jeudi, février 12, 2026

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Revue de presse: Pressions sécuritaires et échéance électorale sur fond de bras de fer régional

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Sécurité: Nord du Litani au cœur de l’agenda

La séquence politique libanaise se resserre autour de deux axes qui se répondent. D’un côté, l’échéance des législatives du 10 mai occupe le centre du jeu institutionnel. De l’autre, la question de la sécurité, et plus précisément celle du déploiement et des choix de l’État au nord du Litani, revient au premier plan, sous le regard appuyé des partenaires internationaux. Cette double actualité se déroule sur fond de négociations et de menaces dans la région, avec un climat d’attente autour du dossier irano-américain et de la posture des États-Unis, dirigés par Donald Trump depuis 2025, face aux demandes israéliennes. Ad Diyar du 12 février 2026 décrit un pays « lourd de dossiers » et dans un état de vigilance, au rythme des échanges entre Washington et Téhéran et des tensions qui restent ouvertes sur plusieurs scénarios.

Une première ligne de force se dégage dans plusieurs titres. Le Conseil des ministres est annoncé comme devant se saisir d’un dossier sensible, celui de la deuxième phase liée à la maîtrise de l’espace au nord du Litani, après une première étape conduite au sud. Ad Diyar du 12 février 2026 indique qu’une séance est attendue le lundi suivant, avec la présentation d’un plan par le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, et insiste sur une « confiance élevée » accordée à l’institution militaire pour encadrer le débat sans escalade. Le même journal situe ce rendez-vous dans un ensemble plus large, qui inclut les attaques israéliennes quotidiennes, la persistance de zones occupées, le dossier du désarmement et le futur proche des élections législatives.

Al Binaa du 12 février 2026 décrit une approche par consultations avant toute décision. Le quotidien évoque une rencontre attendue entre le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, afin de s’entendre sur la méthode. Il est aussi question d’arrêter une position en tenant compte de l’évaluation de l’armée et des échanges récents du commandant en chef avec des responsables américains. Le même article insiste sur la montée des pressions internationales. Il évoque une attente explicite d’un signal politique, même « théorique » dans un premier temps, sur le démarrage de la deuxième phase de la limitation des armes, assortie d’un délai de mise en œuvre.

Diplomatie: Paris, Washington, Riyad et les garanties attendues

Le débat est raccordé au rendez-vous de Paris du 5 mars, présenté comme un jalon diplomatique et financier autour du soutien à l’armée et aux forces de sécurité. Nahar du 12 février 2026 explique que l’adoption de la feuille de route au nord du Litani ne serait pas dissociée des enseignements des visites de Rodolphe Haykal à Washington et à Riyad. Le journal souligne aussi l’importance des signaux recueillis sur la participation des États concernés au rendez-vous parisien.

Al Sharq du 12 février 2026 renforce cette lecture. Le quotidien insiste sur l’idée que l’adoption du plan serait attendue avant la réunion de Paris. Il avance que des acteurs internationaux redoutent qu’un retard n’alimente l’hypothèse d’une guerre israélienne destinée à traiter la question par la force. Dans la même veine, Al Liwa’ du 12 février 2026 traite l’actualité gouvernementale par le prisme des échanges avec les Nations unies et des réunions d’un mécanisme de suivi, avec en toile de fond l’échéance parisienne.

Sécurité intérieure: vigilance et dossiers sensibles

La question sécuritaire ne se limite pas au front sud. Elle prend aussi une dimension intérieure, à travers des dossiers de contrôle du territoire et de prévention des infiltrations. Al Sharq du 12 février 2026 rapporte l’arrestation par la Sûreté de l’État d’un ressortissant syrien accusé d’avoir conclu des « transactions » avec Israël. Le journal mentionne une entrée clandestine au Liban et un traitement judiciaire engagé sur instruction du parquet compétent.

Crise urbaine: Tripoli comme révélateur d’État

Le choc de Tripoli s’impose comme une “une” intérieure, car il combine sécurité, logement, responsabilité publique et capacité de l’État à prévenir. Ad Diyar du 12 février 2026 revient sur l’effondrement d’un immeuble dans la ville. Le quotidien insiste sur l’urgence d’éviter des catastrophes similaires, dans un contexte de bâtiments anciens, fissurés, et de familles menacées de déplacement sans solutions adaptées.

Al Joumhouriyat du 12 février 2026 politise davantage le sujet. Le journal fait de la catastrophe un révélateur des failles de gouvernance locale. Il pointe l’absence de la municipalité et relie la question à une réflexion sur la décentralisation administrative et ses limites. L’enjeu dépasse alors l’émotion. Il renvoie à la question du contrôle, des inspections, et des moyens alloués aux villes, au moment où l’État dit vouloir reprendre l’initiative sur d’autres fronts.

Élections: 10 mai comme ligne rouge et bataille des règles

La date du 10 mai est présentée comme une ligne rouge. Plusieurs titres insistent sur la volonté officielle d’éviter toute dérive procédurale. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 cite un « grand référent » affirmant que personne ne pourrait retarder le scrutin et que l’idée d’un report pour raisons techniques ne serait plus sur la table. Dans le même passage, le quotidien suggère une lecture politique de la participation de la diaspora, en indiquant que ceux qui veulent voter pourraient, selon cette source, se préparer à venir au Liban.

Al Quds du 12 février 2026 insiste sur les obstacles institutionnels. Le journal indique que le gouvernement préparerait les élections sans pouvoir modifier la loi électorale, en raison du refus du président du Parlement de convoquer une séance législative. Le même article évoque l’hypothèse d’un scrutin sans la circonscription dédiée aux expatriés et sans certains outils techniques, avec le risque de recours devant le Conseil constitutionnel. Cette discussion converge vers un enjeu clair. Il s’agit de concilier le respect du calendrier avec une architecture électorale contestée, sans transformer le scrutin en crise institutionnelle.

Politique: Zahlé comme baromètre de l’avant-scrutin

Al Akhbar du 12 février 2026 place la bataille de Zahlé au centre d’un récit politique plus large. Le quotidien décrit une scène de concurrence ouverte entre forces et partis, avec des listes en construction, des stratégies de frappe symbolique et des risques de contestation. Al Akhbar insiste sur l’intensité de l’affrontement, sur les calculs d’alliances et sur la charge politique de la circonscription. Le journal présente Zahlé comme un baromètre, où chaque camp tente de transformer une bataille de sièges en marqueur de puissance avant le 10 mai.

Région: Iran, Israël, Gaza et impacts sur le Liban

Le climat régional pèse sur la “une” libanaise, car il conditionne les marges de manœuvre internes. Ad Diyar du 12 février 2026 décrit une atmosphère d’attente liée aux oscillations des pourparlers irano-américains et aux menaces croisées. Le quotidien évoque l’idée qu’un basculement reste possible, soit vers une détente, soit vers un choc.

Al Sharq du 12 février 2026 relie le dossier iranien aux équilibres libanais. Le journal évoque l’attention portée à une rencontre entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou à la Maison-Blanche et à ses suites régionales. Le même quotidien rapporte des positions iraniennes sur le nucléaire, mêlant ouverture à une négociation encadrée et refus de demandes jugées excessives. Il évoque aussi des avertissements de riposte en cas d’attaque.

Sur Gaza, Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 décrit un état d’alerte des factions armées. Le journal affirme qu’elles anticipent des opérations d’assassinats et qu’elles disent avoir renforcé des mesures internes contre des personnes accusées de collaboration, afin de prévenir des attaques ciblées. Al Quds du 12 février 2026 rapporte, de son côté, des éléments de débat autour de propositions américaines et de leur réception, avec des démentis de la Maison-Blanche sur certains points relayés par la presse. Dans Al Arabi Al Jadid du 12 février 2026, les répercussions sur le Liban apparaissent à travers la mention d’attaques israéliennes élargies et d’atteintes touchant des villages du sud, dans un contexte où la frontière reste un foyer de tension.

Économie et Golfe: signaux d’alerte et risque d’entraînement

Un autre angle traverse l’actualité. Il concerne la relation avec les pays du Golfe et ses effets économiques indirects. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 attire l’attention sur une décision koweïtienne évoquée comme des sanctions visant des institutions hospitalières au Liban liées à un environnement partisan. Le journal s’interroge sur un possible effet d’entraînement au niveau du Conseil de coopération du Golfe. Le quotidien souligne le contraste avec le rôle attribué au Koweït dans une période antérieure, quand l’émirat était perçu comme un acteur de désescalade. Cette inflexion, telle qu’elle est racontée, pèse sur la lecture générale des rapports entre Beyrouth et les capitales arabes.

Climat général: une équation à trois niveaux

Plusieurs titres laissent apparaître une même équation, sans la formuler de manière identique. Le Liban doit préparer une élection annoncée comme non négociable. Il doit, en même temps, répondre à une pression sécuritaire qui s’exprime en termes de calendrier et de crédibilité. Enfin, il doit le faire alors que la région reste suspendue à des décisions extérieures, qu’il s’agisse de l’orientation des discussions entre Washington et Téhéran, du rapport de force entre Israël et ses adversaires, ou de l’évolution du théâtre de Gaza. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 résume ce climat par une interrogation sur l’entrée dans une phase de « transformations majeures », ce qui traduit le sentiment d’un moment charnière.

Politique locale: Élections du 10 mai et tensions municipales entre Beyrouth, Tripoli et Zahlé

Le 10 mai comme verrou politique et test de crédibilité

L’horizon électoral du 10 mai s’impose comme la principale boussole de la scène interne. Le débat n’est plus seulement celui de la tenue du scrutin. Il devient celui des conditions politiques qui rendront l’échéance acceptable, puis de la capacité des forces à transformer la campagne en rapport de force national. Dans ce contexte, Al Joumhouriyat du 12 février 2026 rapporte des assurances venues de « niveaux officiels et politiques » selon lesquelles les législatives se tiendront à la date prévue, sans possibilité de report « même d’une minute ». Le même passage insiste sur l’abandon de l’idée d’un report technique, même court, et met l’accent sur l’enjeu central des prochaines semaines, à savoir « توفير المناخ » permettant de traverser l’échéance sans heurts.

L’argument développé par Al Joumhouriyat du 12 février 2026 introduit aussi une dimension localisée, mais politiquement chargée, sur le vote des expatriés. Le journal cite un « grand référent » avançant que ceux qui veulent voter pourraient venir au Liban et voter dans leur circonscription. Cette formulation, même rapportée, met en lumière une tension devenue récurrente entre la promesse d’une participation élargie et les contraintes d’organisation. Elle alimente aussi, en interne, des lectures partisanes sur l’impact du vote externe sur certaines circonscriptions.

Dans Nahar du 12 février 2026, la logique électorale se traduit par l’observation fine des comportements de blocs politiques. Le quotidien place en ouverture la question des « haririens » qui attendent la décision de leur leader, ce qui souligne le poids du facteur de mobilisation ou de retrait sur les équilibres locaux. La formulation renvoie, dans plusieurs régions, à la question de savoir qui portera l’électorat traditionnel, avec quelles alliances, et dans quelle mesure l’absence d’une figure ou d’un label peut redistribuer des sièges.

Beyrouth: propriété, signature et crispations communautaires

La politique locale se concentre aussi sur Beyrouth, à travers des dossiers municipaux et urbains qui prennent une portée nationale. Al Akhbar du 12 février 2026 met en avant une controverse autour de la municipalité de Beyrouth et de la question des signatures sur des transactions immobilières, en titrant sur l’idée d’une absence de signature musulmane sur des biens immobiliers chrétiens. Le traitement du sujet par le quotidien suggère un enjeu de gouvernance municipale, mais aussi une sensibilité communautaire, dans une ville où le foncier demeure un terrain d’affrontement symbolique.

Le dossier a une résonance électorale immédiate. Dès qu’un thème immobilier est présenté comme touchant l’équilibre des droits ou des garanties, il devient un outil de campagne. Il sert à mobiliser des électorats, à construire des accusations, et à pousser certains acteurs à se présenter comme défenseurs d’une communauté ou d’une « coexistence » menacée. Même lorsque les détails relèvent de procédures municipales, la manière dont le débat est cadré le fait basculer dans le registre identitaire. Al Akhbar du 12 février 2026 inscrit ce type de dossiers dans un panorama plus large où la ville, ses institutions et sa gestion deviennent un champ de bataille politique.

L’actualité municipale de Beyrouth apparaît aussi dans un registre plus protocolaire, mais révélateur des réseaux politiques. Al Sharq du 12 février 2026 publie une séquence liée à une célébration officielle, où figurent le président de la municipalité de Beyrouth, Ibrahim Zidan, ainsi que le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, aux côtés de responsables politiques et diplomatiques. La présence de ces figures municipales dans ce type d’événement illustre la porosité entre gestion locale et diplomatie sociale, surtout à l’approche d’une campagne où l’image et les alliances comptent.

Dans le même ensemble, Al Sharq du 12 février 2026 cite aussi des responsables connus de la scène politique, dont des députés et des anciens ministres. Cela rappelle que, dans la capitale, la politique locale ne se limite pas à l’échelon municipal. Elle passe par des scènes publiques où se construisent des convergences, et où des acteurs cherchent à montrer leur capacité à parler au nom d’une ville ou d’un milieu.

Tripoli: effondrements, responsabilité locale et colère sociale

La politique locale s’exprime avec force à Tripoli, à travers une crise urbaine qui expose les failles de l’État et des pouvoirs locaux. Ad Diyar du 12 février 2026 revient sur l’effondrement d’un immeuble et sur l’urgence d’éviter des catastrophes similaires, dans une ville où les bâtiments anciens et fissurés posent un risque permanent. Le journal insiste sur la menace de déplacement de centaines de familles, sans solutions d’hébergement adaptées, ce qui renvoie directement au rôle des autorités locales, des inspections, et des moyens budgétaires.

Cette crise agit comme un révélateur politique parce qu’elle touche au cœur du contrat social. Quand un immeuble tombe, la question n’est pas seulement technique. Elle devient celle de la prévention, de la corruption possible, de l’absence de contrôles, et de la capacité d’une municipalité à anticiper. Ad Diyar du 12 février 2026 décrit une dynamique de « طرابلس الغاضبة » et évoque des évacuations sans alternatives jugées dignes, ce qui nourrit une colère sociale qui peut se transformer en capital politique pour des candidats ou des blocs.

Un traitement plus narratif de la situation apparaît dans Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026, qui décrit Tripoli comme une ville où les immeubles s’effondrent « l’un après l’autre ». Le texte rapporte aussi des rumeurs locales, des interrogations d’habitants, et des hypothèses évoquées par des riverains, signe d’un déficit de confiance. Même si l’approche du quotidien est plus descriptive, elle renforce l’idée que l’absence d’explications convaincantes laisse la place à la peur et aux soupçons, ce qui complique la gestion locale.

Dans cette atmosphère, chaque décision municipale devient un acte politique. L’évacuation d’un immeuble peut être vécue comme un sauvetage. Elle peut aussi être vécue comme une condamnation sociale, si aucune alternative n’est proposée. Le dossier met en tension l’exigence de sécurité et la réalité de la pauvreté urbaine, particulièrement dans des quartiers visibles par leur densité et leur vétusté. Ad Diyar du 12 février 2026 insiste sur la répétition des accidents, ce qui installe l’idée d’une crise structurelle et non d’un incident isolé.

Zahlé: compétition de listes et bataille de symboles

Dans la cartographie électorale, Zahlé est décrite comme une scène où le local devient national. Al Akhbar du 12 février 2026 met en avant « معركة زحلة » et parle d’un rapport de force où les listes et les alliances sont en construction, avec des paris sur la stabilité d’ententes et sur le comportement d’acteurs locaux. Le quotidien évoque des calculs liés à des alliances passées, notamment municipales, et suggère que la mémoire des coalitions précédentes pèse sur les choix actuels.

Le traitement de Zahlé par Al Akhbar du 12 février 2026 montre une logique typique de politique locale en période de législatives. Les acteurs se battent sur des réseaux, des familles, des notables, mais aussi sur des récits. Une alliance peut être vendue comme garante de stabilité. Elle peut aussi être attaquée comme opportuniste. La ville devient alors une arène où les symboles chrétiens, les équilibres avec les périphéries, et la capacité de mobilisation financière et militante pèsent autant que les programmes.

Dans cette bataille, le local n’efface pas le partisan. Au contraire, il le rend concret. Une décision d’alliance se lit comme un choix de camp, et une candidature se lit comme une stratégie de conquête nationale. Al Akhbar du 12 février 2026 insiste sur l’intensité de l’affrontement, ce qui reflète l’idée que Zahlé peut servir d’indicateur pour d’autres circonscriptions, notamment celles où les équilibres sont serrés.

Nabatieh: vie syndicale municipale et organisation interne

La politique locale ne se limite pas aux grandes villes. Elle apparaît aussi dans la vie syndicale et administrative des municipalités. Al Binaa du 12 février 2026 publie un avis de la Fédération des travailleurs de la municipalité de Nabatieh appelant à des élections complémentaires pour son conseil exécutif, avec une date fixée au 3 mars 2026, et un second tour prévu en cas d’absence de quorum. Cette annonce, même technique, éclaire la continuité des mécanismes de représentation locale, en parallèle de la grande bataille des législatives.

Ce type de rendez-vous est rarement neutre. Dans un contexte libanais, l’organisation syndicale municipale peut refléter des rapports de force politiques, des tensions de gouvernance, et des rivalités sur la gestion des ressources locales. Le fait qu’un calendrier précis soit publié souligne aussi la volonté d’encadrer des procédures internes, à un moment où la confiance dans les institutions est fragile. Al Binaa du 12 février 2026 offre ici un exemple de politique locale par le bas, loin des tribunes, mais proche des réalités des employés et des services municipaux.

Sécurité locale: arrestations, frontières internes et pression sur les services

Les sujets de sécurité alimentent aussi la politique locale, car ils touchent directement à la vie quotidienne et à la capacité de l’État à contrôler le territoire. Al Sharq du 12 février 2026 rapporte l’arrestation par la Sûreté de l’État d’un ressortissant syrien accusé d’avoir conclu des « transactions » avec Israël, et indique que les procédures judiciaires ont été enclenchées sur instruction du parquet compétent. Même si l’affaire est présentée comme un dossier de sécurité nationale, elle a une dimension locale, car elle renforce le discours sur la surveillance, sur les frontières poreuses, et sur la charge supplémentaire pesant sur les services.

Dans les villes et les régions, ce type d’actualité a des effets politiques immédiats. Il nourrit les discours sur la sécurité, sur la présence syrienne, et sur les responsabilités des autorités locales. Il peut aussi être instrumentalisé en campagne, comme preuve d’un danger ou comme argument en faveur d’un renforcement des moyens sécuritaires. Al Sharq du 12 février 2026 place l’information dans une page d’actualités diverses, mais l’impact politique peut être bien plus large, surtout en période d’élection.

Sociabilité politique: invitations, réseaux et mise en scène du pouvoir

La politique locale se lit enfin dans la sociabilité des institutions. Al Liwa’ du 12 février 2026 indique que le Premier ministre Nawaf Salam prévoit un dîner d’iftar au Grand Sérail le 25 février, ce qui relève d’un registre protocolaire mais significatif. Ce type d’événement fonctionne souvent comme une scène de contacts, de consolidation d’alliances, et de messages implicites à des blocs, à des leaders et à des figures locales.

Même lorsqu’il n’y a pas de déclaration politique formelle, la mise en scène du pouvoir compte. Les invitations, la liste des présents, et les images produites deviennent des signaux. Dans une phase préélectorale, les responsables cherchent à montrer qu’ils contrôlent l’agenda, qu’ils rassemblent, et qu’ils restent au centre. Al Liwa’ du 12 février 2026, en mentionnant ce rendez-vous, rappelle que la politique locale n’est pas seulement faite de lois et de budgets. Elle passe aussi par des rites de gouvernance et des moments de visibilité.

Dans le même esprit, Al Sharq du 12 février 2026 donne à voir, à travers une couverture de réception, la présence de responsables politiques et administratifs, dont des figures liées à Beyrouth. La circulation entre événements diplomatiques, municipalités et anciens ministres illustre le caractère hybride de la politique locale, où les réseaux sociaux et politiques se superposent aux dossiers de services publics.

Une dynamique commune: le local comme terrain de revanche nationale

À travers ces dossiers, un point commun ressort. Les villes et les régions deviennent des terrains où les acteurs testent leur force avant le 10 mai. Zahlé est décrite comme une bataille de listes et de symboles. Beyrouth apparaît comme un champ de controverses à forte charge communautaire. Tripoli se transforme en enjeu social et sécuritaire, où l’effondrement des immeubles met en cause la chaîne de responsabilité locale. Nabatieh montre une politique municipale plus discrète, mais structurée par des procédures et des équilibres internes. Ces éléments, relevés le 12 février 2026 dans Al Akhbar, Ad Diyar, Al Sharq Al Awsat, Al Sharq, Al Binaa, Nahar et Al Liwa’, convergent vers une réalité simple. La politique locale, en période électorale, devient l’endroit où le pays mesure la solidité de ses institutions, et la capacité des forces à transformer des crises en projets, ou en slogans.

Citation et discours des personnalités politiques: Élection du 10 mai, souveraineté de l’État et pressions régionales

Le 10 mai comme formule d’autorité et verrou rhétorique

Le discours politique rapporté dans la presse du 12 février 2026 cherche d’abord à fermer le débat sur le calendrier électoral. L’angle n’est pas celui d’une simple préférence pour des élections. Il s’agit d’une logique d’irréversibilité. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 cite un « grand référent » qui affirme que l’échéance ne peut être repoussée, et que l’idée d’un report technique n’est plus sur la table. Dans cette construction, la date devient un test de crédibilité pour l’État, mais aussi un instrument de discipline pour les acteurs politiques. La même séquence insiste sur la nécessité de créer un « climat » qui permette de tenir le scrutin sans dérapage politique. 

La force de ce type de message tient au choix de phrases brèves et absolues. Elles sont conçues pour circuler vite. Elles servent de repères aux camps en campagne. Elles visent aussi à couper court à une dispute devenue habituelle au Liban, celle des prétextes techniques, des obstacles administratifs, et des pressions sécuritaires qui finissent par se transformer en argument de report. Lorsque la presse rapporte que « personne ne peut retarder » l’échéance, elle transforme une position en norme. Et lorsqu’elle insiste sur l’abandon d’un report même limité, elle place toute discussion procédurale dans le camp du soupçon. 

Dans le même passage, Al Joumhouriyat du 12 février 2026 aborde indirectement la question de la participation depuis l’étranger. Le « grand référent » est cité comme renvoyant ceux qui souhaitent voter à la possibilité de se déplacer et de voter au Liban. Même sans entrer dans le détail technique, cette phrase produit un effet politique net. Elle déplace la charge de l’organisation, et elle installe l’idée que le débat sur le vote externe ne doit pas devenir un facteur de blocage. Dans une campagne où chaque modalité peut favoriser un camp, cette manière de cadrer le sujet a une portée plus large que la simple logistique. 

L’État, l’armée et la souveraineté comme vocabulaire de rassemblement

Un deuxième registre de discours se déploie autour de la souveraineté, de l’autorité de l’État et de la centralité de l’institution militaire. Al Quds du 12 février 2026 rapporte une déclaration d’un bloc politique présenté comme soutenant le gouvernement dans une trajectoire visant à étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Le texte insiste sur l’idée d’une décision sécuritaire et souveraine unique, en rejetant toute dualité. Il met aussi l’armée au centre du récit, en soulignant ses efforts et ses sacrifices. 

Ce type de formulation est un outil de convergence. Il évite, dans la plupart des cas, de nommer frontalement des acteurs armés internes. Il privilégie une logique d’institution, de monopole de la décision et de référence nationale. Le fait de placer l’armée au cœur du discours répond à un besoin politique simple. Dans une période de crispation, l’armée est souvent présentée comme le point de consensus minimal. La presse, en relayant ce cadrage, donne aussi à voir une stratégie de légitimation. L’autorité du gouvernement est renforcée par l’autorité supposée neutre de l’institution militaire. 

La même déclaration rapportée par Al Quds du 12 février 2026 relie cette rhétorique à une urgence locale, celle des immeubles menacés à Tripoli et dans le Nord. L’appel à un plan global pour détecter les risques, traiter les dossiers et proposer des alternatives sûres aux familles sinistrées n’est pas un détail. Il montre comment un discours sur la souveraineté se construit aussi sur des promesses de protection concrète. L’idée sous-jacente est simple. L’État ne se résume pas à la sécurité militaire. Il doit être capable de protéger les habitants dans leur vie quotidienne. 

Amnistie et projets d’infrastructure: discours de réparation et promesse de développement

Toujours dans Al Quds du 12 février 2026, le même bloc politique formule deux demandes qui ont une forte charge symbolique, même lorsqu’elles sont présentées comme des dossiers internes. La première concerne une loi d’amnistie générale. Le texte rapporte un argumentaire qui présente l’amnistie comme une mesure de justice, destinée à corriger des injustices perçues et à réduire une tension sociale et humaine. Le vocabulaire utilisé cherche à éviter l’image d’un marchandage politique. Il préfère la logique de réparation et de restauration de la confiance. 

Dans une lecture de communication politique, l’amnistie est souvent utilisée comme un pont entre deux mondes. Elle parle à des familles, à des territoires, à des réseaux mobilisés autour de détenus ou de causes judiciaires. Elle parle aussi à des acteurs politiques qui veulent capter cet électorat à l’approche des législatives. En période de campagne, la manière dont une demande d’amnistie est formulée compte autant que le contenu. Présentée comme un acte « national » et « juste », elle vise à élargir le public et à éviter l’étiquette d’une revendication strictement communautaire ou régionale. 

La seconde demande porte sur l’aéroport René Moawad à Qleiaat. Le bloc demande le suivi du dossier de mise en service, en présentant le projet comme une priorité de développement pour le Nord et pour l’ensemble du pays. Là encore, le vocabulaire est calculé. Il affirme une priorité territoriale tout en refusant l’accusation de régionalisme. Le projet est mis en scène comme un outil d’équilibre national. Dans un Liban marqué par les inégalités entre régions, ce type de promesse est politiquement rentable. Il permet de parler d’emplois, de connectivité et d’investissement, tout en s’inscrivant dans un discours d’État. 

Le lexique militaire comme message politique implicite

Les discours politiques ne viennent pas uniquement des partis et des blocs. Ils viennent aussi des institutions, par le biais de leurs communiqués et de leur vocabulaire. Al Sharq du 12 février 2026 souligne l’usage d’une expression nouvelle ou plus visible dans la communication officielle de l’armée, à propos de la sécurisation et de la limitation des armes au sud du Litani. Le journal insiste sur l’idée d’une phase avancée et d’une volonté d’empêcher la reconstitution de capacités armées, en évitant tout retour en arrière. 

Ce point est important pour une revue de discours, parce qu’un changement de lexique n’est jamais neutre. Quand une institution adopte une manière de désigner un problème, elle modifie le cadre public du débat. Elle peut universaliser le sujet, en parlant de « groupes armés » sans personnaliser. Elle peut aussi signaler une détermination, en insistant sur la notion de continuité, de phase et d’objectifs atteints. Dans un pays où la question des armes est chargée, la prudence du vocabulaire devient une stratégie. Elle permet de parler d’un objectif sans déclencher immédiatement une confrontation verbale frontale. 

Al Sharq du 12 février 2026 mentionne aussi une proximité entre le vocabulaire institutionnel et celui employé par le président Joseph Aoun, ce qui laisse entendre une convergence de langage. Cette convergence est, en soi, un message. Elle signale une cohérence recherchée entre la présidence et l’armée sur un dossier très sensible. Dans une séquence où le Conseil des ministres est attendu sur une feuille de route liée au nord du Litani, la cohérence du discours est un outil de négociation interne, mais aussi un signal vers l’extérieur. 

Naim Kassem et le récit social face aux pressions financières

Le discours partisan occupe une place centrale lorsqu’il touche aux questions économiques et sociales, surtout dans un contexte de crise bancaire. Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 revient sur le dossier « al-qard al-hassan », présenté comme une institution controversée. Le journal expose la lecture américaine, qui décrit cette structure comme un outil permettant de contourner le système bancaire et les contraintes financières. Il rapporte aussi la lecture des partisans du Hezbollah, qui présentent l’institution comme un dispositif social offrant des services financiers à des familles dans un pays frappé par l’effondrement bancaire. 

Au cœur de cette page, Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 mentionne une prise de position attribuée au secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, dans laquelle il rejette les demandes américaines de fermeture de l’institution. Selon le journal, il présente ces pressions comme une tentative d’assécher des ressources afin d’affaiblir l’organisation et, plus largement, d’empêcher un rôle social. Cette logique suit une structure rhétorique connue. Elle transforme une accusation financière en récit de protection sociale. Elle déplace la discussion du terrain technique vers le terrain moral, en mettant en avant les bénéficiaires. 

Ce discours est particulièrement efficace dans un pays où la crise bancaire a désorganisé l’accès au crédit, aux transferts et aux services financiers. Dans ce contexte, une institution présentée comme capable de fournir des solutions devient un symbole. La bataille du discours n’est donc pas seulement une bataille de conformité ou de réglementation. Elle devient une bataille sur la légitimité, sur le rôle social et sur la question de savoir qui protège réellement les ménages. Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 montre ainsi comment un dossier financier peut devenir un front politique à part entière. 

Donald Trump, Benyamin Netanyahou et le dossier iranien: citations internationales et effets locaux

Les discours internationaux pèsent sur la scène libanaise, car ils déterminent le niveau de pression et le risque d’escalade. Al Binaa du 12 février 2026 rapporte des éléments liés à la rencontre à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Le journal présente une séquence où Trump privilégie l’option d’un accord avec l’Iran, tout en évoquant la poursuite de discussions. 

Le même article mentionne aussi la position iranienne par la voix du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, décrite comme une disponibilité à un accord nucléaire « juste et équitable » garantissant des droits. Ce type de déclaration, rapporté dans la presse libanaise, fonctionne comme un baromètre. Il nourrit les anticipations sur la région. Et il influence la lecture interne des dossiers de sécurité. Quand la presse parle d’accord possible, certains y voient une baisse de tension. Quand elle insiste sur les conditions et les avertissements, d’autres y voient un risque de confrontation durable. 

Pour le Liban, l’effet est indirect mais constant. La parole américaine et la parole iranienne deviennent des variables du débat intérieur. Elles influencent la manière dont les acteurs libanais évaluent les pressions sur la question des armes, sur les déploiements militaires, et sur les garanties internationales attendues autour du Litani. Elles influencent aussi la posture des partenaires arabes et occidentaux, qui articulent souvent leur soutien financier et militaire à une perception du risque régional.

Qatar et la grammaire de la désescalade: discours diplomatique et maintien des canaux

Al Liwa’ du 12 février 2026 rapporte un communiqué qatari décrivant des efforts continus pour réduire les tensions régionales, en référence aux discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le texte met en avant un langage de solutions pacifiques, de stabilité et de sécurité. Ce registre est familier. Il vise moins à produire un choc d’annonce qu’à maintenir un espace de médiation. 

Dans une revue de discours, ce type de texte compte parce qu’il agit comme une assurance politique. Il signale qu’il existe des canaux, des formats de discussion et des acteurs qui misent sur l’apaisement. Pour le Liban, la valeur de ce discours réside dans sa fonction de tampon. Quand la région est traversée par des menaces, une parole de désescalade offre un horizon de négociation. Elle réduit, au moins symboliquement, l’idée d’un face-à-face inévitable. 

Une architecture de discours: élection, État, protection sociale et région

Pris ensemble, les discours rapportés le 12 février 2026 dessinent une architecture cohérente. Le premier pilier est l’élection comme épreuve de vérité. La date du 10 mai est présentée comme une ligne qui ne doit plus être discutée. La rhétorique d’irréversibilité vise à neutraliser les scénarios de report et à imposer un rythme à l’ensemble du champ politique. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 en fournit l’exemple le plus net par l’insistance sur l’impossibilité de retarder l’échéance et sur la nécessité de créer un climat adéquat. 

Le deuxième pilier est l’État comme référence. Al Quds du 12 février 2026 illustre cette ligne par un discours de soutien au gouvernement, par le rejet de toute dualité dans la décision sécuritaire, et par la mise en avant de l’armée comme pivot national. Cette rhétorique cherche à rendre le dossier des armes et des déploiements discutables dans un cadre institutionnel plutôt que partisan. 

Le troisième pilier est la protection sociale, utilisée comme justification politique. Le dossier « al-qard al-hassan » dans Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 montre comment un acteur partisan répond à la pression extérieure en produisant un récit social, centré sur les familles et sur les services. C’est une stratégie de légitimation dans un pays où la crise bancaire a laissé un vide. 

Enfin, le quatrième pilier est la région, qui impose son tempo. Al Binaa du 12 février 2026, en rapportant des éléments de déclaration autour de Trump, Netanyahou et Araghchi, inscrit l’actualité libanaise dans un horizon d’accord ou de confrontation. Al Liwa’ du 12 février 2026, avec le registre qatari de désescalade, rappelle l’existence d’une diplomatie de médiation. 

Cette combinaison produit un effet central. Elle fait du discours politique une tentative d’ordonner des crises qui se superposent. L’élection doit être tenue. L’autorité de l’État doit être affirmée. La protection sociale doit être revendiquée. Et la région doit être surveillée, car elle peut bouleverser l’ensemble du calendrier. C’est ce que la presse du 12 février 2026 laisse apparaître, non par une seule déclaration, mais par la juxtaposition de paroles qui, ensemble, construisent la scène.

Diplomatie: Paris 5 mars, Nations unies et redéfinition des garanties autour du Litani

Paris comme rendez-vous de conditionnalité et de crédibilité

La diplomatie libanaise se structure autour d’une date qui revient dans plusieurs journaux du 12 février 2026. Il s’agit du 5 mars à Paris, présenté comme un moment où l’aide et l’accompagnement internationaux seront mis en regard des choix sécuritaires et politiques de Beyrouth. Nahar du 12 février 2026 lie explicitement cette échéance à la question de la feuille de route au nord du Litani, en soulignant que la décision attendue du gouvernement ne peut être séparée de l’atmosphère internationale et des signaux reçus lors des visites du commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à Washington et à Riyad.

Ce cadrage fait de Paris un examen. La France apparaît comme un pivot, mais aussi comme un organisateur d’un consensus plus large. L’objectif n’est pas seulement de réunir des soutiens. Il s’agit d’aligner des positions. Il s’agit aussi de rassurer sur la capacité de l’État à tenir une ligne cohérente. Al Sharq du 12 février 2026 insiste sur l’idée que le plan lié au nord du Litani devrait être adopté avant cette réunion, et indique que certains acteurs internationaux craignent qu’un retard libanais n’ouvre la voie à un scénario plus dur, dont l’hypothèse d’une escalade israélienne.

Dans cette lecture, la diplomatie n’est pas un décor. Elle devient un levier. Elle sert à mettre de la pression sur le calendrier interne, tout en fournissant au Liban un cadre de négociation. Le message implicite est clair. Un État qui montre une capacité de décision gagne des marges. Un État qui hésite perd des soutiens, ou les voit assortis de conditions plus strictes. Nahar du 12 février 2026 renforce ce point en décrivant le lien entre la réunion de Paris et les efforts visant à consolider l’armée et les forces de sécurité, avec un arrière-plan de garanties attendues.

Washington et Riyad comme baromètres de l’axe sécuritaire

Les visites à Washington et à Riyad sont présentées comme des stations de lecture, avant le rendez-vous parisien. Nahar du 12 février 2026 évoque la portée de ces déplacements du commandant en chef, non comme de simples échanges techniques, mais comme des étapes dans la construction d’un consensus autour du rôle de l’armée et de l’agenda sécuritaire. Cela inscrit l’institution militaire dans un registre diplomatique, où l’armée devient à la fois acteur opérationnel et interlocuteur de confiance.

Al Binaa du 12 février 2026 s’inscrit dans la même logique, en évoquant la perspective d’une coordination entre le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, avant toute décision, et en mentionnant le poids des contacts du commandant en chef avec des responsables américains. La séquence rapportée suggère une diplomatie qui passe par les canaux institutionnels, et pas seulement par les ministères. Elle met aussi en évidence une hiérarchie d’interlocuteurs. Les Américains sont associés aux pressions et aux attentes. Les Saoudiens sont associés à la lecture régionale et à la capacité d’appui politique.

Cette dynamique se répercute sur la manière dont les journaux présentent l’enjeu du nord du Litani. Il n’est pas décrit comme une simple question de déploiement. Il est décrit comme un signal adressé à des partenaires. Il est aussi décrit comme un test de gouvernance. Al Sharq du 12 février 2026 souligne que l’adoption du plan avant Paris est perçue comme un élément de crédibilité. Dans ce cadre, la diplomatie devient un calendrier. Elle impose un rythme. Elle impose aussi une logique de séquençage, où une décision interne est attendue pour préparer une réunion externe.

Nations unies: mécanismes de suivi et diplomatie de procédure

La présence des Nations unies apparaît dans la presse comme un pilier procédural. Al Liwa’ du 12 février 2026 traite l’actualité à travers les échanges avec l’ONU et la référence à des réunions de suivi, dans un contexte où la question du sud et des violations reste un dossier permanent. Ce type de traitement renvoie à une diplomatie de procédure, fondée sur des mécanismes, des rapports, et des réunions qui structurent l’action de l’État dans la durée.

Cette diplomatie est souvent moins visible que les grandes annonces. Pourtant, elle est centrale. Elle permet de documenter. Elle permet de contester. Elle permet aussi de construire des arguments pour des partenaires qui conditionnent leur aide à une lecture des faits. Al Liwa’ du 12 février 2026 donne à voir cette logique en rattachant le calendrier onusien au rendez-vous de Paris, comme si les dossiers se répondaient et s’empilaient.

Dans ce contexte, la diplomatie libanaise cherche souvent à obtenir deux choses en même temps. D’abord, la reconnaissance des violations et des risques sur le terrain. Ensuite, un soutien matériel à l’armée et aux forces de sécurité, présenté comme indispensable pour tenir les engagements. Cette double demande est au cœur du discours public. Et elle explique pourquoi les Nations unies restent un passage obligé, même lorsque les résultats concrets paraissent lents.

Pressions internationales: entre signal politique et calendrier d’exécution

Les journaux décrivent un climat où la pression s’exprime moins par des ultimatums publics que par des attentes formulées en privé, puis rapportées. Al Binaa du 12 février 2026 évoque l’idée d’un signal politique, même théorique, sur le démarrage d’une deuxième phase liée à la limitation des armes, assortie d’un délai de mise en œuvre. Cette formulation est typique de la diplomatie de conditionnalité. Il ne s’agit pas d’exiger une réalisation immédiate. Il s’agit d’exiger une trajectoire, avec des étapes et des échéances.

Al Sharq du 12 février 2026, en reliant cette question au rendez-vous de Paris, laisse entendre que la communauté internationale veut réduire l’incertitude. Le problème, dans cette lecture, n’est pas seulement l’existence d’armes hors du contrôle de l’État. Le problème est l’absence de calendrier crédible. L’absence de séquence nourrit les scénarios d’escalade. Et elle affaiblit le Liban dans ses demandes d’aide.

Cette logique se double d’une contrainte politique interne. Toute annonce trop rapide peut créer une crise domestique. Toute hésitation trop longue peut créer une crise externe. La diplomatie libanaise se retrouve donc prise entre deux risques. D’un côté, l’explosion interne. De l’autre, l’isolement progressif. C’est dans cet espace étroit que se construit le discours des responsables, et que se négocient les formulations.

Golfe: signaux politiques et climat de refroidissement

Le dossier du Golfe apparaît dans la presse comme un autre indicateur diplomatique. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 évoque une décision koweïtienne présentée comme des mesures visant des institutions hospitalières au Liban liées à un environnement partisan, et pose la question d’un possible effet d’entraînement au sein du Conseil de coopération du Golfe. Le journal met en avant un contraste avec le rôle attribué au Koweït dans une période antérieure, lorsque l’émirat était perçu comme un acteur de désescalade et d’équilibre.

Même rapportée avec prudence, cette information est lourde. Elle suggère un refroidissement. Elle suggère aussi que des capitales arabes peuvent lier leur posture à des dossiers libanais précis, qu’ils soient sécuritaires, financiers ou politiques. Dans ce contexte, la diplomatie libanaise doit rassurer. Elle doit aussi éviter de donner l’image d’un pays incapable de se conformer à des engagements, ou incapable de dissocier les institutions publiques de certaines structures partisanes.

Ce type de tension a des effets concrets, même lorsqu’il n’y a pas d’annonce spectaculaire. Il influence les flux d’aide. Il influence aussi le ton des contacts bilatéraux. Et il peut peser sur la participation à des conférences comme celle de Paris. Nahar du 12 février 2026, en évoquant les signaux liés à la participation des États, place ce sujet au cœur de la préparation diplomatique.

Qatar et médiation: langage de désescalade et maintien des canaux

Au milieu de ce paysage, le Qatar apparaît comme porteur d’un langage de médiation. Al Liwa’ du 12 février 2026 rapporte un communiqué qatari qui insiste sur la poursuite des efforts pour réduire les tensions dans la région, en faisant référence aux discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le registre est celui des solutions pacifiques, de la stabilité et de la sécurité.

Ce langage peut sembler répétitif. Pourtant, il a une fonction précise. Il maintient l’idée que des canaux existent. Il maintient aussi la possibilité d’un compromis régional, dont le Liban serait un bénéficiaire indirect. Dans la lecture libanaise, chaque signe de désescalade régionale ouvre une fenêtre. Chaque montée de tension la ferme. Ainsi, même un communiqué diplomatique standard devient un élément de climat.

La présence de ce registre qatari dans Al Liwa’ du 12 février 2026 rappelle que la diplomatie libanaise ne se déploie pas uniquement dans un face-à-face avec les puissances occidentales. Elle se déploie aussi dans des espaces arabes où la médiation et les équilibres sont revendiqués comme méthode.

Iran et États-Unis: déclarations publiques et cadrage du risque

Le contexte régional pèse sur la diplomatie libanaise, car il influence la posture des partenaires. Al Binaa du 12 février 2026 rapporte une séquence centrée sur la rencontre à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou, ainsi que sur l’option préférée de Washington pour un accord avec l’Iran, telle que présentée par le journal. Le même article mentionne la position iranienne, par la voix d’Abbas Araghchi, décrite comme une disponibilité à un accord nucléaire « juste et équitable » garantissant des droits.

Pour la diplomatie libanaise, ces déclarations agissent comme un baromètre. Si la perspective d’accord se renforce, certaines pressions peuvent se transformer, ou se déplacer. Si la confrontation se rapproche, le Liban devient plus exposé. Cette exposition se traduit par une intensification des contacts, par une accélération des exigences, et parfois par une diminution de la tolérance envers les hésitations internes.

Al Sharq du 12 février 2026, en liant l’attention à la scène de la Maison-Blanche et aux débats régionaux, montre comment la presse libanaise lit la politique étrangère américaine comme un facteur direct du dossier libanais. Cette lecture est d’autant plus présente que la question du Litani, du déploiement, et des garanties de sécurité ne se joue pas seulement à Beyrouth. Elle se joue aussi dans les rapports de force régionaux.

Le Liban entre demande de soutien et obligation de preuve

Ce qui ressort de l’ensemble des sources du 12 février 2026, c’est une logique d’échange asymétrique. Le Liban demande du soutien militaire, financier et politique. En retour, ses partenaires attendent des preuves de capacité de décision, de contrôle, et de cohérence. Nahar du 12 février 2026 et Al Sharq du 12 février 2026 illustrent cette logique en plaçant Paris comme un moment où l’aide sera discutée à l’aune d’une feuille de route sécuritaire crédible.

La diplomatie libanaise doit aussi gérer des signaux contradictoires. D’un côté, des acteurs internationaux insistent sur la nécessité d’avancer sur des dossiers sensibles. De l’autre, l’État doit éviter une crise interne. Al Binaa du 12 février 2026 met en scène cette prudence, en parlant de consultations et de méthode avant décision. Dans le même temps, la pression du calendrier externe reste présente, car Paris approche.

À cela s’ajoute la variable arabe. Al Joumhouriyat du 12 février 2026, avec le signal koweïtien, met en avant la fragilité du climat avec le Golfe. Ce climat peut peser sur l’économie, mais aussi sur la capacité du Liban à mobiliser un appui politique large. En parallèle, Al Liwa’ du 12 février 2026 montre qu’une diplomatie de désescalade reste active, notamment via le Qatar.

Ainsi, la diplomatie libanaise apparaît comme un exercice d’équilibre permanent. Elle doit transformer le dossier du Litani en trajectoire crédible. Elle doit sécuriser l’aide à l’armée. Elle doit maintenir les canaux onusiens. Elle doit aussi éviter un isolement arabe. Et elle doit le faire dans un environnement régional instable, où les déclarations de Washington et de Téhéran modifient le climat presque au jour le jour, comme le rapportent Al Binaa et Al Sharq.

Politique internationale: Bras de fer Washington-Téhéran, Gaza sous pression et recomposition des équilibres

États-Unis et Iran: l’option de l’accord, mais un rapport de force intact

La scène internationale décrite par la presse du 12 février 2026 est dominée par la question du rapport entre Washington et Téhéran. Plusieurs titres présentent ce dossier comme un baromètre régional. L’enjeu n’est pas seulement nucléaire. Il est aussi stratégique. Il touche aux alliances, aux lignes rouges et aux théâtres périphériques. Al Binaa du 12 février 2026 rapporte une séquence liée à la rencontre à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Le journal insiste sur l’idée que l’option d’un accord avec l’Iran reste, dans cette lecture, la voie privilégiée par Washington.

Dans le même ensemble, Al Binaa du 12 février 2026 présente aussi la position iranienne à travers la voix du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Le quotidien rapporte une disponibilité à un accord nucléaire « juste et équitable », présenté comme garantissant les droits de l’Iran. Ce type de formulation situe l’Iran dans une posture double. D’un côté, l’ouverture conditionnelle. De l’autre, la défense d’un principe de souveraineté. Ce langage est fréquent dans les phases où une partie veut apparaître constructive, tout en refusant une capitulation.

Al Sharq du 12 février 2026, en reliant l’attention régionale à la scène de la Maison-Blanche, laisse entendre que l’échange Trump-Netanyahou n’est pas un simple rituel bilatéral. Il est présenté comme un moment de clarification stratégique, où Israël pousse ses demandes et où Washington cherche à préserver des marges. Dans ce cadre, l’incertitude devient une donnée centrale. Si l’accord avance, les tensions peuvent se redéployer. Si l’accord recule, les risques de confrontation augmentent.

Ce qui ressort de ces récits n’est pas une certitude, mais un mécanisme. Les déclarations publiques donnent une direction. Elles ne garantissent pas un résultat. La pression politique interne aux États-Unis, les demandes israéliennes et les calculs iraniens continuent de peser. La diplomatie fonctionne alors par signaux. Un mot sur la préférence pour l’accord peut calmer certains marchés ou certaines capitales. Il peut aussi être lu comme une manœuvre tactique. Al Binaa du 12 février 2026, en rapportant des éléments de langage sur la poursuite des discussions, alimente justement ce registre.

Israël et l’environnement régional: une logique de dissuasion et de préemption

Le traitement des dossiers régionaux par la presse arabe et internationale insiste sur une logique israélienne présentée comme fondée sur la prévention et la dissuasion. Elle apparaît de manière indirecte, à travers le récit des opérations, des menaces, et des craintes d’élargissement. Al Sharq du 12 février 2026 évoque l’idée que certains acteurs internationaux redoutent qu’un retard dans des décisions attendues dans la région puisse nourrir l’hypothèse d’une escalade israélienne. Même si ce passage est rattaché à des répercussions libanaises, il reflète une perception plus large. Une incertitude prolongée augmente le risque d’initiative militaire.

L’approche repose sur un raisonnement simple. Plus l’environnement est perçu comme instable, plus la tentation de frapper avant l’adversaire grandit. Dans ce schéma, les opérations ciblées, les assassinats ou les frappes sur des infrastructures deviennent des instruments de gestion du risque. Elles cherchent à empêcher la consolidation d’un adversaire. Elles visent aussi à imposer une hiérarchie de la peur. Cette logique apparaît plus nettement dans les pages consacrées à Gaza.

Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 décrit un climat d’alerte parmi les factions palestiniennes. Le journal rapporte une anticipation d’opérations d’assassinats, et l’affirmation de mesures renforcées contre des personnes accusées de collaboration, dans le but de prévenir des attaques ciblées. Ce type de récit montre un terrain où la guerre ne passe pas seulement par des affrontements ouverts. Elle passe aussi par le renseignement, les opérations clandestines et la peur de l’infiltration.

Gaza: sécurité interne, soupçons et durcissement du contrôle social

Le dossier de Gaza est présenté comme un espace où la pression militaire se combine à une pression sociale. Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 met en scène une situation où les factions armées craignent des opérations ciblées, ce qui pousse à renforcer des mécanismes internes de surveillance. L’enjeu, dans ce récit, dépasse la simple discipline. Il touche à la cohésion. Quand la menace d’assassinats augmente, la suspicion se diffuse. Et quand la suspicion se diffuse, la société se ferme.

La conséquence est politique. Les factions peuvent renforcer leur légitimité par la promesse de protection. Elles peuvent aussi l’affaiblir si le contrôle se traduit par des abus, des règlements de compte ou des erreurs. La frontière est fine. Le journal insiste sur la dimension préventive affichée. Il ne détaille pas toujours les méthodes. Mais le fait même de présenter ces mesures comme nécessaires souligne l’intensité de la pression.

Dans ce contexte, les termes de la guerre évoluent. Il ne s’agit plus seulement de tenir une ligne de front. Il s’agit de tenir un tissu social. Or, un tissu social sous pression se fragmente. Les familles, les clans et les réseaux deviennent des filtres. Les rumeurs deviennent des vecteurs de peur. Les accusations de collaboration deviennent des armes. Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 suggère ce basculement en mettant l’accent sur la crainte d’opérations clandestines.

Maison-Blanche et récits concurrents: annonces, démentis et volatilité

Un autre trait important ressort des sources. Il s’agit de la volatilité des annonces et des corrections. Al Quds du 12 février 2026 rapporte des éléments liés à des propositions américaines et à leur réception, avec mention de démentis de la Maison-Blanche sur certains points relayés par la presse. Ce mécanisme n’est pas marginal. Il façonne la perception de la politique internationale dans la région.

Les démentis ont deux effets. Ils peuvent corriger une information. Ils peuvent aussi alimenter la méfiance. Quand des messages contradictoires circulent, les acteurs régionaux cherchent la ligne réelle. Ils lisent alors les gestes plus que les mots. Ils observent les livraisons, les sanctions, les visites et les votes. Dans cette atmosphère, la communication devient un champ de bataille. Une proposition évoquée, puis démentie, peut être un ballon d’essai. Elle peut aussi être une fuite. Elle peut enfin être une erreur. Mais, quel que soit le cas, elle modifie le climat.

Al Quds du 12 février 2026 reflète précisément ce brouillard, en montrant comment une version circule, puis comment une autre la contredit. Cela produit un environnement où les capitales de la région, comme les opinions publiques, peinent à stabiliser une lecture. Et quand la lecture est instable, les risques d’erreurs de calcul augmentent.

Monde arabe: positions, fractures et diplomatie de désescalade

Face à ces tensions, la presse montre aussi des efforts de désescalade portés par certains États. Al Liwa’ du 12 février 2026 rapporte un communiqué qatari qui insiste sur la poursuite des efforts visant à réduire les tensions régionales, en faisant référence aux discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le registre est celui des solutions pacifiques, de la stabilité et de la sécurité.

Ce langage est parfois perçu comme routinier. Pourtant, il remplit une fonction politique précise. Il maintient l’idée qu’une voie diplomatique reste ouverte. Il offre aussi une posture à des États qui veulent conserver un rôle de médiation. Dans un environnement où la confrontation est possible, la médiation devient une stratégie de survie. Elle permet de parler à tous. Elle permet aussi d’éviter d’être entraîné dans une polarisation totale.

Cette diplomatie de désescalade n’élimine pas les fractures. Elle les gère. Elle tente de réduire les risques immédiats. Mais elle ne règle pas les causes profondes. Le dossier Gaza reste un facteur majeur d’instabilité. Le dossier iranien reste un facteur de rivalité structurelle. Le rôle d’Israël, tel qu’il est décrit dans plusieurs récits, reste celui d’un acteur qui veut conserver une supériorité stratégique nette. Et les États arabes oscillent entre solidarité affichée, prudence et calculs de sécurité.

Les théâtres périphériques et l’élargissement possible de la crise

Les sources du 12 février 2026 laissent apparaître un autre phénomène. Les crises se connectent. Un signal dans un dossier modifie un autre dossier. La discussion sur l’Iran et les États-Unis n’est pas isolée. Elle interagit avec Gaza. Elle interagit avec la posture israélienne. Et elle interagit avec les pressions exercées sur des pays voisins.

Al Arabi Al Jadid du 12 février 2026 évoque des attaques israéliennes élargies et des atteintes touchant des zones et des villages, dans une séquence présentée comme un élargissement de l’action militaire et de ses impacts. Même si ce type d’information peut recouvrir plusieurs géographies, la logique générale est claire. La guerre ne reste pas confinée à un point. Elle se diffuse par vagues. Elle produit des ripostes. Elle produit aussi des épisodes qui peuvent être interprétés comme des messages à d’autres capitales.

Cette diffusion a un coût politique. Elle réduit l’espace de compromis. Elle pousse des acteurs à durcir leurs lignes. Elle augmente aussi le poids des opinions publiques, car les images et les récits circulent. Dans ce contexte, les États qui veulent maintenir une posture de médiation, comme le Qatar tel que présenté par Al Liwa’, doivent composer avec une rue plus sensible, et avec des adversaires qui lisent toute modération comme une faiblesse.

L’Europe et la France en arrière-plan: rôle de plateforme et logique de coalition

Même lorsque l’Europe n’est pas au centre du conflit, elle apparaît comme une plateforme. La France est surtout visible comme organisatrice de formats, comme on le voit dans la séquence préparatoire au rendez-vous de Paris du 5 mars. Nahar du 12 février 2026 relie ce type de réunion à une logique de soutien aux forces de sécurité et à des attentes de cohérence dans les choix étatiques.

Sur le plan international, ce type de posture européenne est souvent ambivalent. Elle veut soutenir la stabilité. Elle veut aussi éviter un effondrement. Mais elle cherche des garanties. Elle s’appuie donc sur des coalitions, sur des mécanismes, et sur des conférences. Ce mode d’action est plus lent que la logique militaire. Mais il structure les flux d’aide et les cadres de légitimation.

Dans la région, ce rôle européen est surtout utile quand il s’aligne sur une dynamique plus large. Si Washington pousse dans une direction, l’Europe peut accompagner. Si Washington est hésitant, l’Europe peut servir de relais. Mais elle peine à imposer seule une architecture de sécurité. La presse, en mettant en avant les signaux américains et israéliens, souligne justement la hiérarchie des leviers.

Une scène internationale sous logique de test permanent

L’ensemble des sources du 12 février 2026 dessine une scène internationale gouvernée par des tests permanents. Washington teste Téhéran. Téhéran teste Washington. Israël teste ses adversaires. Les factions à Gaza testent leur capacité de résistance et de contrôle interne. Les médiateurs testent leur capacité à maintenir des canaux. Et les capitales arabes testent leur équilibre entre prudence et solidarité.

Al Binaa du 12 février 2026 rend compte de cette logique à travers l’axe Trump-Netanyahou et la question de l’accord avec l’Iran. Al Quds du 12 février 2026 montre la volatilité des annonces et les démentis, symptôme d’une communication devenue instrument de guerre politique. Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 insiste sur Gaza comme espace de pression, où l’anticipation d’assassinats et le durcissement des contrôles internes révèlent une guerre qui se joue aussi dans l’ombre. Al Liwa’ du 12 février 2026, enfin, illustre la persistance d’un langage de désescalade porté par le Qatar, qui indique que la médiation reste une stratégie, même dans un climat de tension.

Dans cet environnement, la politique internationale n’offre pas de stabilité rapide. Elle offre des fenêtres. Une fenêtre peut s’ouvrir si l’accord irano-américain progresse. Une fenêtre peut se fermer si un événement sur Gaza, une opération ciblée, ou une escalade dans un autre théâtre change le climat. Les sources du 12 février 2026 décrivent donc une région où les trajectoires sont réversibles. Elles décrivent aussi une scène où les mots comptent, mais où les actes comptent plus.

Économie: Banque du Liban sous contrainte, commerce frontalier fragilisé et fiscalité sous pression

Banque du Liban: l’effet-or masque une réalité de liquidité

La photographie financière la plus commentée du jour vient de la Banque du Liban. Nahar du 12 février 2026 décrit un « changement positif » dans la valeur des actifs, dû à la hausse rapide des réserves d’or. Le quotidien indique que la valeur des réserves d’or a bondi d’environ 3,3 milliards de dollars en deux semaines, atteignant près de 46 milliards de dollars au 31 janvier 2026, contre environ 42,6 milliards à la mi-janvier.

Ce gain nominal est présenté comme un facteur d’amélioration du bilan, mais il ne règle pas le problème central de l’économie libanaise, celui de la liquidité utilisable. Nahar du 12 février 2026 souligne, en parallèle, un recul des réserves en devises, à 11,94 milliards de dollars fin janvier contre 12,04 milliards à la mi-janvier, soit une baisse proche de 100 millions de dollars. Le journal relie cette diminution à l’augmentation récente des retraits liés aux circulaires 158 et 166 et à la hausse du nombre de bénéficiaires, estimé à environ 350 000 déposants.

L’angle est clair. L’or améliore les ratios comptables. Les devises, elles, conditionnent la capacité de paiement. La baisse, même limitée, nourrit une inquiétude mécanique. Si les retraits se poursuivent, la marge de manœuvre se réduit. Le quotidien évoque le risque d’un recul progressif de la liquidité disponible en dollars au fil des mois.

Dépôts du secteur public: une valeur comptable élevée, un usage réel limité

Le même dossier dans Nahar du 12 février 2026 met en avant un autre point sensible, celui des dépôts du secteur public à la Banque du Liban. Le journal parle d’une « فجوة » entre valeur comptable et capacité réelle à fournir des dollars frais. Il indique que la valeur comptable de ces dépôts est montée à environ 805 000 milliards de livres, sur la base d’un taux de change unifié utilisé dans la comptabilité de la Banque du Liban, fixé à 89 500 livres pour un dollar.

Nahar du 12 février 2026 précise que ces 805 000 milliards de livres équivalent à environ 9 milliards de dollars au taux de 89 500. Mais il ajoute un élément déterminant. Si l’on retient un autre prix de référence pour une part des dépôts libellés en « dollars locaux », la valeur effective se déforme et tombe à environ 6,6 milliards de dollars. Cette différence nourrit une question politique et budgétaire. L’État croit disposer d’un coussin. En réalité, une partie du coussin n’est pas mobilisable sous forme de dollars frais.

Le détail de la composition confirme le diagnostic. Nahar du 12 février 2026 indique une répartition comprenant environ 2,7 milliards de dollars locaux, environ 1,2 milliard de dollars frais, 455 000 milliards de livres en dépôts en livres, et une conclusion nette: les dépôts réellement utilisables en dollars frais ne dépassent pas 1,2 milliard, loin des 9 milliards suggérés par le chiffre global converti au taux comptable.

Le même article explique que la Banque du Liban, en accord avec le ministère des Finances, fournit chaque mois environ 250 millions de dollars à la trésorerie contre des livres libanaises au taux de 89 500, afin de permettre le paiement de dépenses en dollars frais, en premier lieu les salaires et rémunérations du secteur public. L’information est centrale parce qu’elle décrit un équilibre fragile. La trésorerie tient, non pas grâce à une réforme structurelle, mais grâce à une gestion de flux et de liquidité.

Taux de change: la normalisation annoncée, la multiplicité persistante

La question du taux de change revient par un autre canal, plus structurel. Al Akhbar du 12 février 2026 rappelle que le Liban a été caractérisé par des pratiques de multiplicité des taux, notamment via des circulaires de la Banque du Liban. Le journal cite un rapport du Fonds monétaire international de juin 2023 sur les consultations de l’article IV, en expliquant que cette multiplicité passait par plusieurs mécanismes, dont la circulaire 151 liée aux retraits en devises. Al Akhbar du 12 février 2026 mentionne aussi un prix de 15 000 livres par dollar utilisé dans certains circuits d’achat et de vente de devises entre banques et Banque du Liban.

L’intérêt de ce rappel est double. Il montre que la question du change n’est pas uniquement une question de marché. C’est aussi une question de règles. Ensuite, il souligne une inertie. Même lorsque la Banque du Liban affirme un mouvement vers l’unification, des dispositifs hérités continuent d’exister et d’influencer l’économie réelle, les dépôts, et la perception de la solvabilité publique.

Nahar du 12 février 2026 insiste de son côté sur le choix comptable d’un taux unifié à 89 500 pour établir le bilan, en lien avec des standards comptables et des orientations discutées avec le Fonds monétaire international. La comparaison des deux traitements montre une tension durable. D’un côté, une volonté d’alignement comptable. De l’autre, un système où la diversité des « dollars » et des prix demeure un fait social et économique.

Commerce et transport: le choc des décisions syriennes sur les chaînes libanaises

L’économie libanaise se lit aussi à travers ses frontières terrestres. Plusieurs journaux du 12 février 2026 décrivent une crise immédiate autour des camions libanais et de l’accès au marché syrien. Ad Diyar du 12 février 2026 rapporte la surprise causée par une décision syrienne interdisant l’entrée de camions libanais, tout en exemptant les camions de transit traversant la Syrie. Le sujet n’est pas présenté comme une querelle technique. Il est décrit comme un choc économique, car il touche les exportations, l’agroalimentaire, et le transport routier.

Al Akhbar du 12 février 2026 décrit le même épisode comme l’un des « décisions les plus difficiles » non seulement pour ses résultats, mais pour sa méthode. Le quotidien souligne un caractère unilatéral, sans coordination ni préavis, et explique que la décision impose un déchargement des marchandises destinées au marché syrien dans des points douaniers spécifiques aux frontières. Le texte insiste sur l’effet sur les chauffeurs et les revenus, et cite des réactions demandant une logique de « réciprocité ».

L’impact est chiffré dans Ad Diyar du 12 février 2026, qui indique que les exportations industrielles vers la Syrie approchent 170 millions de dollars, ce qui donne un ordre de grandeur au risque. Le même article rapporte un argument avancé par des représentants du secteur, selon lequel l’obligation de « transbordement » aux frontières contredirait des engagements commerciaux arabes, et met en avant la fragilisation du secteur industriel libanais.

Al Sharq du 12 février 2026 décrit une mobilisation sur la frontière, à Masnaa, avec la présence de syndicats agricoles, industriels, économiques et de conducteurs de camions frigorifiques. Le journal cite des prises de parole qui insistent sur le fait que l’économie se juge « aux actes et non aux paroles » et évoque l’existence d’accords bilatéraux censés servir les intérêts des deux peuples, notamment sur le plan économique.

La crise illustre un problème structurel. Le Liban dépend de corridors terrestres pour exporter et transiter. Une décision extérieure, prise brusquement, peut désorganiser une filière entière, du producteur au transporteur, puis au distributeur. La question devient alors politique, car elle impose à Beyrouth de négocier en urgence, tout en gérant la colère des secteurs.

Fiscalité: rappel à l’ordre sur l’impôt foncier et logique de pénalités

Un autre marqueur économique, plus discret mais révélateur, concerne la fiscalité. Ad Diyar du 12 février 2026 publie un avis du ministère des Finances indiquant que des tableaux de taxation de base pour l’impôt sur les biens bâtis ont été mis en recouvrement, dans le gouvernorat d’Akkar, pour des recettes des années 2022, 2023 et 2024, dans le cadre de la taxation 2026. Le texte appelle les contribuables à payer et détaille un mécanisme de pénalité de 1 % par mois après un délai, avec des seuils de revenus nets évoqués.

Al Akhbar du 12 février 2026 publie un avis similaire sur la mise en recouvrement des tableaux de taxation de base pour l’impôt sur les biens bâtis à Akkar, avec le même principe de pénalité mensuelle de 1 % après deux mois.

Ces avis administratifs peuvent paraître routiniers. Pourtant, ils témoignent d’une contrainte budgétaire. Quand l’État renforce la visibilité de l’impôt foncier, c’est souvent parce qu’il cherche des recettes plus régulières, plus traçables, et moins dépendantes des fluctuations du commerce. Dans un contexte de crise, l’impôt foncier devient aussi un terrain de contestation, car il touche des ménages déjà fragilisés, et il se heurte à des difficultés de paiement.

Gouvernance économique: contrebande, corruption et crédibilité de la collecte

La question des recettes ne peut pas être séparée de celle de la contrebande et de la corruption. Nahar du 12 février 2026 rapporte une phrase attribuée au président Joseph Aoun devant une délégation du Conseil supérieur des douanes, selon laquelle on ne peut lutter efficacement contre la contrebande sans lutter contre la corruption et sans adopter transparence et reddition de comptes « sans exception ».

Dans une section économique, cette déclaration a un poids direct. La contrebande détruit la base fiscale. Elle fausse la concurrence. Elle réduit les recettes douanières. Elle nourrit aussi une économie de rente et un sentiment d’injustice, qui décourage l’investissement formel. En reliant contrebande et corruption, la formule place la crédibilité au centre du redressement économique. Sans crédibilité, les hausses d’impôt ou les nouvelles pénalités produisent surtout de la défiance.

Golfe et sanctions: un signal économique au-delà de la politique

Al Joumhouriyat du 12 février 2026 décrit une décision koweïtienne présentée comme des sanctions visant un groupe d’institutions hospitalières au Liban associées à une identité politique précise, et s’interroge sur un possible effet d’entraînement au niveau du Conseil de coopération du Golfe. Même si l’angle est politique, l’impact économique est immédiat. Le secteur hospitalier est un employeur. Il est aussi un pilier de services. Tout signal de sanction ou de restriction peut influencer des transferts, des dons, des coopérations, et l’image du Liban dans des capitales qui ont un poids sur l’investissement et le tourisme.

Le journal souligne aussi le contraste avec le rôle attribué au Koweït en 2022, lorsqu’il avait cherché à réduire la portée de sanctions saoudiennes sur des industries alimentaires et agricoles libanaises. L’intérêt de cette comparaison est économique. Elle rappelle que les décisions politiques du Golfe peuvent avoir des effets rapides sur les exportations, les chaînes de valeur et l’accès à des marchés.

Travail et technologie: l’ombre d’un choc mondial sur l’emploi

Enfin, la presse du 12 février 2026 place aussi l’économie libanaise dans un contexte mondial de transformation du travail. Al Akhbar du 12 février 2026 publie un développement sur les tendances mondiales de l’emploi, en évoquant la reconfiguration des métiers sous l’effet de la numérisation et de l’intelligence artificielle, avec l’idée que la demande de compétences va être remodelée.

Pour le Liban, ce type de débat n’est pas abstrait. Le pays exporte une partie de sa main-d’œuvre qualifiée. Il dépend des transferts. Il subit une fuite des cerveaux. Si les marchés mondiaux basculent vers de nouvelles compétences, la pression sur l’éducation et sur la formation devient plus forte. Et si des emplois de services sont automatisés, une économie déjà fragilisée par la crise bancaire peut perdre des niches d’activité.

Un même fil conducteur: actifs affichés, flux fragiles, décisions externes décisives

Les informations économiques du 12 février 2026 convergent vers une même idée. Les actifs affichés s’améliorent, notamment via l’or, mais les flux restent fragiles. Nahar du 12 février 2026 montre comment l’augmentation des réserves d’or coexiste avec une érosion des réserves en devises et avec une contrainte sur les dollars frais disponibles. Dans le même temps, le débat sur les dépôts du secteur public met en évidence une illusion comptable: un chiffre élevé peut coexister avec une capacité réelle très limitée.

Sur le front du commerce, la crise des camions illustre la dépendance à des décisions extérieures et l’effet immédiat sur l’industrie, le transport et les exportations, avec un ordre de grandeur de 170 millions de dollars d’exportations industrielles vers la Syrie évoqué par Ad Diyar du 12 février 2026. Sur le plan interne, la fiscalité foncière et les pénalités révèlent une recherche de recettes plus systématique, mais aussi un risque de tension sociale si la collecte est perçue comme injuste.

Enfin, la crédibilité économique reste attachée à la gouvernance. La phrase rapportée par Nahar du 12 février 2026 sur la contrebande et la corruption rappelle que, sans transparence et sans égalité devant la règle, ni les impôts, ni les conférences, ni les chiffres de bilan ne suffisent à stabiliser durablement l’économie.

Justice: Enquêtes de corruption, dossier du port et affaires de sécurité au cœur de l’actualité judiciaire

Explosion du port de Beyrouth: bataille procédurale autour du juge d’instruction

Le dossier de l’explosion du port de Beyrouth reste l’un des principaux marqueurs de l’actualité judiciaire. Al Quds du 12 février 2026 indique que le juge d’instruction chargé du dossier, Tarek Bitar, a enregistré un développement en sa faveur pour poursuivre l’enquête, après des démarches engagées contre lui par l’ancien procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, qui l’avait accusé d’usurpation de fonction.

Le même journal détaille ensuite une décision de la chambre d’accusation, saisie dans la procédure pénale visant Tarek Bitar. Al Quds du 12 février 2026 rapporte qu’elle a confirmé une décision de non-lieu rendue précédemment par un magistrat, en s’appuyant sur la même motivation, tout en ajoutant sa propre motivation. Le texte précise aussi des éléments de procédure liés à des recours introduits par des plaignants, dont un ancien directeur général des douanes, et un ancien ministre, avec une distinction entre recevabilité et rejet sur le fond selon les requêtes.

Ce tableau met en évidence un point constant: le dossier du port avance souvent par étapes judiciaires latérales, dans lesquelles la question centrale n’est pas seulement la recherche des responsabilités de l’explosion, mais aussi la capacité du juge d’instruction à poursuivre sans être paralysé par des actions procédurales. Al Quds du 12 février 2026 présente ainsi une justice encore dominée par la conflictualité interne entre niveaux de poursuite, recours, et décisions de chambres.

Nahar du 12 février 2026, en première page, signale également l’actualité du dossier en évoquant la reprise de l’enquête et l’arrêt d’un blocage, ce qui confirme la centralité du sujet dans l’agenda judiciaire du pays.

Affaire dite “Abu Omar”: usurpation d’identité, extorsion et embarras politique

Un autre dossier attire l’attention par sa dimension de corruption et d’atteinte à l’image de la classe politique. Al Quds du 12 février 2026 rapporte que la justice libanaise est proche de terminer ses investigations dans l’affaire dite “Abu Omar”, centrée sur un homme accusé d’avoir usurpé l’identité d’un “prince saoudien” afin d’extorquer des responsables politiques en échange de sommes d’argent. Le journal mentionne aussi l’audition d’un religieux soupçonné d’implication dans l’affaire.

Selon Al Quds du 12 février 2026, environ dix responsables libanais, parmi lesquels d’anciens et actuels ministres et députés, ainsi qu’un ancien chef de gouvernement, auraient été piégés par cette escroquerie. Le journal insiste sur l’effet miroir de l’affaire: elle met en lumière des pratiques de corruption, dans un système marqué par la répartition confessionnelle du pouvoir et des ingérences extérieures jugées fréquentes.

Dans une section Justice, l’intérêt principal de ce dossier est sa double portée. Il s’agit d’une affaire pénale classique, avec usurpation d’identité et extorsion présumée. Mais il s’agit aussi d’une affaire de gouvernance, car le profil des victimes présumées, et la facilité apparente avec laquelle le stratagème a fonctionné, ouvrent une question sur les vulnérabilités de la sphère politique. Al Quds du 12 février 2026 renforce ce point en situant l’enquête dans une phase avancée, ce qui suggère que le dossier pourrait produire des mises en cause plus claires et, potentiellement, des répercussions politiques.

Sécurité de l’État: arrestation pour faits liés à Israël et traitement judiciaire

La justice pénale s’entrecroise avec les services de sécurité dans un dossier de nature sensible. Al Quds du 12 février 2026 rapporte que la Sûreté de l’État a arrêté un ressortissant syrien soupçonné d’avoir réalisé des “transactions” avec Israël. Le journal indique que l’arrestation résulte d’une opération de surveillance et de suivi, et que l’intéressé serait entré au Liban de manière clandestine par des points de passage illégaux.

Le même article précise que les mesures légales ont été prises sur instruction de l’autorité judiciaire compétente. Ce rappel est important, car il situe l’affaire dans une chaîne de procédure: arrestation par un service, puis déclenchement des actes sous supervision judiciaire. Dans un contexte où les dossiers de sécurité sont souvent politisés, Al Quds du 12 février 2026 insiste sur la référence explicite à l’autorisation ou à l’orientation judiciaire.

Cette affaire se lit aussi comme un signal de la priorité donnée aux dossiers de “réseaux” et de contacts soupçonnés avec l’ennemi, au moment où le débat national porte sur la stabilité, le contrôle des frontières et la pression sécuritaire. Le traitement du fait par la presse souligne que la justice, ici, ne se limite pas à des litiges civils. Elle apparaît comme un maillon de la souveraineté et du contrôle interne.

Fraudes sociales et détournement: contrôle du NSSF et dossiers de falsification

Le champ judiciaire est aussi alimenté par des dossiers de fraude touchant les finances publiques et la protection sociale. Al Sharq du 12 février 2026 rapporte un communiqué du NSSF sur des investigations de contrôle ayant mis au jour, selon l’institution, des actes de falsification, d’usage de faux et d’escroquerie, avec un objectif présumé de bénéficier indûment de prestations. Le journal cite des éléments précis sur des sociétés décrites comme n’ayant pas d’activité réelle, mais ayant inscrit des salariés “fictifs” pour ouvrir des droits.

L’intérêt judiciaire de ce dossier tient au mécanisme décrit. Les fraudes aux organismes sociaux reposent souvent sur un mélange de faux documents, de déclarations fictives et de circuits permettant de convertir des prestations en gains. Al Sharq du 12 février 2026 insiste sur la démarche du NSSF: radiation des noms concernés des registres et demande de récupération des prestations obtenues en violation de la loi.

Ce type d’affaire a une portée plus large que les montants en jeu. Dans un pays en crise, chaque scandale touchant un filet social mine la confiance dans l’État et nourrit un sentiment d’injustice chez les cotisants. Le fait que la presse y consacre un espace reflète une attention croissante aux infractions économiques et administratives, au-delà des dossiers politiques.

Contrebande et corruption: la justice comme condition de la frontière

Plusieurs journaux reprennent une déclaration du président Joseph Aoun sur la lutte contre la contrebande, en la reliant explicitement à la corruption. Nahar du 12 février 2026 cite une formule nette: il serait impossible de combattre efficacement la contrebande sans combattre la corruption, et sans appliquer transparence et reddition de comptes “sans exception”.

Al Sharq du 12 février 2026 reprend la même logique, en ajoutant des éléments sur la protection des fonctionnaires intègres, et sur la nécessité de sanctionner ceux qui nuisent à la réputation de l’administration. Le journal insiste aussi sur le caractère transversal de la lutte, qui implique douanes, armée et forces de sécurité, et mentionne l’usage d’outils technologiques pour renforcer la surveillance, comme des scanners et des systèmes de traçabilité.

Al Binaa du 12 février 2026 présente une version similaire, et détaille l’audience au palais présidentiel avec le Conseil supérieur des douanes et la direction générale des douanes, avec mention d’un plan de modernisation visant à améliorer la collecte et à combattre la contrebande.

Dans une lecture strictement judiciaire, ces déclarations ne sont pas des actes de poursuite. Mais elles signalent un cadrage politique de la justice économique. En associant contrebande et corruption, la parole présidentielle fait de la justice une condition de la souveraineté économique. L’effet attendu est double. D’abord, légitimer une intensification des contrôles. Ensuite, préparer l’opinion à l’idée que certaines affaires toucheront des réseaux internes, et pas seulement des trafics frontaliers. Les trois sources du 12 février 2026 convergent sur ce point: le traitement de la contrebande ne peut plus être un simple sujet de douane, il devient un enjeu de probité et de sanction.

Contentieux locatifs et exécution: justice du quotidien et expulsions

La justice ne se résume pas aux grandes affaires nationales. Elle s’exprime aussi dans les mécanismes d’exécution et les litiges civils, en particulier dans un contexte où la pression économique fragilise les ménages. Ad Diyar du 12 février 2026 publie un avis issu de la procédure d’exécution à Beyrouth, relatif à un jugement rendu en matière de loyers, comprenant la résiliation d’un contrat de location et l’obligation d’évacuer un bien loué, avec mention d’un numéro de décision, d’une date de jugement et de la charge des frais.

Ce type de publication est révélateur, car il montre la continuité de la justice civile malgré la crise. Il illustre aussi un risque social: l’exécution des décisions dans les litiges locatifs produit des expulsions ou des transferts de logement, à un moment où les alternatives sont limitées. La présence de ces avis dans la presse rappelle que la “justice du quotidien” constitue un volet majeur de l’activité judiciaire, souvent invisible dans le débat politique, mais déterminant pour les familles.

Al Akhbar du 12 février 2026 publie également une “convocation” liée à une procédure d’exécution, décrivant un dossier de mise en œuvre d’un jugement et la notification à une partie dont le lieu de résidence est inconnu. Même sans détails sur le litige de fond, la forme met en évidence des réalités concrètes. La justice doit composer avec des parties introuvables, des difficultés de notification, et des procédures longues. Dans un contexte économique instable, ces obstacles se multiplient.

Justice et confiance: une même ligne entre scandales, procédures et attentes de sanction

Les éléments rapportés le 12 février 2026 dessinent une scène judiciaire fragmentée mais cohérente dans ses enjeux. Le dossier du port de Beyrouth reste le symbole d’une justice entravée par les combats procéduraux, où chaque étape sur la capacité du juge d’instruction à poursuivre devient un événement politique. Al Quds du 12 février 2026 décrit un épisode de procédure qui pèse directement sur la poursuite de l’enquête, et Nahar du 12 février 2026 rappelle la centralité de ce dossier dans l’espace public.

L’affaire dite “Abu Omar” renvoie à une corruption d’un autre type, qui touche la crédibilité de la classe politique et révèle une vulnérabilité à l’escroquerie et à l’influence. Al Quds du 12 février 2026 en fait un dossier en phase de clôture d’instruction, ce qui renforce l’attente d’un aboutissement judiciaire clair.

Les dossiers de sécurité, comme l’arrestation liée à des faits soupçonnés de contact avec Israël, montrent une justice en interaction avec les services, et soulignent le rôle du parquet et des autorités judiciaires dans l’encadrement des mesures.

Enfin, les affaires de fraude sociale et de contrebande rappellent que la crise économique nourrit une criminalité de survie et une criminalité de réseaux. Al Sharq du 12 février 2026 met en avant un exemple de fraude aux prestations sociales, tandis que Nahar, Al Sharq et Al Binaa du 12 février 2026 insistent sur la lutte contre la contrebande comme une bataille contre la corruption, avec des implications directes sur la collecte des ressources publiques.

Société: Tripoli en état d’alerte sociale, pression sur les filets publics et crispations autour de la sécurité

Tripoli: l’effondrement d’un immeuble comme choc social

L’effondrement d’un immeuble à Tripoli s’impose comme le fait social le plus lourd du jour. Les journaux en font un révélateur de fragilités anciennes, devenues explosives. Ad Diyar du 12 février 2026 décrit une ville confrontée à une série de bâtiments vieillissants, fissurés, parfois inhabités, mais souvent occupés par des familles qui n’ont pas d’alternative. Le quotidien insiste sur l’urgence d’éviter que la catastrophe ne se répète, et sur le sentiment d’abandon qui accompagne les opérations d’évacuation lorsque l’État ne propose pas de solution d’hébergement.

Le sujet dépasse la seule tragédie. Il touche à la peur quotidienne. Une fissure devient un signal. Un bruit nocturne devient une menace. La vie urbaine est alors suspendue à des décisions d’ingénieurs et à des inspections qui arrivent trop tard. Ad Diyar du 12 février 2026 évoque une colère diffuse dans la ville, alimentée par la répétition des alertes, par l’absence de prévention et par le coût d’une relocation même temporaire.

Al Sharq Al Awsat du 12 février 2026 adopte un angle plus descriptif, mais son récit renforce la même idée. Tripoli est décrite comme une ville où les immeubles s’effondrent « l’un après l’autre », avec un climat d’inquiétude et de rumeurs. Cette atmosphère traduit un déficit de confiance. Quand les explications officielles tardent ou restent vagues, les habitants comblent le vide par des hypothèses, parfois contradictoires.

Cette crise urbaine a un impact social direct. Les familles déplacées doivent trouver un toit, souvent en urgence. Elles doivent aussi préserver leur emploi et la scolarité des enfants. Dans un contexte de hausse des loyers, même un déplacement court peut ruiner un ménage. Les solidarités de voisinage jouent, mais elles s’épuisent vite. L’épisode transforme alors une catastrophe en question de dignité. Il pose une question simple. Qui protège, et qui paye.

Logement et justice du quotidien: expulsions, exécution et vulnérabilité

Le volet logement ne se limite pas aux immeubles menacés. Il s’exprime aussi dans la justice du quotidien, qui met en mouvement des expulsions et des litiges locatifs. Ad Diyar du 12 février 2026 publie un avis d’exécution relatif à un jugement en matière de loyers, avec résiliation d’un contrat et obligation d’évacuer le bien loué, assortie des frais.

Al Akhbar du 12 février 2026 publie aussi une convocation liée à une procédure d’exécution, qui met en évidence un autre aspect social. Des parties deviennent introuvables. Les notifications sont difficiles. Les procédures s’allongent. Dans une société où la mobilité a augmenté sous l’effet de la crise, l’exécution d’un jugement se heurte souvent à l’instabilité des adresses et des revenus.

Ces publications n’ont pas l’ampleur émotionnelle d’un immeuble effondré. Elles n’en sont pas moins significatives. Elles montrent que la pression sur le logement se traduit aussi par des décisions juridiques qui déplacent des familles, parfois sans solution de repli. Dans une économie fragilisée, la frontière entre conflit civil et crise sociale devient mince.

Filets sociaux: fraudes, contrôles et crise de confiance

La pression sur la société se lit aussi à travers les organismes publics, en particulier ceux qui assurent un minimum de protection. Al Sharq du 12 février 2026 rapporte un communiqué du NSSF décrivant une série de contrôles ayant mis au jour, selon l’institution, des actes de falsification et d’escroquerie visant à obtenir indûment des prestations. Le journal mentionne des entreprises décrites comme fictives, et des salariés inscrits sans activité réelle afin d’ouvrir des droits.

Cette information a plusieurs effets sociaux. D’abord, elle nourrit une colère des cotisants. Beaucoup ont l’impression de payer dans un système qui fuit. Ensuite, elle fragilise la légitimité du filet social. Quand une institution annonce des fraudes, elle affirme sa vigilance. Mais elle rappelle aussi, involontairement, que des détournements ont existé et qu’ils ont pu durer. Enfin, elle renforce la perception d’une concurrence injuste entre ceux qui respectent la règle et ceux qui la contournent.

Le NSSF, selon Al Sharq du 12 février 2026, parle de radiation des noms concernés des registres et de récupération des sommes indûment perçues. Sur le plan social, ce type de mesures est attendu. Mais il crée aussi une autre demande. Les ménages veulent des garanties. Ils veulent que la lutte contre la fraude n’épargne pas les réseaux puissants. Et ils veulent une protection réelle, surtout dans un pays où l’accès aux soins est devenu un fardeau.

Fiscalité locale: l’impôt foncier comme source de tension

Les avis fiscaux publiés dans la presse rappellent que la crise sociale se joue aussi sur le terrain des recettes publiques. Ad Diyar du 12 février 2026 publie un avis du ministère des Finances sur la mise en recouvrement de tableaux de taxation de base pour l’impôt sur les biens bâtis dans le gouvernorat d’Akkar, concernant des recettes d’années antérieures intégrées dans la taxation 2026, avec un mécanisme de pénalité mensuelle de 1 % après un délai.

Al Akhbar du 12 février 2026 publie un avis similaire pour Akkar, avec la même logique de pénalité après deux mois.

Ces textes sont techniques, mais leur portée sociale est forte. Akkar est l’une des régions les plus fragiles. Quand l’impôt foncier devient plus visible et plus pressant, il peut être vécu comme une injustice. Les ménages demandent alors une règle simple. La taxe doit être proportionnée. Et elle doit s’accompagner de services publics. Or, le sentiment dominant, dans de nombreuses régions, est celui d’un impôt sans contrepartie.

Cette tension est accentuée par l’inflation et la précarité. Une pénalité mensuelle, même faible sur le papier, devient lourde quand le revenu est instable. La fiscalité se transforme alors en sujet de société, pas seulement en sujet budgétaire.

Sécurité et société: peur, frontières et accusations

La société libanaise vit aussi avec une pression sécuritaire qui s’invite dans le quotidien. Al Sharq du 12 février 2026 rapporte l’arrestation par la Sûreté de l’État d’un ressortissant syrien accusé d’avoir conclu des « transactions » avec Israël, avec mention d’une entrée clandestine et d’un traitement judiciaire engagé sur instruction du parquet compétent.

Al Quds du 12 février 2026 rapporte le même type d’information, en détaillant l’idée d’une surveillance préalable et d’un passage par des points illégaux, puis la prise de mesures légales sous supervision judiciaire.

Sur le plan social, ces affaires produisent plusieurs effets. Elles renforcent d’abord un sentiment de vulnérabilité. Beaucoup ont l’impression que les frontières sont poreuses. Elles alimentent ensuite des discours sur la présence syrienne, souvent traitée à travers le prisme de la sécurité, ce qui peut amplifier des tensions communautaires. Elles peuvent enfin servir d’argument pour demander plus de contrôle, plus de moyens, et parfois des mesures plus dures.

Ce point est sensible. Une société sous pression économique cherche des responsables. Les réfugiés et travailleurs étrangers deviennent alors des cibles faciles. L’information judiciaire, même factuelle, peut être instrumentalisée. Elle peut nourrir des amalgames. La cohésion sociale en pâtit, surtout quand l’État n’explique pas clairement ses politiques, ni ses dispositifs de contrôle.

Contrebande et corruption: impact sur la vie quotidienne et sentiment d’injustice

Les déclarations politiques sur la contrebande ont un contenu social direct. Elles touchent aux prix, à l’emploi et à l’équité. Nahar du 12 février 2026 cite une phrase attribuée au président Joseph Aoun devant une délégation liée aux douanes, selon laquelle on ne peut combattre la contrebande sans combattre la corruption, et sans appliquer transparence et reddition de comptes sans exception.

Al Sharq du 12 février 2026 reprend la même logique, en évoquant la protection des fonctionnaires intègres et la sanction de ceux qui nuisent à la réputation de l’administration, tout en mentionnant des outils techniques de contrôle.

Al Binaa du 12 février 2026 décrit aussi une réunion au palais présidentiel autour des douanes et d’un plan de modernisation visant à améliorer la collecte et à combattre la contrebande.

Pour la société, ces mots ont un enjeu concret. La contrebande fait baisser certains prix à court terme, mais elle détruit des emplois formels et prive l’État de recettes. Elle nourrit aussi un sentiment d’inégalité, car elle suppose souvent des protections. Quand la contrebande prospère, beaucoup concluent que la règle ne s’applique pas à tous. Ce sentiment de double standard est l’un des carburants majeurs de la colère sociale.

La lutte annoncée, si elle se concrétise, peut donc être perçue comme un geste de justice. Mais elle peut aussi être perçue comme une opération de communication, si les résultats ne sont pas visibles. La société attend des preuves simples. Des saisies. Des poursuites. Des sanctions.

Vie sociale et rituels: le politique dans les espaces de sociabilité

La société libanaise est aussi structurée par des rituels publics et des moments de sociabilité qui prennent une dimension politique. Al Liwa’ du 12 février 2026 mentionne un dîner d’iftar prévu au Grand Sérail le 25 février, organisé par le Premier ministre Nawaf Salam.

Ce type d’événement n’est pas anodin. Il mélange religion, protocole et politique. Il sert de lieu de contacts. Il sert aussi de scène de messages implicites. Dans une période préélectorale, les présences et les absences sont lues comme des signaux. La société, qui observe ces moments, y voit souvent un thermomètre de la cohésion au sommet de l’État.

Dans le même registre, Al Sharq du 12 février 2026 publie une couverture d’un événement protocolaire où figurent des responsables municipaux et administratifs de Beyrouth. Ces scènes disent quelque chose du pays. Malgré la crise, les réseaux continuent. La sociabilité officielle demeure une monnaie. Elle sert à maintenir des alliances, mais aussi à montrer une normalité de façade, alors que la rue vit des urgences bien plus dures.

Travail, mobilité et inquiétudes sur l’avenir

Les inquiétudes sociales ne portent pas seulement sur le logement ou les soins. Elles portent aussi sur l’avenir du travail. Al Akhbar du 12 février 2026 aborde des tendances mondiales liées à la transformation des métiers sous l’effet de la numérisation et de l’intelligence artificielle, avec l’idée d’une reconfiguration de la demande de compétences.

Dans le contexte libanais, ce sujet se traduit en préoccupations immédiates. Les familles investissent dans l’éducation comme stratégie de survie. Les jeunes cherchent des emplois à l’étranger. Les entreprises locales, elles, tentent de réduire leurs coûts. Dans ce cadre, toute transformation mondiale du marché du travail peut accentuer les inégalités. Ceux qui ont accès à la formation et aux langues s’adaptent mieux. Ceux qui n’ont pas ces ressources risquent l’exclusion.

La société libanaise vit déjà une polarisation. Une partie survit grâce aux transferts, aux revenus en devises ou à des emplois connectés à l’extérieur. Une autre partie dépend d’un marché intérieur affaibli. Les discussions sur les métiers du futur, rapportées par Al Akhbar du 12 février 2026, résonnent donc comme une question sociale. Elle touche au modèle de mobilité. Et elle touche au risque d’une génération perdue si l’éducation ne suit pas.

Santé et aide extérieure: un climat de fragilité

Le secteur de la santé apparaît, en creux, comme un terrain social sensible. Al Joumhouriyat du 12 février 2026 évoque une décision koweïtienne présentée comme visant des institutions hospitalières au Liban associées à une identité politique, avec une interrogation sur un possible effet d’entraînement dans le Golfe.

Même lorsque l’information est traitée sous un angle politique, son impact social est clair. L’hôpital est un service vital. Il est aussi un employeur. Toute restriction, même symbolique, peut fragiliser des financements, des partenariats ou des circuits de soutien. Dans une société où l’accès aux soins est devenu coûteux, le moindre choc sur le secteur augmente l’anxiété collective.

Le même journal souligne un contraste avec un rôle koweïtien passé, perçu comme modérateur. Cette comparaison alimente une inquiétude sociale plus large. Le Liban dépend de l’extérieur pour stabiliser certains secteurs. Quand le climat se refroidit, la société paie.

Une société prise entre urgence, fatigue et quête de justice

Les éléments du 12 février 2026 convergent vers une image sociale nette. Le pays vit dans l’urgence. Tripoli illustre la peur du toit qui s’effondre. Les avis d’exécution en matière de loyers rappellent que la précarité peut aussi prendre la forme d’une expulsion, décidée par un tribunal, dans un marché sans alternative. Les dossiers de fraude au NSSF montrent une lutte pour préserver des ressources rares, au moment où les ménages ont besoin de protection.

La pression sécuritaire nourrit, elle, des réflexes de suspicion. Les affaires d’arrestation liées à des soupçons de contact avec Israël rappellent la porosité des frontières et le poids de la peur, avec un risque de tensions sociales si l’information est instrumentalisée.

Enfin, la parole publique sur la contrebande et la corruption insiste sur l’idée d’une justice sans exception. Dans une société épuisée, cette promesse est centrale. Elle conditionne l’acceptation de l’impôt. Elle conditionne aussi l’acceptation de sacrifices. Sans équité perçue, la cohésion se délite. Les journaux du 12 février 2026 donnent ainsi à voir une société qui ne demande pas seulement des aides. Elle demande une protection concrète, des règles claires, et la preuve que la loi s’applique aux plus forts comme aux plus faibles.

Culture: Scène libanaise entre agenda des salles, parutions et débats sur l’identité culturelle

Agenda: concerts, expositions et rendez-vous de la saison

La rubrique culturelle, dans les éditions du 12 février 2026, met en avant une dynamique de programmation qui continue malgré la crise économique. Les annonces d’événements et les comptes rendus donnent l’image d’un secteur qui s’adapte, en misant sur des formats plus courts, des jauges maîtrisées et une communication très ciblée. Nahar du 12 février 2026 consacre une place à l’agenda culturel et à des activités annoncées à Beyrouth, dans un calendrier où la musique et les arts visuels dominent la saison hivernale.

Dans Al Sharq du 12 février 2026, la culture apparaît aussi à travers la vie publique et la sociabilité urbaine, avec des scènes où se croisent responsables municipaux, figures politiques et acteurs du monde artistique dans des événements officiels. Ce registre est moins celui de la critique culturelle que celui de la visibilité. Mais il souligne une réalité libanaise. Les événements culturels servent souvent de lieux de rencontre, de soutien et de réseautage, dans une ville où l’écosystème culturel dépend beaucoup de relais privés.

Les annonces et les programmes prennent une valeur particulière dans le contexte actuel. Pour une partie du public, la culture reste un espace de respiration. Pour les artistes et organisateurs, elle reste un espace de travail, même instable. Pour les salles, elle devient une question de survie. Les journaux, en relayant les dates et les formats, contribuent à structurer un agenda qui a souvent du mal à exister dans un marché publicitaire affaibli.

Musique: continuité des scènes et nécessité de formats accessibles

Le champ musical apparaît comme l’un des plus résilients, à travers une logique de programmation continue. Nahar du 12 février 2026 met en avant des rendez-vous de scène, où la musique est présentée comme une offre régulière, parfois articulée autour de soirées à thème et de collaborations entre musiciens. Même lorsque les détails sont brefs, la répétition de ces annonces traduit un fait. La culture, à Beyrouth, dépend d’une dynamique de séries, plutôt que de grands événements rares.

Cette logique est aussi un choix économique. Les grands concerts exigent des budgets lourds et des sponsors. Les formats plus petits réduisent le risque. Ils permettent aussi de toucher un public plus large, en jouant sur la proximité et sur la fidélisation. Dans un pays où le pouvoir d’achat est fragilisé, la question du prix devient centrale. Les programmateurs privilégient souvent des soirées qui peuvent fonctionner sans dépendre d’un grand financement extérieur.

Dans ce cadre, la scène libanaise continue d’exister comme un mélange. Elle combine musique “live”, initiatives hybrides et événements qui mêlent performance et sociabilité. Le rôle des lieux est déterminant. Une salle n’est pas seulement un espace. Elle est un réseau. Elle garantit une continuité de programmation et elle crée une communauté. Les journaux, lorsqu’ils annoncent ces rendez-vous, signalent aussi les pôles qui restent actifs dans la capitale.

Arts visuels: expositions comme marqueurs de présence et de mémoire

Les arts visuels se maintiennent à travers des expositions annoncées et des initiatives qui cherchent à attirer un public local et international. Nahar du 12 février 2026 fait apparaître des événements d’exposition et des sorties culturelles de saison, dans une logique d’agenda. Dans le contexte libanais, l’exposition est souvent un acte de résistance douce. Elle dit que la ville garde des espaces de création, même lorsque la crise pousse les artistes vers l’émigration.

L’exposition joue aussi un rôle de mémoire. Elle documente, elle raconte, elle archive. Après des années de chocs, l’art devient un lieu de récit collectif. Les artistes questionnent la ville, la guerre, les fractures sociales, l’exil. Et ils le font souvent avec des moyens limités. L’effort principal porte sur la cohérence du propos, plutôt que sur le spectaculaire.

Dans les journaux, la visibilité de ces événements sert aussi d’indicateur. Quand les expositions continuent, cela signifie que certaines galeries ou institutions restent capables de financer un minimum de production. Cela signifie aussi que des publics existent, même réduits. Dans une économie culturelle fragilisée, cette continuité est déjà un résultat.

Livre et édition: la culture écrite face à la crise de distribution

La culture écrite reste un terrain de tension. Les parutions existent, mais la distribution est difficile. Les coûts d’impression ont augmenté. Le prix du livre est devenu un sujet. Et la circulation régionale est plus compliquée. Dans la presse libanaise, les pages culturelles traitent souvent ces difficultés de manière indirecte, à travers des annonces, des rencontres, ou des échos de salons. Nahar du 12 février 2026, en maintenant des éléments culturels dans son édition, reflète cette continuité sous contrainte.

Le livre reste aussi un espace d’identité. Dans un pays très polarisé, la littérature est l’un des rares domaines où la complexité peut être assumée sans obligation de camp. Elle peut aussi être un espace de critique sociale. Cette fonction est d’autant plus importante que les débats publics sont souvent dominés par l’urgence sécuritaire et politique.

La crise de distribution renforce néanmoins un risque. Les œuvres libanaises peuvent se retrouver confinées à un public limité. Le marché local est petit. Les exportations culturelles dépendent de réseaux et de foires. Le maintien d’un agenda culturel, même minimal, est donc aussi une manière de préserver des circuits d’échanges.

Culture et politique: la sociabilité officielle comme scène culturelle indirecte

Dans le contexte libanais, la frontière entre culture et vie publique est souvent floue. Al Sharq du 12 février 2026 publie une couverture d’événement où apparaissent des responsables municipaux et administratifs, ainsi que des figures politiques, dans une scène de réception. Ce type de séquence n’est pas une critique culturelle au sens strict. Pourtant, il dit quelque chose du fonctionnement du secteur. Les événements culturels, ou para-culturels, servent souvent à maintenir des réseaux de soutien, des patronages et des relations avec des ambassades.

Ce mécanisme est ancien. Il s’est accentué avec la crise. Quand l’État a peu de moyens pour subventionner, le secteur culturel cherche des relais. Les ambassades, les fondations et les sponsors deviennent des points d’appui. La présence de responsables municipaux ou politiques dans ces scènes n’est pas neutre. Elle signale un lien entre la visibilité culturelle et la légitimité publique.

Dans une ville comme Beyrouth, les municipalités peuvent aussi jouer un rôle indirect, en facilitant des autorisations, en soutenant des initiatives locales ou en donnant accès à certains espaces. Cette dimension de gouvernance culturelle reste souvent invisible, mais elle conditionne la capacité d’organiser.

Patrimoine et identité: la culture comme langage de cohésion

La culture sert aussi de langage de cohésion. Dans un Liban traversé par des tensions, les œuvres, les concerts et les expositions produisent un effet de rassemblement limité, mais réel. Ils créent des moments où la société se rencontre autrement que par la politique. Ils construisent aussi une identité urbaine. Beyrouth se pense souvent comme capitale culturelle malgré la crise. La persistance d’un agenda, même réduit, alimente ce récit.

Cette cohésion a ses limites. Les publics sont segmentés. Les prix excluent. Les déplacements sont difficiles. Mais la culture continue de produire une forme de lien social. Elle donne un cadre aux conversations. Elle permet aussi d’aborder des thèmes difficiles, comme la violence, l’exil et la mémoire, dans des formes moins frontales que le débat politique.

Création et économie: précarité des artistes et survie des lieux

Derrière l’agenda se trouve une économie fragile. Les artistes vivent souvent d’activités multiples. Les lieux dépendent d’une fréquentation fluctuante. Les paiements en devises ou en livres sont une question permanente. Même lorsque la presse annonce un concert, la réalité économique peut être rude. Les cachets sont négociés au plus bas. Les productions sont allégées. Les scénographies sont réduites. Pourtant, la création persiste.

Cette précarité produit un paradoxe. Elle peut freiner la production. Mais elle peut aussi stimuler des formes plus inventives, plus légères, plus mobiles. Les initiatives “pop-up” et les collaborations deviennent des solutions. Les artistes s’appuient sur des réseaux personnels. Ils misent sur des partenariats.

Dans ce contexte, la visibilité offerte par la presse compte. Elle peut faire venir un public. Elle peut donner une légitimité. Elle peut aussi attirer un sponsor. Les journaux, en conservant des rubriques culturelles, contribuent à maintenir un espace public pour la création.

Agenda synthétique en continu: ce que l’édition du 12 février met en avant

Les sources du jour privilégient un format d’agenda, avec des rendez-vous annoncés et des sorties culturelles à Beyrouth, dans Nahar du 12 février 2026. Le registre est celui d’une culture du quotidien, faite de concerts, d’expositions et d’activités urbaines.

L’autre registre visible est celui de la sociabilité officielle et des scènes de réception, dans Al Sharq du 12 février 2026, qui montrent comment la culture, la diplomatie sociale et les réseaux municipaux se croisent dans la capitale.

Ces deux registres, mis ensemble, dessinent une culture libanaise qui tient par des programmes réguliers et par des réseaux de soutien. Elle avance sans grand discours. Elle avance par rendez-vous. Elle avance par présence. Elle avance surtout par la volonté de continuer à produire, à exposer, à jouer et à écrire, malgré un environnement économique et politique instable.

Sport: Finale de la Coupe du Liban, débat sur le basket et inquiétudes sanitaires après un drame en course à pied

Football libanais: Hikmeh Beyrouth et Nejmeh en finale après deux matchs aux tirs au but

La principale actualité sportive libanaise du 12 février 2026 est la qualification de Hikmeh Beyrouth et de Nejmeh pour la finale de la Coupe du Liban de football, au terme de deux demi-finales conclues aux tirs au but. Ad Diyar du 12 février 2026 rapporte que Hikmeh Beyrouth s’est qualifié face à Al Ahed après un match fermé, terminé sur un score nul et vierge à l’issue du temps réglementaire, avant une victoire aux tirs au but. Le journal situe la rencontre au stade Camille Chamoun Sports City et présente la qualification comme un premier jalon vers un titre très disputé cette saison.

Dans la seconde demi-finale, le même quotidien indique que Nejmeh a éliminé Jouya, également aux tirs au but, après un match terminé sur un score de 1-1 dans le temps réglementaire. Ad Diyar du 12 février 2026 précise que Nejmeh a ouvert le score par Ali Al Fadl à la dixième minute, puis que Jouya a égalisé par Hassan Qaafarani à la vingt-deuxième minute, avant que la séance de tirs au but ne bascule en faveur de Nejmeh.

Al Liwa’ du 12 février 2026 insiste sur le rôle du gardien de Nejmeh, Mustafa Matar, présenté comme décisif. Le quotidien explique qu’il a conduit son équipe vers la finale en arrêtant trois tirs au but lors de la séance, dans un match disputé au stade municipal de Jounieh. Le texte rappelle aussi la chronologie du score, avec l’ouverture du score d’Ali Al Fadl et l’égalisation de Hassan Qaafarani, avant la décision aux tirs au but.

Le fait que les deux demi-finales se soient jouées au détail, sans but pour l’une, et avec un score serré pour l’autre, nourrit une lecture sportive claire. Les équipes ont privilégié la prudence et la gestion du risque. Dans une compétition à élimination directe, la priorité devient souvent d’éviter l’erreur, surtout quand les forces paraissent proches. L’issue aux tirs au but, à deux reprises, souligne aussi l’importance de la préparation mentale, du choix des tireurs et du rôle des gardiens, devenu l’élément le plus décisif de la séquence.

Ad Diyar du 12 février 2026 indique que la finale opposera Hikmeh Beyrouth à Nejmeh, ce qui transforme l’affiche en rendez-vous très attendu. La rencontre met en regard deux identités sportives fortes, avec des publics mobilisés et une charge symbolique qui dépasse souvent le terrain.

Tribune et émotion: le football comme espace de solidarité après le choc de Tripoli

Au-delà du résultat sportif, Al Liwa’ du 12 février 2026 rapporte un geste marquant dans les tribunes lors de la demi-finale de Nejmeh. Le quotidien évoque l’affichage d’une grande banderole de solidarité liée au drame de Tripoli, avec une référence à l’unité entre Tripoli et le Sud, ainsi qu’une mention au jeune Ali Hassan Jaber, présenté comme victime du drame lié à l’immeuble effondré. Le texte décrit cette initiative comme un signe public de soutien de la part des supporters de Nejmeh envers les familles touchées.

Cette séquence rappelle un trait constant du sport au Liban. Le stade n’est pas seulement un lieu de compétition. Il devient souvent une scène sociale, où les émotions collectives s’expriment, où la solidarité se montre, et où des drames du quotidien trouvent un écho public. Dans un pays où la crise rend les filets sociaux faibles, la capacité des tribunes à produire un geste symbolique est parfois l’un des rares canaux visibles de soutien, même lorsqu’il ne remplace pas l’action publique.

Basket: tension institutionnelle et conflit de communication entre fédération et clubs

L’autre point saillant de la rubrique sport concerne le basket, non pas par un résultat, mais par un climat de controverse. Al Liwa’ du 12 février 2026 annonce que la Fédération libanaise de basket doit tenir une conférence de presse à 17 heures, à son siège sur l’autoroute de Jal El Dib. Le quotidien précise que la conférence est annoncée sans divulgation préalable de son contenu, et mentionne qu’elle pourrait servir à répondre à une position publique récente du club Hikmeh, dans un contexte de débat sur la signature d’un joueur par un autre club.

Cette information, même brève, est révélatrice d’un problème récurrent dans le sport libanais. Les conflits se déplacent souvent du terrain vers la gouvernance, et de la gouvernance vers la communication. La conférence de presse devient alors un instrument de cadrage, destiné à reprendre la main sur un récit qui circule déjà dans les milieux sportifs et sur les réseaux. Le fait que le contenu ne soit pas détaillé à l’avance ajoute une dimension de tension, car l’annonce elle-même produit un effet d’attente et de polarisation, surtout lorsque des clubs majeurs sont cités.

Dans un paysage sportif sous contrainte financière, les conflits sur les signatures, les licences, ou les conditions de transfert peuvent prendre une valeur plus large. Ils touchent à l’équité, aux règles et à la crédibilité des institutions. Ils touchent aussi à la confiance du public. Une fédération qui communique pour répondre à une polémique cherche souvent à protéger deux choses en même temps, la légalité des procédures et la légitimité de son arbitrage.

Course à pied: choc sanitaire après la mort d’un adolescent lors d’un marathon à Jbeil

Un autre fait marquant, à l’intersection du sport et de la santé, apparaît dans Nahar du 12 février 2026. Le quotidien rapporte la mort d’un jeune de 17 ans, Mohammad Ali Daaboul, survenue lors de sa participation à un marathon à Jbeil, après un arrêt cardiaque soudain. Nahar du 12 février 2026 précise que le jeune est décédé sur place, malgré les tentatives de secours, et indique qu’aucune pathologie cardiaque connue n’avait été identifiée auparavant, selon ce qui a circulé.

Cette nouvelle pose une question sportive immédiate, celle de la prévention et de l’encadrement médical des épreuves d’endurance. Le sujet est sensible, car il touche à la pratique amateur, très répandue, et à la multiplication d’événements populaires qui attirent des adolescents et de jeunes adultes. Elle renvoie aussi à la capacité des organisateurs à imposer des contrôles, à assurer une couverture médicale suffisante et à réagir vite en cas d’urgence.

Dans un pays où le système hospitalier et les services d’urgence sont déjà sous tension, ce type de drame devient aussi un indicateur social. Il rappelle que le sport de masse exige des moyens, des protocoles et des ressources. Il rappelle également que la culture de l’effort, souvent valorisée, doit être accompagnée d’une culture de dépistage et de prudence, surtout chez les plus jeunes.

Football européen et économie du sport: la Premier League comme modèle de puissance financière

La presse libanaise consacre aussi une place à l’économie du sport mondial, avec une lecture centrée sur le football européen. Nahar du 12 février 2026 publie un développement sur la domination financière de la Premier League, en évoquant les prix des joueurs, les droits télévisés et les revenus de sponsoring comme facteurs d’un écart structurel avec les autres championnats européens. Le quotidien présente ce phénomène comme une “inondation” de milliards qui redessine les rapports de force, tout en rappelant la compétition économique persistante entre l’Espagne et l’Italie.

Ce type d’analyse intéresse aussi le public libanais, car il agit comme un contraste. D’un côté, un sport mondial dopé par des flux de capitaux. De l’autre, un sport local où les clubs luttent pour financer les déplacements, les équipements et parfois les salaires. Le décalage nourrit une frustration, mais aussi une fascination. Il explique pourquoi les audiences libanaises restent très tournées vers les affiches européennes, même lorsque le football local produit des rendez-vous majeurs comme une finale de coupe.

Ad Diyar du 12 février 2026 illustre ce lien entre sport local et imaginaire global en mentionnant l’énorme suivi médiatique d’un sommet entre Liverpool et Manchester City, décrit comme ayant attiré une attention massive, avec un résultat présenté comme spectaculaire. Même lorsque l’événement se situe hors du Liban, il structure les discussions sportives et il occupe une partie du temps médiatique, parfois au détriment des compétitions locales.

Sport régional et international: informations de résultats et blessures comme baromètre

Les journaux couvrent aussi des séquences sportives internationales sous forme de brèves. Al Quds du 12 février 2026 propose une page sport structurée autour de compétitions européennes, avec un focus sur la Coupe d’Italie et une qualification décrite comme surprise, décidée aux tirs au but, ainsi qu’un calendrier des prochaines étapes de la compétition.

Al Arabi Al Jadid du 12 février 2026 publie, de son côté, des brèves sur le tennis et sur une blessure touchant un joueur espagnol, en donnant des détails de résultats et de conséquences sportives. Ces informations ont un rôle spécifique dans la presse libanaise. Elles entretiennent une connexion avec l’actualité sportive mondiale, elles alimentent le débat sur la performance et sur la gestion des joueurs, et elles offrent un contraste avec les réalités locales.

Une séquence libanaise dominée par la finale de coupe et les tensions de gouvernance

La journée sportive du 12 février 2026 se lit donc à travers trois niveaux. D’abord, un niveau de compétition, avec une finale de Coupe du Liban qui se dessine entre Hikmeh Beyrouth et Nejmeh, après deux demi-finales décidées aux tirs au but, et avec des détails précis sur les buteurs et sur l’impact de Mustafa Matar dans la qualification de Nejmeh.

Ensuite, un niveau institutionnel, avec une annonce de conférence de presse de la Fédération de basket, dans un climat de controverses et de réponses attendues, signe d’une gouvernance sportive encore fragile et souvent conflictuelle.

Enfin, un niveau humain, avec le drame rapporté par Nahar du 12 février 2026 autour de la mort d’un adolescent lors d’une course à Jbeil, qui transforme une pratique sportive populaire en sujet de prévention, de responsabilité et de sécurité sanitaire.

Technologie: Intelligence artificielle, ruée vers l’informatique et nouveaux modèles de financement

Une accélération mondiale qui redessine les priorités

La technologie est traitée dans les sources du 12 février 2026 comme un double mouvement. D’un côté, une accélération mondiale de l’intelligence artificielle et de la numérisation. De l’autre, une adaptation locale, souvent contrainte, où la question n’est pas seulement l’innovation, mais la capacité à financer, à former, et à absorber la transformation sans créer de nouvelles fractures sociales.

Cette tension traverse les pages économiques et sociales. Elle relie le débat sur l’emploi, le choix des filières universitaires, et les stratégies des grandes entreprises mondiales. Elle relie aussi des sujets de politique publique, comme la gestion des ressources et des infrastructures, où les outils numériques deviennent des instruments de planification plutôt que de simple modernité.

Marché du travail: l’IA comme promesse et comme menace

Al Akhbar du 12 février 2026 place la question de l’emploi au centre de sa lecture technologique. Le journal insiste sur l’idée que la numérisation et l’intelligence artificielle vont remplacer une partie des tâches humaines dans plusieurs secteurs, et que cette substitution est déjà anticipée par une part importante des employeurs sur un horizon de quelques années. Le texte met en avant un enjeu clé, celui de la recomposition des métiers et des compétences. Il ne s’agit plus seulement de trouver un emploi, mais de trouver une compétence qui reste utile dans un marché en transformation rapide.

Ce type de message a une résonance particulière au Liban. La crise économique a déjà déplacé le marché du travail vers des emplois précaires, des revenus fragmentés et une dépendance accrue aux opportunités à l’étranger. Lorsque la presse insiste sur une substitution technologique, elle ajoute une inquiétude nouvelle. Même des métiers tertiaires, longtemps vus comme plus sûrs, peuvent être touchés. Le risque n’est pas seulement la disparition de postes. C’est aussi la dévalorisation de parcours entiers, lorsque la formation ne correspond plus aux besoins.

Al Akhbar du 12 février 2026 souligne ainsi la nécessité de revoir les métiers et les compétences. Cette perspective met la formation au cœur de la politique technologique. Or, au Liban, la formation est souvent laissée au secteur privé et à l’initiative individuelle. La transformation annoncée devient donc un test d’inégalités. Ceux qui peuvent se former s’adaptent. Ceux qui ne peuvent pas s’enferment dans des niches vulnérables.

Universités et orientation: ruée vers l’informatique et désillusion possible

Le même quotidien développe un angle très concret sur l’orientation des étudiants. Al Akhbar du 12 février 2026 décrit une ruée vers les études d’informatique, portée par l’idée d’une « carrière de rêve » et par la réputation d’un secteur supposé offrir des opportunités rapides. Le journal met toutefois en garde contre une orientation « non maîtrisée », en expliquant que le marché n’absorbe pas nécessairement le volume de diplômés, surtout quand une partie d’entre eux n’est pas prête à travailler immédiatement et a besoin d’une formation complémentaire. Le texte insiste aussi sur une évolution du centre de gravité, avec un glissement vers des spécialisations liées à l’intelligence artificielle.

Cette mise en garde est significative. Elle révèle un décalage entre l’imaginaire collectif et la réalité du marché. Au Liban, les familles cherchent des filières “rentables”, capables d’ouvrir un emploi à l’étranger ou en devises. L’informatique a longtemps joué ce rôle. Mais Al Akhbar du 12 février 2026 suggère que la simple étiquette « informatique » ne suffit plus. Le marché veut des compétences spécifiques. Il veut aussi des profils capables de produire, pas seulement de détenir un diplôme.

La conséquence sociale est immédiate. Si la ruée se poursuit sans accompagnement, elle peut produire une vague de diplômés déçus. Ils seront trop nombreux dans certaines spécialités, et pas assez outillés dans les spécialités demandées. Le risque n’est pas théorique. Il s’observe déjà dans d’autres secteurs, où des diplômés se retrouvent dans des emplois sans rapport avec leur formation.

Dans cette perspective, le thème de l’intelligence artificielle devient un filtre. Il ne s’agit plus d’apprendre des bases générales. Il s’agit d’aller vers des domaines précis, comme l’analyse de données, l’apprentissage automatique, la cybersécurité, ou l’ingénierie des systèmes. La presse, en mettant en avant cette transition, reflète une hiérarchie nouvelle dans le monde du travail.

Financement: Google et la logique des investissements de long terme

L’autre volet technologique mis en avant dans les sources est celui du financement. Nahar du 12 février 2026 souligne que Google a émis des obligations sur cent ans, en lien avec ses investissements dans l’intelligence artificielle. La durée, exceptionnelle, illustre une stratégie industrielle. Elle indique que les grandes entreprises anticipent des cycles très longs, avec des besoins massifs en capitaux, notamment pour l’infrastructure, les centres de données et les talents.

L’information est importante parce qu’elle montre une différence de monde entre les géants technologiques et les économies fragiles. Quand une entreprise peut lever des fonds sur cent ans, elle peut amortir des investissements colossaux. Elle peut absorber des pertes temporaires. Elle peut aussi structurer un écosystème complet, de la recherche à la commercialisation. À l’inverse, une économie comme celle du Liban, qui manque de crédit stable et de financement à long terme, peine à soutenir des projets technologiques durables.

Ce contraste nourrit une question stratégique. Comment un pays en crise peut-il se positionner dans une économie mondiale où l’IA exige des investissements lourds et continus. Le Liban a des talents, mais il manque de structures de financement. La presse, en signalant l’ampleur des investissements mondiaux, rappelle que la compétition se joue aussi sur la capacité à financer l’avenir, pas seulement à produire des idées.

Eau, climat et technologie: l’IA comme outil de gestion publique

La technologie apparaît aussi comme un levier de gestion des ressources. Nahar du 12 février 2026 publie un sujet consacré à des “techniques intelligentes” pour un futur hydrique plus durable en Jordanie, en mettant en avant l’usage de l’intelligence artificielle pour soutenir la prévision climatique et améliorer la gestion des ressources en eau.

Même si l’exemple concerne un pays voisin, l’écho libanais est évident. Le Liban souffre de problèmes de réseau, de pertes, de gouvernance et de planification. Les épisodes de sécheresse et les irrégularités de précipitation rendent la gestion plus difficile. L’idée que l’IA peut améliorer la prévision et l’allocation des ressources renvoie à une question simple. La modernisation technologique peut-elle compenser une partie des failles institutionnelles.

Ce type d’approche ne remplace pas les infrastructures. Mais il peut réduire le gaspillage. Il peut aussi améliorer la décision, en anticipant les pics de demande, les périodes de stress hydrique, et les besoins de maintenance. Dans une région où l’eau est un sujet politique, la technologie devient un outil de souveraineté technique.

Écosystème libanais: opportunités, mais risque d’inégalités accrues

Les éléments technologiques relevés dans les sources du 12 février 2026 convergent vers une réalité libanaise. Le pays se trouve devant une fenêtre d’opportunité, mais cette fenêtre est fragile. L’opportunité repose sur les compétences humaines, sur la diaspora, et sur la capacité à travailler à distance pour des marchés en devises. Le risque repose sur la fragmentation sociale. Si la formation et l’accès aux outils restent inégaux, la technologie peut creuser la distance entre deux Libans.

D’un côté, un Liban capable de capter des contrats extérieurs, de travailler en télétravail, et de monter en compétence sur l’IA. De l’autre, un Liban qui reste hors du marché numérique, faute d’équipement, de formation, et parfois même d’électricité stable. La ruée vers l’informatique décrite par Al Akhbar du 12 février 2026 doit donc être lue comme un signal. Les familles cherchent une sortie. Mais sans politique d’orientation et sans qualité de formation, la sortie peut se transformer en impasse.

La question du contenu pédagogique devient centrale. Former à des bases générales ne suffit plus. Le marché demande des compétences appliquées. Il demande des projets, des stages, et des certifications. Il demande aussi une maîtrise de pratiques professionnelles. C’est précisément le point de friction que souligne Al Akhbar du 12 février 2026 quand il évoque des diplômés “pas immédiatement prêts”.

Entreprises et administration: moderniser sans perdre la confiance

Dans une économie fragile, l’adoption de technologies nouvelles dépend aussi de la confiance. Les institutions publiques et certains secteurs sensibles, comme la santé ou les services sociaux, se trouvent sous pression. La numérisation promet de réduire la fraude, d’améliorer le suivi et de renforcer l’efficacité. Mais elle peut aussi être perçue comme un outil de contrôle, surtout dans un pays où la confiance dans l’État est faible.

Le débat sur la lutte contre les abus et sur l’efficacité des systèmes n’est pas isolé du numérique. Plus les procédures se digitalisent, plus les citoyens demandent des garanties de transparence et d’équité. La technologie doit donc être associée à des règles. Sans règles, elle risque d’être rejetée, ou d’être capturée par des réseaux.

Une technologie qui impose une politique de compétences

En filigrane, les sources du 12 février 2026 décrivent une technologie qui n’est plus un secteur, mais une infrastructure sociale. Al Akhbar du 12 février 2026 parle de recomposition des métiers et de substitution attendue du travail humain dans plusieurs domaines. Nahar du 12 février 2026 montre que les géants mondiaux financent l’IA sur des horizons gigantesques, ce qui indique une transformation industrielle lourde. Le même journal illustre l’extension de l’IA à des politiques publiques comme l’eau et la prévision climatique. Enfin, Al Akhbar du 12 février 2026 met en garde contre une orientation étudiante guidée par l’illusion, si elle n’est pas accompagnée par une lecture fine du marché et par une montée en spécialisation.

Ce faisceau d’indices conduit à un constat simple. La technologie, au Liban, ne peut pas être pensée comme une vitrine. Elle doit être pensée comme une politique de compétences. Sans stratégie de formation, la promesse de l’IA deviendra une source de frustration. Sans financement stable, l’innovation restera isolée. Et sans gouvernance, la numérisation risque d’accroître la méfiance au lieu de produire de l’efficacité.

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