Saadnayel, le 23 avril 2019 – Le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Education dans les Etats arabes et la Fondation Kayany ont lancé aujourd’hui les Collèges de l’UNESCO pour les réfugiés syriens, au collège de l’UNESCO à Saadnayel, Bekaa.

Les Collèges de l’UNESCO pour les réfugiés syriens sont établis dans le cadre du projet de l’UNESCO « Soutenir l’achèvement de l’éducation de base pour les réfugiés syriens au Liban », financé par le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSRelief),  et exécuté en partenariat avec la Fondation Kayany. Le projet vise à élargir les possibilités d’éducation et les voies d’enseignement offertes aux étudiants syriens à risque au Liban, et à assurer leur rétention dans le système éducatif, en particulier au niveau du collège et du secondaire. Ce projet s’inscrit en continuité avec les initiatives existantes relatives à l’éducation des Syriens au Liban, et vise à combler les lacunes et à compléter les efforts en cours.

Soutenir l’achèvement de l’éducation de base pour les réfugiés syriens au Liban », financé par le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSRelief),  et exécuté en partenariat avec la Fondation Kayany. Le projet vise à élargir les possibilités d’éducation et les voies d’enseignement offertes aux étudiants syriens à risque au Liban, et à assurer leur rétention dans le système éducatif, en particulier au niveau du collège et du secondaire. Ce projet s’inscrit en continuité avec les initiatives existantes relatives à l’éducation des Syriens au Liban, et vise à combler les lacunes et à compléter les efforts en cours.

Des personnalités de haut niveau ont prononcé un discours lors de la cérémonie de lancement, notamment: M. Akram Chehayeb, Ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur, Mme Noura Joumblat, Présidente de la Fondation Kayany, M. Philippe Lazzarini,  Coordonnateur résident des Nations Unies au Liban et Coordonnateur de l’action humanitaire, Dr. Abdullah Al Rabeeah, Superviseur général du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane, et Dr Hamed Al Hammami, directeur du bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth. D’autres personnalités ont assisté à la cérémonie : l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite M. Walid Al-Bukhari, le Ministre de l’Industrie M. Wael Abou Faour, le Gouverneur de la Bekaa M. Kamal Abu-Jouda, le représentant du Directeur général du Ministère de l’Education M. Fadi Yarak, le directeur régional de l’éducation nationale dans la Bekaa M. Youssef Breidi, ainsi que des représentants des agences des Nations Unies au Liban.

S’exprimant lors de l’événement, Mme Noura Joumblat, présidente de la Fondation Kayany, a déclaré: « À la Fondation Kayany, nous avons la conviction que l’éducation est un droit fondamental et un droit humain. L’éducation est cruciale pour des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes syriens touchés par la guerre. L’éducation est un outil essentiel pour protéger et sauver des générations qui vivent dans des conditions difficiles et qui ont souffert à cause de la guerre. D’où notre partenariat avec l’UNESCO pour établir les collèges de l’UNESCO, qui offrent aux réfugiés syriens un espace d’apprentissage sécurisé ainsi que la possibilité de se construire un avenir meilleur et de vivre dignement. Surtout, en fournissant aux jeunes refugies syriens des connaissances et des compétences, ces écoles leur donnent la capacité de contribuer et de participer à la reconstruction de leur pays d’origine ».

Dans son allocution, Dr Hamed Al Hammami, directeur du bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth, a rappelé l’engagement de l’UNESCO à assurer une éducation de qualité et inclusive et à aider les Etats membres à atteindre l’objectif de développement durable n°4. Dr Al Hammami a déclaré: « L’UNESCO défend le droit de tous les enfants à l’éducation, quelles que soient leurs conditions. Cela est particulièrement vrai pour les enfants réfugiés. Les pays hôtes doivent œuvrer pour que les enfants réfugiés puissent accéder à l’éducation, car l’éducation apporte espoir, stabilité et sécurité face au stress psychologique et aux conditions socio-économiques difficiles. Nous avons également la conviction que l’éducation est essentielle pour permettre aux enfants et aux jeunes d’acquérir les compétences de base pour reconstruire leur pays après leur retour, ainsi que pour contribuer aux efforts de réconciliation ». Il a ajouté : « Au Liban, l’UNESCO a coordonné son action avec le Ministère de l’Education et les agences des Nations Unies afin de combler les lacunes et de compléter les efforts en cours pour que les enfants réfugiés syriens achèvent leurs études de base, ainsi que leurs études secondaires et supérieures. Les écoles que nous avons inaugurées aujourd’hui ont pour objectif de fournir aux enfants réfugiés syriens des programmes d’éducation non formelle, tout en leur fournissant un soutien psychosocial ».  Dr Al-Hammami a remercié la Fondation Kayany, le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane et le Royaume d’Arabie saoudite pour leur soutien généreux.

M. Philippe Lazzarini, Coordonnateur résident des Nations Unies au Liban et coordonnateur de l’action humanitaire, a ensuite adressé un message dans lequel il a affirmé : « Nous estimons que 3% seulement des réfugiés syriens âgés entre 15 et 18 ans achèvent leurs études secondaires. Les autres sont privés de cette opportunité – cela est inacceptable. Lorsque les enfants n’achèvent pas leur éducation de base, cela impacte toute leur vie ». Il a ajouté: « Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser ces enfants et ces jeunes sans éducation. L’éducation est leur droit ; elle leur permet de vivre dignement et les prépare à contribuer à la reconstruction de leur pays après leur retour ». M. Lazzarini a également souligné que : « L’éducation doit être inclusive – elle doit inclure tous les enfants et les jeunes et éliminer tout obstacle à leur participation et leur rétention dans le système éducatif. Elle doit garantir l’intégration des réfugiés dans l’éducation formelle, tout en leur offrant la possibilité de s’inscrire dans des programmes agréés d’éducation non formelle ». Il a ajouté : « Les collèges de l’UNESCO que nous lançons aujourd’hui représentent le modèle d’une approche scolaire inclusive et d’une éducation transformationnelle. Ils mettent l’accent sur l’apprentissage de compétences et non seulement sur l’acquisition de connaissances. En fournissant aux communautés défavorisées et à risque des chances d’accès ou de retour au système éducatif, ils visent à faire en sorte qu’aucune personne ne soit privée de son droit à l’éducation ». Monsieur Lazzarni a déclaré : « Nous devons œuvrer ensemble pour aider les jeunes réfugiés à achever leurs études. C’est une question de dignité humaine et une responsabilité partagée. Nous avons besoin de plus d’engagement en matière d’investissement dans l’éducation ».

A son tour, Dr Abdullah Al Rabeeah, Superviseur général du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane, a déclaré : « Je voudrais saisir cette occasion pour transmettre un message à ce pays frère – le Liban: je voudrais exprimer un mot d’appréciation et de gratitude au gouvernement et au peuple libanais pour avoir accueilli les personnes déplacées de Syrie, de Palestine, d’Irak et d’autres pays. Et aux réfugiés syriens, je voudrais dire: votre souffrance est la nôtre, nous savons ce que vous avez vécu et ce que vous avez subi à cause de la guerre, de la perte de membres de votre famille et du déplacement. Le moins que nous puissions faire est de vous offrir cette assistance pour vous soutenir. Ce projet que nous avons lancé avec l’UNESCO compte parmi les nombreux programmes d’aide et d’assistance humanitaire que nous vous offrons avec joie ». Il a ajouté: « Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane accorde une grande importance à l’éducation et à la provision d’une assistance éducative aux pays dans le besoin, aux réfugiés et aux personnes déplacées. Nous avons jusqu’à présent fourni 137 millions de dollars d’aide à l’éducation par le biais de 63 programmes éducatifs dans plusieurs pays. Parce que l’éducation est une priorité pour le Royaume d’Arabie saoudite et pour le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane, nous sommes heureux de lancer ces collèges aujourd’hui ».

Le ministre de l’Education M. Akram Chehayeb a clôturé l’évènement par un discours dans lequel il a affirmé : « Ce projet exécuté par l’UNESCO et la Fondation Kayany et financé par le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane s’inscrit dans la continuité des efforts du ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur dans le cadre du programme RACE visant à assurer l’éducation à tous les enfants présents sur le territoire libanais. Il complète les efforts déployés récemment pour sauver une génération de Syriens de l’ignorance et de la perte de repères ». Il a ajouté : « Nous sommes convaincus qu’assurer l’éducation aux enfants réfugiés est une nécessité humanitaire et un devoir moral, qui profitera au Liban et aux réfugiés. L’éducation favorise une culture de dialogue et de respect de la diversité, contribue à prémunir les jeunes contre l’extrémisme violent, et rassemble les réfugiés autour de valeurs humanitaires. Elle contribuera sans aucun doute dans l’avenir à l’édification d’une Syrie démocratique pluraliste, loin du règne du parti unique, ce qui contribuera à stabiliser la Syrie et son voisinage ». Chehayeb a souligné: « L’éducation des enfants réfugiés au Liban est un dossier lourd. Le gouvernement libanais n’aurait pas pu endosser les coûts de cette affaire sans l’aide des donateurs et des organisations internationales qui ont soutenu le Liban en tant que pays hôte. L’aide financière que nous fournit le Royaume d’Arabie saoudite par l’intermédiaire du Centre d’aide humanitaire et de secours du Roi Salmane est précieuse et très appréciée; cette aide n’est pas surprenante car le Royaume s’est toujours tenu aux côtes du Liban dans les temps difficiles ». Le ministre Chehayeb a également remercié l’UNESCO et la Fondation Kayany pour leurs efforts visant à diffuser l’éducation et à servir la société.

Lors de la cérémonie de lancement, des parents et élèves des collèges de l’UNESCO ont offert leur témoignage et ont remercié l’UNESCO, la Fondation Kayany et le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane d’avoir offert aux réfugiés la chance d’achever leurs études. L’évènement incluait aussi une pause artistique offerte par la chorale de la Fondation Kayany. 

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