Le grand désarmement : l’armée libanaise face au Hezbollah et à Israël
Le Liban entame une transformation sécuritaire profonde avec le démantèlement de plus de 500 positions du Hezbollah au sud du pays. Cette opération discrète, orchestrée par l’armée nationale, illustre une nouvelle doctrine de souveraineté promue par la présidence. Le Conseil supérieur de défense s’apprête à entériner cette orientation dans une réforme de la stratégie nationale. Le Hezbollah, affaibli militairement dans certaines zones, reste néanmoins un acteur central de l’équilibre régional.
Crise de la dette souveraine au Liban : entre restructuration impossible et risque d’effondrement...
Depuis son défaut de paiement historique en 2020, le Liban est plongé dans une crise de la dette souveraine sans précédent. L'absence de restructuration crédible, combinée à l'effondrement économique et à l'incapacité politique d'adopter des réformes, condamne le pays à un isolement financier croissant. Sans stratégie de sortie claire, la dette publique continue de gonfler, alimentant une spirale d'instabilité économique, sociale et institutionnelle qui menace la survie même de l'État libanais.
Le Liban anticipe une croissance de 4,7 % en 2025 malgré un contexte interne...
#ECO: La Banque mondiale et le FMI prévoient une croissance de 4,7 % pour l'économie libanaise en 2025, marquant une reprise après plusieurs années de récession. Cette projection repose sur la stabilité du taux de change, la relance du tourisme et l’augmentation des transferts de la diaspora. Toutefois, les risques restent nombreux, notamment l’instabilité politique, l’absence de réformes structurelles et la faible base industrielle.
L’impact du vide haririen sur la représentation sunnite locale
#POLITIQUE: Le retrait de Saad Hariri a laissé un vide politique durable dans la représentation sunnite. Face à l’absence de leadership structurant, les élections municipales de 2025 voient émerger de nouvelles alliances locales, souvent soutenues par la Jamaa Islamiya ou des figures indépendantes. Les mosquées, les réseaux associatifs et les donateurs du Golfe tentent d’influencer cette recomposition. Mais l’État reste en retrait et la diaspora haririenne inactive, laissant la communauté en quête d’un nouveau cap.
Diaspora contre tourisme, de l’Acropole à Baalbeck, quand l’argent qui tue l’économie
Le Liban et la Grèce, de l’Acropole à Baalbeck, incarnent une chute économique liée à la maladie hollandaise. Les remises de la diaspora libanaise, stérilisées par un multiplicateur keynésien de 0,3, et le tourisme grec ont surévalué leurs monnaies, étouffant industrie et agriculture. Aujourd’hui, avec des remises tombant à 5,7 milliards USD en 2025, le Liban doit contourner un système bancaire corrompu via un fonds souverain pour investir directement dans une économie réelle en ruines.
Les tensions institutionnelles autour des nominations diplomatiques
#NOMINATIONS: Le blocage des nominations diplomatiques illustre les tensions entre les institutions libanaises et les partis politiques. Alors que Joseph Aoun plaide pour des choix basés sur la compétence, les partis insistent sur des équilibres confessionnels. Ce bras de fer paralyse la représentation libanaise à Riyad, Paris ou Le Caire. Le gouvernement échoue à imposer des solutions transitoires. Ce blocage chronique alimente la perception d’un État incapable de défendre ses intérêts dans les enceintes internationales.
Municipales 2025 : vers une recomposition silencieuse du paysage politique libanais
#POLITIIQUE: Les élections municipales de mai 2025 révèlent de profondes recompositions dans le paysage politique libanais. À Beyrouth, l’absence du Courant du Futur favorise l’émergence de nouvelles alliances, notamment autour de la Jamaa Islamiya soutenue par Riyad. Dans les régions, des coalitions inattendues se forment, tandis que les partis traditionnels s’adaptent ou déclinent. Ce scrutin agit comme un révélateur des forces en présence et relance le débat sur la décentralisation et la gestion locale.
Le Liban classé 46e mondial et 1er arabe pour la diversification économique selon l’indice...
#CLASSEMENT: Le Liban est classé 46e mondial et 1er parmi les pays arabes dans l'indice ESRI 2024 sur la diversification économique, avec un score de 61,7 sur 100. Ce résultat reflète la prépondérance de l'activité non pétrolière, la variété sectorielle et la résilience des PME locales. Toutefois, l’indice souligne que cette diversification est davantage subie que pilotée, en l’absence de politique industrielle coordonnée.
PRESSE: Hezbollah, État et sécurité : un triangle d’instabilité ?
Dans la #PRESSE: Le rapport entre l’État libanais et le Hezbollah demeure une source de tension sécuritaire. Tandis que l’organisation chiite affirme combler les lacunes institutionnelles, plusieurs responsables dénoncent l’absence d’une doctrine de défense unifiée. Nawaf Salam tente de maintenir l’équilibre politique, malgré les critiques de Naim Kassem. La sécurité nationale reste tiraillée entre coordination et confrontation, dans un contexte de pression régionale accrue. Le Liban cherche une stratégie qui réconcilierait souveraineté et efficacité.
Le président Joseph Aoun confirme la confiscation continue des armes par l’armée au sud...
Face à la persistance des tensions au sud du Liban, le président Joseph Aoun a réaffirmé l’engagement de l’armée à confisquer toutes les armes illégales, notamment au sud du fleuve Litani. Il plaide pour la réactivation du comité de surveillance afin de renforcer la pression sur Israël, qu’il accuse de violer le cessez-le-feu., face à une délégation militaire US.
Le déficit commercial du Liban chute de 44,6 % en 2024 pour s’établir à...
#ECO: Le déficit commercial du Liban a chuté de 44,6 % en 2024, atteignant 7,8 milliards de dollars selon les données officielles. Cette baisse résulte d'une forte contraction des importations (-36 %) combinée à une stabilité des exportations. Les produits agroalimentaires et les bijoux restent les principales exportations. Bien que cette évolution améliore temporairement les comptes extérieurs, elle reflète avant tout une chute de la consommation intérieure.
Joseph Aoun et la diplomatie de la frontière : une stratégie d’équilibre dans la...
#ANALYSE: Le président Joseph Aoun intensifie sa diplomatie pour obtenir le retrait israélien des zones contestées au sud du Liban et relancer les mécanismes multilatéraux de cessez-le-feu. Il lie stabilité économique et retour des réfugiés syriens, plaidant pour une levée des sanctions contre Damas. À travers des alliances régionales actives, il tente de repositionner le Liban comme un acteur institutionnel crédible dans une région sous tension. Sa stratégie marque une rupture avec l’immobilisme diplomatique passé.
المرصد الاوروبي للنزاهة: يتمنى ان يكون الكلام عن خطة لرد أموال المودعين هو واقع
أثنى المرصد الاوروبي للنزاهة في لبنان على التحول في موقف صندوق النقد الدولي والذي تجلى في تصريحات المسؤولين الذين زاروا واشنطن مؤخرا خصوصا لناحية...
Le coût d’envoi de fonds vers le Liban diminue au T4 2024 mais reste...
Le coût moyen d’envoi de fonds vers le Liban a enregistré une baisse modeste au quatrième trimestre de 2024, passant à 5,93% depuis les États-Unis et 5,85% depuis la France. Toutefois, le Liban reste parmi les destinations les plus coûteuses au monde. Cette situation pèse sur les ménages libanais qui dépendent des transferts pour subvenir à leurs besoins essentiels, dans un contexte de crise économique persistante





















