Le Ministre de l'Environnement Fadi Jreissati lors de la Conférence de Presse. Source Photo: Twitter
Le Ministre de l'Environnement Fadi Jreissati lors de la Conférence de Presse. Source Photo: Twitter

Après l’adoption du plan visant à mettre fin à la crise chronique des ordures, nouveau rebondissement, avec le refus par plusieurs responsables locaux de la mise en place des décharges prévues, accuse le Ministre de l’Environnement Fadi Jreissati ce jeudi dans une conférence de presse.

Alors que le gouvernement est tombé d’accord sur 10 des 25 nouvelles et anciennes décharges où devraient être entreposés les déchets et où devraient être installés des incinérateurs, certains responsables locaux ont déjà fait connaitre leur opposition.

Il s’agit notamment du cas du Chouf où le député du PSP, Bilal Abdallah a refusé l’installation d’un incinérateur dans zone de Jiyyeh. Ce dernier, s’adressant au nom des députés locaux, des municipalités, de la société civile mais également des habitants, avait indiqué hier sur Twitter refuser la mise en place d’une telle structure.

Pour rappel, le plan de gestion des ordures consiste en la création ou la réouverture de certaines décharges dont celle de Naameh, également située dans le Chouf. Face à cette opposition, le Ministre de l’Environnement avait indiqué accorder un mois pour proposer des alternatives, faute de quoi, le gouvernement pourrait imposer des solutions.

Ce jeudi, Fadi Jreissati a estimé que le Liban n’avait pas d’autre choix que de créer de nouvelles décharges dont l’environnement sera contrôlé et à terme qui seront réhabilitées – l’exemple indique-t-il de celle de Naameh – pour mettre fin aux 1 000 autres décharges sauvages déjà existantes et qui figurent parmi les principales sources actuelles de pollution.

Il s’agit, selon le Ministre de l’environnement, de la dernière chance sur ce dossier.

Je demande aux familles de Baalbeck: Où sont vos déchets en ce moment? Dans les vallées, elles sont brûlées chaque nuit. Si nous transportons les déchets des décharges et nous les mettons au même endroit – est-ce meilleur ou pire que la situation actuelle?
Fadi Jreissati

Le Ministre a également estimé qu’il reviendra à la Justice de décider ou les sites seront mis en place. Cela a également été le cas au Nord du Liban.

Le Ministre a également estimé que le triage des déchets à la source, c’est-à-dire dans les foyers, constitue non pas un choix mais également un devoir revenant à chacun, notamment parce que les structures actuelles ne permettent pas de produire le compost qui pourrait être utilisé dans un usage agricole. Séparer les déchets organiques des autres déchets pourrait alors le permettre.

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