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La ministre sortante de l’information, Manal Abdel Samad, a estimé que la situation que traverse actuellement le Liban est dangereuse, faisant état de l’augmentation du nombre de décès. Le personnel médical lui-même n’est pas immunisé, allusion au fait que 1 500 de ses membres contaminés par le coronavirus COVID-19.

La responsabilité de la situation est sur les épaules de 4 groupes, l’état, les personnes elles-mêmes mais également les employeurs et les médias, juge la ministre qui espère que la population respectera les mesures nécessaires, comme le port du masque, le respect des distances ou encore le lavage des mains.

Un des rôles majeurs dans la tentative de contention de la pandémie revient au ministère de l’éducation et la mise en place d’un plan d’éducation à distance qui devrait également passé par Internet.

Hamad Hassan s’attaque aux hôpitaux privés

Pour sa part, le Ministre sortant de la santé Hamad Hassan a indiqué que la décision de reconfiner le Liban intervient en raison du début de la saison de la grippe et la nécessité d’augmenter le nombre de lits dédiés aux malades. Il s’agit de réduire le nombre de cas quotidiens de personnes contaminées. Hamad Hassan a également dénoncé l’inaction des hôpitaux privés face à la maladie alors que ceux-ci restent confrontés à une importante crise financière induite par les retards de paiement de l’état.

Zeina Akkar appelle l’ABL à mettre fin aux marges de 15% en argent frais pour les hôpitaux et les importateurs de médicaments.

Quant à la ministre de la défense Zeina Akkar s’est portée à la rencontre des différents responsables sécuritaires et hospitaliers. Il s’agissait de discuter des relations entre le ministère de la Santé et les institutions garantes officielles, les hôpitaux, les forces armées, des importateurs de médicaments et des assurances.

La ministre a réfuté tout différend entre participants, estimant qu’ils sont tous solidaires face notamment à la dégradation de la parité de la livre libanaise face au dollar.

Selon la ministre, il s’agira désormais de régler les frais d’hospitalisation de l’année 2019 et d’accélérer les remboursements de l’année 2020.

La Banque du Liban devra sécurisé l’apport en livres libanaises aux hôpitaux et l’armée libanaise pour financer l’achat de médicaments et de différentes autres fournitures médicales.

Pour sa part, des contacts seront entrepris avec l’Association des Banques du Liban afin qu’elle ne puisse ne plus exiger 15% des sommes « en dollars frais » comme cela est le cas jusqu’à présent.

Les factures devraient également être mises à jour en raison des écarts entre taux officiel de la livre libanaise et du dollar.

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