Ils procastrent, ils procastrent encore et toujours sur le paiement ou la mise en défaut à en croire la presse locale mais ce qui est certain, c’est qu’une restructuration de la dette libanaise est inévitable aujourd’hui et le plus tôt, le meilleur pour conserver le peu qui reste des réserves monétaires de la Banque du Liban afin de garantir simplement à la population de pouvoir se nourrir et avoir de quoi se soigner.

Cette mise en défaut aurait dû intervenir dès le mois de mai 2019 et non aujourd’hui quand c’est la BDL qui a remboursé les obligations arrivant à échéance alors et non le Ministère des Finances.

Tout swap des eurobonds comme piste évoquée par les banques libanaises ou les créanciers internationaux ne fait que surseoir le problème à plus tard en le rendant encore pire. La communauté internationale a tenté cette solution à plusieurs reprises, avec Paris I, II et III sans que le Liban ait pu respecter ses engagements de réformes économiques, monétaires et fiscales.

Les banques libanaises ne souhaitent pas la mise en défaut de paiement de l’Etat. Cela reviendrait aussi à admettre leur erreur d’avoir conseillé leurs clients d’acheter des Eurobonds et des obligations libanaises, à fort rendement certes, mais qui étaient également des instruments financiers défectueux. En cas de défaut de paiement, les banques libanaises seront probablement amenées à provisionner des larges pertes, et donc à fusionner ou à faire faillite.

Pour elles, un remboursement des obligations arrivant à échéance possède plusieurs intérêts comme celui de faciliter l’augmentation des capitaux décidée par la BDL qui avait décidé d’augmenter les capitaux propres des banques à 20% justement pour approvisionner et ainsi couvrir une partie des perte causées par un défaut de paiement. Certaines n’en sont tout simplement pas capables sauf si elles choisissent d’ouvrir leurs capitaux ou encore de fusionner.

Dans les 2 cas, comme la plupart d’entre elles sont en fin de compte des family business avec des membres de familles à chaque échelon, ces familles ne souhaitent pas en perdre le contrôle.

Cela ne changera donc rien. Seule une mise en défaut et une restructuration de la dette publique pourront amener à un monitoring étranger et à mettre en place des structures de contrôle et de transparence nécessaire pour ne plus recommencer ces mêmes erreurs qui ont été finalement commises durant les années de Rafic Hariri, premier ministre.

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