vendredi, février 20, 2026

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Trump déclare considérer une frappe militaire limitée contre l’Iran

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Dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a affirmé, ce vendredi 20 février 2026, qu’il envisageait une frappe militaire limitée contre l’Iran afin de contraindre Téhéran à conclure un accord sur son programme nucléaire. Cette déclaration, faite lors d’un petit-déjeuner avec des gouverneurs à la Maison Blanche, marque une escalade rhétorique alors que les négociations indirectes entre Washington et Téhéran piétinent. « Je suppose que je peux dire que je le considère », a répondu Trump à un journaliste qui l’interrogeait sur cette option, soulignant ainsi que l’usage de la force reste sur la table si les discussions n’aboutissent pas. Cette position intervient au moment où les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région, avec l’arrivée imminente d’un deuxième groupe aéronaval, et alors que l’Iran prépare une proposition formelle pour relancer les pourparlers.

Les propos de Trump s’inscrivent dans une séquence diplomatique tendue, initiée par des pourparlers indirects à Genève plus tôt dans la semaine. Ces discussions, médiées par des intermédiaires omanais et suisses, visent à rétablir un cadre pour limiter le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions américaines. Mais les divergences persistent : Washington exige un enrichissement d’uranium à zéro et des concessions sur les missiles balistiques, tandis que Téhéran insiste pour limiter les négociations au nucléaire civil. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué dans une interview télévisée que son pays finaliserait un projet d’accord dans les « deux à trois prochains jours » pour le soumettre à Washington, affirmant que les États-Unis n’ont pas exigé un arrêt total de l’enrichissement. Cette affirmation contredit les déclarations de hauts responsables américains, qui maintiennent que l’Iran ne peut posséder d’arme nucléaire ni la capacité de s’en doter.

Une escalade militaire pour appuyer la diplomatie

Le renforcement militaire américain dans le Golfe persique illustre la stratégie de « pression maximale » réactivée par l’administration Trump. Depuis le début février 2026, les États-Unis ont déployé des dizaines d’avions de combat supplémentaires, dont des F-22 et F-35, ainsi que des bombardiers B-2, constituant la plus importante concentration de forces aériennes dans la région depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Un deuxième porte-avions, l’USS Gerald R. Ford, se dirige vers la zone, rejoignant l’USS Abraham Lincoln déjà sur place. Ces mouvements, qualifiés d’« inutiles et contre-productifs » par Araghchi, visent à démontrer la détermination américaine tout en servant de levier dans les négociations.

Parallèlement, l’Iran a intensifié ses exercices militaires, organisant des manœuvres navales conjointes avec la Russie dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport pétrolier mondial. Ces drills incluent des tirs réels et des simulations de défense contre des attaques aériennes, signalant que Téhéran est prêt à répondre à toute agression. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti que les navires de guerre américains dans la région pourraient être coulés en cas de conflit, renforçant l’image d’une posture défensive mais ferme. Des images satellites montrent également que l’Iran renforce ses sites nucléaires et militaires endommagés par des frappes antérieures, avec des constructions de boucliers en béton pour protéger les installations sensibles.

Cette accumulation de forces rappelle les tensions de juin 2025, lorsque des frappes américaines et israéliennes avaient visé des sites nucléaires iraniens lors d’un conflit de douze jours. À l’époque, Trump avait ordonné des opérations limitées pour « décimer » les capacités nucléaires de l’Iran, sans toutefois déclencher une guerre totale. Aujourd’hui, les options envisagées par la Maison Blanche incluent des frappes initiales sur des sites militaires ou gouvernementaux, suivies potentiellement d’une campagne plus large si Téhéran ne cède pas. Des sources proches des discussions indiquent que ces mesures visent à renforcer la position négociatrice américaine sans engager les États-Unis dans un conflit prolongé.

Les enjeux d’un accord nucléaire sous pression

Les négociations actuelles s’inscrivent dans une histoire complexe, marquée par le retrait américain de l’accord de 2015 (JCPOA) sous la première présidence Trump. Depuis, l’Iran a accéléré son enrichissement d’uranium, atteignant des niveaux proches de ceux nécessaires pour une arme nucléaire, selon les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les pourparlers ont repris en février 2026 à Mascate, puis à Genève, avec des progrès qualifiés de « constructifs » par Araghchi, bien que le vice-président américain JD Vance ait noté que l’Iran n’a pas accepté toutes les « lignes rouges » américaines.

Trump a fixé un délai de dix à quinze jours pour un accord « significatif », déclarant lors d’une réunion inaugurale de son « Board of Peace » le 19 février que « de mauvaises choses » pourraient arriver si l’Iran ne coopère pas. Ce conseil, créé pour promouvoir la paix au Moyen-Orient, réunit des leaders mondiaux et des diplomates, mais son lancement a été éclipsé par les menaces contre Téhéran. « Nous devons conclure un accord significatif, sinon de mauvaises choses se produisent », a insisté Trump, soulignant que l’Iran ne peut menacer la stabilité régionale.

Du côté iranien, les propositions incluent des investissements conjoints dans l’énergie et l’achat d’avions américains, en échange d’un allègement des sanctions. Téhéran cherche à étendre les discussions pour éviter une confrontation, tandis que Washington pousse pour une résolution rapide. L’Iran a également fermé temporairement des portions du détroit d’Ormuz pour des exercices, une mesure rare qui souligne sa capacité à perturber le commerce mondial du pétrole.

Les implications régionales et internationales

Les tensions actuelles affectent l’ensemble du Moyen-Orient, où l’Iran soutient un réseau de proxies, incluant le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen. Washington exige que Téhéran réduise ces liens, une demande que l’Iran rejette comme une ingérence. Israël, allié clé des États-Unis, suit de près ces développements, ayant déjà participé à des opérations contre des sites iraniens en 2025. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a discuté avec Trump des préoccupations liées au programme de missiles balistiques iraniens, considéré comme une menace prioritaire.

Sur la scène internationale, la Russie a appelé à la retenue, qualifiant l’accumulation militaire américaine de risque pour la stabilité régionale. L’Union européenne, par la voix de son haut représentant pour les affaires étrangères, a exprimé ses craintes d’une guerre imminente, plaidant pour une poursuite des négociations. L’ONU, via son secrétaire général, a exhorté les parties à privilégier le dialogue, rappelant les résolutions sur la non-prolifération nucléaire. Des analystes estiment que toute frappe limitée pourrait déclencher une riposte iranienne contre des bases américaines ou des intérêts alliés, potentiellement élargissant le conflit.

Les marchés pétroliers réagissent déjà, avec une hausse des prix du baril due aux craintes de perturbations dans le Golfe. L’Iran, qui exporte une part significative de son pétrole via le détroit d’Ormuz, pourrait utiliser cette voie comme levier en cas d’attaque. Les États-Unis, de leur côté, ont imposé de nouvelles sanctions sur des entités iraniennes impliquées dans le programme nucléaire, renforçant l’isolement économique de Téhéran.

Les défis internes à la diplomatie

À l’intérieur de l’Iran, les négociations sont compliquées par des dynamiques politiques. Les manifestations massives de 2025-2026, qui ont secoué le régime, ont poussé Téhéran à chercher un allègement des sanctions pour stabiliser l’économie. Khamenei, qui détient le dernier mot, a autorisé les pourparlers mais maintient une ligne dure contre toute concession sur la souveraineté nucléaire. Les imams lors des prières du vendredi ont minimisé les perspectives diplomatiques, reflétant une méfiance profonde envers Washington.

Aux États-Unis, Trump navigue entre sa base conservatrice, favorable à une ligne ferme contre l’Iran, et les impératifs d’une politique étrangère cohérente. Son administration a réaffirmé l’urgence d’un accord via un décret exécutif du 6 février 2026, menaçant des tarifs sur les pays commerçant avec l’Iran. Des fuites indiquent que le Pentagone prépare des options, y compris des frappes sur des sites nucléaires et de missiles, mais les chefs d’état-major soulignent les risques d’escalade.

Les perspectives immédiates des négociations

Les prochains jours seront cruciaux, avec l’Iran promettant une réponse écrite aux demandes américaines dans les deux semaines suivantes. Des diplomates omanais, médiateurs clés, ont rapporté des avancées sur les principes directeurs, mais les détails techniques restent en suspens. Trump, lors de son vol vers la Géorgie le 19 février, a réitéré que dix à quinze jours suffiraient pour évaluer les intentions iraniennes. Pendant ce temps, les forces américaines effectuent des vols de reconnaissance près des frontières iraniennes, et Téhéran renforce ses défenses anti-aériennes.

Les alliés européens des États-Unis, inquiets d’une nouvelle déstabilisation, poussent pour une extension des délais. La Chine, principal acheteur de pétrole iranien, a exprimé son opposition à toute action unilatérale, plaidant pour un retour au JCPOA. Au Conseil de sécurité de l’ONU, des discussions informelles se tiennent sur les implications d’une frappe, avec la Russie et la Chine bloquant toute résolution favorable aux États-Unis.

Les implications immédiates incluent une possible fermeture prolongée du détroit d’Ormuz par l’Iran en cas d’attaque, affectant 20 % du commerce mondial de pétrole. Des simulations militaires américaines estiment que des frappes limitées pourraient retarder le programme nucléaire iranien de plusieurs années, mais au prix d’une riposte asymétrique via des proxies. Téhéran a déjà menacé des bases américaines en Irak et en Syrie, où des troupes sont stationnées pour contrer l’influence iranienne.

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Newsdesk Libnanews
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