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Le ministre des finances Ghazi Wazni a indiqué avoir signé ce mardi 1er septembre, d’une part le contrat avec le cabinet Alvarez & Marsal pour mener un audit juricomptable et d’autre part avec les cabinets KPMG et Oliver Wyman pour l’audit ordinaire des comptes de la banque du Liban, une des principales demandes qui est apparu lors des négociations avec le fonds monétaire international, en raison des dissonance entre chiffres des pertes financières du gouvernement et celle de son responsable, le gouverneur Riad Salamé.

Pour rappel, le gouvernement précédent a estimé à 241 000 milliards de livres sur la base d’un taux de parité de 3600 L elle/PSD, les pertes du secteur financier, incluant banques privées et banque centrale. La commission parlementaire des finances et du budget, où sont présents de nombreux actionnaires des banques privées, a quant-à-elle estimé les pertes à 81 000 milliards de livres sur base du taux de parité officiel, c’est-à-dire 1507 LL/USD.

Cependant, l’audit des comptes de la banque centrale a été retardé, notamment en raison de lien supposé entre l’entreprise précédemment choisie à la place d’Alvarez & Marsal, Kroll dont le dirigeant serait connu pour avoir des liens directs avec Israël.

Certaines sources notent cependant avec inquiétude que le secret bancaire concernant certains comptes ne peut être annulé que par le parlement libanais, ce qui pourrait alors nuire à la procédure d’audit des comptes de la banque centrale.

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