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À l’occasion d’une session spéciale qui s’est tenue au palais de l’Unesco, le parlement libanais a approuvé l’extension de l’état d’urgence pour 2 nouvelles semaines suite à l’explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier.

La session parlementaire a débuté en accordant une minute de silence aux victimes de l’explosion. Pour l’heure, le dernier bilan fait état de 173 morts, des dizaines de personnes toujours disparues, et plus de 7000 blessés. Par ailleurs, 40 000 appartements et habitations ont été endommagé, 300 000 personnes vivraient ainsi dans des logements rendus insalubres par l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, équivalents à 600 tonnes de TNT ou encore un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.

L’état d’urgence avait été déjà proclamé par le gouvernement libanais d’alors le 5 août, un jour après le funeste drame et cela pour une durée de huit jours. Au-delà de cette durée de huit jours, il revient au parlement d’approuver toute extension.

l’état d’urgence s’achèvera donc le 21 août à moins qu’il soit prolongé d’ici là.

Cette session s’est déroulée en présence des députés pourtant démissionnaires du bloc Kataëb, ou encore de l’ancien ministre Marwan Hamadeh, et des députés indépendants, Paula Yacoubian, Neamat Frem et encore Michel Mouawad. Cependant, comme déjà annoncé hier, le bloc parlementaire des forces libanaises était absent.

Cet état d’urgence accorde à l’armée libanaise des pouvoirs exceptionnels sur les dossiers civils. Ainsi, l’armée libanaise est en charge de la sécurité de la ville et peut donner des instructions aux autres forces de sécurité intérieure, sûreté générale, sécurité de l’État, ou encore les services de la douane.

L’armée libanaise peut ainsi juger les civils devant un tribunal militaire pour atteinte à la sécurité, interdire les rassemblements qui pourraient causer une atteinte à la sécurité également, fermer des sites de rassemblement, mettre en place un couvre-feu, une censure, des mises sous surveillance à domicile, voire même procéder à l’arrestation des personnes qui poseraient des problèmes sécuritaires.

Les Organisations de défense des droits de l’homme inquiètes

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme sont inquiètes par rapport à cette déclaration d’état d’urgence, accordant de larges pouvoirs à l’Armée Libanaise, rappelant que de nombreux rassemblements ont également lieu pour rejeter une classe politique qui pourrait ainsi profiter de cet état de fait pour tenter de temporiser face au drame.

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