Mercredi, les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui appelait à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, arguant que cette mesure aurait encouragé le Hamas. L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Robert Wood, a déclaré : « Nous avons clairement indiqué tout au long des négociations que nous ne pouvions pas soutenir un cessez-le-feu inconditionnel qui ne prévoyait pas la libération des otages. »
La résolution, proposée par dix membres non permanents du Conseil, demandait un « cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent » ainsi que la libération des otages. Les États-Unis ont été le seul pays à voter contre, utilisant leur droit de veto en tant que membre permanent pour bloquer la résolution. Wood a souligné que Washington ne soutiendrait qu’une résolution appelant explicitement à la libération immédiate des otages dans le cadre d’un cessez-le-feu. Il a ajouté que la résolution proposée aurait envoyé un « message dangereux » au Hamas, suggérant qu’il n’était pas nécessaire de revenir à la table des négociations.
Cette décision a suscité des critiques de la part de plusieurs membres du Conseil. L’ambassadeur de la Chine auprès de l’ONU, Fu Cong, a déclaré que chaque fois que les États-Unis avaient exercé leur veto pour protéger Israël, le nombre de personnes tuées à Gaza avait augmenté. Il a ajouté : « Insister sur la mise en place d’une condition préalable au cessez-le-feu équivaut à donner le feu vert à la poursuite de la guerre et à tolérer la poursuite des tueries. »
L’ambassadeur de la France, Nicolas de Rivière, a exprimé ses regrets quant à l’échec du Conseil à formuler une demande de libération des otages, soulignant que la résolution rejetée exigeait « très fermement » cette libération.
Le conflit à Gaza a entraîné la mort de près de 44 000 personnes et le déplacement de la quasi-totalité de la population de l’enclave. Le président américain Joe Biden a offert un soutien diplomatique et militaire solide à Israël, tout en tentant sans succès de négocier un cessez-le-feu qui inclurait la libération des otages en échange de Palestiniens détenus par Israël.



