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Revue de presse : Washington installe une trêve sous pression entre négociation, front sud et choc médiatique

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La Maison Blanche place le dossier libanais au centre du jeu

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar place en une l’annonce américaine d’une prolongation de la trêve de trois semaines. Le journal rapporte que Donald Trump veut recevoir Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu durant ce délai. Le même récit précise que Washington veut aider le Liban à se protéger du Hezbollah. Marco Rubio se dit, selon la même source, confiant dans la possibilité d’un accord durable entre le Liban et Israël. Le ton est donc celui d’une accélération voulue par les États-Unis. Mais il ne s’agit pas d’un simple geste de médiation. Al Akhbar présente cette séquence comme une tentative de transformer une trêve fragile en gain politique. La une ajoute que le cessez-le-feu reste absent sur le terrain. Elle affirme aussi que la résistance a touché des soldats israéliens en deux jours. Le contraste est net. D’un côté, Washington parle de paix. De l’autre, le Sud reste pris dans une logique militaire.  

Al Joumhouriya du 24 avril 2026 décrit la deuxième réunion libano-israélienne à la Maison Blanche comme une étape formelle du processus. Le journal indique que la partie libanaise était représentée par l’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Moawad. La partie israélienne était conduite par l’ambassadeur israélien, Yechiel Leiter. Donald Trump, Marco Rubio et des responsables américains étaient présents. Après la réunion, Trump a déclaré attendre une rencontre avec Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu. Il a aussi dit que le dossier libanais lui semblait plus facile que d’autres dossiers. Cette phrase pèse lourd dans le climat local. Elle donne au dossier libanais un statut de test diplomatique. Toutefois, elle réduit aussi la crise à une équation de sécurité. Selon Al Joumhouriya, Washington lie l’aide au Liban à la capacité de l’État à se protéger du Hezbollah. Cette approche place Beyrouth dans une position délicate. Le Liban réclame d’abord l’arrêt des attaques, le retrait israélien et la stabilité du Sud. 

Une trêve annoncée, mais un terrain toujours instable

Al Liwa’ du 24 avril 2026 présente la réunion de Washington comme une étape liée au sort du cessez-le-feu. Le journal affirme que la première phase de dix jours arrivait à son terme. La délégation libanaise cherchait, selon cette lecture, un engagement israélien clair. L’objectif était de préparer une nouvelle phase de dialogue sur les arrangements de stabilité. Cette formulation montre que Beyrouth ne veut pas seulement une pause. Le Liban veut un cadre. Il veut aussi que les violations cessent. Le même journal insiste sur le rôle de Marco Rubio dans l’accueil de la réunion. Il cite aussi le climat de concurrence militaire et diplomatique entre le Liban et Israël. Ce point est central. La négociation se déroule alors que la pression de terrain continue. La trêve n’a donc pas encore produit une normalisation. Elle devient plutôt un instrument. Chaque partie l’utilise pour fixer le prochain seuil de discussion. 

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Ad Diyar du 24 avril 2026 donne une lecture plus sombre de la possibilité d’une négociation directe. Le journal estime que le moment est impossible, car le Liban reste divisé. Il évoque l’occupation de cinquante-cinq villages après leur évacuation. Il mentionne aussi l’annonce selon laquelle six cent mille habitants ne pourraient pas revenir vite vers leurs villages. Ad Diyar ajoute que des arbres anciens, dont des oliviers et des chênes, auraient été coupés. Le journal parle de cinq cents kilomètres carrés occupés. Il cite enfin la poursuite des bombardements et des assassinats. Cette matière modifie le sens de la trêve. Dans ce récit, elle ne protège pas encore les civils. Elle ne garantit pas non plus le retour des déplacés. Ainsi, la une réelle n’est pas seulement la réunion de Washington. Elle est aussi l’écart entre le langage diplomatique et la vie imposée au Sud. 

Riyad tente de recoller les trois présidences

Le dossier américain est accompagné d’un mouvement saoudien visible. Al Sharq du 24 avril 2026 rapporte une tournée du prince Yazid ben Farhan à Beyrouth. Le journal indique qu’il a mené une évaluation politique avant la deuxième séance de négociation à Washington. Il ajoute qu’un appel a eu lieu entre Nabih Berri et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan. Cet échange a porté sur les développements au Liban et dans la région. Il a aussi concerné la poursuite des attaques israéliennes. L’intérêt saoudien vise donc deux plans. Le premier est externe, avec l’arrêt des attaques. Le second est interne, avec la nécessité d’unifier la position libanaise. Dans ce contexte, la solidité de l’État devient un enjeu immédiat. Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam sont placés face à une même contrainte. Ils doivent défendre une ligne nationale tout en évitant une rupture politique interne.  

Al Akhbar du 24 avril 2026 parle d’une initiative saoudienne visant à réconcilier les trois présidences et à protéger le gouvernement. Le journal indique que Riyad veut éviter une chute de l’exécutif dirigé par Nawaf Salam. Il présente la visite de Yazid ben Farhan comme un message adressé à Baabda, Ain el-Tineh et au Sérail. Le journal ajoute que l’objectif est de préserver la stabilité et d’unifier la position libanaise face aux négociations. Cette lecture donne au mouvement saoudien une fonction de garde-fou. Il ne s’agit pas seulement d’une médiation. Il s’agit aussi d’empêcher le vide. Dans la presse du jour, cette dimension revient souvent. La trêve extérieure ne peut tenir si l’exécutif se fragilise. De plus, le Liban a besoin d’un mandat clair pour négocier. Sans ce mandat, chaque concession ou chaque refus risque de devenir une crise intérieure. 

Amal Khalil transforme la trêve en dossier de protection des journalistes

La mort de la journaliste Amal Khalil occupe une place majeure dans les journaux du 24 avril 2026. Al Akhbar consacre sa une et ses pages intérieures à son cortège funèbre. Le journal parle d’une cérémonie à la mesure des militants et d’une bougie qui ne s’éteint pas. Il rapporte aussi une mobilisation de ses collègues devant les bureaux du journal à Beyrouth. Le texte évoque la colère des journalistes face au ciblage des équipes de presse. Il affirme que ces attaques violent les garanties accordées aux journalistes en période de conflit. Le fait divers devient donc un fait politique. Il oblige le gouvernement à qualifier les atteintes. Il place aussi la question de l’impunité au centre du débat. La trêve n’est plus seulement évaluée à partir des lignes militaires. Elle est jugée selon la sécurité des civils, des secouristes et des journalistes.  

Al Bina’ du 24 avril 2026 rapporte que Amal Khalil a été inhumée à Bissariyeh après avoir été touchée lors de son travail à Tayri. Selon le journal, elle aurait d’abord échappé à une première frappe. Elle se serait ensuite réfugiée dans une maison, avant une nouvelle frappe sur le bâtiment. Le journal affirme qu’elle est restée sous les décombres pendant sept heures. Il ajoute que les secours auraient été empêchés d’arriver. Al Sharq du 24 avril 2026 cite Nawaf Salam. Le Premier ministre qualifie le ciblage des journalistes et l’entrave aux secours de crimes de guerre. Il affirme que le Liban suivra ces dossiers devant les instances internationales compétentes. Cette position ajoute un volet juridique à la une. Elle transforme l’émotion nationale en procédure possible. Elle met aussi le gouvernement face à un test. Il doit documenter, saisir et suivre. 

L’ombre de l’Iran et le coût humain de la guerre

Annahar du 24 avril 2026 résume la toile de fond par une formule sur l’impasse entre guerre et paix. Le journal lie la scène libanaise au face-à-face entre les États-Unis et l’Iran. Il place aussi en une le parrainage direct de Trump du parcours libano-israélien. Cette mise en page montre que le Liban n’est pas isolé. Son dossier avance dans un moment régional lourd. Ad Diyar du 24 avril 2026 évoque, de son côté, des efforts pakistanais pour réunir Washington et Téhéran. Il parle d’idées liées au détroit d’Ormuz et au blocus maritime. Le message est clair. La trêve au Liban dépend aussi de la température régionale. Plus la tension monte autour de l’Iran, plus le dossier libanais devient sensible. Inversement, toute ouverture entre Washington et Téhéran peut élargir la marge de Beyrouth. 

Al 3arabi Al Jadid du 24 avril 2026 élargit encore le tableau. Le journal consacre un dossier au phosphore blanc utilisé dans le Sud. Il mentionne plus de quarante-huit villages touchés depuis la reprise de l’offensive en mars. Il rappelle aussi que la guerre précédente avait déjà compté deux cent cinquante attaques au phosphore blanc. Le journal décrit des effets sur la santé, l’environnement, l’agriculture et les ressources naturelles. Cette donnée ramène le débat à sa base. La priorité libanaise reste la protection du territoire et des habitants. Al Sharq du 24 avril 2026 rapporte aussi une démarche libanaise devant le Conseil des droits de l’homme, fondée sur une documentation du ministère de l’Information. Ce mouvement complète les négociations de Washington. Il montre que Beyrouth cherche deux voies en même temps. Une voie politique, pour stabiliser la trêve. Une voie internationale, pour documenter les violations. 

Politique locale : les trois pôles du pouvoir face au test de la trêve, de l’unité interne et du mandat de négociation

Baabda fixe le cadre officiel

Dans son édition du 24 avril 2026, Annahar rapporte que le président Joseph Aoun a exposé au Conseil des ministres le cadre des contacts menés avec Washington. Selon le journal, Joseph Aoun a expliqué que les échanges avec Donald Trump et Marco Rubio, ainsi que les suites du premier rendez-vous au département d’État américain, ont porté sur l’arrêt du feu, l’ouverture d’un processus de négociation, la fin de l’état de guerre avec Israël, le retrait des zones occupées, le retour des prisonniers, le déploiement de l’armée libanaise jusqu’aux frontières internationales et l’examen des points en suspens autour de la ligne bleue. La précision institutionnelle est centrale. Elle permet à Baabda de rappeler que la ligne libanaise n’est pas une démarche personnelle, ni un canal parallèle. Elle passe par un mandat d’État. Joseph Aoun a aussi indiqué que Nabih Berri et Nawaf Salam avaient été tenus au courant des démarches. Le message vise donc à réduire les soupçons internes. Il signifie que les trois pôles du pouvoir sont informés, même si leurs sensibilités politiques restent différentes.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Bina’ reprend le même passage du Conseil des ministres et insiste sur un démenti précis. Joseph Aoun affirme que l’idée d’un contact direct avec Benjamin Netanyahu n’avait pas été envisagée par lui. Cette mise au point répond à une séquence médiatique sensible. Dans un pays où le rapport à Israël structure encore une grande partie du débat public, la forme compte autant que le fond. La présidence cherche à affirmer qu’elle ne sort pas du cadre libanais. Elle veut aussi dissocier l’idée d’une négociation encadrée par les États-Unis d’une normalisation politique directe. Le même compte rendu indique que Joseph Aoun espère se rendre à Washington pour exposer en détail la situation libanaise à Donald Trump. Il juge qu’un simple appel téléphonique ne suffit pas pour faire comprendre la complexité du dossier. Il ajoute que Trump s’est montré, selon lui, bien disposé à l’égard du Liban. Cette phrase donne une orientation. Baabda veut exploiter l’intérêt américain, mais sans perdre la maîtrise de la position officielle.  

Le gouvernement cherche une marge entre sécurité et souveraineté

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte que le Conseil des ministres s’est réuni à Baabda sous la présidence de Joseph Aoun, en présence du Premier ministre Nawaf Salam et des ministres. La séance a commencé par une minute de silence pour les martyrs, notamment les journalistes et les soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Ce geste inscrit la réunion dans le choc provoqué par les attaques contre le Sud et contre les professionnels de l’information. Il montre aussi que l’exécutif place la protection des civils au cœur de son discours. Dans le même compte rendu, Joseph Aoun affirme qu’il empruntera toute voie capable d’arrêter l’agression contre le Liban. Cette phrase élargit le registre de l’action. Elle couvre la diplomatie, la pression internationale et la préparation d’un cadre de négociation. Mais elle n’efface pas la condition libanaise centrale : le retrait israélien et la fin des atteintes contre les civils.  

Al Sharq rapporte aussi, le 24 avril 2026, les propos de Nawaf Salam sur deux dossiers internes majeurs. Le premier concerne la zone tampon. Le Premier ministre affirme que le Liban ne peut pas vivre avec une telle zone, surtout si elle implique une présence israélienne, l’interdiction du retour des déplacés et l’impossibilité de reconstruire les villages détruits. Le second touche au monopole de la force. Nawaf Salam estime que le retrait des armes hors de l’État relève d’un intérêt libanais et que le renforcement de l’armée représente la seule voie pour y parvenir. La formulation est prudente, mais nette. Elle ne transforme pas le sujet en slogan. Elle le replace dans une logique d’État. Ainsi, le gouvernement tente de tenir deux exigences à la fois. Il refuse une installation durable de l’occupation. Il affirme aussi que l’armée doit être l’outil de la souveraineté. Dans la scène politique locale, cette double ligne vise à rassurer les partenaires extérieurs et à éviter une explosion intérieure. 

Nabih Berri, Riyad et la consolidation de la ligne libanaise

Dans son édition du 24 avril 2026, Annahar rapporte que la visite saoudienne s’inscrit dans une démarche régionale, internationale puis interne, visant à stabiliser l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël. Le journal précise que Yazid ben Farhan a rencontré les trois présidents, Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam. Il indique aussi que Nabih Berri a ensuite parlé avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan. Selon les informations officielles citées par Annahar, Berri a remercié Riyad pour ses efforts en faveur de l’arrêt de l’agression israélienne contre le Liban, sa sécurité, sa souveraineté et sa stabilité. Il a aussi affirmé le refus de tout ce qui menace l’Arabie saoudite et touche à sa sécurité. Enfin, il a rappelé l’attachement du Liban à l’accord de Taëf. Cette séquence donne à Berri une place charnière. Il reste le principal relais parlementaire du dossier du Sud, mais il s’inscrit aussi dans une ligne arabe de stabilisation.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ met en avant le même axe, en soulignant que Berri confirme l’attachement à Taëf et le refus de tout ce qui menace le royaume. Le journal présente aussi les négociations de Washington comme liées au sort du cessez-le-feu, à la fin de sa première période et au besoin d’ouvrir une nouvelle étape portant sur les arrangements de stabilité et les causes de la guerre. Le lien entre Taëf, Riyad et la trêve n’est pas secondaire. Il renvoie à l’idée que la stabilité interne libanaise ne peut pas être séparée de l’équilibre institutionnel. Taëf reste le cadre de la représentation politique et de la légitimité de l’État. En le rappelant au moment des négociations, Berri signale que toute discussion sur le Sud ou sur les armes ne peut pas contourner le système politique libanais. Ce rappel s’adresse autant à l’extérieur qu’aux acteurs locaux.  

Le débat sur la négociation directe traverse les camps

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Joumhouriya décrit le débat local sur la négociation comme une fracture entre deux lectures. D’un côté, certains voient la discussion actuelle comme un passage pénible, mais nécessaire, pour récupérer des droits et desserrer l’étau. De l’autre, des milieux proches du Hezbollah jugent que la démarche reste risquée, car elle se déroule sous une couverture américaine exclusive. Le journal rappelle que la situation demeure celle d’un entre-deux, ni guerre totale ni paix réelle. Cette formule résume l’état politique du pays. Les institutions parlent d’un cadre négocié. Le terrain garde un niveau élevé de violence. Les partis se demandent donc si la table américaine peut produire une protection, ou si elle risque d’imposer des concessions. Le débat n’est pas théorique. Il touche aux modalités de représentation, au niveau du mandat confié à la délégation libanaise et à la nature des garanties exigées de Washington.  

Ad Diyar du 24 avril 2026 adopte une ligne plus critique. Le journal estime que la négociation directe est impossible dans les circonstances actuelles, car le Liban est divisé sur les plans populaire, politique et social. Il évoque les villages évacués, les habitants empêchés de retourner chez eux, la poursuite des bombardements, les destructions et les assassinats. Cette lecture donne du poids au camp qui refuse toute accélération. Elle s’appuie sur un argument simple : aucune négociation ne peut être perçue comme légitime si elle se déroule pendant que la pression militaire continue. Le journal rapporte aussi que le patriarche Al Rahi estime que les négociations ne doivent comporter aucun abandon de droits. Cette position introduit une nuance. Elle ne ferme pas forcément la porte à un cadre politique, mais elle fixe une limite claire. La négociation ne peut pas devenir une cession. Elle doit être jugée à partir du retrait, du retour des habitants et de la souveraineté. 

Le Parlement, les blocs et les lignes rouges

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte aussi les réactions du camp de la résistance. Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc de la Fidélité à la résistance, appelle l’autorité libanaise à sortir de ce qu’il décrit comme une voie de concessions. Il demande l’arrêt de toute forme de contact direct avec l’ennemi. Il accuse Israël de pratiquer le meurtre délibéré contre les civils, la destruction et les assassinats. Il évoque aussi l’affaire de Tayri, où les secours auraient été empêchés d’atteindre les personnes visées. Ce discours s’inscrit dans une stratégie de pression interne. Il cherche à limiter la marge de manœuvre du gouvernement et à empêcher que la négociation soit présentée comme une voie naturelle. Il place la défense du Sud et des civils avant toute architecture diplomatique. Dans le même temps, cette position complique le travail de l’exécutif, qui doit négocier sans donner l’impression de contourner les forces qui pèsent dans le pays.  

Al Bina’ du 24 avril 2026 apporte un autre cadre au débat en opposant l’accord de Taëf à l’accord du 17 mai. Le journal rappelle que Taëf parle de retrait israélien, de déploiement de l’armée libanaise jusqu’aux frontières reconnues, de renforcement du rôle de la Force intérimaire des Nations unies au Liban et de restauration de la souveraineté de l’État. Il met cette logique en contraste avec l’accord du 17 mai, qui avait posé un cadre très différent à la relation avec Israël. Cette comparaison nourrit la controverse interne. Elle sert à prévenir tout glissement vers une formule perçue comme une normalisation. Elle permet aussi aux opposants à la négociation rapide de revendiquer un vocabulaire institutionnel, et non seulement partisan. La question locale devient donc la suivante : quel mandat l’État peut-il porter sans se couper d’une partie du pays, et sans renoncer à sa demande centrale de retrait complet ? 

L’exécutif cherche aussi à tenir le front social

La politique locale ne se limite pas aux négociations et aux équilibres entre présidences. Dans son édition du 24 avril 2026, Al Bina’ rapporte que Joseph Aoun a aussi évoqué au Conseil des ministres la possibilité de relever l’indemnité de transport des fonctionnaires du secteur public en raison de la hausse des prix du pétrole liée aux développements en cours. Il a aussi été question d’une aide exceptionnelle unique. Ce point social paraît secondaire face aux enjeux du Sud, mais il ne l’est pas. La guerre et les tensions régionales pèsent sur les prix, sur les déplacements et sur les services publics. Le gouvernement sait que la stabilité politique dépend aussi de la capacité minimale de l’État à soulager ses agents. En ouvrant ce dossier, Baabda tente de montrer que la crise militaire ne suspend pas l’administration du pays. Elle oblige au contraire l’État à maintenir des réponses sociales, même limitées.  

Dans le même compte rendu, Al Bina’ indique que Nawaf Salam a informé le Conseil des ministres de ses visites récentes auprès de l’Union européenne et en France. Il a présenté les positions libanaises et noté l’intérêt européen pour la stabilité du Liban, sa sécurité et l’augmentation de l’aide. Al Sharq ajoute que Salam a aussi exposé les résultats de ses rencontres à Paris et de son entretien avec Emmanuel Macron. Ces éléments montrent que le gouvernement cherche à articuler le front intérieur, le front diplomatique et le front de la reconstruction. La demande libanaise ne porte pas seulement sur l’arrêt de l’agression. Elle inclut le soutien à l’armée, l’aide humanitaire, la reconstruction des villages du Sud et la consolidation des institutions. Le pouvoir local est ainsi placé devant une équation lourde : obtenir un retrait, protéger les déplacés, contenir la crise sociale et empêcher que la négociation externe ne devienne une crise interne.    

Citation et discours des personnalités politiques : trêve, souveraineté et lignes rouges autour de Washington

Donald Trump impose le tempo de la séquence

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Joumhouriya rapporte que Donald Trump a pris la parole après la deuxième réunion libano-israélienne tenue à la Maison Blanche. Le président américain a dit attendre une rencontre avec Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu. Il a aussi affirmé que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël était prolongé de trois semaines. La formule attribuée à Trump fixe le rythme politique. Elle transforme une réunion d’ambassadeurs en prélude à un sommet présidentiel. Le président américain dit vouloir faire venir les dirigeants des deux pays à Washington dans ce délai. Il présente donc la trêve comme une période utile, et non comme une simple suspension. Son discours place la Maison Blanche au centre du dossier. Il donne aussi aux responsables libanais une échéance courte. Cette pression du calendrier pèse sur Baabda, sur le gouvernement et sur le Parlement. Elle réduit le temps du débat interne. Elle oblige le Liban à définir vite ce qu’il accepte, ce qu’il refuse et ce qu’il réclame en priorité.  

Le même compte rendu de Al Joumhouriya, daté du 24 avril 2026, cite aussi Donald Trump sur la sécurité d’Israël. Selon le journal, le président américain affirme qu’Israël doit se défendre en cas de tirs de roquettes, mais qu’il doit le faire avec prudence. La phrase est double. Elle reconnaît une liberté d’action israélienne. Mais elle ajoute une limite verbale. Pour le Liban, cette nuance est insuffisante si elle ne se traduit pas par l’arrêt des bombardements, des destructions et des assassinats. Trump ajoute que le dossier de la paix au Liban lui paraît relativement facile par rapport à d’autres dossiers. Cette appréciation peut être lue de deux manières. Elle peut signaler une volonté d’aller vite. Elle peut aussi trahir une sous-estimation de la complexité libanaise. Le pays vit encore avec des villages détruits, des déplacés, des morts et un débat interne profond sur la négociation. La parole américaine n’efface donc pas le poids du terrain.  

Rubio et Vance donnent une tonalité optimiste

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar rapporte que Marco Rubio a exprimé son optimisme après la réunion de Washington. Le secrétaire d’État américain dit penser qu’un accord de paix durable pourrait être atteint en quelques semaines. La phrase est forte. Elle donne une perspective rapide à un conflit ancien. Elle inscrit aussi la diplomatie américaine dans une logique de résultat. Pourtant, la rapidité annoncée contraste avec la gravité du moment. Les sources libanaises du même jour décrivent un cessez-le-feu fragile, des destructions continues et une forte colère après la mort de la journaliste Amal Khalil. Le discours de Rubio cherche à fabriquer une attente positive. Mais il expose aussi Washington à un test. Si la trêve ne protège pas les civils, l’optimisme américain risque de paraître déconnecté.  

Al Joumhouriya du 24 avril 2026 rapporte aussi les propos de J. D. Vance. Le vice-président américain décrit la séquence comme un moment historique important pour le monde. Cette formule élève la portée de la réunion. Elle suggère que le dossier libanais dépasse le cadre bilatéral. Washington veut montrer que la paix au Liban peut devenir un signal régional. Mais ce discours peut aussi créer un décalage. Les acteurs libanais ne parlent pas seulement d’histoire. Ils parlent de souveraineté, de retrait, de retour des habitants et de protection des journalistes. La rhétorique américaine mise sur la grandeur du moment. La rhétorique libanaise, elle, reste liée aux preuves concrètes. Le contraste structure toute la journée politique du 24 avril. 

Joseph Aoun veut garder le dossier dans un cadre d’État

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Bina’ rapporte que Joseph Aoun a présenté au Conseil des ministres les échanges menés avec Washington. Le président de la République affirme que Donald Trump est bien disposé envers le Liban et qu’il aime le pays. Il ajoute que cette disposition doit servir de base pour l’avenir. La phrase cherche à transformer la relation avec Washington en levier. Joseph Aoun ne se contente pas de décrire un contact. Il propose une méthode. Il veut utiliser l’ouverture américaine pour défendre les demandes libanaises. Mais il sait aussi que ce terrain est sensible. Toute proximité affichée avec la Maison Blanche peut être critiquée, surtout si les attaques israéliennes se poursuivent. Le président tente donc de garder une ligne institutionnelle. Il parle devant le Conseil des ministres. Il place la démarche dans un cadre officiel.  

Al Bina’ du 24 avril 2026 précise aussi que Joseph Aoun a démenti avoir envisagé un contact direct avec Benjamin Netanyahu. Cette mise au point vise une inquiétude centrale. Au Liban, la forme de la négociation est aussi importante que son contenu. Une discussion directe avec le Premier ministre israélien aurait un effet politique explosif. Le démenti présidentiel cherche donc à éviter une crise intérieure. Il sépare la négociation sous parrainage américain d’un contact politique direct. Selon le même journal, Joseph Aoun veut aussi se rendre à Washington pour expliquer à Trump les détails du dossier libanais. Il estime qu’un appel ne suffit pas. Cette phrase révèle une stratégie. Le président veut parler au niveau le plus élevé, mais il veut aussi reprendre la maîtrise du récit libanais. 

Nawaf Salam relie souveraineté, armée et droit international

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte les déclarations de Nawaf Salam sur la zone tampon. Le Premier ministre affirme que le Liban ne peut pas vivre avec une telle zone. Il vise surtout l’hypothèse d’une présence israélienne durable, d’un retour empêché des déplacés et d’une reconstruction bloquée des villages détruits. La phrase résume la ligne gouvernementale. Elle dit que la sécurité ne peut pas être bâtie sur l’exclusion des habitants. Elle refuse aussi que la trêve devienne une occupation de fait. Nawaf Salam place donc le retour des Libanais du Sud au centre du débat. Son discours ne se limite pas aux frontières. Il parle de maisons, de villages et de reconstruction. Il rappelle ainsi que la souveraineté est aussi une réalité sociale.  

Al Sharq du 24 avril 2026 rapporte aussi que Nawaf Salam présente le retrait des armes hors de l’État comme un intérêt libanais. Il ajoute que le renforcement de l’armée constitue la voie pour y parvenir. La formule est prudente, mais claire. Le Premier ministre évite le ton d’affrontement direct. Il replace le sujet dans la logique de l’État. Ce choix vise à rassurer l’extérieur, mais aussi à contenir la tension intérieure. Dans le même contexte, Al Bina’ du 24 avril 2026 rapporte que le gouvernement a discuté d’un recours possible à des mécanismes internationaux pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis sur le territoire libanais. Nawaf Salam relie donc deux axes. Le premier est interne, avec le rôle de l’armée. Le second est international, avec la documentation des violations. 

Nabih Berri inscrit la parole libanaise dans Taëf

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ rapporte que Nabih Berri affirme l’attachement à l’accord de Taëf. Le président du Parlement rejette aussi tout ce qui menace l’Arabie saoudite. Cette déclaration intervient après les contacts avec Riyad et au moment où la trêve entre dans une nouvelle phase. Le rappel de Taëf n’est pas formel. Il sert à replacer les discussions dans le cadre constitutionnel libanais. Il rappelle que la stabilité ne peut pas se limiter à la frontière sud. Elle dépend aussi de l’équilibre interne. Berri parle donc à deux publics. Il parle à Riyad, en soulignant l’importance de la relation saoudienne. Il parle aussi aux acteurs libanais, en rappelant que toute solution doit rester compatible avec Taëf.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Annahar rapporte aussi que Nabih Berri a remercié l’Arabie saoudite pour ses efforts liés à l’arrêt de l’agression israélienne contre le Liban. Le président du Parlement met en avant la souveraineté, la sécurité et la stabilité du pays. Cette parole donne au dossier une dimension arabe. Elle montre aussi que Berri ne veut pas laisser la médiation à Washington seul. Le mouvement saoudien lui permet d’équilibrer la scène. Il offre une couverture régionale à la position libanaise. Il permet aussi d’éviter que les discussions soient perçues comme un tête-à-tête sous pression américaine. Le discours de Berri cherche donc à lier résistance institutionnelle, accord de Taëf et appui arabe.  

Al Rahi pose la limite des droits libanais

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar met en avant la position du patriarche Al Rahi. Le journal rapporte que les négociations doivent être dépourvues de tout abandon de droits. Cette phrase est courte, mais elle marque une ligne rouge. Elle ne ferme pas la porte à une démarche politique. Elle avertit contre le prix de cette démarche. Al Rahi s’adresse à un pays inquiet. Une partie de l’opinion craint que la pression américaine et israélienne conduise à un accord déséquilibré. Le patriarche formule donc une condition morale et nationale. La négociation n’est acceptable que si elle protège les droits libanais. Le mot droit couvre ici le retrait, les frontières, les terres, les habitants, les prisonniers et la souveraineté.  

La même édition de Ad Diyar du 24 avril 2026 publie aussi une lecture selon laquelle la négociation directe est impossible dans les circonstances actuelles. Le journal évoque un Liban divisé, des villages occupés, des habitants empêchés de revenir et la poursuite des bombardements. Cette ligne éditoriale donne un arrière-plan à la parole d’Al Rahi. La formule sur les droits n’est pas isolée. Elle répond à une scène nationale tendue. Le patriarche n’adopte pas le vocabulaire militaire. Il parle en termes de garanties et de limites. Son intervention rappelle que la paix ne peut pas être seulement une image à Washington. Elle doit être vérifiée dans les villages du Sud.  

La résistance parlementaire refuse le contact direct

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte les propos du député Hassan Fadlallah, membre du bloc de la Fidélité à la résistance. Il appelle l’autorité libanaise à sortir d’une voie qu’il décrit comme faite de concessions. Il demande aussi l’arrêt de toute forme de contact direct avec l’ennemi. Sa déclaration s’inscrit dans le débat sur la représentation libanaise à Washington. Elle vise à empêcher que le processus actuel soit interprété comme un chemin vers une normalisation. Le député accuse Israël de poursuivre les meurtres, les destructions et les assassinats. Il évoque aussi les entraves aux secours après les frappes. Son discours place la négociation sous accusation permanente. Pour lui, aucun processus ne peut être jugé valable si la violence continue sur le terrain.  

Al Bina’ du 24 avril 2026 donne un cadre idéologique proche en comparant Taëf et l’accord du 17 mai. Le journal rappelle que Taëf parle de retrait israélien, de souveraineté de l’État et de déploiement de l’armée jusqu’aux frontières reconnues. Cette comparaison nourrit la parole des opposants à toute négociation directe. Elle leur permet de dire que le refus ne repose pas seulement sur une position partisane. Il s’appuie sur une lecture du cadre national. Dans ce discours, la bonne négociation est celle qui impose le retrait et restaure la souveraineté. La mauvaise est celle qui transforme la trêve en reconnaissance politique. Cette tension traverse toute la scène locale. 

La parole autour d’Amal Khalil devient un acte politique

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar rapporte la mobilisation des collègues de la journaliste Amal Khalil devant les bureaux du journal à Beyrouth. Plusieurs figures ont pris la parole, dont le président de l’ordre des rédacteurs Joseph Kosseifi, des journalistes et des responsables politiques. Les interventions expriment la colère contre le ciblage des équipes de presse. Elles rappellent aussi que les journalistes bénéficient de protections en période de conflit. Cette parole dépasse le cadre professionnel. Elle devient une accusation politique. Elle dit que la trêve ne vaut rien si elle n’empêche pas les meurtres de civils et de journalistes.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid rapporte que la mort d’Amal Khalil a dominé la scène libanaise. Le journal rappelle qu’elle avait déjà été menacée en raison de sa couverture de terrain. Il affirme aussi que l’attaque a provoqué une colère large contre les pratiques israéliennes visant les civils et le corps journalistique. La parole publique change alors d’échelle. Elle ne vient plus seulement des présidents, des ministres ou des députés. Elle vient aussi des rédactions, des familles et des habitants du Sud. Dans la journée politique du 24 avril, cette parole pèse autant que les annonces de Washington. Elle impose une question simple aux dirigeants : comment négocier une trêve sans protéger ceux qui racontent la guerre ?  

Diplomatie : Washington accélère, Riyad encadre et Beyrouth cherche une garantie de trêve

Washington veut transformer une pause militaire en accord politique

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Joumhouriya rapporte que la deuxième réunion libano-israélienne s’est tenue à la Maison Blanche en présence de Donald Trump et de Marco Rubio. La partie libanaise était représentée par l’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Moawad. La partie israélienne était conduite par l’ambassadeur israélien Yechiel Leiter. Le journal indique que Donald Trump a annoncé la prolongation du cessez-le-feu pour trois semaines. Il a aussi dit vouloir recevoir Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu dans ce délai. La diplomatie américaine passe donc à une étape plus visible. Elle ne se limite plus à une médiation technique. Elle installe un calendrier, une scène et une pression politique.  

Le même récit de Al Joumhouriya du 24 avril 2026 montre que Washington lie le dossier libanais à deux objectifs. Le premier est l’obtention d’une paix rapide. Marco Rubio affirme être optimiste sur la possibilité d’aboutir à un accord durable en quelques semaines. Le second est la sécurité d’Israël. Donald Trump dit qu’Israël doit pouvoir se défendre en cas de tirs de roquettes, tout en agissant avec prudence. Cette double approche crée une tension pour Beyrouth. Les États-Unis veulent accélérer la négociation. Mais le Liban demande d’abord l’arrêt des violations, le retrait israélien et la protection des civils. La trêve devient ainsi un outil diplomatique incertain. Elle peut ouvrir une négociation. Elle peut aussi servir de couverture à une pression accrue.  

Le mandat libanais reste centré sur le cessez-le-feu et le retrait

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte que le Liban officiel a préparé une série de conditions avant la réunion de Washington. Selon le journal, les consignes données à l’ambassadrice Nada Hamadeh Moawad portaient sur plusieurs points. Le Liban devait demander une prolongation du cessez-le-feu pour une période allant de vingt à quarante jours. Il devait aussi exiger l’arrêt de la destruction des villages et des maisons dans les zones occupées. Le dossier incluait en outre l’arrêt des attaques contre les civils, les secouristes, la Croix-Rouge et les journalistes. Cette liste montre que Beyrouth ne veut pas entrer dans une discussion politique sans garanties de terrain.  

Al Sharq du 24 avril 2026 ajoute qu’une phase ultérieure ne serait ouverte qu’en cas de confirmation de l’engagement israélien sur ces demandes. Les détails des négociations, y compris le lieu et le calendrier, seraient alors discutés plus tard. Cette méthode traduit une prudence libanaise. Beyrouth cherche à éviter un piège diplomatique. Le pouvoir ne veut pas que la seule présence à Washington soit interprétée comme une concession. Il veut d’abord obtenir un arrêt réel des actes militaires. Ainsi, la diplomatie libanaise se présente comme graduelle. Elle ne rejette pas le dialogue. Mais elle veut le conditionner à des actes visibles. Cette posture répond aussi à la pression intérieure. La rue, les déplacés et les forces politiques jugent la diplomatie à partir du Sud. 

Riyad cherche à unifier le front intérieur libanais

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar décrit une initiative saoudienne destinée à rapprocher les trois présidences. Le journal rapporte que le prince Yazid ben Farhan s’est rendu à Beyrouth et a rencontré les responsables à Baabda et à Ain el-Tineh. Le mouvement s’est accompagné d’un contact entre le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan, et Nabih Berri. Selon Al Akhbar, le message saoudien portait sur deux points principaux : préserver la stabilité intérieure et unifier la position libanaise face aux négociations. Riyad cherche donc à agir comme garant politique. Son rôle ne se limite pas à une aide extérieure. Il touche directement à la cohésion de l’État.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte que Yazid ben Farhan est arrivé à Beyrouth après une série de contacts menés à Paris. Il a été reçu par Joseph Aoun à Baabda, où les discussions ont porté sur les développements récents et sur le rôle de l’Arabie saoudite pour aider le Liban à traverser cette phase difficile. Le même journal rapporte ensuite le contact entre Nabih Berri et Faisal ben Farhan. L’échange a porté sur la poursuite des attaques israéliennes, en particulier les destructions systématiques dans les villages frontaliers. La diplomatie saoudienne apparaît ici comme un soutien à la stabilisation, mais aussi comme une tentative de rétablir un cadre arabe autour du dossier libanais.  

Taëf et l’initiative arabe restent des repères diplomatiques

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ met en avant le rôle de Faisal ben Farhan dans les efforts visant à arrêter les attaques israéliennes et à stabiliser le Liban. Le journal rapporte aussi que Nabih Berri a réaffirmé l’attachement à l’accord de Taëf et le refus de tout ce qui menace l’Arabie saoudite. Ce rappel a une portée diplomatique. Il signifie que le Liban ne veut pas discuter du Sud en dehors de son cadre institutionnel. Taëf reste le socle de la légitimité interne. Il est aussi lié à la relation avec Riyad. Dans le contexte de Washington, cette référence permet de contrebalancer la pression américaine par une couverture arabe.  

Ad Diyar du 24 avril 2026 ajoute un angle plus net. Le journal affirme que, pour les Saoudiens, aucun processus de paix avec Israël ne peut se faire en dehors de la voie arabe et de l’initiative arabe de paix. Il rapporte aussi que Nabih Berri aurait été clair sur un point : le Liban n’irait pas vers une paix avant l’Arabie saoudite. Selon le même texte, le médiateur saoudien a demandé un ton politique plus calme afin de préparer un dialogue apaisé. Cette lecture donne à Riyad un rôle de frein et de cadre. L’Arabie saoudite ne pousse pas simplement à la négociation. Elle cherche aussi à empêcher un tête-à-tête libano-israélien isolé, sous pression américaine et sans couverture régionale. 

L’Égypte et la France complètent la couverture régionale

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq indique que Nabih Berri a aussi reçu un appel du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty. Le contact s’inscrit dans une séquence où Le Caire suit les développements au Liban et dans la région. Cette implication égyptienne complète le rôle saoudien. Elle montre que le dossier libanais ne peut pas être réduit à une médiation américaine. Il reste un sujet arabe. L’Égypte cherche à préserver l’équilibre régional, surtout dans un moment marqué par la tension avec l’Iran et par l’instabilité autour de Gaza, du Sud-Liban et des couloirs maritimes.  

Le rôle français apparaît aussi en arrière-plan. Al Sharq du 24 avril 2026 rapporte que Yazid ben Farhan a mené des contacts à Paris avant son arrivée à Beyrouth. Ad Diyar du 24 avril 2026 évoque, de son côté, une dynamique diplomatique où le soutien français accompagne l’effort saoudien et égyptien. La France reste donc présente dans l’environnement du dossier. Elle n’est pas au premier plan comme Washington. Mais elle participe à la recherche d’une position libanaise plus solide. Cette présence permet à Beyrouth de multiplier les relais. Elle peut aussi éviter que le dossier ne soit capté par une seule puissance.    

L’Iran pèse sur la table libanaise sans y être assis

Dans son édition du 24 avril 2026, Annahar place en une le parrainage direct de Donald Trump du parcours libano-israélien, tout en signalant l’impasse américaine face à l’Iran, entre absence de guerre totale et absence de paix réelle. Cette juxtaposition est importante. Le Liban est traité à Washington comme un dossier propre. Mais il demeure pris dans une séquence régionale plus large. Le bras de fer entre les États-Unis et l’Iran influence la marge libanaise. Il modifie aussi le calcul de Washington. Si l’administration américaine veut montrer un succès diplomatique rapide, le Liban peut devenir un terrain de démonstration.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar rapporte que Téhéran n’a pas encore décidé de participer à une nouvelle phase de négociation avec Washington. Le journal cite le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon lequel l’expérience a montré que les politiques de pression maximale entraînent des réponses similaires. Le même texte indique que l’Iran a commencé à percevoir des droits sur les navires autorisés à traverser le détroit d’Ormuz. Cette information élargit la crise. Le dossier libanais est relié à la mer, au pétrole, aux sanctions et aux menaces de guerre. Ainsi, une trêve au Sud peut être fragilisée par une escalade dans le Golfe.  

Islamabad tente une médiation entre Washington et Téhéran

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar rapporte que le Pakistan mène des efforts pour réunir les délégations américaine et iranienne afin de poursuivre une deuxième phase de négociations. Selon le journal, Islamabad pourrait transmettre des idées nouvelles, dont une levée partielle du blocus maritime imposé par Washington à l’Iran, en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz. Le journal parle d’un optimisme prudent sur la possibilité d’une percée, tout en précisant que la réponse iranienne n’était pas encore arrivée. Cette médiation montre que le dossier libanais n’est qu’un front dans une carte plus vaste.  

Cette tentative pakistanaise a une portée directe pour Beyrouth. Si Washington et Téhéran trouvent une formule de désescalade, la pression sur le Liban peut baisser. La trêve au Sud aurait alors plus de chances d’être consolidée. À l’inverse, si le blocus maritime, le détroit d’Ormuz et les sanctions restent au centre du bras de fer, le Liban peut redevenir un espace de confrontation indirecte. Al 3arabi Al Jadid du 24 avril 2026 décrit d’ailleurs le détroit d’Ormuz et le blocus américain contre l’Iran comme un axe majeur de la confrontation entre Washington et Téhéran. Le journal rapporte aussi l’annonce américaine du contrôle d’un navire transportant du pétrole iranien dans l’océan Indien.  

La diplomatie libanaise cherche une protection internationale

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Bina’ rapporte que le gouvernement libanais a discuté de démarches devant des instances internationales. Le texte évoque la transmission d’un rapport à plusieurs organismes compétents. Il mentionne aussi une demande de session spéciale du Conseil des droits de l’homme à Genève. Le haut-commissaire aux droits de l’homme devait, selon le même journal, envoyer une mission au Liban pour ouvrir une enquête sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les violations du droit humanitaire international. La diplomatie libanaise ne se limite donc pas à Washington. Elle cherche aussi un espace juridique et multilatéral.  

Le même article de Al Bina’ du 24 avril 2026 indique qu’une idée a été discutée au Conseil des ministres : accepter la compétence de la Cour pénale internationale pour une période déterminée, afin d’examiner les crimes commis sur le territoire libanais. Aucune décision n’a été prise, notamment en raison de l’absence du ministre de la Justice. Mais le débat existe. Il montre que Beyrouth cherche à transformer les attaques contre les civils, les journalistes et les villages en dossiers documentés. Cette voie complète le canal américain. Elle permet au Liban de ne pas dépendre seulement de la médiation de Donald Trump. Elle place aussi Israël face à une pression juridique, même si le chemin reste long et incertain.  

Une table de négociation sous risque d’embrasement

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar estime que la situation militaire au Sud reste proche de l’explosion. Le journal évoque un durcissement israélien sur le plan militaire et diplomatique. Il affirme que les demandes israéliennes adressées au Liban sont jugées impossibles à satisfaire. Il relève aussi un déséquilibre dans la représentation des deux camps à Washington, avec une présence libanaise qualifiée de limitée et une délégation israélienne décrite comme dure. Cette lecture insiste sur l’asymétrie de la séquence. Beyrouth négocie alors que son territoire reste touché. Elle doit donc éviter que la diplomatie se transforme en validation de faits accomplis.  

Al Liwa’ du 24 avril 2026 présente la réunion de Washington comme le début d’une nouvelle étape liée aux arrangements de stabilité et aux causes de la guerre. Le journal souligne que le Liban cherche un arrêt du feu et un engagement israélien clair, afin de préparer une phase de discussion plus élevée. La diplomatie du jour repose donc sur une équation fragile. Washington veut aller vite. Riyad veut encadrer. Paris et Le Caire accompagnent. Téhéran pèse à distance. Islamabad tente une désescalade régionale. Beyrouth, lui, cherche une garantie minimale : que la trêve devienne réelle avant d’être politique. 

Politique internationale : Ormuz, Ukraine et mer Rouge dans une séquence mondiale de durcissement

Washington et Téhéran déplacent la crise vers la mer

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid présente le détroit d’Ormuz comme l’axe principal de la confrontation entre les États-Unis et l’Iran. Le journal rapporte que le blocus maritime américain contre l’Iran s’est imposé comme le cœur de la bataille diplomatique et militaire. Le Pentagone annonce aussi le contrôle d’un navire transportant du pétrole iranien dans l’océan Indien. Cette donnée marque une extension de la crise. Le différend ne se limite plus aux sanctions ou aux négociations. Il touche les routes maritimes, l’énergie et les flux commerciaux. Le journal indique aussi que les deux camps restent attachés à leurs conditions pour revenir à la table des discussions. Ainsi, la mer devient un espace de pression. Washington tente d’étrangler les revenus iraniens. Téhéran cherche à montrer que le contrôle des passages maritimes peut se retourner contre ses adversaires.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar rapporte que Donald Trump a donné des ordres à la marine américaine pour tirer sur tout bateau posant des mines dans le détroit d’Ormuz. Le journal ajoute que Trump a ordonné de tripler l’activité des dragueurs de mines dans le détroit. Cette déclaration élève le niveau de menace. Elle donne à la crise un ton militaire direct. Pourtant, la même séquence reste liée à une tentative de négociation. Ad Diyar indique que le Pakistan cherche à réunir des délégations américaine et iranienne. Islamabad pourrait proposer une levée partielle du blocus maritime en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Le contraste est fort. D’un côté, Washington durcit les règles d’engagement. De l’autre, Islamabad tente de préserver un canal politique.    

L’Iran mise sur le contrôle des passages et la pression économique

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar rapporte que Téhéran n’a pas encore décidé de participer à une nouvelle phase de négociations avec Washington. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, affirme que les politiques de pression maximale entraînent des réponses similaires. Le même journal indique que l’Iran a commencé à percevoir des droits sur les navires autorisés à traverser le détroit d’Ormuz. Cette mesure donne une forme financière au rapport de force. Téhéran ne se contente pas de contester le blocus. Il affirme un pouvoir de passage. Cela place les acteurs économiques devant un risque direct. Les navires, les assureurs, les exportateurs et les importateurs sont touchés par l’incertitude.  

Al Bina’ du 24 avril 2026 souligne de son côté l’effet de la crise sur les marchés de l’énergie. Le journal affirme que le prix du baril est passé de 96 à 106 dollars en trois jours, avec des attentes de hausse nouvelle si aucun signal politique ne rassure les marchés. Selon la même lecture, la politique américaine n’a pas encore réussi à calmer les prix. Cette hausse place la guerre au centre de la vie économique mondiale. Elle touche le transport, les importations, les coûts industriels et les finances publiques. La crise d’Ormuz devient donc une crise de prix. Elle ne concerne pas seulement les États-Unis et l’Iran. Elle pèse sur les consommateurs, les entreprises et les banques centrales. 

L’Ukraine obtient un appui européen massif

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid rapporte que l’Union européenne a approuvé un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, ainsi qu’une vingtième série de sanctions contre la Russie. Le journal précise que la Hongrie et la Slovaquie ont retiré leur veto, ce qui a permis l’accord. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, affirme que la recherche d’une paix juste et durable suppose de renforcer les capacités de Kiev et d’augmenter la pression sur Moscou. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, salue aussi l’accord. Elle estime que la Russie poursuit sa ligne agressive, tandis que l’Union européenne renforce son soutien à l’Ukraine.  

Le même journal indique que Volodymyr Zelensky espère recevoir la première tranche du prêt à la fin mai ou au début juin. Il se rend à Chypre pour participer à un sommet européen alors que les attaques continuent de faire des morts en Russie et en Ukraine. Al 3arabi Al Jadid rapporte des morts et des blessés après des attaques russes dans les régions ukrainiennes de Dnipropetrovsk et de Jytomyr. Il mentionne aussi un mort dans la région russe de Samara après la chute de débris de drones. Ainsi, l’appui financier européen intervient au moment où le front reste actif. Le prêt ne règle pas la guerre. Il vise à permettre à Kiev de durer, de financer l’effort militaire et de résister à la pression russe.  

Les drones changent l’échelle de la guerre en Europe

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid consacre une analyse au rôle des drones dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Le journal rapporte que les opérateurs ukrainiens ont intensifié les frappes en profondeur contre le territoire russe au premier trimestre de l’année. Pour la première fois depuis le début de la guerre, l’Ukraine aurait lancé en un mois plus de drones offensifs transfrontaliers que la Russie. Selon les chiffres cités, le ministère russe de la Défense affirme avoir abattu 7 347 drones ukrainiens en mars 2026, soit 237 par jour en moyenne. Le même article indique que l’armée de l’air ukrainienne a recensé 6 462 drones russes et 138 missiles durant le même mois.  

Cette mutation technique modifie la logique du champ de bataille. Al 3arabi Al Jadid explique que la portée des drones donne à l’Ukraine une chance de protéger ses lignes en frappant les arrières russes. L’article cite aussi une idée stratégique forte : les guerres ne se décident pas seulement dans les tranchées, mais dans la zone située à dix ou quarante kilomètres derrière la ligne de contact. Les munitions, le carburant, les opérateurs de drones et les lignes de transport deviennent donc des cibles centrales. La guerre d’attrition prend une forme plus mobile. Elle se joue par l’usure logistique. Elle se joue aussi par la capacité à saturer les défenses aériennes de l’adversaire.  

La mer Rouge devient un autre front de pression

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid rapporte que la Somalie menace d’interdire le passage des navires israéliens dans le golfe d’Aden et les accès vers le détroit de Bab el-Mandeb. Le journal rappelle que ce passage est un point clé des chaînes d’approvisionnement mondiales, car il relie le canal de Suez à l’océan Indien. L’annonce somalienne intervient après une décision israélienne de nommer un représentant dans l’entité du Somaliland, non reconnue au niveau international. Le message de Mogadiscio vise donc une réponse politique et maritime. Il montre que les voies de navigation deviennent des instruments diplomatiques, au même titre que les sanctions ou les alliances militaires.  

Le même article de Al 3arabi Al Jadid souligne que la Somalie ne contrôle pas directement tout le passage de Bab el-Mandeb. Mais des experts estiment que la décision peut tout de même avoir un effet, car les équations navales changent avec les drones et les armes peu coûteuses. Le journal cite aussi l’idée selon laquelle un tel mouvement pourrait bénéficier d’un soutien discret d’autres États, car les activités israéliennes sont perçues comme une menace pour la sécurité de la mer Rouge et des pays riverains. Le risque est donc l’élargissement des fronts. Une décision prise à Mogadiscio peut se relier aux calculs de Sanaa, aux intérêts américains et à la sécurité des routes entre l’Asie et l’Europe.    

Le Tigré menace de rouvrir une guerre éthiopienne

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid estime que l’accord de Pretoria, signé en novembre 2022 entre le gouvernement fédéral éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré, semble proche de l’effondrement. Le journal rappelle que la guerre avait fait au moins 300 000 morts et provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes. La tension repart après l’annonce de la volonté du Front populaire de libération du Tigré de reprendre le contrôle du gouvernement régional et de réactiver son Parlement élu. La situation éthiopienne revient donc dans une zone de danger. Le cessez-le-feu de Pretoria, présenté comme une sortie de guerre, ne suffit plus à contenir les divisions.  

Le même journal explique que les développements récents reflètent une réduction de l’espace du dialogue au profit de scénarios de conflit. Il rapporte aussi que le gouvernement fédéral d’Addis-Abeba ne souhaite pas voir une faction du Front populaire de libération du Tigré redevenir un partenaire politique central. Cette lecture montre que la crise n’est pas seulement militaire. Elle concerne la place du Tigré dans l’État éthiopien. Elle concerne aussi la capacité du pouvoir fédéral à accepter une autonomie politique forte dans une région marquée par la guerre. Si l’accord s’effondre, la Corne de l’Afrique pourrait connaître une nouvelle secousse, avec des effets sur les migrations, la sécurité alimentaire et les équilibres régionaux.  

La Syrie et l’Irak restent pris dans des recompositions inachevées

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar traite des obstacles à l’intégration des Forces démocratiques syriennes dans les structures des autorités syriennes de transition. Le journal indique que cette intégration avait commencé par l’abandon de la plupart des zones contrôlées auparavant par cette force dans le nord-est syrien, avec un maintien de rôles administratifs et sécuritaires à Hassaké et à Aïn al-Arab. Les blocages restent nombreux. La question ne porte pas seulement sur des postes militaires. Elle touche la place politique des forces kurdes, la gestion locale, le contrôle des frontières et la forme de l’autorité centrale. La Syrie apparaît ainsi comme un pays en recomposition, mais sans accord stable sur la distribution réelle du pouvoir.  

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid évoque aussi des craintes en Irak. Le journal rapporte que des mesures américaines contre des factions irakiennes proches de l’Iran pourraient peser sur la scène politique si elles touchent les ailes politiques de ces groupes, présents dans le plus grand bloc parlementaire. Cette donnée montre que le bras de fer entre Washington et Téhéran se prolonge dans les systèmes politiques de la région. L’Irak se trouve exposé à une pression double. Il doit gérer les effets des sanctions et préserver ses équilibres internes. La Syrie et l’Irak restent donc deux terrains où la confrontation régionale s’inscrit dans les institutions, les forces armées et les alliances locales.  

Économie : taux de change sous surveillance, agriculture sinistrée et choc énergétique mondial

Le taux de change reste le premier test de stabilité

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar met en avant les déclarations du ministre des Finances Yassin Jaber sur le taux de change. Il affirme que le taux reste sous contrôle, mais il lie cette stabilité à une gestion très serrée de la liquidité. Selon le journal, les recettes publiques avaient permis, dans le cadre des politiques budgétaire et monétaire, de collecter des dollars sur le marché tout en contrôlant la masse de livres libanaises. Cette méthode a aidé à stabiliser le taux. Mais Jaber souligne qu’il faut continuer à gérer la liquidité avec prudence, afin de ne pas nuire au change dans une phase marquée par de grands défis. Il dit aussi suivre chaque jour les achats de dollars sur le marché et les niveaux des taux entre banques.  

Le même entretien publié par Al Akhbar le 24 avril 2026 montre que le ministère des Finances refuse toute libéralisation rapide du taux de change. Yassin Jaber juge qu’une gestion du change par la plateforme Bloomberg serait, dans les conditions actuelles, une erreur majeure. Il estime qu’une telle option n’est possible qu’en période de stabilité. Le ministre précise aussi que les dollars disponibles ont diminué depuis le déclenchement de la guerre, même si cette baisse reste, selon lui, acceptable à ce stade. Il ajoute que l’État peut encore payer les salaires en dollars. En revanche, il compte sur le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée avant la fin du mois d’avril pour renforcer la liquidité de l’État et maintenir le taux sous contrôle.  

Les finances publiques sous l’effet direct de la guerre

Al Akhbar du 24 avril 2026 rapporte que la taxe sur l’essence rapporte environ trente-cinq millions de dollars par mois au Trésor. Yassin Jaber estime que la situation serait bien plus difficile sans ces montants. Le journal précise aussi que le ministre n’est pas prêt, à ce stade, à payer huit cents millions de dollars par an pour financer la hausse des salaires du secteur public approuvée en Conseil des ministres. Il juge que cette décision serait dangereuse dans le contexte présent. Il reconnaît que cette position n’est pas populaire, mais il affirme vouloir éviter de répéter les erreurs du passé. Le message est clair. Le gouvernement doit arbitrer entre soutien social, stabilité monétaire et capacité réelle de financement. 

Le même article indique que le ministre raisonne à partir du déficit attendu en fin d’année. Les premières estimations tablaient sur un excédent primaire supérieur à un milliard de dollars. Mais la guerre et ses effets ont réduit les recettes publiques. Yassin Jaber explique qu’il était favorable au paiement de certaines hausses, mais que la priorité est désormais d’éviter un choc sur le taux de change. Il affirme qu’une mauvaise décision peut créer une crise au-dessus de la crise et provoquer un effondrement. Cette approche montre que le cœur de la politique économique reste défensif. Il ne s’agit pas encore d’une relance. Il s’agit d’abord d’éviter la perte de contrôle monétaire.  

La relation avec le Fonds monétaire reste inachevée

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Akhbar rapporte que Yassin Jaber a évoqué les discussions avec le Fonds monétaire international lors des réunions de printemps. Selon lui, un accord a été trouvé sur les amendements liés à la loi de traitement de la situation des banques. En revanche, aucun accord n’a encore été trouvé sur les amendements relatifs à la loi de la perte financière. Le point de blocage reste la hiérarchie de répartition des pertes. Le Fonds monétaire insiste, selon le ministre, sur une séquence qui commence par les banques puis les déposants.  

Le même compte rendu précise qu’une commission doit réunir un représentant du Fonds monétaire, la Banque du Liban, la Commission de contrôle des banques et le ministère de l’Économie pour trouver une formule commune. Cette architecture confirme que le dossier bancaire reste au cœur de la reprise. Il ne suffit pas de stabiliser le change. Il faut aussi traiter les pertes, fixer les règles de répartition et rétablir un minimum de confiance. Dans ce cadre, le rôle de la Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid, demeure central. La politique monétaire, la gestion de la liquidité et la restructuration du secteur bancaire forment un même bloc. Sans accord clair sur ce bloc, la reprise restera lente et fragile.  

Le pétrole ajoute une pression mondiale sur le Liban

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Bina’ relie la crise régionale au choc énergétique. Le journal indique que le prix du baril est passé de 96 à 106 dollars en trois jours. Il évoque aussi des attentes de hausse de trois à quatre dollars par jour, avec un seuil de 120 dollars si la politique ne parvient pas à rassurer les marchés. Cette donnée est lourde pour le Liban. Le pays importe l’essentiel de ses besoins en carburants. Une hausse du pétrole se transmet donc aux transports, à la production, aux générateurs, aux biens importés et aux prix de détail. Elle réduit aussi la marge budgétaire de l’État, déjà limitée par la guerre et par les besoins sociaux.  

Al Sharq du 24 avril 2026 rapporte, de son côté, que le prix de l’or a reculé alors que la hausse du pétrole nourrit les craintes d’inflation et de maintien de taux d’intérêt élevés. Le journal indique que l’or au comptant a baissé de 0,7 %, à 4 705,37 dollars l’once, tandis que les contrats à terme américains pour juin ont aussi reculé de 0,7 %, à 4 720,90 dollars. Le même article note que le Brent s’est maintenu au-dessus de 100 dollars le baril après une baisse plus forte que prévu des stocks américains d’essence et de produits pétroliers. Le signal global est donc inflationniste. Pour le Liban, cela signifie une pression nouvelle sur les coûts, au moment même où le pouvoir d’achat reste faible. 

Le dollar profite des crises et renforce la contrainte libanaise

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid consacre son dossier économique à la domination du dollar. Le journal estime que les tensions et la guerre contre l’Iran renforcent la place de la monnaie américaine dans les réserves, les échanges et les marchés. Il rapporte que la part du dollar dans les transactions internationales est passée à 51,1 % en mars, contre 49,2 % le mois précédent. Il ajoute que le dollar, malgré un recul de 8 % en 2025, redevient plus attractif que l’euro et le yuan pour les investisseurs. Cette évolution dépasse le cas américain. Elle pèse sur tous les pays très dépendants du dollar, dont le Liban.  

Ce mouvement renforce une contradiction libanaise. D’un côté, la dollarisation aide à payer des salaires, à recevoir des transferts et à protéger une partie de l’épargne courante. De l’autre, elle rend la reprise plus dépendante des entrées de devises. Al Akhbar du 24 avril 2026 rapporte que Yassin Jaber fonde une part de son optimisme sur le retour possible des flux venus des expatriés, par des visites au Liban ou par des transferts électroniques, si les conditions de sécurité s’améliorent. Il voit aussi dans une éventuelle stabilité une chance pour attirer des dollars, relancer le tourisme et augmenter les transferts. Mais cette perspective reste liée à la trêve, au climat régional et au retour de la confiance.  

L’agriculture libanaise cherche une sortie par la coopération italienne

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte la signature à Rimini d’un protocole d’entente agricole entre le Liban et l’Italie. Le ministre libanais de l’Agriculture Nizar Hani a participé au salon Macfrut, consacré aux fruits, aux légumes et aux technologies agricoles. Le texte précise que l’accord a été préparé par le bureau de coopération italien à Beyrouth avec les équipes des ministères de l’Agriculture des deux pays. Le ministre a présenté l’état du secteur agricole libanais et les dégâts causés par l’agression israélienne. Selon le journal, environ 22,5 % des terres agricoles ont été touchées, avec des effets négatifs sur la production, les chaînes d’approvisionnement et la sécurité alimentaire.  

Al Sharq du 24 avril 2026 détaille aussi les axes de l’accord. Il porte sur l’amélioration de la qualité des produits agricoles, les indications géographiques, les certificats, la santé végétale, la conformité aux normes européennes, le développement rural, l’agrotourisme, la pêche, l’aquaculture et le renforcement des capacités. Cette coopération vise à soutenir un secteur fragilisé par la guerre, mais aussi à le rendre plus compétitif à l’exportation. L’enjeu n’est pas seulement agricole. Il touche les revenus ruraux, l’emploi local, les exportations et la sécurité alimentaire. Dans une économie à faible marge, la remise en état des terres et des filières agricoles devient une part de la reconstruction nationale. 

Les infrastructures économiques passent par la numérisation et l’évaluation des dégâts

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ rapporte que la direction de l’exploitation du port de Beyrouth a lancé de nouveaux moyens de paiement électroniques pour régler les droits portuaires. Ces moyens viennent s’ajouter aux caisses de paiement à l’intérieur du port. Le paiement est désormais possible par la plateforme officielle du port, par l’application CAMA, par le réseau bancaire et par Commerce Net. L’objectif affiché est de faciliter les démarches, d’accélérer les opérations et de renforcer la transparence. Pour le commerce libanais, ce type de mesure compte. Le port reste une porte essentielle pour les importations, les exportations et les recettes.  

Le même journal, Al Liwa’, indique le 24 avril 2026 que le ministère de l’Industrie a lancé un questionnaire électronique sur les dégâts subis par le secteur industriel en 2026. Le ministère explique que l’agression israélienne a causé des destructions partielles ou totales dans un grand nombre d’établissements industriels, dans plusieurs régions. Le questionnaire doit recueillir les données sur l’ampleur des dégâts et le coût estimé des réparations ou de la reconstruction. Ces données serviront de base pour travailler avec les acteurs concernés au Liban et à l’étranger. L’industrie entre donc dans une phase de documentation. Avant la compensation, il faut chiffrer. Avant la relance, il faut mesurer l’étendue des pertes.  

Investissements, aéroport et consommation sous surveillance

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ rapporte que l’Autorité de développement des investissements au Liban a présenté à l’ambassadeur de Turquie ses programmes, ses services et les moyens de renforcer la coopération économique. L’organisme affirme être prêt à accompagner les investisseurs turcs et à fournir les facilités nécessaires au succès de leurs projets au Liban. L’ambassadeur turc a, selon le même texte, exprimé l’intérêt de son pays pour un renforcement de sa présence d’investissement et pour le développement de la coopération économique. Cette démarche montre que le Liban tente encore de vendre une perspective d’investissement, malgré la guerre et le risque.  

Le même numéro de Al Liwa’ du 24 avril 2026 rapporte que le mouvement de l’aéroport international de Beyrouth a atteint, le 22 avril, trente-sept mouvements d’avions et 4 611 passagers. Les arrivées ont concerné 2 573 passagers, contre 2 096 départs et deux passagers en transit. Ces chiffres restent modestes, mais ils donnent un indicateur utile sur la circulation des personnes dans une phase de tension. Ils comptent aussi pour le tourisme, les transferts et le commerce. Dans le même environnement, Al Liwa’ cite des propos sur la priorité donnée à l’aide et sur le recul du produit national, la poussée inflationniste, la rareté des dollars, la baisse du tourisme et des transferts. Le tableau économique reste donc fragile. Il mêle stabilisation du change, coût de la guerre, attente d’aide et recherche de devises.    

Société : le coût civil de la guerre entre écoles déplacées, villages brûlés et urgence sanitaire

L’école devient un indicateur social de la guerre

Dans son édition du 24 avril 2026, Annahar consacre plusieurs pages aux effets de la guerre sur l’éducation. Le journal décrit un secteur placé dans une confusion profonde. Certaines écoles ont fermé et sont passées à l’enseignement à distance. D’autres ont cessé toute activité. D’autres encore ont maintenu les cours en présence. Cette diversité de situations a créé une forte inégalité entre élèves. Ceux qui disposent d’un accès stable à l’internet poursuivent une partie de leur année. Les autres restent en marge. Annahar indique aussi que des familles ont envoyé leurs enfants vers des pays européens afin de les éloigner de la peur et de la pression psychologique. Le débat scolaire devient ainsi un miroir social. Il révèle les écarts de revenus, de sécurité et d’accès aux outils numériques.  

Dans le même dossier, Annahar du 24 avril 2026 rapporte que 147 000 élèves suivent les cours à distance. Le journal décrit des enfants installés dans des centres d’hébergement, parfois presque coupés de l’internet. Certains ne disposent que de petits écrans, souvent abîmés. Le texte insiste sur la transformation des écoles en lieux de survie. Les boîtes de livres deviennent des rangements de vêtements. Les tableaux ne portent plus seulement des leçons. Ils renvoient au silence laissé par les déplacements. Cette image donne une mesure concrète du choc. La guerre ne détruit pas seulement des bâtiments. Elle casse aussi la continuité de l’apprentissage. En conséquence, certains parents envisagent de retirer leurs enfants de l’école. Le droit à l’éducation devient un effort quotidien, fragile et inégal.  

Les examens et la parole éducative sous pression

Annahar du 24 avril 2026 rapporte aussi les propos de la ministre libanaise de l’Éducation, Rima Karami. Elle affirme que les élèves ne seront pas examinés sur des cours qu’ils n’ont pas reçus. Cette phrase vise à rassurer les familles. Elle répond à une angoisse simple. Beaucoup d’élèves ont perdu des semaines de cours. D’autres ont suivi un programme incomplet. D’autres encore ont vécu des cours discontinus, selon la connexion, le lieu d’accueil et la disponibilité des enseignants. La décision annoncée cherche donc à limiter l’injustice. Elle reconnaît que la guerre a modifié la réalité de la classe. Elle donne aussi un signal aux directions d’école. Les examens ne peuvent pas être traités comme si l’année avait été normale. 

La même édition de Annahar traite d’une note administrative sur les prises de position politiques des enseignants du secteur public sur les réseaux sociaux. Rima Karami explique que la note rappelle une ancienne règle en vigueur. Elle ajoute qu’il n’y a pas d’intention de répression. Selon elle, des messages de directeurs et d’enseignants signalaient des publications contenant des propos insultants et des attaques politiques. La ministre présente donc la mesure comme une tentative de prévenir les tensions. Cette affaire montre que la crise scolaire dépasse l’organisation des cours. Elle touche aussi la parole publique, la colère sociale et le rôle éducatif des enseignants. Dans une société polarisée par la guerre, même les espaces scolaires deviennent des lieux de friction.  

Le Sud face au phosphore blanc et aux risques durables

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid rapporte que plus de quarante-huit villages et localités du Sud-Liban ont été bombardés au phosphore blanc depuis la reprise de l’offensive israélienne le 2 mars. Le journal décrit cette matière comme incendiaire et toxique. Il estime que son emploi constitue une violation grave du droit international humanitaire. Le texte rappelle aussi que la guerre précédente avait déjà inclus deux cent cinquante attaques au phosphore blanc dans le Sud. Le danger n’est donc pas ponctuel. Il s’inscrit dans la durée. Les habitants font face à une menace qui touche les corps, les terres et l’avenir des villages.  

Le même dossier de Al 3arabi Al Jadid du 24 avril 2026 indique que le Conseil national de la recherche scientifique avait documenté, en juillet 2024, cent soixante-quinze attaques au phosphore blanc depuis octobre 2023 dans le Sud-Liban. Beaucoup avaient provoqué des incendies. Ceux-ci avaient touché plus de six cents hectares de terres agricoles. Le journal rappelle aussi que le phosphore blanc ne devrait pas être utilisé dans des zones habitées ou près d’infrastructures civiles, car le feu peut se propager et causer des dommages graves. Cette donnée élargit le bilan social. Les pertes ne concernent pas seulement les maisons. Elles touchent les champs, les revenus ruraux, les arbres et les moyens de vivre.  

La santé publique exposée par les armes et les chaînes d’approvisionnement

Al 3arabi Al Jadid du 24 avril 2026 détaille les effets médicaux du phosphore blanc. Le journal explique que cette substance peut provoquer des brûlures profondes et graves. Elle peut pénétrer jusqu’aux os. La priorité médicale consiste à arrêter le processus de combustion. Mais le phosphore peut se rallumer pendant ou après les premiers soins au contact de l’oxygène. Le journal ajoute que les effets généraux peuvent apparaître jusqu’à vingt-quatre heures après l’exposition. Dans les cas graves, ils peuvent toucher le cœur, les vaisseaux, le foie, les reins, la conscience et le système nerveux. La mort peut survenir par choc ou par défaillance d’organes. 

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ alerte de son côté sur les médicaments sensibles à la chaleur. Le journal explique que certains traitements, comme ceux contre le cancer, doivent être conservés entre deux et huit degrés. Les vaccins et l’insuline exigent aussi une température contrôlée pour rester efficaces. En cas de blocage du transport maritime, ces produits peuvent être abîmés si des navires restent immobilisés plusieurs jours. Le journal lie cette menace à la tension autour du détroit d’Ormuz et aux effets indirects de la guerre sur les soins. La crise sanitaire ne vient donc pas seulement des frappes. Elle peut aussi venir d’un retard de livraison, d’une rupture de chaîne froide ou d’une pénurie.  

Les déplacés restent au cœur de l’urgence sociale

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar décrit une crise de déplacement sans précédent dans le Sud. Le journal affirme que cinquante-cinq villages ont été occupés après leur évacuation. Il rapporte aussi que six cent mille habitants ne pourraient pas revenir à court terme, selon les éléments cités dans son éditorial. Le texte évoque la coupe d’oliviers et de chênes anciens. Il y voit une forme d’arrachement des habitants à leurs racines. Cette formulation traduit une réalité sociale plus large. Le déplacement ne se mesure pas seulement en nombre de personnes. Il se mesure aussi en maisons perdues, en champs coupés, en souvenirs détruits et en liens communautaires fragilisés.  

Al Liwa’ du 24 avril 2026 rapporte que le conflit a provoqué une crise humanitaire majeure au Liban. Le journal indique que plus d’un million de personnes ont été forcées de quitter leurs villes et leurs villages. Beaucoup font face au risque d’un déplacement prolongé. Les maisons et des infrastructures vitales ont été détruites. Le journal ajoute que les familles de l’armée libanaise figurent parmi les groupes directement touchés. Cette dimension est importante. Elle montre que le coût social touche aussi ceux qui sont liés à l’institution militaire. La guerre affecte les civils, les enfants, les familles de soldats et les communautés d’accueil. Elle crée une fatigue sociale qui s’étend au-delà des lignes du front. 

L’aide humanitaire tente de combler les manques

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Liwa’ rapporte que le ministère britannique de la Défense a fourni une aide pratique d’une valeur supérieure à cent cinquante mille dollars. Elle a été coordonnée et livrée en partenariat avec l’armée libanaise. Elle comprend des produits d’hygiène, de la literie, des machines à laver et des produits de nettoyage. Ces fournitures visent des centaines de familles touchées par le conflit. Le journal rappelle aussi qu’une aide de vingt-sept millions de dollars avait été annoncée la semaine précédente pour répondre à la crise humanitaire au Liban. Le total du soutien britannique depuis mars atteint quarante millions de dollars.  

Le même article de Al Liwa’ du 24 avril 2026 cite la chargée d’affaires britannique Victoria Dunne. Elle présente cette aide d’urgence comme une réponse directe à la crise humanitaire, qui touche aussi les familles de l’armée libanaise. Le journal cite également le responsable militaire adjoint Thomas Hobbs, qui souligne que ces familles font partie des groupes directement affectés par le conflit. Cette aide ne règle pas la crise. Mais elle montre que la réponse humanitaire se structure autour de besoins très concrets. Il ne s’agit pas seulement de nourriture. Il faut aussi des produits d’hygiène, du couchage, du nettoyage, des médicaments et un soutien au logement. Ces besoins disent l’ampleur de la rupture de vie imposée aux déplacés.  

La mort d’Amal Khalil secoue la société civile et les journalistes

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Sharq rapporte le cortège funèbre de la journaliste Amal Khalil à Bissariyeh. Le journal décrit une présence populaire dense, avec des responsables politiques, des figures médiatiques, des journalistes étrangers, des collègues et des habitants de la localité. Le cercueil a été porté à travers le village, au milieu du riz et des fleurs, avant un dernier adieu à son domicile. La scène dépasse le deuil d’une rédaction. Elle devient un moment social. Elle rassemble une communauté blessée, un corps professionnel visé et une opinion publique qui voit dans cette mort un symbole de la vulnérabilité des civils.  

Al Akhbar du 24 avril 2026 rapporte aussi une mobilisation des collègues d’Amal Khalil devant les bureaux du journal à Beyrouth. Le président de l’ordre des rédacteurs Joseph Kosseifi et plusieurs journalistes y ont pris la parole. Les participants ont exprimé leur colère face au ciblage des équipes de presse. Ils ont dénoncé des assassinats commis, selon eux, en violation des règles internationales qui protègent les journalistes, surtout dans les zones de guerre. Al Sharqsignale également une manifestation de journalistes à la place des Martyrs, avec des portraits de journalistes tués depuis 2023 et des appels à recourir au droit international. Le monde de la presse devient ainsi un acteur social central de la journée. 

Les risques quotidiens s’ajoutent à la guerre

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid rapporte que des réunions se sont tenues entre municipalités et comités de gestion des catastrophes au sujet de bâtiments dangereux. Le journal indique que certaines constructions posent problème, surtout lorsque leurs habitants refusent d’évacuer. Des panneaux d’avertissement ont été multipliés près de ces immeubles pour prévenir les passants. Cette information montre une autre face de la crise sociale. La guerre n’efface pas les risques urbains ordinaires. Elle les aggrave. Les municipalités doivent gérer les déplacés, les destructions, les routes, les immeubles fragiles et la peur des habitants.  

Dans le même paysage social, Al Liwa’ du 24 avril 2026 signale des initiatives locales d’aide aux déplacés, notamment dans le Koura. Le journal mentionne le suivi assuré par une actrice associative pour fournir des produits alimentaires, des médicaments et d’autres besoins essentiels aux personnes déplacées. Il rapporte aussi une rencontre de sensibilisation contre la drogue organisée à Jbeil. Ces éléments, moins visibles que la diplomatie et les frappes, montrent une société qui tente de tenir. Les associations, les municipalités, les familles d’accueil et les professionnels de santé prennent en charge une partie des manques. La crise sociale libanaise se joue donc dans les abris, les écoles, les hôpitaux, les villages du Sud et les réseaux locaux de solidarité.  

Culture : cinéma arabe, mémoire arménienne et débats littéraires dans une scène culturelle sous tension

Le cinéma arabe cherche une reconnaissance mondiale

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar place le film Yonan parmi les faits culturels marquants du jour. Le journal rapporte que la seizième édition du Festival de cinéma arabe de Malmö, en Suède, a décerné le prix du meilleur réalisateur au cinéaste syro-allemand Ameer Fakher Eldin. Cette récompense est présentée comme la huitième distinction du film dans son parcours international. Elle confirme la place de Yonan dans un circuit où les œuvres arabes cherchent à s’imposer par les festivals, les coproductions et les sujets intimes. Le film avait déjà connu une première mondiale dans la compétition officielle du Festival international du film de Berlin. Il avait ensuite été projeté dans plus de vingt-cinq festivals, dont le Festival international du film de la mer Rouge pour sa première arabe. Le parcours décrit par Ad Diyarmontre une stratégie de reconnaissance progressive. Le film circule d’abord dans les grandes vitrines, puis construit sa légitimité dans les prix et les sélections.  

Ad Diyar du 24 avril 2026 souligne aussi la dimension libanaise de Yonan à travers la présence de George Khabbaz. Le comédien, metteur en scène et producteur libanais y interprète Mounir, un homme habité par une histoire obscure que lui répète sa mère atteinte d’Alzheimer. Le personnage porte sa solitude vers une île isolée de la mer du Nord. Il y rencontre Valeska, jouée par Hanna Schygulla, et son fils Karl. Le récit repose sur le silence, la mémoire, l’isolement et la possibilité d’un retour fragile vers la vie. Cette place donnée à George Khabbaz offre au film un ancrage libanais fort, même si l’œuvre est portée par une production transnationale. Ad Diyar précise que le film réunit aussi des acteurs venus d’autres horizons, dont Ali Suliman, Sibel Kekilli, Nidal Achkar et Tom Wlaschiha. Cette distribution donne à l’œuvre une forme de géographie culturelle élargie, où le Liban, la Syrie, l’Allemagne, la Palestine et d’autres espaces se croisent autour d’un même récit de perte et de mémoire. 

La coproduction comme forme culturelle de survie

Le même article de Ad Diyar, daté du 24 avril 2026, insiste sur la structure de production de Yonan. Le film est une coproduction entre l’Allemagne et le Canada, avec la participation de la France, de l’Italie, de la Palestine et de la Jordanie. Il est écrit, réalisé et monté par Ameer Fakher Eldin. Le journal mentionne plusieurs sociétés associées au projet, dont des partenaires allemands, canadiens, italiens, palestiniens, qataris et jordaniens. Cette architecture dit beaucoup de la création arabe actuelle. Les films ambitieux ne reposent plus seulement sur un marché national. Ils dépendent souvent de réseaux de financement, de festivals, de résidences, de fonds et de partenariats. Ce modèle permet à des récits fragiles de trouver un public. Mais il impose aussi un long chemin. Les œuvres doivent être lisibles dans plusieurs contextes culturels. Elles doivent parler à la fois à un public arabe et à des institutions internationales.  

Ad Diyar du 24 avril 2026 rappelle enfin que Yonan est le deuxième volet d’une trilogie intitulée Watan, après le long métrage The Stranger, déjà récompensé. Le troisième film doit porter le titre Nostalgia : A Tale of First Seasons. Le journal indique que Ameer Fakher Eldin est né à Kiev en 1991 de parents syriens originaires du Golan occupé, et qu’il vit à Hambourg. Ce profil donne une clé de lecture à son cinéma. La question de l’origine n’y apparaît pas comme un décor. Elle devient une matière narrative. Le déplacement, la perte, la langue, le souvenir et la maison absente nourrissent son œuvre. Dans un moment régional marqué par la guerre et les déplacements, ce cinéma parle par détour. Il ne se contente pas de représenter l’exil. Il montre aussi comment l’exil façonne les gestes, le silence et les corps. 

La mémoire arménienne comme acte culturel et politique

Dans son édition du 24 avril 2026, Al Joumhouriya consacre un texte à la cent onzième commémoration du génocide arménien. Le journal rappelle que le 24 avril 1915 marque le début d’une des pages les plus sombres de l’histoire moderne, avec des arrestations de masse et une politique d’extermination qui a coûté la vie à un million et demi de personnes. Le texte, signé par la professeure Vicky Chaparian, insiste sur le fait que la commémoration ne relève pas seulement du souvenir. Elle est présentée comme une résistance à l’oubli et au déni. Dans une société libanaise qui compte une forte présence arménienne, cette mémoire a une dimension locale claire. Elle traverse les familles, les écoles, les églises, les associations et la vie politique. Elle fait de la culture un lieu de transmission.  

Al Joumhouriya du 24 avril 2026 élargit cette mémoire à une réflexion sur la justice. Le texte relie la mémoire, la vérité, la justice, la solidarité humaine, la paix, la dignité et la responsabilité politique. Il rapproche aussi le génocide arménien, la Nakba du Karabakh et ce que vit le Liban. Cette mise en parallèle donne à la commémoration une portée actuelle. Le texte ne traite pas le passé comme une archive fermée. Il l’utilise pour penser la violence présente, les déplacements et les menaces contre les peuples. L’approche est culturelle parce qu’elle passe par la mémoire, les mots et les symboles. Elle est aussi politique parce qu’elle demande un monde où la dignité humaine soit protégée. Dans le Liban du 24 avril 2026, ce texte résonne avec le deuil, les attaques contre les civils et les débats sur le droit international. 

La littérature algérienne face au tribunal et au débat moral

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid revient sur la condamnation de l’écrivain algérien Kamel Daoud. Le journal rapporte qu’un jugement en Algérie l’a condamné à trois ans de prison et à une amende. L’affaire porte sur l’accusation d’avoir utilisé des données personnelles liées à un suivi psychologique sans le consentement de la personne concernée. Le journal souligne que ce dossier a ouvert un débat juridique et culturel large. Il ne s’agit pas seulement d’un procès d’écrivain. Il touche à la limite entre fiction, mémoire individuelle, consentement et exploitation de la douleur. Le cas pose une question difficile aux milieux littéraires. Jusqu’où un romancier peut-il transformer une histoire réelle en matière narrative ? Et que devient la liberté d’écrire quand le matériau touche à une personne identifiable ?  

Al 3arabi Al Jadid du 24 avril 2026 note que Kamel Daoud bénéficie en France d’une reconnaissance littéraire forte. Son roman Houris y a été reçu dans un contexte francophone où reviennent les questions de mémoire coloniale, de violence et de rapports entre les deux rives de la Méditerranée. Le journal relève aussi que ce succès est critiqué dans certaines lectures algériennes. Celles-ci y voient parfois la confirmation d’attentes culturelles préétablies sur l’Orient, la violence et la religion, plutôt qu’un reflet fidèle de la réalité algérienne. Cette controverse montre que la littérature n’est pas jugée seulement par sa forme. Elle l’est aussi par la place de l’auteur, le lieu de réception et le regard attendu par le marché. Le débat sur Kamel Daoud révèle donc un malaise plus large. Il concerne la manière dont les écrivains arabes sont lus, célébrés, contestés ou instrumentalisés entre leurs sociétés d’origine et les scènes européennes. 

La critique arabe s’interroge sur la classe moyenne et l’État

Dans ses pages culturelles du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid présente aussi le livre Le spectateur et le médiateur : lectures dans la généalogie du pouvoir et des gens, de Sameh Al Mahariq. L’ouvrage rassemble vingt et un articles écrits durant la dernière décennie et publiés par Jadal. Le journal explique que le livre interroge la relation tendue entre gouvernants et gouvernés dans le monde arabe. Il part d’une idée centrale : la montée de la classe moyenne arabe aurait reposé sur une illusion, dans un moment où l’autoritarisme, le gaspillage des ressources et la faiblesse du capital symbolique des États ont marqué les sociétés. Cette entrée donne à l’essai une portée politique et culturelle. L’auteur observe la façon dont les sociétés ont imaginé leur place, leur avenir et leurs héros.  

Le même article de Al 3arabi Al Jadid, daté du 24 avril 2026, indique que l’ouvrage revient sur la figure du héros dans l’imaginaire collectif arabe. Il examine la tendance à créer des héros capables de miracles, parfois à partir d’un acte isolé, tout en occultant les échecs ou les parcours moins spectaculaires. L’article rapproche cette approche de la tradition d’auteurs qui ont lu les transformations sociales à partir de leurs effets sur les familles, les corps professionnels, les villes et les classes. Le livre semble ainsi proposer une critique de la mémoire politique arabe. Il ne traite pas seulement des idées. Il traite aussi des images que les sociétés fabriquent pour survivre à leurs défaites. Cette matière nourrit une culture de la discussion, utile dans un moment où l’État arabe reste soumis à la guerre, aux crises économiques et aux récits concurrents.  

La musique populaire cherche une nouvelle génération

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid consacre un article au chanteur marocain Abdel Fattah Grini et à son album Grini 2.6. Le journal décrit un projet qui combine des rythmes populaires actuels et une veine romantique. L’article insiste sur la tentative de séduire une génération très liée aux réseaux sociaux et aux formats courts. Le chanteur y revient avec une voix chargée d’émotion, surtout dans les registres moyens, ce qui rappelle son style des débuts. Le texte note aussi l’accord entre l’interprétation et les paroles, marquées par le souvenir, l’absence et une lenteur rythmique qui transforme la nostalgie en matière musicale.  

Ce traitement de Al 3arabi Al Jadid montre l’évolution de la chanson arabe. L’artiste ne s’adresse plus seulement à un public qui écoute un album de bout en bout. Il s’adresse aussi à des usagers qui découvrent les morceaux par extraits, vidéos, refrains et séquences partagées. La tension est visible. Il faut garder une identité vocale, mais aussi accepter les codes d’une circulation rapide. Le cas de Abdel Fattah Grini illustre cette adaptation. Le romantisme n’a pas disparu. Il se reformule dans un langage plus mobile. La mélodie reste importante, mais elle doit coexister avec l’image, le geste et la viralité. Cette mutation concerne toute la musique populaire arabe, y compris les artistes libanais qui doivent eux aussi composer avec les mêmes usages numériques.  

Les écrans déplacent les formes du récit

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid observe la montée des séries égyptiennes sur les plateformes numériques. Le journal rapporte qu’une série d’œuvres courtes, tournées avant la saison et retardées, arrivent sur ces plateformes. Les récits de crime y occupent une place importante, après une présence plus faible dans la saison du ramadan. Ce déplacement indique une transformation de la production dramatique. Les plateformes permettent des formats plus courts, des sujets plus sombres et un rapport différent au temps de visionnage. Le public ne dépend plus seulement d’une grille télévisée. Il choisit ses œuvres, les regarde en rafale ou les interrompt.  

Annahar du 24 avril 2026 donne un autre exemple de ce rapport entre culture populaire et écran avec un article sur le film consacré à Michael Jackson. Le journal rappelle que cinquante ans de vie ont suffi à faire de lui l’une des figures majeures de la chanson américaine et un symbole de puissance culturelle. Mais le texte note aussi que les zones de controverse entourant sa vie ont longtemps freiné une grande adaptation au cinéma. Cette prudence montre que le récit culturel contemporain ne peut plus séparer gloire, image publique et débat moral. Les artistes ne sont plus seulement célébrés. Ils sont relus à travers leurs contradictions, leurs silences et les accusations qui les entourent. La culture devient ainsi un espace de fascination, mais aussi de jugement. 

Technologie : doubles numériques, drones de guerre et nouvelle conquête de l’espace scientifique

L’intelligence artificielle face à la mémoire des morts

Dans son édition du 24 avril 2026, Annahar consacre un dossier au « double numérique » et à la possibilité de prolonger une présence humaine après la mort par les outils d’intelligence artificielle. Le journal décrit un basculement profond : la voix, les idées, les gestes de langage et le style d’expression peuvent être traités comme des données, puis recomposés par des systèmes capables de simuler une personne disparue. La mémoire n’est donc plus seulement fixe, comme dans une photo, une lettre ou une archive familiale. Elle devient interactive. Elle peut répondre, relancer une conversation et produire l’illusion d’une continuité. Annahar indique que des entreprises en Chine proposent déjà des personnages numériques de personnes décédées, entraînés à partir de messages, de sons et d’interactions passées. Ce qui était présenté comme un outil de consolation ouvre ainsi une question plus large. La technologie ne conserve plus seulement le souvenir. Elle fabrique une présence nouvelle.  

Le même dossier de Annahar, daté du 24 avril 2026, élargit le sujet au rôle des grandes entreprises numériques. Le journal indique que Microsoft et Meta développent des systèmes plus avancés pour construire des modèles numériques fondés sur les données personnelles. Cette évolution pose une question de pouvoir. Qui possède les données après la mort ? Qui décide de la manière dont une personne disparue peut « parler » ? Qui garantit que les mots produits par un double numérique reflètent réellement sa pensée ? Annahar souligne aussi le risque politique. Dans un monde de conflits, un double numérique d’un dirigeant assassiné pourrait continuer à diffuser des messages, des discours ou des consignes. Le problème ne serait plus seulement de savoir qui le remplace, mais de savoir s’il a vraiment disparu de l’espace public. La technologie devient donc un enjeu de deuil, mais aussi d’influence, de propagande et de contrôle social.  

La fiabilité devient un critère central des systèmes intelligents

Dans la même page du 24 avril 2026, Annahar traite d’une autre question liée à l’intelligence artificielle : la capacité des modèles à reconnaître leurs limites. Le journal présente une étude selon laquelle apprendre aux systèmes à dire qu’ils ne sont pas sûrs peut améliorer leur fiabilité. Ce point est essentiel. Un modèle qui donne une réponse fausse avec assurance peut être plus dangereux qu’un modèle qui commet une erreur mais signale son incertitude. Dans les usages de santé, de droit, d’éducation ou d’administration, cette nuance peut avoir des effets directs. L’utilisateur doit savoir si la réponse est solide, partielle ou fragile. Annahar souligne que l’intégration du doute dans les systèmes peut aussi améliorer les performances d’autres outils qui utilisent leurs résultats.  

Cette réflexion complète le dossier sur les doubles numériques. Dans les deux cas, le cœur du problème n’est pas seulement technique. Il concerne la confiance. Une machine qui imite une personne morte peut apaiser une famille, mais elle peut aussi manipuler une mémoire. Un système qui répond à une question peut aider, mais il peut aussi donner une fausse certitude. Annahar du 24 avril 2026 montre ainsi que la prochaine étape de l’intelligence artificielle ne dépend pas seulement de sa puissance. Elle dépend de sa transparence, de sa capacité à reconnaître le doute et des règles qui encadrent l’usage des données humaines. Le débat technologique rejoint donc le débat moral. La question n’est plus seulement de savoir ce que la machine peut faire. Elle est de savoir ce qu’elle doit être autorisée à faire, et sous quel contrôle.  

Les drones imposent une nouvelle logique militaire

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid consacre un dossier à la guerre des drones en Ukraine. Le journal estime que l’avantage penche vers Kiev lorsque l’on mesure le rapport de force à travers l’efficacité de ces appareils. Les drones sont présentés comme un facteur majeur des guerres futures. Ils permettent de frapper des lignes arrière, de surveiller le champ de bataille, de viser des dépôts, de désorganiser les routes de ravitaillement et de fatiguer les défenses aériennes. Selon le journal, l’amélioration de leur portée donne à l’Ukraine une capacité plus grande de protection de ses lignes, car elle peut toucher les points d’appui russes situés loin du front. Cette évolution déplace la guerre. Le combat ne se limite plus aux tranchées ou aux chars. Il s’étend aux ateliers, aux antennes, aux stocks de carburant et aux centres de commandement.  

Al 3arabi Al Jadid du 24 avril 2026 rapporte aussi que la Russie utilise des drones de type Gueran comme relais de signal pour d’autres drones. Cette technique montre une sophistication croissante. Les appareils ne servent plus seulement à porter une charge ou une caméra. Ils deviennent des nœuds de communication, capables d’étendre la portée d’un dispositif et de contourner le brouillage. Le journal indique que l’Ukraine a intensifié les frappes profondes contre le territoire russe et que, pour la première fois depuis le début de la guerre, elle aurait lancé en un mois davantage de drones offensifs transfrontaliers que la Russie. Ce basculement montre que la guerre industrielle se transforme en guerre d’algorithmes, de capteurs et de production rapide. Le pays capable de produire vite, de réparer vite et d’adapter ses logiciels gagne un avantage décisif. La technologie militaire devient ainsi un facteur stratégique aussi important que les effectifs ou l’artillerie. 

Les robots humanoïdes quittent le laboratoire

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar signale une course de robots sportifs capables de battre des concurrents humains. Le journal explique que les applications économiques des robots humanoïdes restent encore en phase d’essai, mais que leur démonstration dans un marathon éclaire leurs usages futurs. Ces machines peuvent, selon le journal, transformer des secteurs très différents, depuis les tâches dangereuses jusqu’aux opérations sur les champs de bataille. Le fait qu’un robot soit présenté dans une compétition sportive n’est donc pas anodin. Le sport sert ici de vitrine. Il permet de montrer l’endurance, l’équilibre, la vitesse, la coordination et la résistance des machines.  

Ad Diyar du 24 avril 2026 ajoute que la Chine cherche à devenir une puissance majeure dans cette industrie. Le journal mentionne des politiques publiques qui vont des subventions aux projets d’infrastructure pour soutenir les entreprises locales. L’enjeu dépasse donc la robotique de démonstration. Il s’agit d’une stratégie industrielle. Les robots humanoïdes peuvent servir dans les usines, les hôpitaux, les entrepôts, les secours, les mines, les zones contaminées et les théâtres de guerre. Pourtant, la promesse reste encore confrontée à des limites. Le coût, la sécurité, la durée de fonctionnement et la capacité à opérer dans des milieux complexes restent des obstacles. La course évoquée par Ad Diyar montre surtout une direction. Les machines apprennent à se déplacer dans un monde conçu pour les humains. Si ce cap est franchi, la frontière entre robot industriel et assistant polyvalent deviendra plus floue. 

Le télescope Roman prépare un nouvel atlas du ciel

Dans son édition du 24 avril 2026, Al 3arabi Al Jadid présente le télescope spatial Roman comme un futur atlas de l’univers. Le journal indique qu’il doit être lancé par une fusée de SpaceX et qu’il observera de vastes zones du ciel grâce à un champ de vision plus de cent fois supérieur à celui de Hubble. Cette capacité change l’échelle de l’observation. Là où Hubble offre une précision célèbre mais sur un champ plus limité, Roman pourra cartographier de grands ensembles célestes. Cette puissance de balayage doit aider les chercheurs à mieux comprendre les grandes structures de l’univers, l’évolution des galaxies et les phénomènes très faibles que les instruments actuels captent avec difficulté.  

Le même article de Al 3arabi Al Jadid, daté du 24 avril 2026, précise que Roman dispose d’un miroir principal de 2,4 mètres et d’une précision comparable à celle de Hubble, mais avec une couverture beaucoup plus large. Le télescope doit être placé près du deuxième point de Lagrange, un emplacement qui offre une grande stabilité thermique et gravitationnelle. Cette position permet de réduire les perturbations liées à la Terre et à la Lune. Al 3arabi Al Jadidindique aussi que Roman embarque un instrument expérimental capable de masquer la lumière éclatante des étoiles pour voir directement des planètes plus faibles autour d’elles. Cette technique ouvre la voie à l’étude d’atmosphères pouvant ressembler à celle de la Terre. L’enjeu n’est donc pas seulement de voir plus loin. Il est aussi de détecter plus finement des mondes proches d’étoiles lointaines.  

La matière noire garde son mystère scientifique

Dans son édition du 24 avril 2026, Ad Diyar revient sur le débat autour de la matière noire. Le journal rappelle que les scientifiques ne savent toujours pas de quoi cette matière est faite. Plusieurs pistes restent étudiées, dont celle de particules hypothétiques appelées axions. Le sujet est majeur, car la matière noire est invoquée pour expliquer des effets gravitationnels observés dans l’univers, sans correspondre à une matière visible par les instruments classiques. Elle n’émet pas de lumière et ne se comporte pas comme les objets ordinaires. Elle est donc déduite par ses effets. Cette situation fait de la matière noire l’un des grands problèmes de la science moderne.  

Ce thème rejoint le dossier de Al 3arabi Al Jadid sur le télescope Roman. D’un côté, la cosmologie dispose d’instruments toujours plus puissants. De l’autre, elle reste confrontée à des inconnues profondes. Les chercheurs peuvent cartographier le ciel avec une précision croissante, mais ils ne possèdent pas encore une réponse définitive sur la nature de la matière noire. Ad Diyar du 24 avril 2026 montre que la science avance donc par tension. Elle accumule des données, teste des hypothèses et fabrique des instruments plus fins. Mais elle doit aussi accepter l’incertitude. Ce point fait écho au dossier de Annahar sur l’intelligence artificielle. Dans les deux domaines, la modernité technique n’efface pas le doute. Elle le rend plus visible. La technologie donne des outils nouveaux, mais elle impose aussi plus de prudence face à ce qui reste inconnu.

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