Les risques sanitaires ont commencé à étouffer le citoyen libanais à la suite des risques écologiques. Des analyses et des experts environnementaux ont qualifié la situation de « dangereuse » et ont indiqué que « les déchets au moment présent ne provoquent pas des maladies dans les hôpitaux et des cas de décès » alors que la réalité et les études réalisées laissent voir une situation amère.

Docteur Soha Kanj Charara, chef du département des maladies bactériennes au centre médical de l’AUH, a déclaré, lors d’un entretien accordé à l’ANI, que « les déchets constituent un indicateur du risque qui domine la vie du Libanais. Nous devons certainement parler des maladies causées par les déchets et qui se sont multipliées au lieu de prévoir ce qui va se passer ».

« Les déchets et leurs toxines sont la raison essentielle de l’augmentation des cas de maladies bactériennes qui touchent l’estomac. Nous avons constaté la propagation de la bactérie salmonelle en hiver alors qu’en réalité elle ne l’est qu’en été », a-t-elle ajouté.

Elle a affirmé que « la fièvre typhoïde est présente au Liban depuis quelques temps. Mais elle a augmenté à la suite de la crise des déchets ainsi que les infections cutanées et les maladies pulmonaires notamment chez les adultes de plus de 50 ans ».

La professeur de Chimie et directrice du centre de protection naturelle de l’AUB, Najat Saliba, a pour sa part assuré que « les résultats de l’étude de l’unité de recherche effectuée le mois passé autour de la qualité de l’air étaient catastrophiques. Elle a confirmé que l’âge moyen du citoyen libanais est de moins de 25% ».

« L’unité de recherche est parvenue à évaluer les risques du cancer lorsque les déchets ont été brûlés », a-t-elle révélé.

Mme Saliba a signalé qu’après les résultats que nous avons récoltés à l’aide du centre de recherches scientifiques sous l’égide de Moïn Hamzé, « l’étude a démontré que les taux quotidiens de particules ayant un diamètre de 10 micromètres ou moins ou de 2,5 micromètres ou moins, sont supérieurs aux taux de l’organisation mondiale de la santé qui ont atteint les 276% ».

Elle a mis l’accent sur « les risques cancérigènes, lesquels ont augmenté avec l’incinération des déchets. L’unité de recherches a alors publié les informations en vue de limiter la menace. Le ministre de la Santé, Waêl Abou Faour avait insisté sur la nécessité de former un comité en novembre passé dont le but consiste à suivre ce dossier et à empêcher certaines municipalités d’incinérer les déchets. Mais un nombre d’entre elles ne s’est pas conformé aux directives. L’équipe de travail du ministère a beaucoup travaillé à plusieurs niveaux ».

« Les composantes gouvernementales concernées ne cherchent pas à soutenir les recherches scientifiques et à détecter les risques qui guettent la géographie du Liban et la santé du citoyen », a-t-elle conclu.

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Source : ANI
Enquete Rana Serhan, traduction Nayla Assaf.