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Capital Intelligence Rating indique que les perspectives restent toujours négatives pour les obligations à long terme en livre libanaise, notées C-. Les obligations libanaises à court-terme ont, quant-à-elles, été notées C. Capital Intelligence Rating rappelle que les autorités libanaises continuent à honorer les obligations en monnaie locale.

Cependant, la perspective négative est motivée par l’absence de sources de financement fiables et alors que les autorités locales doivent restructurer la dette publique.

Par ailleurs, les conditions économiques se sont encore dégradées suite à l’épidémie du Covid-19 et l’explosion du Port de Beyrouth. La dette publique devrait ainsi atteindre 171.1% selon ses estimations, fin 2020.

Le secteur bancaire privé est aussi impacté par les différentes crises, affaiblissant la qualité de ses actifs et les risques de pertes importantes induites par une restructuration de la dette jugée aujourd’hui nécessaire. La pénurie de devises étrangères devrait ainsi se poursuivre. Les risques politiques ne sont pas en reste, avec l’absence de formation, pour l’heure, d’un gouvernement capable de mettre en place un plan de sauvetage capable de débloquer l’aide économique internationale.

Par ailleurs, les notes des obligations libanaises libellées en devises étrangères sont toujours considérées comme en état de défaut sélectif, alors que l’agence considère comme étant absent un gouvernement « effectif ».

Cette annonce intervient alors que les autorités libanaises ont annoncé, en mars dernier, un état de défaut de paiement.

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