Une foule nombreuse s’est rassemblée au niveau de la caserne Hélou des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à Beyrouth, où se trouvent les manifestants arrêtés lors des incidents de Hamra hier.

Les personnes présentes sur place exigent la libération des manifestants et ont réussi à maintenir les routes fermées en dépit des tentatives des Forces de Sécurité Intérieure à les rouvrir.

Les manifestants accusent les forces de l’ordre d’avoir fait usage de la force dans leur tentative de rouvrir cet axe de la capitale.

Pour rappel, d’importants incidents se sont déroulés hier à Hamra, où plusieurs sièges et succursales de banques libanaises ont été saccagées par des individus, membre du mouvement Amal, indiquent certains témoins, infiltrés parmi les manifestants. Les Forces de Sécurité intérieure (FSI) ont alors fait usage de la force, notamment de gaz lacrymogènes, pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. 47 membres des forces de l’ordre et une cinquantaine de manifestants auraient été blessés et 50 personnes arrêtées.

Les manifestants entendaient dénoncer les banques libanaises accusées d’être en partie responsables de la crise économique.

Elles sont actuellement détenues pour vérification.

Par ailleurs, 4 manifestants, des mineurs, qui avaient tenté de bloquer au niveau de la localité de Jounieh, l’axe Jbeil-Beyrouth, et qui avaient été arrêtés par l’Armée Libanaise, ont été depuis libérés.

Pour rappel, d’importantes manifestations ont lieu depuis 91 jours au Liban. Les manifestants dénoncent une classe politique qu’ils considérent comme corrompue et d’avoir mené le pays des cèdres à la quasi-faillite financière.

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