Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération « Lion dressé », une série de frappes aériennes contre des sites nucléaires et militaires en Iran, incluant Natanz et Fordow. À 10h55 GMT, les informations disponibles permettent d’évaluer la présence de signes de radioactivité et de déterminer si des installations nucléaires ont été touchées. Voici un point basé sur les données actuelles.
Signes de radioactivité
À 03h56 GMT, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que le site d’enrichissement d’uranium de Natanz a été visé par les frappes israéliennes. À 05h58 GMT, l’AIEA a indiqué qu’aucune augmentation des niveaux de radiation n’a été observée à Natanz, selon les autorités iraniennes. À 07h08 GMT, l’AIEA a également précisé que le site nucléaire d’Ispahan n’a pas été affecté, renforçant l’absence de contamination radioactive dans cette région.
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Cependant, à 10h55 GMT, le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a rapporté une « contamination chimique et radioactive » à l’intérieur du site de Natanz, tout en précisant qu’aucune contamination n’a été détectée à l’extérieur et qu’il n’y a « pas lieu de s’inquiéter ». Cette déclaration, relayée par des médias étatiques iraniens, suggère une contamination limitée, probablement liée aux dégâts sur les infrastructures, mais sans impact environnemental ou sanitaire significatif à ce stade.
Installations nucléaires touchées
L’armée israélienne a revendiqué, à 04h15 GMT, avoir ciblé des installations nucléaires, notamment Natanz, qualifié de « plus grand site d’enrichissement d’uranium » de l’Iran. À 07h37 GMT, elle a détaillé que les installations souterraines de Natanz, incluant un hall d’enrichissement avec des centrifugeuses, des salles électriques et d’autres infrastructures, ont été touchées. Des images diffusées par la télévision iranienne à 05h30 GMT ont montré une épaisse fumée s’élevant du site, confirmant des dégâts. À 11h20 GMT, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a reconnu que la plupart des dommages à Natanz étaient « en surface », sans victimes sur le site.
En revanche, à 07h05 GMT, l’AIEA a indiqué que le site de Fordow, également visé selon des rapports initiaux, n’a pas été affecté. Les sites d’Ispahan et de Bushehr, mentionnés dans des spéculations, n’ont pas non plus été touchés, selon les déclarations de l’AIEA à 05h58 GMT et 07h08 GMT. À 08h37 GMT, des explosions près de Tabriz, Kermanshah et Arak, où se trouvent des réacteurs ou centres de recherche nucléaires, ont été signalées, mais sans confirmation de dommages à des installations nucléaires spécifiques dans ces zones.
Contexte
Les frappes israéliennes, mobilisant 200 avions de combat, ont visé une centaine de cibles, dont des sites nucléaires, dans le cadre d’une opération qualifiée de « préventive » par le ministre israélien de la Défense Israël Katz à 04h30 GMT. Israël accuse l’Iran d’approcher un « point de non-retour » dans son programme nucléaire, avec un stock d’uranium enrichi à 60 %, proche du seuil militaire. À 06h15 GMT, Téhéran a dénoncé une « déclaration de guerre », promettant une riposte, tandis que des drones ont été lancés vers Israël à 07h35 GMT.
Les sites de Natanz et Fordow, centraux dans l’enrichissement d’uranium, sont des cibles stratégiques. Natanz, en particulier, a été visé à plusieurs reprises par des sabotages israéliens, comme l’attaque de Stuxnet en 2010 ou des explosions en 2021. Les déclarations iraniennes minimisant les dégâts à Natanz, combinées à l’absence de hausse de radioactivité signalée par l’AIEA, suggèrent que les dommages, bien que réels, n’ont pas entraîné de fuite radioactive significative à ce stade.



