Tag: État libanais
Négocier avec Israël, miroir du vrai pouvoir libanais
La question des négociations avec Israël révèle la fragmentation du pouvoir libanais. Entre présidence, gouvernement, Nabih Berri et Hezbollah, la Constitution ne suffit pas à définir qui décide réellement. Ce dossier expose l’écart entre légalité institutionnelle et rapport de force stratégique dans un Liban aux centres de pouvoir multiples.
Ils parlent comme l’État, mais pensent encore comme Damas
Dans cette tribune, Bernard Raymond Jabre soutient que la crise libanaise est aussi mentale et institutionnelle. Selon lui, une partie de l’État reste marquée par la tutelle syrienne, incapable de penser pleinement la souveraineté face au Hezbollah. Le vrai chantier du Liban serait donc doctrinal, culturel et profondément politique.
Le Hezbollah, pivot incontournable de la politique locale
Affaibli militairement mais toujours central, le Hezbollah demeure le pivot de la politique locale libanaise. Entre pouvoir armé, ancrage social et influence régionale, il impose ses équilibres à l’État, au gouvernement et aux acteurs étrangers, bloquant l’émergence d’une souveraineté pleine et d’une décision nationale commune au Liban.
La justice militaire sous tension : ce que révèle l’affaire des éléments du Hezbollah...
La libération sous caution de trois éléments liés au Hezbollah met la justice militaire libanaise sous pression. Derrière une affaire apparemment mineure, se révèlent les fragilités de l’État, les limites de la fermeté affichée par Nawaf Salam et le fossé persistant entre la loi proclamée et son application réelle.
Entre paix annoncée et frappes réelles : la contradiction libanaise du 10 mars
Le 10 mars 2026, le Liban a illustré toute sa contradiction : un discours officiel de paix coexistait avec des frappes, des bombardements et une escalade bien réelle. Entre diplomatie sous pression, souveraineté fragmentée et guerre persistante, l’État tente d’incarner une issue sans pouvoir imposer seul le rythme des événements.
Guerre au Liban : quand toute l’actualité se replie sur la survie nationale
La guerre au Liban ne se limite plus au front sud : elle absorbe politique, économie, institutions et vie quotidienne. Bombardements, déplacés, pression sur l’armée et affrontement régional redéfinissent désormais la question centrale du pays : comment préserver la survie nationale, la cohésion sociale et la capacité même de l’État à tenir.
Souveraineté, négociation, résistance : le vocabulaire d’une crise existentielle
Au Liban, les mots souveraineté, négociation et résistance ne décrivent plus seulement la crise : ils en sont devenus l’un des champs de bataille. Derrière ce vocabulaire se joue une confrontation sur l’État, la guerre, la légitimité et le modèle de pays qui pourrait émerger après la phase actuelle du conflit.
Revue de presse : le Liban pris dans l’élargissement de la guerre et l’urgence...
La presse libanaise du 7 mars 2026 décrit un Liban frappé par l’élargissement de la guerre, entre bombardements, déplacés et crise d’autorité. Derrière l’urgence humanitaire, les journaux posent une question centrale : l’État peut-il reprendre seul la décision de guerre et de paix dans un pays sous pression ?
Conférence de Paris sur l’armée: l’aide internationale mise au service d’un État sous contrainte
Le 5 mars 2026, Paris réunit une conférence pour soutenir l’armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure, coprésidée par Emmanuel Macron et Joseph Aoun. L’objectif: une aide coordonnée et durable (salaires, carburant, maintenance, équipement) pour éviter un vide sécuritaire, malgré les risques de politisation et de discontinuité.
Revue de presse: l’État verrouille le dossier des armes sur fond de tension régionale,...
L’exécutif libanais durcit sa ligne sur l’exclusivité des armes, synchronisant les messages de Baabda et de Dubaï pour éviter un glissement vers la guerre. Entre réplique du Hezbollah, pression au Sud et enjeux régionaux, l’État lie souveraineté, élections de mai 2026 et reconstruction massivement sous-financée.
Le groupe al-Habtoor ferme ses opérations au Liban et attaque en justice l’État pour...
Le groupe émirati al-Habtoor annonce la fermeture de ses opérations au Liban et une plainte contre l’État et la Banque du Liban pour 1,7 milliard de dollars de pertes. Le conglomérat dénonce les dépôts gelés et l’opacité des banques depuis 2019, révélant l’urgence d’une restructuration bancaire crédible.
Dépôts: la riposte du droit contre la logique de plafonnement
Au Liban, la riposte juridique des déposants conteste la logique de plafonnement des retraits. Le dépôt n’est pas un produit mais une obligation de restitution, protégée par le droit et des principes constitutionnels. Les critiques visent les certificats de dépôt, l’étalement sans garanties et l’impunité en cas de faute lourde.
Revue de presse: 2026, le test de l’État entre hégémonie des armes, pression extérieure...
À l’aube de 2026, le Liban affronte un triple test : monopolisation des armes par l’État, pression régionale après l’échange Trump–Netanyahou, et bataille parlementaire sur la loi de « fracture financière » pour les dépôts. Budget 2026, session extraordinaire et élections cristallisent une crédibilité institutionnelle fragile dans un climat d’entre-deux.
La liquidité sans justice est une violence
Au Liban, la crise financière n’est pas qu’un problème de liquidité: c’est une rupture de responsabilité. Sans audit, vérité et justice, injecter de l’argent ne fait que prolonger le système qui transfère les pertes aux plus faibles. Seule une justice institutionnelle rend la liquidité durable et utile à l’économie réelle.















