Réfugiés syriens au Liban : une équation relancée par la levée des sanctions
Dans son édition du 14 mai 2025, Ad Diyar rapporte que la décision des États-Unis de lever les sanctions sur la Syrie a provoqué une série de réactions officielles libanaises. Le président de la République Joseph Aoun a salué cette mesure, la qualifiant d’« occasion de stabilité et de reconstruction régionale susceptible de créer un cadre plus propice au retour des déplacés syriens » (Ad Diyar, 14 mai 2025). Cette déclaration intervient alors que plusieurs acteurs libanais multiplient les appels à une normalisation progressive avec Damas.
Indicateurs macroéconomiques du Liban : change, inflation, dette, commerce et monnaie à fin avril...
Les réserves de change du Liban atteignent 15,78 milliards USD fin avril 2025, tandis que l’inflation annuelle recule à 178 %. Le taux de change s’est stabilisé à 89 500 LBP/USD. Le déficit commercial cumulé est de 3,96 milliards USD. La dette publique est estimée à 122 452 milliards LBP. La masse monétaire M3 progresse de 28 %. Les taux bancaires moyens varient entre 2,5 % et 12,75 % selon les devises et les durées.
Lettres de crédit des banques pour les importations en baisse de 20,1 % fin...
Les lettres de crédit bancaires pour les importations ont chuté de 20,1 % en 2023 au Liban, totalisant 7 541 milliards LBP, soit environ 84,25 millions USD au taux de 89 500. Les secteurs les plus financés sont l’alimentaire (38 %), le pétrole (24 %) et l’équipement. Le volume ouvert au premier trimestre représentait près du tiers du total annuel. Le recul est attribué à la baisse de la demande et aux contraintes bancaires accrues.
Cartes et tensions : le nouveau redécoupage électoral au cœur du champ politique local
La révision de la carte électorale libanaise est devenue un enjeu majeur à l'occasion des élections municipales de 2025. Entre surreprésentation, bastions figés et tensions communautaires, le découpage actuel freine la démocratie locale et cristallise des conflits. Cet article explore les effets politiques, les résistances institutionnelles et les demandes de réformes portées par les acteurs indépendants et la société civile, face à un système territorial hérité de logiques historiques dépassées.
Après Nasrallah : vers une nouvelle ère au sein du Hezbollah ?
Le remplacement de Hassan Nasrallah par Naïm Qassem marque une transition décisive au sein du Hezbollah. Cette mutation soulève des questions sur l’évolution idéologique, la légitimité interne du nouveau chef, et les ajustements attendus face aux défis régionaux et internes. Entre continuité stratégique, pressions populaires et repositionnement géopolitique, le Hezbollah entre dans une phase de redéfinition, dans un Liban en quête de stabilité.
Le Liban grimpe au 102e rang mondial en développement humain : espérance de vie...
Le Liban obtient un score de 0,752 selon un indice de développement comparant près de 200 pays. Il figure au 102e rang mondial en 2025. Son espérance de vie est estimée à 77,8 ans, avec 10,4 années de scolarisation moyenne. Le revenu national brut est évalué à 11 299 dollars PPA. Il est également noté dans un classement sur les inégalités entre sexes avec un score de 0,36.
Nawaf Salam lance une réforme globale de l’État et renforce la sécurité aéroportuaire
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam accélère la cadence. Du renforcement de la sécurité à l’aéroport de Beyrouth à la relance du centre de formation CERSA, en passant par la réforme de l’État, la refonte bancaire et la relance du dialogue social, le gouvernement multiplie les initiatives. Accueilli favorablement par les syndicats, appuyé par la France et les agences de l’ONU, Nawaf Salam veut bâtir une gouvernance solide, tournée vers la transparence, la compétence et la reconstruction. Un pari ambitieux au cœur d’un Liban en quête de stabilité.
Israël accusé par l’ONU de violer le cessez-le-feu au sud du Liban
Depuis la reprise du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah fin novembre 2024, la FINUL a recensé plus de 240 caches d’armes et des violations multiples de la Ligne bleue. Dix soldats israéliens ont récemment été observés au nord de cette ligne, en territoire libanais. L’armée libanaise, quant à elle, peine à s’implanter totalement dans la région, en raison de la présence israélienne résiduelle. Si les autorités libanaises affirment respecter leurs engagements, Israël continue de mener des frappes et refuse de se retirer des cinq postes frontaliers qu’il occupe toujours. Une situation explosive, alors que la FINUL tente de maintenir la paix.
Tripoli et Akkar : violence politique et fracture civique à la sortie des urnes
Les élections municipales à Tripoli et dans le Akkar ont été marquées par des violences, des incidents de sécurité, des pressions communautaires et une abstention élevée dans les quartiers sensibles. Des affrontements ont éclaté autour des bureaux de vote et des actes d’intimidation ont été signalés. Le scrutin révèle une fracture civique persistante, une défiance à l’égard des institutions et une instrumentalisation de l’espace public dans un climat de rivalité politique et confessionnelle renforcée.
Beyrouth : un test national sous tension
Les élections municipales à Beyrouth cristallisent les tensions politiques et communautaires dans un climat de rivalité nationale. Trois grandes coalitions s’opposent sur fond d’enjeux identitaires, de sécurité locale et de gouvernance urbaine. Des incidents verbaux, une surveillance renforcée et des accusations d’achat de voix marquent l’approche du scrutin. Ce test électoral est scruté comme un indicateur des rapports de force confessionnels et de la capacité des institutions à garantir un cadre démocratique en capitale.
Élections municipales au Liban-Nord : tensions et 35 arrestations
Les élections municipales du 11 mai 2025 au Liban-Nord ont donné lieu à une série d’incidents sécuritaires inquiétants. Des affrontements violents, des tirs de célébration ayant fait plusieurs blessés, et une vague d’arrestations ont perturbé le déroulement du scrutin. L’armée libanaise a arrêté 35 personnes et saisi des armes, tandis que le ministre de l’Intérieur a recensé 675 plaintes et plus de 140 incidents au total. Ces événements soulignent la fragilité sécuritaire persistante dans plusieurs régions du Liban.
Crise de l’eau : l’EBML sous pression et la population en détresse
Face à une crise de liquidité inédite, l’EBML accorde des facilités de paiement jusqu’en 2027 pour les abonnés en retard. Des remises sur les intérêts de retard visent à maintenir un minimum de recettes, dans un contexte de services dégradés et d’endettement croissant. Entre pannes, coupures et absence de réforme, la distribution d’eau au Liban illustre l’effondrement des infrastructures publiques et l’urgence d’une refonte de la gouvernance.
Élections municipales au Nord du Liban : participation timide, tensions locales et enjeux politiques
Le Nord du Liban a connu une participation électorale inégale lors des municipales du 12 mai 2025. À Tripoli, l’abstention domine, tandis que des bastions chrétiens affichent un vote structuré. Quelques incidents ont émaillé la journée, sans perturber gravement le processus. Les résultats révèlent une poussée des forces traditionnelles, mais aussi l’émergence de figures issues de la société civile. Un scrutin à forts enjeux politiques, révélateur d’une transition silencieuse.
Beyrouth parmi les villes les moins bien classées du classement mondial IMD Smart City...
#CLASSEMENT: Le classement IMD Smart City 2025 place Beyrouth au 143e rang mondial sur 146 villes et 18e sur 19 dans la région MENA. La ville souffre de déficits en gouvernance urbaine, services numériques et transport public. Son indice de développement humain SHDI est de 0,693. Les données révèlent une forte insatisfaction citoyenne, une faible pénétration numérique et une absence de stratégie métropolitaine. Le classement reflète les limites structurelles dans la modernisation urbaine libanaise.





















