alliances internesAl Bina’ du 11 août 2025 analyse les répercussions de la crise sécuritaire sur les équilibres politiques internes. Le quotidien observe que certains partis traditionnellement alliés à Hezbollah adoptent un ton plus mesuré, cherchant à ménager leurs relations avec l’exécutif et avec les acteurs internationaux. Cette évolution pourrait annoncer une recomposition des alliances, notamment au Parlement, où des blocs intermédiaires pourraient jouer un rôle accru dans les prochains votes liés à la sécurité et à la défense.De son côté, Al Nahar du 11 août 2025 souligne que la séquence actuelle met en évidence la fragilité des institutions face à la polarisation. Le journal insiste sur la nécessité d’un « consensus minimal » pour avancer sur les dossiers critiques, tout en notant que la défiance entre camps rivaux reste forte.L’opinion publique, entre soutien et scepticismeEnfin, Al Sharq et Al Nahar relèvent que l’opinion publique libanaise est partagée. Si une majorité soutient l’idée d’un monopole des armes par l’État, beaucoup doutent de la capacité réelle du gouvernement à mettre en œuvre cette mesure sans déclencher de violences internes. Les réseaux sociaux amplifient cette polarisation, opposant des messages de soutien à l’armée à des discours accusant l’exécutif de « jouer avec le feu ».Cette fracture de l’opinion constitue un paramètre majeur pour la suite des événements. Elle influencera non seulement la marge de manœuvre des décideurs, mais aussi la perception internationale de la stabilité politique au Liban.

Citations et discours des personnalités politiques : affirmations fermes et appels à l’unité

Joseph Aoun : l’armée comme garant de l’État

Selon Al Sharq du 11 août 2025, lors des funérailles des six soldats tués à Majdal Zoun, le président Joseph Aoun a déclaré que « l’armée restera le bouclier de la nation et le garant de ses frontières ». Le quotidien précise que ce discours a été prononcé devant les familles des militaires et des responsables politiques, dans un contexte d’émotion nationale et de consensus sur le rôle central de l’institution militaire. Ce propos s’inscrit dans une stratégie d’affirmation de l’autorité de l’État au moment où celui-ci engage la mise en œuvre de la décision d’exclusivité des armes.

Al Joumhouriyat du 11 août 2025 rapporte que Joseph Aoun a également appelé « à l’unité nationale pour surmonter les épreuves » et insisté sur le fait que « le sang des martyrs ne sera pas versé en vain ». Le journal souligne que ce discours, prononcé à Baabda, a été largement relayé par les médias et salué par la communauté internationale, notamment par des représentants des Nations unies et de l’Union européenne.

Nawaf Salam : engagement envers l’autorité de l’État

Le Premier ministre Nawaf Salam, cité par Al Joumhouriyat du 11 août 2025, a affirmé que « la mémoire des martyrs impose de poursuivre le chemin du renforcement de l’État et de son autorité sur tout le territoire ». Cette déclaration est intervenue à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres consacrée aux suites de l’explosion de Majdal Zoun et à la mise en œuvre du principe d’exclusivité des armes par l’État.

Al Nahar du même jour met en lumière un autre extrait du discours de Salam : « Nous ne reculerons pas devant notre responsabilité, même face aux défis les plus graves ». Le journal précise que ces propos visaient à rassurer à la fois la population et les partenaires internationaux sur la détermination du gouvernement à avancer sur ce dossier malgré les tensions avec Hezbollah.

Mohammad Raad : refus catégorique de déposer les armes

Al Liwa’ du 11 août 2025 rapporte la prise de parole du député Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire de Hezbollah, qui a déclaré : « Nous ne déposerons pas nos armes, même si nous devions tous mourir ». Cette affirmation, faite lors d’une réunion politique dans le Sud, constitue l’une des positions les plus fermes exprimées publiquement contre la décision gouvernementale sur le désarmement.

Ce discours, analysé par Al Akhbar du 11 août 2025, reflète la ligne dure du mouvement, qui considère que l’arsenal de Hezbollah est un élément essentiel de la défense nationale face à Israël. Le journal, proche du parti, note que Raad a également accusé certaines forces politiques libanaises de « se mettre au service de l’agenda américain et israélien ».

Michael Mitchell : soutien américain à l’exclusivité des armes par l’État

Selon Al Joumhouriyat du 11 août 2025, Michael Mitchell, porte-parole du département d’État américain, a salué « le démarrage de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 et de la résolution 1701 ». Il a affirmé que les États-Unis « soutiennent fermement l’autorité de l’État libanais sur tout son territoire et le désarmement de toutes les milices ».

Ces propos ont été interprétés par le quotidien comme un signal de soutien clair à la politique du gouvernement libanais, mais aussi comme une mise en garde implicite à l’égard de Hezbollah. Mitchell a également exhorté toutes les parties à « éviter l’escalade et à privilégier le dialogue ».

Benjamin Netanyahou : objectifs militaires à Gaza

D’après Al Liwa’ du 11 août 2025, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que « la mission à Gaza ne s’achèvera pas tant que le désarmement de Hamas, la mise en place d’un régime de sécurité et l’instauration d’une administration civile ne seront pas réalisés ». Ces propos ont été tenus lors d’une réunion du cabinet sécuritaire et largement relayés par les médias israéliens.

Al Bina’ du même jour note que Netanyahou a insisté sur le fait que « la sécurité d’Israël passe par un contrôle total de la bande de Gaza ». Le quotidien observe que ce discours intervient dans un contexte de manifestations internes contre la gestion du conflit et de critiques internationales croissantes.

Donald Trump : sommet prévu avec Vladimir Poutine

Al Bina’ du 11 août 2025 rapporte que Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé la tenue d’une rencontre avec Vladimir Poutine en Alaska pour discuter de la guerre en Ukraine. Trump aurait déclaré que « des solutions réalistes doivent être trouvées, même si elles ne plaisent pas à tout le monde ».

Ce discours, selon Al Quds du 11 août 2025, a été perçu en Europe comme un signal inquiétant, laissant entendre que Washington pourrait accepter l’annexion par la Russie de certaines régions ukrainiennes. Plusieurs dirigeants européens ont immédiatement réagi en affirmant que « la route vers la paix en Ukraine ne peut être décidée sans l’Ukraine ».

Diplomatie : visites annoncées, tensions régionales et médiations en coulisse

Mobilisation diplomatique autour du Liban

Selon Al Joumhouriyat du 11 août 2025, plusieurs visites diplomatiques de haut niveau sont prévues dans les prochains jours pour soutenir la stabilité du Liban et encourager la mise en œuvre du principe d’exclusivité des armes par l’État. Le journal rapporte que le médiateur français Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Beyrouth pour rencontrer le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. Sa mission est de « consolider le consensus autour de la feuille de route sécuritaire » et de « faciliter un dialogue inclusif avec toutes les parties libanaises », selon une source diplomatique citée par le quotidien.

Parallèlement, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, est attendu à Beyrouth pour discuter d’un soutien économique conditionné à des progrès tangibles sur la sécurité et les réformes institutionnelles. Al Joumhouriyat précise que cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large de coordination entre Riyad, Paris, Washington et Doha, avec pour objectif de « prévenir toute escalade militaire et de stabiliser la situation économique ».

Soutien américain et pression sur Hezbollah

Le même quotidien rapporte que Michael Mitchell, porte-parole du département d’État américain, a salué « le démarrage de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 et de la résolution 1701 », affirmant que « les États-Unis soutiennent fermement l’autorité de l’État libanais sur tout son territoire et le désarmement de toutes les milices ». Ces propos, note Al Joumhouriyat, sont interprétés comme un soutien clair au gouvernement de Nawaf Salam, mais également comme un message direct à Hezbollah, pressé de renoncer à son arsenal en vertu des résolutions internationales.

Médiation qatarie et coordination régionale

Ad Diyar du 11 août 2025 signale que des discussions sont en cours pour organiser la visite d’une délégation qatarie à Beyrouth. L’objectif serait de jouer un rôle de facilitateur entre les différents camps politiques libanais et d’encourager des concessions mutuelles afin d’éviter un blocage du processus de désarmement. Selon une source citée par le journal, Doha disposerait de « canaux de communication ouverts » avec Hezbollah, mais aussi avec les alliés occidentaux, ce qui pourrait lui permettre d’assumer une fonction de médiateur discret mais efficace.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où plusieurs capitales arabes cherchent à éviter une nouvelle escalade militaire au Sud-Liban, qui risquerait de déstabiliser la région et de compromettre les efforts de relance économique.

Efforts européens sur le dossier ukrainien

Sur un autre plan, Al Quds du 11 août 2025 rapporte que plusieurs dirigeants européens ont publié un communiqué conjoint affirmant que « la route vers la paix en Ukraine ne peut être décidée sans l’Ukraine ». Ce message fait suite à l’annonce par le président américain Donald Trump d’une rencontre imminente avec Vladimir Poutine en Alaska. Les Européens craignent que cette rencontre ne débouche sur un accord bilatéral prévoyant des concessions territoriales à la Russie.

Selon Al Bina’ du même jour, Washington aurait déjà accepté de facto l’annexion par la Russie de l’est de l’Ukraine et de la Crimée, une position qui suscite la ferme opposition de Kiev et de plusieurs capitales européennes. Cette divergence illustre les tensions persistantes entre alliés occidentaux sur la manière de gérer le conflit.

Réactions arabes à l’escalade israélo-palestinienne

Ad Diyar du 11 août 2025 décrit la réaction de plusieurs pays arabes à la suite des incursions de colons israéliens sur l’esplanade des Mosquées et des attaques contre des villages palestiniens en Cisjordanie. Des communiqués officiels condamnant ces actions ont été publiés par la Jordanie, l’Égypte et l’Arabie saoudite, qui appellent toutes au respect du statu quo historique des lieux saints de Jérusalem.

Cette mobilisation diplomatique arabe s’accompagne de consultations en coulisse avec les autorités palestiniennes et les acteurs internationaux pour désamorcer la tension, alors que le gouvernement israélien, selon Al Liwa’ du 11 août 2025, prépare une « nouvelle phase » de sa campagne militaire à Gaza.

Diplomatie préventive au Conseil de sécurité

Enfin, Al Nahar du 11 août 2025 signale que des consultations informelles sont en cours au Conseil de sécurité des Nations unies pour discuter de la situation au Liban et en Cisjordanie. Des diplomates occidentaux envisagent de proposer un projet de déclaration appelant à « la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 » et à « la cessation immédiate des violences dans les territoires palestiniens occupés ».

Le journal précise que si ce texte n’a pas encore été formellement déposé, il bénéficie d’un large soutien parmi les membres européens du Conseil et pourrait être présenté si la situation sur le terrain se détériore davantage.

Politique internationale : conflits persistants, alignements stratégiques et tensions diplomatiques

Guerre en Ukraine : perspectives de sommet Alaska et inquiétudes européennes

Selon Al Quds du 11 août 2025, Donald Trump, président des États-Unis, a confirmé la tenue d’un sommet avec Vladimir Poutine en Alaska afin de discuter d’une solution à la guerre en Ukraine. Trump aurait déclaré que « des solutions réalistes doivent être trouvées, même si elles ne plaisent pas à tout le monde », propos qui ont immédiatement suscité des réactions critiques en Europe. Plusieurs dirigeants européens, dont le président français et le chancelier allemand, ont insisté sur le fait que « la route vers la paix en Ukraine ne peut être décidée sans l’Ukraine », rejetant toute idée de concessions territoriales.

Al Bina’ du même jour va plus loin, rapportant que Washington aurait déjà accepté l’annexion par la Russie de l’est de l’Ukraine et de la Crimée. Cette affirmation, attribuée à des sources diplomatiques anonymes, alimente la crainte d’un accord bilatéral entre Washington et Moscou qui marginaliserait Kiev. Le quotidien note que cette orientation, si elle se confirmait, pourrait fracturer l’unité des alliés occidentaux et renforcer la position russe sur le terrain.

Gaza et Cisjordanie : escalade et stratégies divergentes

Al Liwa’ du 11 août 2025 cite le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou affirmant que « la mission à Gaza ne s’achèvera pas tant que le désarmement de Hamas, la mise en place d’un régime de sécurité et l’instauration d’une administration civile ne seront pas réalisés ». Ce discours, tenu lors d’une réunion du cabinet sécuritaire, s’accompagne d’un plan visant à étendre le contrôle militaire israélien sur certaines zones de la bande de Gaza.

En Cisjordanie, Ad Diyar rapporte des attaques menées par des colons israéliens contre plusieurs villages, ainsi que l’irruption de groupes sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Le quotidien parle d’un « schéma d’escalade coloniale » qui suscite l’inquiétude de la communauté internationale. Des condamnations officielles ont été émises par la Jordanie, l’Égypte et l’Arabie saoudite, qui appellent toutes au respect du statu quo historique et à la protection des lieux saints.

Crise humanitaire au Soudan : alerte des Nations unies

Toujours selon Ad Diyar du 11 août 2025, une responsable des Nations unies a averti que 30 millions de Soudanais ont besoin d’aide humanitaire d’urgence. La guerre en cours a transformé plusieurs villes en « cités fantômes », forçant des millions de personnes à fuir. Les agences humanitaires insistent sur l’urgence d’un accès sécurisé aux zones de conflit et mettent en garde contre un risque accru de famine si les combats se poursuivent.

Des pourparlers sont en cours, sous médiation régionale, pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu. Cependant, Al Naharsouligne que les divergences entre les factions armées soudanaises restent profondes, rendant difficile la mise en place d’un accord durable.

Irak : lutte contre les réseaux terroristes

Ad Diyar du 11 août 2025 rapporte que les autorités irakiennes ont démantelé un réseau terroriste impliqué dans plusieurs attaques à Kirkouk et dans d’autres régions. Les forces de sécurité ont saisi des armes et des explosifs, et arrêté plusieurs membres présumés de ce groupe. Le ministère de l’Intérieur irakien affirme que cette opération s’inscrit dans une stratégie à long terme visant à neutraliser les cellules actives et à prévenir de nouvelles attaques.

Selon le même journal, la menace terroriste reste concentrée dans certaines zones rurales et frontalières, où la présence militaire est limitée. Le gouvernement irakien prévoit de renforcer la coopération avec les forces internationales pour sécuriser ces régions.

Diplomatie multilatérale : tensions et alignements

D’après Al Joumhouriyat du 11 août 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait prochainement se réunir pour examiner la situation en Cisjordanie, au Liban et au Soudan. Des diplomates européens préparent un projet de déclaration appelant à la mise en œuvre intégrale des résolutions existantes et à la cessation des violences. Cependant, le texte risque de se heurter à un veto russe ou américain, en fonction de son contenu final.

Al Bina’ note que la diplomatie russe, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a défendu le droit de Moscou à « protéger ses intérêts stratégiques » en Ukraine et a critiqué « l’ingérence occidentale » dans les affaires du Moyen-Orient. Ce positionnement, combiné à l’éventuelle concession américaine sur l’Ukraine, pourrait redessiner les lignes d’alliance au sein du Conseil de sécurité.

Économie : pressions financières, attentes des bailleurs et initiatives de relance

Un contexte économique fragilisé par la crise sécuritaire

Selon Nida’ Al Watan du 11 août 2025, les récentes tensions sécuritaires au Sud-Liban, notamment l’explosion à Majdal Zoun, ont provoqué un regain d’incertitude sur les marchés locaux. Le quotidien rapporte que plusieurs acteurs économiques craignent une dégradation de la situation si le climat politique ne s’apaise pas rapidement. Les commerçants et industriels interrogés expliquent que « l’instabilité empêche toute planification à moyen terme » et freine les investissements.

Al Joumhouriyat du même jour souligne que le tourisme, déjà fragile, a subi un nouveau coup d’arrêt, avec une série d’annulations de réservations dans les hôtels de Beyrouth et du Sud. Le ministère du Tourisme, cité par le journal, estime que ces pertes pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars si la situation perdure.

Pressions des bailleurs internationaux

Selon Al Nahar du 11 août 2025, les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) sont conditionnées à des réformes économiques structurelles, notamment dans les secteurs de l’électricité, des télécommunications et des finances publiques. Le journal rapporte qu’une délégation technique du FMI doit arriver à Beyrouth d’ici deux semaines pour évaluer les progrès réalisés depuis le dernier rapport.

Al Joumhouriyat indique que les bailleurs internationaux insistent également sur la nécessité de renforcer la gouvernance et de lutter contre la corruption. Le Premier ministre Nawaf Salam aurait affirmé que « chaque dollar d’aide devra être investi dans des projets transparents et traçables », un engagement salué par les représentants de l’Union européenne présents lors de la dernière réunion du Conseil économique.

Taux de change et inflation : situation toujours instable

Ad Diyar du 11 août 2025 rapporte que le taux de change de la livre libanaise reste volatile, oscillant autour de 90 000 livres pour un dollar sur le marché parallèle. Les fluctuations quotidiennes alimentent l’inflation, qui touche particulièrement les produits de base importés. Les commerçants interrogés expliquent que « les prix changent presque chaque semaine » et que les marges de profit sont réduites au minimum pour rester compétitifs.

Le quotidien précise que la Banque du Liban, sous la direction de Karim Souaid, a maintenu sa politique d’intervention ponctuelle sur le marché pour limiter les variations extrêmes, mais que ses réserves en devises restent limitées.

Perspectives de coopération régionale

Selon Al Bina’ du 11 août 2025, des discussions ont été entamées entre Beyrouth, Bagdad et Amman pour renforcer la coopération économique, notamment dans le domaine de l’énergie. Le projet d’interconnexion électrique entre le Liban, l’Irak et la Jordanie figure parmi les priorités, avec un objectif de mise en service partielle dès 2026.

Le journal rapporte que ce projet bénéficie du soutien de la Banque mondiale, qui y voit un levier pour réduire la dépendance libanaise aux importations de carburant et améliorer la fiabilité du réseau électrique.

Secteur privé : initiatives pour maintenir l’activité

Al Sharq du 11 août 2025 met en lumière les initiatives du secteur privé pour soutenir l’activité économique dans un contexte difficile. Plusieurs associations d’entrepreneurs ont annoncé des programmes d’incubation pour les start-up, ainsi que des partenariats avec des institutions étrangères pour favoriser les exportations de produits agroalimentaires et artisanaux.

Un industriel interrogé par le quotidien affirme que « l’avenir du Liban passera par sa capacité à innover et à diversifier son économie, en s’appuyant sur ses ressources humaines et ses diasporas ».

Justice : enquêtes sur l’explosion de Majdal Zoun et dossiers judiciaires en suspens

Ouverture d’une enquête militaire sur l’explosion de Majdal Zoun

Selon Al Sharq du 11 août 2025, le parquet militaire a officiellement ouvert une enquête sur l’explosion survenue à Majdal Zoun, qui a coûté la vie à six soldats libanais. Le quotidien rapporte que cette enquête vise à déterminer les causes exactes de l’incident, notamment si l’explosion est liée à la découverte, par une unité de la FINUL, d’un dépôt d’armes quelques jours auparavant.

Ad Diyar précise que les enquêteurs cherchent à établir si des engins explosifs improvisés ou des roquettes étaient stockés dans la zone et si ces munitions appartenaient à des groupes armés non étatiques. Une source judiciaire citée par le journal souligne que « toutes les hypothèses restent ouvertes », y compris celle d’un acte délibéré visant à entraver la mise en œuvre du principe d’exclusivité des armes par l’État.

Coordination entre justice civile et justice militaire

Al Joumhouriyat du 11 août 2025 indique que le ministre de la Justice a donné instruction de coordonner étroitement les travaux de la justice militaire et civile pour accélérer les investigations. L’objectif est d’éviter les chevauchements de compétence et de garantir la transparence de la procédure.

Selon le quotidien, cette coordination implique aussi un échange régulier d’informations avec la FINUL et les services de sécurité intérieure. L’armée, citée par Al Nahar, a confirmé sa pleine coopération avec le parquet militaire, tout en rappelant que « l’enquête se déroule dans un climat de grande sensibilité politique et sécuritaire ».

Affaires de corruption et lenteur judiciaire

En dehors du dossier Majdal Zoun, Nida’ Al Watan du 11 août 2025 rapporte que plusieurs affaires de corruption impliquant d’anciens responsables politiques et administratifs restent en suspens faute de moyens et de volonté politique. Le journal cite un magistrat affirmant que « sans réforme en profondeur du système judiciaire, ces dossiers risquent de rester bloqués pendant des années ».

Al Nahar souligne que la pression des bailleurs internationaux pour renforcer l’État de droit se heurte à des résistances internes. Certaines forces politiques craindraient que l’aboutissement de ces affaires ne fragilise leurs positions ou ne ravive d’anciennes rivalités.

Procédures liées aux droits de l’homme

Selon Al Quds du 11 août 2025, plusieurs ONG locales ont saisi les juridictions administratives pour contester des arrestations jugées arbitraires lors des manifestations récentes. Les avocats des plaignants affirment que « les autorités ont outrepassé leurs prérogatives » en procédant à des détentions préventives prolongées sans accès à un conseil.

Le ministère de l’Intérieur, cité par Al Sharq, défend la légalité de ces mesures, affirmant qu’elles étaient nécessaires pour prévenir des troubles à l’ordre public. Le débat sur l’équilibre entre sécurité et libertés fondamentales prend ainsi une place croissante dans le discours judiciaire.

Pressions internationales pour réformes judiciaires

Al Joumhouriyat du 11 août 2025 rapporte que lors d’une réunion récente avec des représentants de l’Union européenne, le ministre de la Justice a réaffirmé l’engagement du Liban à mener des réformes pour renforcer l’indépendance des magistrats. L’UE a conditionné une partie de son aide financière à la mise en place de procédures plus transparentes et à la protection des juges contre les ingérences politiques.

Des projets de loi visant à renforcer l’autonomie budgétaire du Conseil supérieur de la magistrature et à réorganiser les tribunaux sont actuellement à l’étude, mais leur adoption dépendra d’un consensus parlementaire encore incertain.

Société : tensions sociales, mobilisations et impact des crises

Manifestations contre la cherté de la vie

Selon Nida’ Al Watan du 11 août 2025, des dizaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Beyrouth pour protester contre l’augmentation continue des prix des produits alimentaires et des carburants. Les participants brandissaient des pancartes appelant à « la dignité pour tous » et « la justice sociale maintenant ». Le quotidien rapporte que cette mobilisation, bien que modeste en nombre, reflète un mécontentement croissant dans la population face à l’inflation et à la stagnation des salaires.

Al Nahar du même jour indique que les syndicats de travailleurs ont annoncé une journée de grève partielle prévue la semaine prochaine pour exiger des mesures concrètes de soutien au pouvoir d’achat. Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Liban a déclaré que « la situation est devenue insupportable pour les familles à revenu modeste et pour les retraités ».

Exode des compétences et inquiétude des familles

Al Sharq du 11 août 2025 rapporte que de plus en plus de jeunes diplômés et de professionnels qualifiés quittent le pays pour chercher des opportunités à l’étranger. Les destinations les plus prisées sont les pays du Golfe, l’Europe et l’Amérique du Nord. Un professeur d’université, cité par le journal, affirme que « si cette tendance continue, le Liban risque de perdre une génération entière de compétences nécessaires à sa reconstruction ».

Selon Al Bina’, cette fuite des cerveaux touche également le secteur médical, déjà fragilisé par des départs massifs pendant la crise sanitaire. Des hôpitaux privés peinent à recruter du personnel qualifié, ce qui entraîne une surcharge de travail pour les équipes restantes et une baisse de la qualité des soins.

Solidarité et initiatives citoyennes

Face à ces difficultés, Al Liwa’ du 11 août 2025 met en lumière des initiatives de solidarité portées par la société civile. Des associations locales organisent des distributions alimentaires et des collectes de vêtements pour les familles les plus touchées par la crise. Un coordinateur d’ONG explique que « la générosité des citoyens reste intacte, même dans les moments les plus durs », et souligne l’importance de ces réseaux d’entraide pour compenser les défaillances des institutions.

Ad Diyar signale que des campagnes de financement participatif en ligne connaissent un succès croissant, permettant de financer des opérations médicales, des frais de scolarité ou des rénovations de logements endommagés.

Éducation : écoles sous pression

Al Joumhouriyat du 11 août 2025 rapporte que les établissements scolaires privés envisagent d’augmenter leurs frais de scolarité pour faire face à la hausse des coûts, en particulier ceux liés à l’énergie et aux salaires du personnel. Cette perspective suscite l’inquiétude des parents, qui redoutent de ne plus pouvoir assumer ces charges.

Selon Al Nahar, certaines écoles publiques fonctionnent avec des effectifs réduits d’enseignants, obligeant les classes à être regroupées. Les associations de parents d’élèves demandent au ministère de l’Éducation d’augmenter les budgets et de garantir un accès équitable à l’éducation pour tous.

Santé publique : défis persistants

D’après Al Bina’, la situation des hôpitaux publics reste précaire, avec un manque chronique de matériel médical et de médicaments essentiels. Des médecins témoignent de retards dans les traitements et d’une dépendance accrue aux dons internationaux. Le ministère de la Santé, cité par Al Sharq, assure que des commandes de fournitures sont en cours, mais que leur acheminement est retardé par des problèmes logistiques et douaniers.

Al Quds signale également la réapparition de cas de maladies infectieuses dans certaines régions défavorisées, en raison du manque d’accès à l’eau potable et de la dégradation des infrastructures sanitaires.

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