Tag: Parlement libanais
85% des comptes, 16% de la masse: la loi qui divise pour sauver les...
La réforme financière libanaise se joue sur une arithmétique explosive: 85% des comptes sous 100.000 dollars ne pèsent qu’une fraction des dépôts, tandis que 16% concentrent l’essentiel de la masse. Les banques misent sur seuils, délais et titres pour diviser les déposants et légaliser une confiscation déguisée.
La Gap Law et la question de la responsabilité politique et financière
Bernard Raymond Jabre critique la Gap Law: une loi qui répartit les pertes sans établir les fautes risque de sanctuariser l’impunité. Après l’échec du plan Lazard, il dénonce l’absence de capital controls, les transferts sélectifs et la dilution des responsabilités entre État, Banque du Liban et banques, au détriment des déposants.
Banque du Liban sous Karim Souaid: le paravent idéal des banques, le piège fatal...
Sous Karim Souaid, la Banque du Liban risque de devenir le paravent idéal des banques: absorber les pertes pendant que le secteur se défile. Le texte alerte sur une réforme qui ferait payer la banque centrale et l’État, via inflation et dettes futures, tout en piégeant les déposants avec titres, délais et décotes.
“Entrée vers le FMI”: pourquoi la loi est vendue comme condition et comment les...
La loi sur la faille financière est vendue comme “entrée vers le FMI”, mais l’argument sert surtout les banques. En brandissant l’urgence, elles cherchent une loi floue, amendable, qui socialise les pertes et transforme les déposants en variable d’ajustement. Le FMI juge un plan global: chiffres, transparence, qui paie d’abord.
“Projet amendable”: mise en garde contre l’enterrement politique de la réforme
Qualifié d’« amendable », le projet de loi sur la réforme financière risque surtout d’être neutralisé au Parlement. Amendements, définitions floues et dispositions transitoires peuvent enterrer la hiérarchie des pertes, la recapitalisation et les sanctions. Derrière la promesse de protéger les petits dépôts, le danger est de prolonger l’arbitraire bancaire.
La loi sur la faille financière: du Conseil des ministres au Parlement, la bataille...
Adoptée en Conseil des ministres, la loi sur la “faille financière” arrive au Parlement, où banques et grands déposants joueront leur survie. Sans chiffrage clair, le texte risque de légaliser les restrictions imposées depuis 2019. L’enjeu: hiérarchie des pertes, recapitalisation, protection des dépôts et exécution automatique ou arrangements à la Chambre.
Nabih Berri dit non: comment le Parlement se prépare à tordre la loi financière
Nabih Berri rejette le projet de loi sur la “faille financière” et annonce une bataille d’amendements au Parlement. En jeu: la hiérarchie des pertes, la protection des dépôts jusqu’à 100.000 dollars et la part des banques. Sans chiffres, ce texte légalise l’arbitraire de fait et transfère la charge aux déposants.
Revue de presse: La loi sur le « financial gap » et la restitution...
Le gouvernement libanais relance la loi sur le financial gap pour encadrer la restitution des dépôts gelés depuis 2019. Seuil de 100 000 dollars sur quatre ans, titres jusqu’à vingt ans au-delà, partage des pertes entre État, BDL et banques: les déposants mobilisés dénoncent une légalisation des pertes sans garanties.
Revue de presse: duel parlementaire sur le quorum, et tension sécuritaire au Sud
À Beyrouth, la séance parlementaire du 18 décembre 2025 devient un test de quorum sur fond de bataille autour de la loi électorale et du calendrier des élections. Au Sud, inspections, frappes et allégations de tunnel accentuent la pression sur l’armée, tandis que Paris coordonne une diplomatie d’urgence liée à la FINUL et à la stabilité.
COMMENT LE PARLEMENT A LAISSÉ LES BANQUES ÉCRIRE LA LOI DE LEUR PROPRE FAILLITE
La loi sur la « faille financière » est présentée comme l’outil de la justice pour les déposants, mais elle a été écrite sous l’influence directe des banques. Entre commissions parlementaires sous conflits d’intérêts, alibi du FMI et sacrifices imposés aux épargnants, le texte protège surtout les responsables du système qui a ruiné le pays.
LE PARLEMENT EN TEMPS DE CRISE: D’ORGANE LÉGISLATIF À THÉÂTRE DES LOBBYS
Depuis l’effondrement financier, le Parlement libanais s’est transformé en théâtre des lobbys bancaires, économiques et étrangers. Dans les commissions, textes sur la faille financière, l’électricité ou les télécoms se réécrivent sous influence, tandis que les déposants, salariés et petits acteurs restent sans voix. Une démocratie parlementaire vidée de son intérêt général.
Le prix du silence : la paralysie du Parlement et ses conséquences
Le Parlement libanais, paralysé depuis des mois, symbolise la faillite institutionnelle du pays. Faute de quorum, les réformes et le budget 2025 restent bloqués mais toutefois ils peuvent s'accorder pour doubler leurs salaires. Cette inertie politique aggrave la crise économique, isole le Liban sur la scène internationale et accentue la rupture entre citoyens et classe dirigeante.
Les députés libanais doublent leur salaire pour maintenir la dignité de l’institution et oublient...
Le 21 octobre 2025, le Parlement libanais a doublé la rémunération des députés, de 1 500 à 3 000 $ nets, plus indemnités, tandis que chômage, inflation et blocage de la restructuration bancaire perdurent. Défendu au nom de la “dignité” institutionnelle, ce vote éclair révèle une priorité donnée aux privilèges politiques plutôt qu’aux réformes attendues.
Cap budgétaire, « loi de la faille financière » et calendrier politique
Le gouvernement libanais présente un cap budgétaire « réaliste » et une « loi de la faille financière » censée encadrer les pertes et relancer les réformes. Mais derrière les promesses, les retards structurels persistent. Entre prudence budgétaire et immobilisme politique, la session d’automne devient un test de crédibilité institutionnelle.















