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Tempête iranienne : Missiles et drones s’abattent sur Israël en réponse à « Rising Lion »

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Dans la nuit du 13 au 14 juin 2025, l’Iran a déchaîné une contre-offensive d’envergure, baptisée « Promesse Honnête 3 » (Va’de-ye Sadeq 3), en réponse à l’opération israélienne « Rising Lion », qui a visé des sites nucléaires et militaires iraniens à Natanz, Fordo, Téhéran, Kermanshah, Hamadan, Tabriz et Karaj. Cette riposte a mobilisé environ 150 missiles balistiques, plus de 100 drones et une trentaine de missiles de croisière, visant des cibles stratégiques et urbaines en Israël, notamment Tel-Aviv, Jérusalem, Haifa, Beersheba, le Néguev et la Galilée. Voici un compte rendu détaillé et factuel des armes déployées, des dégâts causés en Israël, y compris au complexe Kiriya abritant le ministère de la Défense et le siège du Mossad, ainsi que des défenses mobilisées, basé sur les informations disponibles au 14 juin 2025 à 10:15 CEST.

Une riposte iranienne massive

L’opération « Rising Lion », déclenchée par Israël dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, a ciblé des infrastructures nucléaires iraniennes, comme Natanz, où l’uranium est enrichi à 60 %, et Fordo, ainsi que des bases militaires stratégiques. Téhéran a rapporté 78 morts, dont des figures clés des Gardiens de la révolution, bien que certaines pertes aient été démenties par les médias iraniens. En réponse, l’Iran a orchestré une attaque visant à démontrer sa capacité à frapper directement le territoire israélien, tout en cherchant à restaurer sa crédibilité militaire et à galvaniser le soutien interne. Cette contre-offensive, coordonnée par les Gardiens de la révolution, a combiné des missiles balistiques, des drones et des missiles de croisière, lancés en deux vagues principales entre le soir du 13 juin et le matin du 14 juin depuis des bases à Karaj, Shiraz et d’autres sites, y compris des silos souterrains à Kermanshah.

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L’arsenal iranien déployé

L’Iran a mobilisé un arsenal diversifié pour maximiser l’impact de sa riposte. Environ 150 missiles balistiques ont été lancés, selon les Forces de défense israéliennes (FDI), bien que l’agence iranienne IRNA avance un chiffre proche de 200. Parmi ces engins, les missiles hypersoniques Fattah, capables d’atteindre des vitesses supérieures à Mach 5 sur une portée de 1 400 km avec une charge de 500 kg, ont été utilisés pour saturer les défenses israéliennes, notamment le Dôme de fer. Leur trajectoire imprévisible a compliqué les interceptions, ciblant Tel-Aviv et Haifa. Le Kheibar Shekan, un missile balistique à longue portée de 2 000 km transportant une charge de 1 500 kg, a été déployé pour la première fois dans ce conflit, visant des bases aériennes comme Nevatim. Les missiles Emad, d’une portée de 1 700 km avec une charge de 750 kg, et Ghadr, atteignant 2 000 km avec une charge de 1 000 kg, ont frappé des infrastructures militaires, comme le complexe Kiriya à Tel-Aviv, ainsi que des zones résidentielles dans le Néguev.

En parallèle, plus de 100 drones, principalement des Shahed-136 et Shahed-238, ont été lancés. Les Shahed-136, drones kamikazes à longue portée de 2 000 km se déplaçant à 180 km/h, sont peu coûteux et conçus pour saturer les défenses antiaériennes. Les Shahed-238, plus rapides grâce à leur propulsion par réaction, ont permis des frappes rapides sur une portée de 1 500 km. Ces drones, formant la première vague, ont détourné l’attention des systèmes de défense israéliens, facilitant la pénétration des missiles balistiques. Une trentaine de missiles de croisière Paveh, d’une portée de 1 650 km et volant à basse altitude pour éviter les radars, ont ciblé des bases aériennes comme Ramon et Nevatim, bien que leur impact ait été limité par leur vitesse réduite de 800 km/h.

Les missiles et drones ont transité par plusieurs espaces aériens régionaux. Des habitants de Tyr, au Liban, ont observé des projectiles lumineux traversant leur ciel en direction de Haifa, confirmant que certains engins ont survolé le territoire libanais. D’autres ont traversé l’Irak et la Jordanie, où des drones ont déclenché des sirènes à Amman.

Défenses israéliennes et soutien international

Israël a déployé ses systèmes de défense multicouches pour contrer l’attaque iranienne. Le Dôme de fer a intercepté les roquettes à courte portée, la Fronde de David a ciblé les missiles à moyenne portée, et le système Arrow a neutralisé les missiles balistiques. Les FDI estiment avoir intercepté 70 à 80 % des engins iraniens, un succès attribué à une coordination étroite avec des alliés internationaux. Les États-Unis ont abattu plusieurs missiles balistiques à l’aide de destroyers en Méditerranée orientale. La Jordanie a intercepté environ 20 % des drones survolant son espace aérien, tandis que la Grande-Bretagne a contribué avec des avions de chasse basés à Chypre. Des sources diplomatiques suggèrent une assistance non officielle de l’Arabie saoudite, bien que Riyad n’ait pas commenté publiquement.

Malgré ces efforts, plusieurs missiles ont atteint leurs cibles, causant des dégâts significatifs en Israël. La précision des missiles iraniens, bien qu’améliorée, reste variable, certains engins ayant manqué leurs objectifs ou été neutralisés par les défenses israéliennes.

Dégâts en Israël : Bilan humain et matériel

L’attaque iranienne a infligé des pertes humaines et matérielles en Israël. Selon Channel 12 Israel, trois personnes ont été tuées et 64 blessées, dont deux grièvement à Ramat Gan, où un missile balistique a frappé un immeuble résidentiel, provoquant un incendie et des destructions partielles. À Tel-Aviv, une onde de choc a été ressentie, indiquant la puissance des impacts. Des immeubles résidentiels à Rishon LeZion et des infrastructures civiles à Haifa ont également été endommagés, bien que le bilan précis à Haifa reste incomplet. Les sirènes d’alerte ont retenti dans la Haute-Galilée, le Golan et la vallée de Beit Shean, poussant les civils à se réfugier dans des abris.

Le complexe Kiriya, situé au cœur de Tel-Aviv et abritant le ministère de la Défense ainsi que le quartier général du Mossad, a été directement visé par plusieurs missiles balistiques, probablement des Emad ou Fattah. Selon des sources israéliennes, au moins un missile a atteint une zone périphérique du complexe, endommageant des bâtiments administratifs et des installations de communication. Les dégâts au ministère de la Défense sont qualifiés de « modérés » par les FDI, avec des impacts sur des structures non critiques, mais la portée symbolique de l’attaque est significative. Le siège du Mossad, situé dans une section sécurisée du Kiriya, aurait été épargné par des impacts directs, bien que des fragments de missiles interceptés aient causé des dommages mineurs à des infrastructures adjacentes. Des vidéos diffusées sur des réseaux sociaux montrent des colonnes de fumée s’élevant près du complexe, mais les autorités israéliennes n’ont pas confirmé de perturbations majeures dans les opérations du ministère ou du Mossad.

D’autres sites militaires ont été touchés. La base aérienne de Nevatim, dans le Néguev, a subi des dégâts limités, avec des pistes secondaires endommagées par un missile Kheibar Shekan, selon des sources militaires. La base de Ramon a été visée par des missiles de croisière Paveh, mais les interceptions ont minimisé les impacts. Ces attaques ont temporairement perturbé les opérations aériennes israéliennes, bien que les FDI affirment que la capacité de réponse reste intacte.

Conséquences régionales et économiques

L’attaque iranienne a eu des répercussions au-delà d’Israël. Les missiles et drones ont survolé le Liban, où des débris d’interception sont tombés près de Tyr, causant des dommages matériels mineurs à des bâtiments agricoles, sans victimes signalées. Cette intrusion a exacerbé les tensions dans un Liban déjà fragilisé par une crise économique et les activités du Hezbollah, qui a revendiqué des attaques sur Haifa en soutien à l’Iran. L’espace aérien d’Israël, de la Jordanie et de l’Irak a été fermé, perturbant le trafic aérien régional. L’aéroport international de Beyrouth reste inaccessible, aggravant la situation économique libanaise.

Sur le plan économique, les prix du pétrole ont grimpé de 7 % le 13 juin, atteignant un pic de 11 % à 100 dollars le baril, reflétant les craintes d’un conflit élargi. Les compagnies aériennes, comme Air France, Lufthansa et Emirates, ont suspendu leurs vols au-dessus d’Israël, de l’Iran, de l’Irak, de la Jordanie et du Liban, entraînant une baisse de 3 à 5 % de leurs actions en bourse.

Stratégie iranienne et limites de la riposte

L’Iran a cherché à réaffirmer sa puissance militaire après les frappes israéliennes, qui ont décimé des infrastructures stratégiques et éliminé des hauts responsables. L’attaque visait à infliger des dommages symboliques et matériels à Israël, tout en mobilisant le soutien interne face à une population éprouvée par les sanctions. La stratégie iranienne reposait sur une offensive multidimensionnelle, combinant drones lents pour saturer les défenses et missiles rapides pour maximiser les impacts. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a évoqué une riposte « multithéâtre », suggérant une possible implication de proxies comme le Hezbollah ou les Houthis, qui ont lancé un missile sur Gush Etzion, blessant trois enfants palestiniens.

Cependant, la riposte iranienne a été entravée par plusieurs facteurs. La mort de commandants clés a désorganisé la chaîne de commandement, réduisant l’ampleur de l’attaque par rapport à avril 2024, où 300 engins avaient été lancés. Les frappes israéliennes préalables ont endommagé des silos de missiles à Kermanshah et des lanceurs près de Téhéran, limitant les capacités de lancement. Des images satellites révèlent des destructions significatives à Kermanshah. Enfin, la coalition israélo-américano-jordanienne a neutralisé une grande partie des engins, minimisant l’impact global.

Perspectives d’escalade

Le Guide suprême Ali Khamenei a promis une « punition sévère », laissant présager une possible nouvelle vague d’attaques. Des responsables iraniens ont évoqué une riposte potentiellement « 20 fois plus puissante », bien que ces déclarations restent non vérifiées. Les négociations nucléaires prévues le 15 juin 2025 à Oman entre les États-Unis et l’Iran sont compromises, Téhéran qualifiant les frappes israéliennes de « déclaration de guerre ». Sur le plan régional, le Liban et la Jordanie risquent d’être davantage entraînés dans le conflit, tandis que les tensions avec le Hezbollah, les Houthis et les milices irakiennes pourraient s’intensifier.

Note

Les informations sur les types, le nombre exact de missiles et les dégâts précis, notamment au complexe Kiriya, varient selon les sources iraniennes et israéliennes, rendant certains détails partiellement spéculatifs.

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Newsdesk Libnanews
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