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Réformes financières: le duel silencieux entre gouvernement, Parlement et Banque du Liban
Le bras de fer sur les réformes financières s’intensifie au Liban: le gouvernement conteste une dette envers la Banque du Liban malgré un mémorandum évoquant 16,5 milliards de dollars. Karim Souaid pousse à clarifier les chiffres, tandis que députés et banques dénoncent un texte sur l’écart financier jugé incomplet. Au centre: le partage des pertes.
Pas de troïka, mais une coordination: comment Baabda, Aïn el-Tiné et le Grand Sérail...
Accusée de ressusciter une « troïka », l’entente entre Baabda, Aïn el-Tiné et le Grand Sérail est présentée comme une simple coordination de travail. Joseph Aoun revendique un rôle d’arbitre, défend le dialogue avec Nabih Berri et Nawaf Salam, et relie cette méthode à des dossiers clés: législatives, réforme bancaire et sécurité.
Nawaf Salam face aux chiffres: l’origine des 16,5 milliards et la bataille du “reconnu...
La Banque du Liban presse Nawaf Salam de clarifier la dette de l’État, évaluée à 16,5 milliards de dollars malgré un mémorandum signé avec le ministère des Finances. Karim Souaid affirme que le montant est reconnu mais qu’il ne serait qu’un tiers d’un total proche de 50 milliards, évoquant aussi 35 milliards de “demandes non régulières”. Le duel bloque la loi sur l’écart financier.
Législatives: ce qui peut encore faire dérailler le calendrier
Joseph Aoun fixe une ligne rouge sur les législatives: « interdit de les reporter ». Le président renvoie le Parlement à ses responsabilités face au risque d’un “report technique” via délais, décrets ou vote des expatriés. Dans un climat sécuritaire tendu, l’enjeu devient la capacité de l’État à verrouiller date, transparence et sécurité du scrutin.
Le président libanais Joseph Aoun s’exprime à la télévision pour marquer l’anniversaire de son...
À l’occasion du premier anniversaire de son élection, Joseph Aoun s’exprime sur Télé Liban et dresse le bilan de sa présidence. Sécurité au Sud, résolution 1701, frappes israéliennes, monopole des armes, réformes économiques et négociations avec le FMI: le chef de l’État fixe sa feuille de route et revendique un rôle d’arbitre.
FSDR : un projet de loi contesté sur la restitution des dépôts et ses...
Le gouvernement a adopté le projet de loi FSDR pour rembourser progressivement les dépôts gelés depuis 2019. Petits comptes payés en cash, dépôts convertis en titres ABS adossés aux actifs de la BDL. Le mécanisme, jugé fragile et inéquitable, est critiqué par économistes, BDL et FMI avant le débat parlementaire.
Dépôts bancaires: le Parlement sous la colère, et les banques face à leurs responsabilités
La loi d’intizâm financier sur la restitution des dépôts arrive au Parlement sous la colère des déposants et la riposte des banques. L’Association des banques dénonce un texte « sans chiffres », tandis que le débat se durcit sur la liquidité, le partage des pertes et la reddition de comptes entre État, Banque du Liban et secteur bancaire.
Loi de l’intizâm financier, taxe Sayrafa, énergie: l’économie libanaise avance sous contrainte
Au Liban, la loi d’intizâm financier sur la restitution des dépôts arrive au Parlement déjà contestée pour son absence de chiffres et le partage des pertes. Le ministère précise la taxe Sayrafa sur les opérations 2021-2023. L’énergie devient un test pour le gouvernement, alors que l’instabilité sécuritaire pèse toujours fortement.
La sélection invisible: comment les banques ont organisé la sortie des privilégiés et enfermé...
La crise bancaire libanaise a instauré une sélection invisible: sans loi de contrôle des capitaux, les banques ont appliqué des restrictions inégales, permettant aux plus connectés de transférer ou convertir, tandis que la majorité reste prisonnière.
Session extraordinaire: ce que le Parlement va réellement pouvoir voter
Du 2 janvier au 1er mars 2026, le Parlement libanais tient une session extraordinaire dominée par trois batailles: budget 2026, loi du « fossé financier » sur les dépôts, et pression sécuritaire du Sud. Entre exigences de réformes et calculs politiques, les votes dépendront d’amendements, délais et exceptions dès janvier.
FMI: attente, messages, méthode contestée
Fin 2025, le Liban reste sans programme avec le FMI malgré des signaux politiques. Le blocage tient moins au manque de textes qu’à l’absence de preuves d’exécution: budget, secret bancaire, réforme bancaire et loi du « fossé financier ». Seuil 100 000 dollars, maturités longues, pauvreté et économie cash fragilisent la confiance.
Fracture financière: ce que veulent changer syndicats, caisses, banques, Parlement
La loi sur le « fossé financier » arrive au Parlement comme cadre de réforme, mais chaque acteur la lit comme une répartition de pertes. Syndicats et caisses veulent protéger les fonds sociaux, les banques réduire leur exposition, les députés rendre le texte votable. Le seuil 100 000 dollars et l’idée d’actifs souverains cristallisent la bataille.
La recapitalisation fantôme: comment les banques veulent survivre sans capital, et faire payer l’attente
Au Liban, la “recapitalisation fantôme” permet aux banques de survivre sans capital frais en transformant l’attente en transfert de pertes. Derrière les promesses de stabilité, la crise se prolonge par décote, délais et instruments papier. Sans tri bancaire ni apports réels, les déposants restent les otages.
La guerre du cash: comment les banques ont transformé les déposants en otages
Au Liban, les banques ont imposé des restrictions sans loi, transformant les déposants en otages et l’économie en royaume du cash. Taux multiples, délais, inflation et arbitraire ont fait “évaporer” les dépôts. Le débat sur la réforme vise une question centrale: qui paie d’abord, les actionnaires ou la société.















