samedi, janvier 17, 2026

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Revue de la presse libanaise: l’incertitude stratégique américaine, l’escalade contrôlée au Sud et l’architecture de l’après-Gaza

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La frappe contre l’Iran comme pivot: signaux contradictoires et préparation militaire

Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 place au centre de sa une l’hypothèse d’une frappe américaine contre l’Iran, tout en insistant sur un point. Rien n’est encore tranché. Le journal décrit une zone grise. Elle porte sur la réalité de la frappe, son calendrier et son ampleur. Il évoque aussi des lectures divergentes à Washington, entre le niveau politique et le niveau militaire. Il souligne enfin l’élément matériel qui alimente l’inquiétude. L’envoi de moyens navals supplémentaires vers la région. 

Al Akhbar du 17 janvier 2026 converge sur le constat d’une préparation militaire. Le journal cite des informations attribuées à Axios. Selon ces éléments, l’armée américaine renforce sa présence dans la région, en prévision d’une frappe si Donald Trump la décide. Le même récit mentionne des échanges à haut niveau entre Washington et Tel-Aviv. Il est question d’une visite à Washington du chef du Mossad, David Barnea, et d’un échange téléphonique entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou, consacré au dossier iranien. 

Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 reprend également la piste d’une frappe possible, en s’appuyant sur des informations rapportées à propos d’une option américaine qui viserait des forces de sécurité iraniennes. Le journal relève, dans le même ensemble d’informations, la poursuite d’acheminements militaires américains, et cite notamment une présence navale évoquée en lien avec une flotte de porte-avions. 

Ad Diyar du 17 janvier 2026 insiste, lui, sur le fait que le dossier iranien dépasse tous les autres dossiers et que le monde attend les décisions de Donald Trump. Le journal fait du président américain l’acteur qui impose le tempo, même lorsque l’issue reste incertaine. 

Dans un angle plus politique, Al Bina’ du 17 janvier 2026 met en avant une lecture où l’idée d’une guerre ouverte est réévaluée, en même temps que des priorités américaines sont présentées comme concurrentes, y compris un dossier territorial extérieur à la région. Le journal associe ce cadrage à une mise en récit de supériorités techniques et de préparation à une confrontation longue, plutôt qu’à une action brève. 

Une région sous pression: médiations évoquées, risques de débordement et guerre longue

Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 souligne un deuxième élément. Des canaux parallèles, sur des plateformes américaines et israéliennes, parlent d’un scénario où la frappe serait imminente. D’autres canaux parlent au contraire de médiations réussies pour contenir l’escalade. Le journal décrit ainsi un environnement saturé de récits concurrents. Ce décalage entretient l’incertitude, et rend la lecture du risque plus complexe. 

Ad Diyar du 17 janvier 2026 va plus loin dans la description du danger régional. Le journal évoque des alertes saoudiennes, qataries et omanaises, présentées comme des tentatives de prévenir une explosion. Il met en avant la crainte d’une “guerre de survie” que l’Iran déciderait de mener, avec des effets structurels sur toute la région. Il cite aussi, dans ce cadre, des inquiétudes sur une escalade durable. 

Al Quds du 17 janvier 2026 ajoute un indicateur de durcissement interne en Iran, à travers des informations attribuées à un observatoire. Il est question d’une entrée en Iran d’un groupe de combattants irakiens, décrits comme utilisés dans des opérations de répression contre des manifestants. Le journal présente ce point comme une évolution grave, car elle signifierait une externalisation d’une partie du contrôle interne. 

Dans Ad Diyar du 17 janvier 2026, une autre scène illustre la logique d’extension. Le journal relie la séquence proche-orientale à d’autres priorités stratégiques de Donald Trump. Il mentionne des discussions autour du Groenland et rapporte un avertissement français sur d’éventuelles conséquences économiques. 

Le Liban comme terrain d’exposition: attaques israéliennes, “mécanisme” et attente d’une ligne américaine

Ad Diyar du 17 janvier 2026 ancre la crise dans une formule de une. Le Liban “attend la feuille de route américaine”. Le journal associe cette attente à la poursuite d’actions israéliennes et à la fragilité d’un cadre de stabilisation. Il évoque aussi, à travers ses développements, l’idée d’une pression directe sur les institutions et les choix libanais. 

Le même Ad Diyar du 17 janvier 2026 rapporte des informations selon lesquelles le premier ministre Nawaf Salam aurait demandé à l’ambassadeur américain de faire pression sur des blocs et des députés, afin de faciliter l’adoption parlementaire d’un plan gouvernemental lié au traitement d’une “faille financière”. Le journal décrit ce point comme un indicateur d’une influence américaine très forte sur les arbitrages internes. 

Al Bina’ du 17 janvier 2026 mentionne, dans un registre plus opérationnel, la préparation d’un rendez-vous lié à un “mécanisme” de négociation. Le journal indique que Joseph Aoun a reçu l’ancien ambassadeur Simon Karam, dans le cadre de préparatifs autour d’une réunion du mécanisme, et de sujets qui y seraient discutés. 

Cette toile de fond est renforcée par un constat récurrent dans plusieurs titres. Les survols de drones et la continuité des incidents au Sud alimentent une sensation de tension permanente. Al Sharq du 17 janvier 2026 évoque par exemple des survols à basse altitude au-dessus de Beyrouth et de sa banlieue sud, sur une durée décrite comme continue depuis le matin. 

La Finul visée: tirs à Kfarshouba, bombe près d’Adaisseh et bras de fer autour de la résolution 1701

Le thème le plus concret, et le plus immédiatement sensible, est celui de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Plusieurs journaux décrivent des incidents rapprochés. Al Bina’ du 17 janvier 2026 rapporte qu’un char Merkava a tiré environ trente coups, de petit calibre, en direction d’une position de la Finul près de Kfarshouba, au sud de la Ligne bleue. Le journal indique qu’un des projectiles a pénétré des espaces de vie, sans faire de blessés, et que la Finul a demandé l’arrêt du tir via les mécanismes de liaison. 

Le même épisode est repris par Al Sharq du 17 janvier 2026, avec les mêmes éléments structurants. Tirs depuis un char, impacts sur une zone de garde, et rappel par la Finul des obligations liées à la sécurité de ses soldats. Le journal cite la référence explicite à la résolution 1701 du Conseil de sécurité. 

Al Liwa’ du 17 janvier 2026 confirme cette séquence et reprend la même articulation. Il insiste sur le fait que la balle a atteint un site de garde, puis a pénétré des espaces d’hébergement, avant que la Finul n’exige l’arrêt des tirs. Là encore, la résolution 1701 est placée au cœur de l’argumentaire de la mission internationale. 

En parallèle, un autre incident est rapporté près d’Adaisseh. Al Quds du 17 janvier 2026 indique qu’une patrouille de la Finul, lors d’une mission planifiée, a été alertée par des habitants d’un danger possible dans une maison. Les soldats auraient découvert une bombe reliée à un fil de déclenchement. Peu après, selon le communiqué cité, un drone aurait largué une grenade à environ trente mètres de la position des soldats. La Finul aurait alors demandé un cessez-le-feu à l’armée israélienne. Aucun blessé n’est signalé. 

Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026 présente cet épisode comme le dernier d’une série d’incidents et affirme, en citant des sources libanaises proches du suivi de la mission, qu’Israël “se donne la peine” de viser la force internationale, malgré une coordination préalable. Le journal rappelle aussi la question de l’avenir du mandat, évoqué comme arrivant à une échéance en fin d’année. 

Ad Diyar du 17 janvier 2026 ajoute un angle politique à cette succession d’incidents. Le journal parle d’une montée des agressions contre la Finul, et relie cette tendance à des “fuites” sur une possible initiative française visant un autre format de présence internationale, présenté comme une formule de “surveillance de la trêve”. Le journal indique qu’Israël refuserait une telle option. 

Réponse institutionnelle libanaise: réunion sécuritaire, besoins des forces et conférence de soutien à Paris

Face à ce climat, plusieurs journaux mettent en avant l’activité institutionnelle à Baabda. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 rapporte que Joseph Aoun a présidé une réunion sécuritaire au palais présidentiel, avec les ministres de la Défense et de l’Intérieur, le commandant de l’armée et les responsables des principaux services. Le journal cite une phrase clé attribuée au président. Le gouvernement serait en train d’améliorer les salaires des militaires, sur un alignement avec ceux du secteur public. 

Ad Diyar du 17 janvier 2026 développe ce point en reliant la question salariale à un calendrier précis. Le journal indique que Joseph Aoun a demandé aux responsables de préparer des études sur les salaires et les indemnités des militaires. Il cite aussi une demande de rapports détaillés sur les besoins des forces, en vue d’une conférence internationale de soutien à l’armée et aux forces de sécurité intérieure, prévue à Paris le 5 mars. 

Al Sharq du 17 janvier 2026 confirme la tenue de la réunion sécuritaire à Baabda et énumère les participants, dont le ministre de la Défense Michel Menassa, le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar, et le commandant de l’armée Rodolphe Haykal. Le journal souligne aussi une demande présidentielle aux appareils de préciser leurs besoins. 

Dans un registre plus technique, Al Bina’ du 17 janvier 2026, en évoquant les préparatifs autour du mécanisme de négociation, situe la présidence dans une phase de préparation de dossiers, en amont de réunions où la dimension sécuritaire et la dimension diplomatique se croisent. 

Gaza au cœur de la scène: “Conseil de la paix”, commission de gestion et phase deux du cessez-le-feu

En parallèle du dossier iranien, plusieurs unes déplacent la focale vers Gaza. Ad Diyar du 17 janvier 2026 met en avant l’annonce d’un “Conseil de Gaza” et cite l’idée que la rencontre avec le Hamas serait jugée “nécessaire” par l’émissaire Steve Witkoff. Le journal relie ce point à l’ouverture d’une phase politique de gestion, à partir du Caire. 

Al Quds du 17 janvier 2026 rapporte que Donald Trump a annoncé la création d’un “Conseil de la paix” censé superviser l’administration de Gaza, selon son plan de sortie de guerre. Le journal indique que cette annonce intervient après la formation d’une commission palestinienne de quinze membres destinée à gérer Gaza après la guerre, ce qui formalise l’entrée dans une “phase deux” de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. 

Al Quds du 17 janvier 2026 précise aussi, dans un autre passage, que la commission administrative aurait tenu une réunion à l’écart de l’ambassade américaine après des اعتراضات, et qu’un échange, possiblement prochain et non annoncé, entre Steve Witkoff et le Hamas est évoqué. Le journal présente cet échange comme lié aux modalités pratiques de la phase suivante. 

Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 confirme la tenue du premier rendez-vous au Caire de la “commission nationale palestinienne pour la gestion de Gaza”. Le journal cite Ali Shaath, présenté comme président de la commission, et affirme que la commission a commencé ses travaux officiellement. Il ajoute un point financier. Un premier fonds serait prévu au sein de la Banque mondiale pour la reconstruction du territoire. 

Al Sharq du 17 janvier 2026 ajoute une dimension d’observation du terrain. Le journal cite des informations attribuées à Haaretz, selon lesquelles l’armée israélienne contrôlerait environ 54 % des terres de Gaza. Il évoque aussi une zone dite “ligne jaune” qui séparerait les zones de déploiement israélien des zones de circulation autorisées aux Palestiniens.

Politique locale: recomposition du pouvoir autour de la sécurité, de la réforme financière et de la question des armes

Baabda met la sécurité au centre du pilotage politique

Le palais de Baabda occupe le devant de la scène dans les récits internes du 17 janvier 2026. Al Sharq du 17 janvier 2026 décrit un exercice de coordination à large spectre, avec une réunion sécuritaire présidée par le président Joseph Aoun et la présence du ministre de la Défense Michel Menassa, du ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar, du commandant de l’armée Rodolphe Haykal et des directeurs des principaux services. Le journal met l’accent sur une méthode. Les appareils sont invités à préciser leurs besoins, dans une logique de planification et de hiérarchisation.

Al Quds du 17 janvier 2026 reprend le même fil et insiste sur l’argument politique qui l’accompagne. Joseph Aoun y relie l’amélioration de la conjoncture économique récente à la stabilité sécuritaire acquise au cours des derniers mois. Le journal mentionne aussi l’insistance du président sur la vigilance et sur la circulation des informations, comme condition d’un fonctionnement sécuritaire plus efficace.

Dans Al Bina’ du 17 janvier 2026, ce cadrage sécuritaire est replacé dans un contexte plus conflictuel. La réunion est présentée comme un jalon, au moment où d’autres dossiers pèsent sur le calendrier national, notamment la question de l’application graduelle d’un cadre sécuritaire au Sud, puis au-delà, et la manière dont l’État entend faire respecter sa souveraineté.

Salaires des militaires: promesse sociale et signal d’autorité

La question des rémunérations des militaires apparaît comme une articulation entre politique sociale et stratégie d’État. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 cite un message attribué à Joseph Aoun devant les responsables sécuritaires. Le Conseil des ministres serait en train de préparer une amélioration des salaires des militaires, sur le même modèle que l’ajustement des rémunérations du secteur public. Le journal présente cette annonce comme un engagement gouvernemental qui vise à stabiliser les institutions de sécurité, au moment où elles sont sollicitées sur plusieurs fronts.

Al Quds du 17 janvier 2026 complète cet angle en précisant le mécanisme évoqué dans la réunion. Joseph Aoun y demande aux ministres Michel Menassa et Ahmad Hajjar de préparer les études nécessaires sur les salaires et les indemnités. Le journal souligne aussi l’argument de fond. Les militaires subissent une pression de vie croissante, tout en maintenant leurs missions. Dans cette lecture, la revalorisation est présentée comme un outil de continuité de l’État, plus que comme une mesure ponctuelle.

Al Sharq du 17 janvier 2026 insiste sur la dimension de méthode. Le président demande aux appareils de chiffrer leurs besoins et de transmettre des rapports. Le journal lie ce point à une exigence de préparation, car une séquence internationale de soutien est annoncée. Ce lien structure le discours interne. Les hausses de salaires sont traitées avec la question des moyens matériels, et pas seulement avec la question du pouvoir d’achat.

Le 5 mars à Paris: soutien à l’armée et consolidation de la «légitimité»

Le rendez-vous du 5 mars 2026 à Paris, consacré au soutien à l’armée libanaise, devient un objet politique interne. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 affirme que la fixation d’une date est l’aboutissement d’efforts menés par la France, avec l’appui de l’Arabie saoudite. Le journal souligne aussi un point important. Les États-Unis, initialement réservés, auraient fini par donner leur accord à la tenue du rendez-vous, tout en poursuivant leurs aides financières et logistiques.

Le même Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 présente ce rendez-vous comme un levier de stabilité politique. Le journal affirme que la réussite du format, avec une participation internationale et arabe, renforcerait la légitimité institutionnelle et ouvrirait la voie à des flux d’aides plus larges. La logique est claire. Le soutien à l’armée est décrit comme une pièce centrale de l’architecture de relance, au-delà du strict champ sécuritaire.

Al Quds du 17 janvier 2026 rapporte, dans la même séquence, la demande présidentielle adressée aux appareils de préparer des rapports détaillés sur leurs besoins, afin que les participants du rendez-vous de Paris puissent se prononcer sur des demandes concrètes. Le journal décrit cette étape comme une préparation technique, mais aussi comme un message politique. Le Liban veut arriver avec des dossiers structurés et une liste de priorités lisible.

Le 5 février et le dossier des armes: un calendrier qui polarise la scène interne

Plusieurs sources décrivent un second jalon, fixé au 5 février 2026, et qui devient un point de tension dans la politique locale. Al Bina’ du 17 janvier 2026 avance que la date d’un rapport attendu de l’armée, le 5 février, et la tenue du rendez-vous de Paris, le 5 mars, ne seraient pas fortuites. Le journal évoque une lecture selon laquelle l’aide internationale pourrait être conditionnée au contenu de ce rapport, notamment sur la question de la limitation des armes et sur l’étape annoncée au nord du Litani.

Dans le même Al Bina’ du 17 janvier 2026, des sources diplomatiques citées décrivent une «fenêtre de temps» accordée au Liban et un report du traitement politique de ce dossier vers le mois suivant, avec la possibilité d’un délai plus long. Le journal associe cette marge au besoin d’une étude opérationnelle par l’armée et à la nécessité d’un accord gouvernemental et politique sur l’exécution. Derrière l’argument technique, l’enjeu reste politique. Qui décide du tempo, et à quelles conditions.

Ad Diyar du 17 janvier 2026 décrit, de son côté, l’arrière-plan conflictuel qui accompagne cette séquence. Le journal évoque une tension entre Baabda et Haret Hreik, et rapporte que la coopération sur l’étape au nord du Litani serait refusée par le Hezbollah, au motif que l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024 serait limité au sud du Litani. Ad Diyar lie ce bras de fer au fait que certaines étapes précédentes ne seraient pas, selon le journal, respectées sur le terrain.

Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026 apporte un cadrage institutionnel de ce différend. Le journal évoque une approche graduelle adoptée par l’exécutif sur la «restriction des armes à l’État», avec une première phase au sud du Litani, et une phase suivante attendue au nord du Litani, malgré l’opposition du tandem chiite. Le texte insiste sur le fait que la question ne se réduit pas à un débat sécuritaire. Elle touche à l’équilibre interne et au sens même de l’État.

Le «mécanisme» de suivi: un outil technique devenu enjeu politique

La présidence est aussi décrite comme active sur un outil de suivi, souvent présenté comme technique mais chargé de politique. Al Bina’ du 17 janvier 2026 indique que Joseph Aoun a reçu Simon Karam, présenté comme chef de la délégation libanaise de négociation, pour préparer une réunion du «mécanisme» et en fixer les thèmes. Le journal explique que les réunions pourraient être gelées jusqu’en février, dans l’attente du rapport de l’armée, et que les éventuelles sessions intermédiaires seraient réduites à des points techniques, sans avancées.

Ad Diyar du 17 janvier 2026 confirme, dans une formulation proche, cette rencontre entre Joseph Aoun et Simon Karam, en soulignant les préparatifs et les sujets inscrits à l’ordre du jour. Le journal situe cet échange dans une scène plus large, où les acteurs internationaux et régionaux gardent un œil sur l’exécution des engagements sécuritaires, et sur la capacité de l’État à organiser son propre calendrier.

Dans Al Sharq du 17 janvier 2026, la même logique de préparation se lit en miroir. La réunion sécuritaire à Baabda n’est pas présentée comme un simple point protocolaire. Elle est décrite comme une mise en ordre des priorités, à la fois en moyens, en coordination, et en anticipation de rendez-vous internationaux. Dans cette perspective, le «mécanisme» et la conférence de Paris s’inscrivent dans un seul cycle.

Réforme financière et bataille parlementaire: la politique au cœur du traitement des dépôts

Le débat sur la «fugue financière» et le sort des dépôts bancaires remonte au cœur de la politique locale, car il impose des arbitrages au Parlement et crée des lignes de fracture. Al Quds du 17 janvier 2026 présente le projet de loi sur le traitement de la «fugue financière» comme une tentative de sortir l’impasse des pertes et des dépôts gelés depuis la crise financière. Le journal explique que le texte vise à organiser la répartition des pertes et à restaurer la confiance, mais qu’il se heurte à des objections bancaires et à des réserves politiques, ce qui annonce une bataille dans un Parlement divisé.

Al Quds du 17 janvier 2026 rapporte aussi une déclaration de Nawaf Salam, selon laquelle le projet est conforme aux critères du Fonds monétaire international et peut contribuer à restaurer la confiance. Le journal insiste sur le point décisif. Le texte doit être envoyé au Parlement, et son adoption dépendra d’un compromis entre blocs, dans un contexte d’alignements contradictoires.

Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 replace ce débat dans une dynamique de marché et de perception. Le journal affirme que l’adoption du projet par le Conseil des ministres, le 26 décembre 2025, a nourri un optimisme chez certains acteurs, tout en relevant des objections, notamment de la part de l’association des banques et d’une partie des déposants. L’idée centrale est politique. La réforme est décrite comme une condition de réouverture du dossier financier, mais sa mise en œuvre dépendra de modifications parlementaires et d’un rapport de forces interne.

Ad Diyar du 17 janvier 2026 va plus loin dans la description des pressions. Le journal affirme que Nawaf Salam aurait demandé à l’ambassadeur américain d’exercer une pression directe sur certains blocs et députés, afin d’accélérer l’adoption parlementaire du plan gouvernemental sur la «fugue financière». Que l’on partage ou non cette lecture, elle montre une chose. Le traitement des dépôts est devenu un terrain de confrontation politique, où l’exécutif, les blocs et les acteurs externes sont décrits comme imbriqués.

Forces partisanes et agenda électoral: Geagea, souveraineté et vote des non-résidents

Les rapports entre la présidence et les partis structurants continuent d’évoluer, avec un accent mis sur la souveraineté et sur l’agenda électoral. Ad Diyar du 17 janvier 2026 rapporte un appel du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, à Joseph Aoun, à l’occasion du premier anniversaire de son élection. Le journal décrit un échange où Geagea salue les positions de la présidence sur l’exclusivité des armes dans les mains de l’État et sur le fait que la décision de guerre et de paix doit relever des institutions.

Ad Diyar du 17 janvier 2026 indique aussi que l’appel a permis d’aborder des dossiers internes, au premier rang desquels les élections législatives et la nécessité de les tenir à la date prévue. Le journal évoque un point sensible de procédure. La demande de permettre aux non-résidents de voter depuis leur pays de résidence pour l’ensemble des sièges du Parlement. Dans cette mention, la politique locale rejoint un débat institutionnel qui revient régulièrement, car il touche au poids de la diaspora et à la mécanique électorale.

Al Sharq du 17 janvier 2026 reprend, sur un ton plus narratif, l’idée d’une tension politique apparue après le premier anniversaire de la présidence, en évoquant une crispation avec le tandem chiite. Le journal associe ce tournant au fait que Joseph Aoun se présente comme tenant des leviers du pouvoir, dans un contexte où les équilibres de son élection restent un sujet sous-jacent.

Front intérieur et environnement régional: la politique locale sous contrainte

La politique locale se lit enfin à travers une contrainte régionale qui se traduit en dossiers domestiques. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 mentionne, dans un dossier sur la frontière, une pression syrienne pour la libération de détenus syriens, y compris des détenus politiques, et évoque l’existence d’une discussion interne autour d’un accord susceptible d’ouvrir une voie de règlement. Le journal indique que Joseph Aoun aurait fait allusion à ce type de perspective dans une interview récente.

Dans le même Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026, l’idée d’un lien entre stabilité intérieure et crédibilité externe revient. Le journal considère que l’organisation du soutien à l’armée et la capacité à présenter un front institutionnel cohérent peuvent peser sur les aides et sur la marge de manœuvre du Liban. Ici, la politique locale n’est pas séparée des formats internationaux. Elle s’y accroche, et en dépend pour partie.

Au total, les sources du 17 janvier 2026 décrivent un paysage où trois chantiers se croisent. La stabilisation sécuritaire, la réforme financière et la question des armes. Le point commun est l’exigence d’un compromis interne. Ce compromis est recherché, mais il reste disputé, car chaque dossier redistribue les équilibres entre présidence, gouvernement, Parlement et partis.

Citation et discours des personnalités politiques: salaires, souveraineté, réforme financière et lignes de fracture

Joseph Aoun devant les responsables de sécurité: priorité aux salaires et à la continuité de l’État

Dans Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026, Joseph Aoun s’adresse aux responsables sécuritaires depuis le palais présidentiel. Il affirme que le Conseil des ministres travaille à une amélioration des salaires des militaires. Il insiste sur un principe d’alignement. Les militaires doivent être traités comme les autres agents du secteur public.

Ce message intervient dans un contexte où les forces de sécurité sont sollicitées en permanence. Plusieurs titres décrivent des tensions au Sud et des incidents répétés. Dans ce cadre, le discours présidentiel prend une dimension pratique. Il vise à consolider les institutions qui assurent la stabilité. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 présente cette déclaration comme un signal interne. Il parle d’un engagement gouvernemental en cours.

Dans Al Sharq du 17 janvier 2026, le climat politique autour de la présidence est décrit comme plus nerveux. Le journal évoque la première année du mandat et une séquence qui a ouvert des tensions avec le tandem chiite. Il relie cela à une posture plus affirmée de la présidence, après une interview télévisée récente.

Dans Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026, une autre phrase attribuée à Joseph Aoun est mentionnée dans un dossier distinct. Le journal indique qu’il a évoqué, dans une interview, la possibilité d’une voie de règlement pour un dossier sensible, celui des détenus syriens au Liban. Le propos n’est pas reproduit mot à mot. Il est présenté comme une allusion à une solution en discussion.

Nawaf Salam sur la réforme financière: un texte «conforme» aux critères du Fonds monétaire international

La parole du premier ministre Nawaf Salam est citée dans Al Quds du 17 janvier 2026, dans le débat sur le projet de loi consacré au traitement de la «fugue financière». Le journal rapporte qu’il a déclaré, vendredi, que le projet est conforme aux critères du Fonds monétaire international. Il ajoute que, selon lui, ce texte peut contribuer à restaurer la confiance dans le système financier.

Cette déclaration place le débat sur un terrain politique clair. D’un côté, le gouvernement cherche à présenter une réforme lisible. Il veut aussi parler à ses partenaires extérieurs. De l’autre, le texte doit être transmis au Parlement, et son sort dépend d’un compromis interne. Al Quds du 17 janvier 2026 souligne que l’adoption reste conditionnée à un accord entre blocs, dans un Conseil divisé.

Dans le même dossier, Al Quds du 17 janvier 2026 rapporte des critiques de l’association des banques. Elle dit rejeter le texte. Elle considère qu’il porte atteinte aux droits des banques et des déposants. Elle juge aussi que les solutions proposées ne correspondent pas aux capacités réelles du secteur.

Toujours dans Al Quds du 17 janvier 2026, un économiste, Dan Azzi Bou Diab, est cité pour expliquer le sens du projet. Il évoque la nécessité d’arrêter l’érosion de la valeur des dépôts. Il parle aussi d’un partage des pertes entre État, banque centrale, banques et déposants. Il insiste sur l’idée d’une restauration progressive de la confiance, par la recapitalisation et, éventuellement, des fusions.

Le discours de Nawaf Salam se situe donc dans une séquence où chaque phrase compte. Elle est lue par les déposants. Elle est aussi lue par les banques. Elle est enfin lue par les partenaires extérieurs. La ligne défendue, telle que rapportée, est celle d’une réforme cadrée par des critères internationaux.

Le ministre des Affaires étrangères d’Égypte: soutien à l’État et rejet de toute atteinte à la souveraineté

La diplomatie égyptienne intervient, elle aussi, dans le débat interne, à travers un échange avec Nawaf Salam. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 rapporte un appel téléphonique du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aati, au premier ministre libanais. Le journal indique que les deux hommes ont évoqué la situation politique et sécuritaire. Il précise que l’Égypte affirme un soutien constant au Liban. Elle insiste sur le respect de la souveraineté et sur l’unité du territoire.

Le même Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 ajoute un point très politique. Le ministre égyptien dit apprécier les efforts de l’État libanais pour étendre son autorité. Il salue l’annonce de la fin de la première étape d’un plan visant à limiter les armes à l’État au Sud du Litani. Il décrit cette étape comme un signe de renforcement de la souveraineté et du rôle des institutions.

Al Sharq du 17 janvier 2026 fournit une formulation plus détaillée attribuée à l’Égypte. Le journal indique que le ministre affirme un rejet complet de toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du Liban. Il appelle à une application pleine et non sélective de la résolution 1701. Il relie cela à un retrait immédiat et complet des forces israéliennes, et à l’arrêt de toutes les violations.

La portée du discours est double. D’abord, il soutient l’État libanais et ses institutions. Ensuite, il place la question de la souveraineté sur un terrain international, en rappelant une résolution centrale. La parole égyptienne devient ainsi un élément du débat interne, car elle valide une lecture institutionnelle du dossier sécuritaire.

Samir Geagea: continuité avec le discours d’investiture et exigence d’exclusivité des armes

La séquence du premier anniversaire de l’élection de Joseph Aoun donne lieu à des prises de parole indirectes, par communiqués. Ad Diyar du 17 janvier 2026 rapporte un appel de Samir Geagea à Joseph Aoun. Le journal indique que Geagea a félicité le président. Il affirme que la première année a constitué, selon lui, un départ réel sur la voie de la reconstruction de l’État.

Le même Ad Diyar du 17 janvier 2026 souligne un point central du message. Geagea dit apprécier les positions récentes de Joseph Aoun, qu’il présente comme une continuité du discours d’investiture. Il insiste sur l’exclusivité des armes dans les mains de l’État. Il insiste aussi sur une règle politique. La décision de guerre et de paix doit relever des institutions.

Al Quds du 17 janvier 2026 reprend le même cadre. Il cite les éléments clés du communiqué. Il insiste sur la dimension constitutionnelle. Les propos sont décrits comme une défense du rôle du texte constitutionnel et de la souveraineté nationale.

Al Sharq du 17 janvier 2026 formule ces points de manière encore plus directe. Le journal affirme que Geagea présente l’année écoulée comme un début de redressement. Il souligne aussi l’idée que la souveraineté passe par une décision de guerre et de paix strictement institutionnelle.

Enfin, ces échanges ne se limitent pas à la sécurité. Ad Diyar du 17 janvier 2026 indique que l’appel a aussi porté sur des dossiers internes, en particulier les élections législatives. Le journal mentionne la nécessité de tenir le scrutin à la date prévue. Il évoque aussi la question du vote des non-résidents depuis leur pays de résidence, pour l’ensemble des sièges.

Al Quds du 17 janvier 2026 reprend, lui aussi, cette mention sur le scrutin et sur la participation des non-résidents. Il présente ce point comme un sujet abordé pendant l’échange.

Ainsi, la parole de Geagea, telle que relayée, relie trois axes. L’exclusivité des armes. La décision institutionnelle en matière stratégique. Enfin, la régularité du calendrier électoral.

Le vice-président du Conseil islamique chiite supérieur: critique du «double standard» et refus d’un débat isolé sur les armes

Dans Al Quds du 17 janvier 2026, le vice-président du Conseil islamique chiite supérieur, le cheikh Ali Al Khatib, intervient dans un autre registre. Il félicite la République islamique d’Iran pour sa résistance face à des tentatives de renversement. Il relie cette lecture à l’idée de soutien aux forces de résistance et à la cause palestinienne.

Al Sharq du 17 janvier 2026 publie un développement plus long de ce discours. Le journal rapporte que le cheikh Ali Al Khatib appelle à une coopération entre grands pays de la région, afin de construire une couverture stratégique commune. Il présente cela comme une réponse à un projet hostile qui viserait l’ensemble des pays, sans exception.

Le même Al Sharq du 17 janvier 2026 insiste sur son diagnostic interne. Il dit observer une activité de visiteurs arabes et étrangers au Liban. Il affirme entendre des demandes centrées sur la limitation des armes et sur des réformes financières. Il critique, dans le même temps, le fait que nombre d’acteurs ne parlent pas, selon lui, de l’agression israélienne en cours, ni de l’occupation au Sud.

Il développe ensuite une idée politique. Le débat sur les armes, pris seul, produit une injustice de traitement. Il dit que le Liban respecte des engagements liés à la cessation des hostilités et à la résolution 1701, alors que l’adversaire, selon lui, ne respecte pas ces mêmes engagements. Cette position place la question des armes dans un récit plus large, celui des équilibres de pression entre Liban et Israël.

Sayyed Ali Fadlallah: mise en garde contre des objectifs israéliens «au-delà» du Sud du Litani

La scène des discours est aussi marquée par des sermons. Al Sharq du 17 janvier 2026 rapporte une déclaration de Sayyed Ali Fadlallah dans une prêche du vendredi. Il affirme que les objectifs israéliens ne s’arrêtent pas au retrait des armes au Sud du Litani. Il dit que ces objectifs visent aussi des gains sécuritaires, économiques et politiques.

Dans la même prise de parole, il appelle l’État à assumer sa responsabilité, afin de mettre fin aux attaques et aux violations. Il insiste aussi sur un enjeu de capacités. Il appelle à renforcer les moyens de l’armée, afin qu’elle puisse protéger le Liban et ses citoyens.

Il ajoute enfin un appel à l’unité interne. Il demande aux Libanais de ne pas laisser l’adversaire profiter des divisions. Il insiste sur le fait que la menace vise, selon lui, l’ensemble du pays, et pas une communauté.

Ce discours se distingue de celui d’autres acteurs par son angle. Il ne conteste pas seulement un calendrier. Il conteste l’idée qu’une concession sur les armes suffirait à clore le conflit. Il présente la pression comme structurelle.

Le ministre de la Justice Adel Nassar: réserve sur une nomination en contexte de procédure

La parole gouvernementale apparaît aussi dans des dossiers de nominations et de procédure. Al Sharq du 17 janvier 2026 rapporte une visite du ministre de la Justice Adel Nassar au président du Parlement Nabih Berri. Le journal indique qu’il a exprimé une réserve sur la nomination de Gracia Al Qazzi. Il considère que, tant qu’une accusation existe à son encontre, une promotion n’est pas appropriée.

Ce type de déclaration est bref, mais il est révélateur. Il indique que le gouvernement veut afficher une prudence, au moins dans certains dossiers, lorsque des procédures sont en cours. Il signale aussi un débat sur la compatibilité entre carrière administrative et contentieux.

Richard Kouyoumjian: attaque verbale et bataille de récits sur la responsabilité de la crise

Les discours politiques passent aussi par les réseaux sociaux, sous forme de messages courts. Al Sharq du 17 janvier 2026 cite un propos attribué à l’ancien ministre Richard Kouyoumjian. Il critique les députés et partisans du courant aouniste. Il les accuse de chercher un bénéfice électoral, tout en portant une responsabilité dans l’effondrement et la crise de l’électricité.

Ce type de message n’apporte pas de mesure concrète. Il sert plutôt à fixer un récit. Il vise à attribuer une responsabilité historique. Il cherche aussi à marquer une frontière politique nette, au moment où la présidence tente d’imposer une image d’ordre et de réforme.

Dans ce registre, l’attaque verbale fonctionne comme un rappel. La question de la réforme, qu’elle soit sécuritaire ou financière, reste inséparable de la mémoire de la crise. Elle reste aussi inséparable de la compétition électorale, qui se lit déjà en arrière-plan.

Diplomatie: retour saoudien, activisme français, soutien égyptien et crispation autour de la Finul

Riyad revient au Liban: Ben Farhan et une stratégie de reconstruction du champ sunnite

Selon Ad Diyar du 17 janvier 2026, le retour politique de l’Arabie saoudite au Liban se lit d’abord à travers le mouvement attribué au ministre des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhan. Le quotidien décrit une stratégie saoudienne présentée comme nouvelle. Elle repose sur l’ouverture et sur la construction d’un réseau large. Elle vise des responsables politiques, des députés et des figures religieuses sunnites. Ad Diyar du 17 janvier 2026 évoque un objectif affiché. Réunifier une scène sunnite fragmentée. Le journal insiste sur l’abandon d’une logique de leadership unique. Il parle d’un refus de l’exclusivité de représentation.

Dans le même récit, Ad Diyar du 17 janvier 2026 présente la scène sunnite comme un angle mort de la vie institutionnelle. Le journal cite des milieux sunnites qui accompagnent la « planification saoudienne ». Ils estiment que l’état actuel du champ sunnite a aggravé la crise structurelle de l’État. Le journal décrit une dérive. L’État serait devenu partie prenante d’un conflit interne. Il aurait alors perdu sa position d’arbitre. Ad Diyar du 17 janvier 2026 relie cette lecture à une notion centrale. Le rôle des sunnites comme levier d’un « modérantisme » politique et d’un ancrage arabe.

Toujours selon Ad Diyar du 17 janvier 2026, Riyad reconnaît aussi un fait concurrentiel. Le vide laissé par son retrait aurait été occupé par d’autres capitales. Le journal cite l’action des Émirats arabes unis, du Qatar et de la Turquie. Il décrit des alliances politiques déjà nouées. Il évoque un poids populaire variable selon les régions. Il insiste sur l’implantation turque à Tripoli et dans le Akkar, via des services et des aides sociales. Il souligne aussi l’aisance d’action du Qatar, décrit comme opérant par alliances publiques avec plusieurs acteurs.

La séparation entre l’État et les acteurs politiques: un message saoudien relayé

Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 met en une une formule qui s’inscrit dans la même veine. Le journal affirme que Riyad « sépare » entre l’État et les responsables politiques. Il présente cette orientation comme une redéfinition des termes de la relation. Cette formulation, même brève, suggère une ligne diplomatique. La coopération est pensée d’abord avec les institutions. Elle vise ensuite les acteurs politiques, selon des critères distincts.

Dans la rubrique des signaux, Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 évoque aussi un climat de malaise diplomatique. Il cite des milieux politiques qui notent l’absence de mouvements de solidarité dans des capitales arabes, régionales et internationales, envers un État décrit comme soumis à de fortes pressions internes et externes. Le journal ajoute une information à tonalité d’avertissement. Une capitale régionale aurait placé certains responsables libanais dans une zone de « gel » relationnel, après une affaire ayant entamé sa crédibilité et son rôle au Liban.

Ce type de notations nourrit une lecture simple. La diplomatie n’est plus seulement bilatérale. Elle devient aussi conditionnelle et réputationnelle. Les canaux s’ouvrent, mais ils peuvent se refermer vite. Dans Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026, cette logique accompagne la reconfiguration des partenariats, au moment où le Liban cherche des appuis financiers et sécuritaires.

Le moteur français: conférence de Paris et rôle de Jean-Yves Le Drian

La séquence diplomatique la plus structurée, dans les sources du 17 janvier 2026, est celle de la conférence de soutien à l’armée libanaise prévue à Paris. Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 indique que la conférence se tiendra le 5 mars. Le journal précise qu’elle devait se tenir l’année précédente, mais que des obstacles politiques et logistiques l’avaient empêchée. Il attribue la fixation du rendez-vous à des efforts menés par la France, rejoints par l’Arabie saoudite. Il souligne un point déterminant. Les deux pays auraient obtenu l’accord des États-Unis, auparavant réservés, même si l’aide américaine à l’armée n’aurait pas cessé.

Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 relie aussi cette diplomatie à une action française visible à Beyrouth. Il écrit que la visite du représentant français, Jean-Yves Le Drian, est associée à deux dossiers. D’abord, la préparation de la conférence de Paris et les moyens de la rendre crédible. Ensuite, la commission dite du « mécanisme » et le rôle de la France en son sein. Le journal évoque, dans ce cadre, des divergences de vues avec Washington sur la méthode, et une critique israélienne récurrente visant l’approche française. Il associe cette critique aux accusations de contournement de la commission, et aux frappes contre des civils, voire contre la Finul.

Dans ce même article, Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 décrit un activisme diplomatique français à large spectre. Il affirme que Paris accélère, pour garantir la tenue de la conférence. Il attribue le pilotage à la diplomatie française sous supervision directe d’Emmanuel Macron. Il évoque des contacts avec un maximum d’États. Il parle d’un démarrage avec les pays de l’Union européenne, jugés globalement favorables. Le journal insiste enfin sur une clé politique. Un accord à trois, américain, français et saoudien, aurait « redonné vie » au projet.

Le soutien égyptien: souveraineté, résolution 1701 et renforcement des institutions

La diplomatie égyptienne apparaît comme un autre appui, mais avec un langage très cadré. Al Sharq du 17 janvier 2026 rapporte un appel téléphonique du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aati, à Nawaf Salam. Le journal indique que l’échange a porté sur la situation politique et sécuritaire. Il cite aussi la position annoncée par le porte-parole du ministère égyptien. L’Égypte se dit stablement supportive du Liban. Elle insiste sur la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale. Elle appelle à étendre l’autorité de l’État à tout le territoire. Elle souligne aussi un soutien aux institutions nationales, afin qu’elles assurent leurs responsabilités de sécurité.

Al Bina’ du 17 janvier 2026 reprend la même conversation et met en avant une partie du message. Le journal insiste sur le refus de toute atteinte à la souveraineté libanaise. Il souligne aussi l’appel égyptien à une application complète, et non sélective, de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Il lie cette application à deux exigences. Un retrait immédiat et complet des forces israéliennes. Un arrêt de toutes les violations.

Dans le traitement de ces déclarations, l’accent est constant. L’Égypte ne parle pas seulement de soutien symbolique. Elle fixe des paramètres juridiques. Elle associe la souveraineté à un dispositif international. Elle relie la stabilisation du Sud à une logique de droit, et non à un arrangement de fait. Al Sharq du 17 janvier 2026 présente cette approche comme un appui à la consolidation de l’État.

Finul: coordination préalable, attaques répétées et tension diplomatique ouverte

Le dossier de la Finul occupe une place centrale, car il traduit une crise diplomatique sur le terrain. Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026 rapporte l’épisode d’Adaisseh. Il indique qu’un drone israélien a largué une bombe près d’une patrouille, malgré une coordination préalable. Le journal cite des sources libanaises qui estiment qu’Israël « se donne la peine » de viser la force internationale, malgré les procédures. Il ajoute une donnée institutionnelle. La force serait supposée quitter le Liban à la fin de l’année, ce qui rend le débat sur son mandat plus sensible.

Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026 précise le cadre opérationnel. Il cite des sources disant que la Finul informe l’armée israélienne de ses mouvements, avec lieu et horaire, afin d’éviter toute confusion. Il souligne aussi que cet usage est présenté comme routinier. Pourtant, il affirme que les incidents récents sont survenus dans des zones où Israël avait été informé de la présence de la force. Le journal ajoute que les justifications israéliennes, liées à des « cibles suspectes », ne convainquent pas ces sources, car l’alerte préalable écarte l’hypothèse d’un accident.

Sur le registre institutionnel, Al Bina’ du 17 janvier 2026 cite un communiqué de la Finul sur un autre incident, près de Kfarshouba. Le journal rapporte qu’un char Merkava a tiré environ trente balles de petit calibre vers un site de la Finul. Il indique qu’une balle a pénétré des espaces de logement, sans blessés. Il précise que la Finul a demandé l’arrêt du tir via les canaux de liaison. Le communiqué rappelle aussi que toute action mettant en danger les Casques bleus constitue une grave violation de la résolution 1701, et qu’elle sape la stabilité recherchée.

Al Quds du 17 janvier 2026 publie aussi le texte de la Finul sur Adaisseh. Il indique que des habitants ont averti la patrouille d’un danger possible dans une maison. Les Casques bleus auraient trouvé une charge reliée à un fil. Le journal cite ensuite la séquence. Un drone a largué une bombe à environ trente mètres du site, ce qui a conduit la Finul à demander immédiatement un arrêt du feu à l’armée israélienne. Le communiqué cité souligne un risque pour les civils locaux et qualifie l’activité de violation de la résolution 1701.

Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026 élargit ce constat. Il évoque plusieurs types d’attaques, allant de tirs à des bombes, visant des patrouilles et des positions fixes. Il décrit aussi des missions de nature humanitaire, comme un cordon de sécurité autour d’un objet suspect, avant l’arrivée de l’armée libanaise. Il affirme que certaines de ces missions ont été suivies d’attaques directes de drones ou de tirs. Il ajoute une dimension diplomatique. Des sources estiment que ces attaques réduisent la capacité de la Finul à remplir son mandat, et que les enquêtes ouvertes après chaque incident ne donnent que des réponses générales.

Le débat sur l’après-Finul: hypothèse française et refus israélien rapporté

Ad Diyar du 17 janvier 2026 introduit un élément prospectif qui pèse sur la diplomatie. Le journal affirme que les attaques contre la Finul se sont intensifiées après des « fuites » sur une intention française. Il est question d’une proposition de déployer des forces internationales sous l’étiquette de « surveillance de la trêve », après un éventuel retrait de la Finul. Ad Diyar du 17 janvier 2026 ajoute que cette option serait rejetée par Israël.

Cette hypothèse, qu’elle soit avérée ou discutée, modifie la lecture des incidents. Elle transforme un fait opérationnel en enjeu de mandat. Elle alimente aussi un conflit d’interprétation entre parties. D’un côté, une force internationale comme instrument de stabilisation. De l’autre, une présence perçue comme contrainte stratégique. Dans Ad Diyar du 17 janvier 2026, ce débat est présenté comme un facteur de tension, au moment où la France cherche à réunir un soutien international à l’armée.

La « commission du mécanisme »: instrument de suivi et terrain d’influence internationale

La diplomatie autour du Sud passe aussi par la commission dite du « mécanisme ». Al Sharq du 17 janvier 2026 indique que Joseph Aoun a reçu le chef de la délégation libanaise de négociation, l’ancien ambassadeur Simon Karam, à la veille d’une réunion. Le journal écrit que les préparatifs portent sur l’ordre du jour, et sur les thèmes à discuter.

Ad Diyar du 17 janvier 2026 confirme la même rencontre et souligne les thèmes évoqués, sans les détailler entièrement. Il place cet échange dans une logique diplomatique. Il s’agit d’arriver à la réunion avec des positions structurées, et avec une coordination interne renforcée.

Al Bina’ du 17 janvier 2026 relie directement le calendrier du mécanisme au rapport attendu de l’armée libanaise. Le journal affirme que les réunions pourraient être gelées jusqu’en février, afin d’attendre la nature des recommandations. Il ajoute une lecture politique, attribuée à des acteurs. Le soutien externe à l’armée serait lié au contenu de ce rapport, notamment sur la question du contrôle des armes au nord du Litani. Le journal décrit ce lien comme une politique de « carotte et bâton ».

Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026 associe enfin la dynamique du mécanisme à une diplomatie plus large. Il décrit la nomination de Simon Karam comme un choix de coordination avec les forces internationales, et comme un signal d’engagement envers les décisions internationales et l’accord de trêve. Il présente ce mouvement comme ayant reçu un accueil favorable, interne et externe, et le relie à l’attente du rendez-vous de Paris.

Pression américaine et circulation des leviers: Paris, Washington et conditionnalités discutées

Ad Diyar du 17 janvier 2026 met au premier plan la question des leviers américains. Le journal écrit que le succès de la conférence de Paris dépend du positionnement de Washington. Il affirme aussi que Nawaf Salam aurait demandé à l’ambassadeur américain d’exercer une pression directe sur des blocs et des députés, pour accélérer l’adoption parlementaire du plan gouvernemental sur la « faille financière ». Le journal présente ce point comme une marque de tutelle politique.

Dans Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026, l’accent est différent, mais la clé reste américaine. Le journal écrit que la France et l’Arabie saoudite ont obtenu l’accord des États-Unis pour la conférence de Paris. Il rappelle aussi que l’aide américaine à l’armée se poursuit, sur le plan financier, logistique et d’équipement. La diplomatie décrite n’est donc pas une substitution. Elle est une coordination.

Dans ce contexte, la diplomatie se déploie sur deux scènes en parallèle. La première est sécuritaire, avec la Finul, le mécanisme et l’accord de trêve. La seconde est institutionnelle, avec le financement et la réforme. Les journaux du 17 janvier 2026 décrivent une même réalité. Les capitales amies parlent soutien, mais elles parlent aussi conditions. Elles demandent des preuves d’exécution. Elles demandent aussi une capacité d’État.

Politique internationale: Washington teste la force, Moscou s’interpose, et les fronts se multiplient

Iran et États-Unis: la menace persiste, mais le scénario reste mouvant

Selon Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026, l’hypothèse d’une frappe américaine contre l’Iran continue d’occuper l’espace politique et médiatique, sans certitude sur le passage à l’acte. Le quotidien décrit un brouillard sur trois points. Le moment, l’ampleur et les effets réels d’une action militaire. Il insiste aussi sur des signaux contradictoires en provenance de Washington.

Dans la même veine, Al Akhbar du 17 janvier 2026 met l’accent sur l’élément matériel. Le journal évoque un renforcement militaire américain dans la région, présenté comme une préparation à une éventuelle décision de Donald Trump. Il relie ce mouvement à des échanges américains et israéliens, décrits comme étroits, au moment où le dossier iranien domine l’agenda.

En parallèle, Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 souligne un paradoxe. D’un côté, l’apaisement est évoqué dans certains canaux. De l’autre, le déploiement américain se poursuit. Le journal insiste sur le fait que Washington maintient la pression, même lorsque des médiations sont mentionnées.

Cette tension est alimentée par des dynamiques internes en Iran. Al Quds du 17 janvier 2026 rapporte des informations attribuées à un observatoire, selon lesquelles des combattants irakiens seraient entrés en Iran pour des missions liées au contrôle de manifestations. Le quotidien présente ce point comme un indice de crispation, dans un pays soumis à une pression externe et à des secousses internes.

Russie, Israël et États-Unis: médiation affichée et course au rapport de force

Dans Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026, Moscou est décrite comme active sur le dossier iranien. Le journal rapporte que la Russie intensifie des efforts pour éviter une confrontation directe. Il relie cela à des contacts russes avec Téhéran et Tel-Aviv, et à une volonté de se poser en intermédiaire.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, cette scène se lit aussi comme une bataille de récits. Washington affirme que toutes les options restent ouvertes. Dans le même temps, des acteurs régionaux tentent de contenir le risque. Le journal présente cette configuration comme une tension durable, et non comme une crise brève.

L’effet est simple. Chaque camp cherche à fixer la perception adverse. Il veut aussi gagner du temps. Or, ce temps est déjà un instrument de pression. La menace est parfois plus utile que l’action. Cela renforce l’incertitude, même quand les faits semblent stables.

Gaza: une gouvernance annoncée, sous supervision internationale revendiquée

La bande de Gaza reste un centre de gravité. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, une commission palestinienne de gestion a commencé ses travaux officiellement au Caire. Son président, Ali Shaath, est cité. Il évoque la création d’un premier fonds à la Banque mondiale pour la reconstruction. Il parle aussi d’un budget prévu sur deux ans, avec des promesses de soutien de pays non nommés.

Al Quds du 17 janvier 2026 relie cette phase administrative à une annonce américaine. Le journal rapporte que Donald Trump a évoqué la création d’un « Conseil de la paix », et qu’un émissaire américain, Steve Witkoff, serait « ouvert » à une rencontre avec le Hamas. Le quotidien situe ces éléments dans la phase suivante d’un arrangement de cessez-le-feu, dont la mise en œuvre reste disputée sur le terrain.

Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, la situation militaire dans Gaza continue pourtant de peser. Le journal cite des informations attribuées à un quotidien israélien, selon lesquelles l’armée israélienne contrôlerait environ 54 % des terres de Gaza. Il mentionne aussi une ligne de séparation présentée comme un cadre de circulation. Ce type de donnée montre que la gouvernance annoncée dépend de conditions de terrain, et pas seulement de décisions politiques.

Ainsi, deux logiques coexistent. La première est institutionnelle, avec des comités et des fonds. La seconde est militaire, avec des zones contrôlées et des restrictions. Les journaux décrivent une architecture d’après-guerre qui reste sous contrainte, et donc instable.

Syrie: concessions aux Kurdes et risque d’escalade avec les Forces démocratiques syriennes

Le dossier syrien occupe une place nette. Selon Al Quds du 17 janvier 2026, le président syrien par intérim Ahmad al-Sharaa a signé un décret qui reconnaît des droits culturels et linguistiques aux Kurdes. Le journal souligne que le texte présente les Kurdes comme une composante essentielle du peuple syrien. Il mentionne aussi la reconnaissance de la langue kurde comme langue nationale, avec la possibilité de l’enseigner dans certaines zones.

Dans le même article, Al Quds du 17 janvier 2026 évoque un contexte militaire tendu. Le journal parle d’une préparation de plusieurs unités, et d’un risque d’opération contre les Forces démocratiques syriennes, notamment dans les régions de Halab et Dayr al-Zawr. Il présente cette coïncidence comme un mélange de geste politique et de pression sécuritaire.

Al Quds du 17 janvier 2026 ajoute un élément diplomatique. Le quotidien indique que les États-Unis cherchent à éviter une confrontation large, et poussent les parties vers des négociations. Il cite un appel à éviter de replonger le pays dans la violence. Cette démarche suggère une volonté américaine de stabiliser la Syrie, au moins à court terme, pour éviter une crise régionale supplémentaire.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, la dimension militaire reste visible sur le terrain. Le journal rapporte des informations sur des défections annoncées au sein des Forces démocratiques syriennes, et évoque une activité sécuritaire accrue. Même si ces informations relèvent de sources diverses, elles nourrissent un climat de pression et de fragmentation.

Yémen: recomposition du pouvoir et rue mobilisée à Aden

Le dossier yéménite apparaît comme un autre foyer. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, le Conseil présidentiel confie à Shaea al-Zandani la formation d’un nouveau gouvernement. Le journal relie cette décision à des changements internes au Conseil, et à des équilibres en cours de redéfinition.

Le même Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 décrit aussi une mobilisation à Aden. Il évoque des milliers de partisans du Conseil de transition, rassemblés dans une séquence politique chargée. Le journal présente cette rue comme un acteur direct, capable de peser sur les arbitrages institutionnels.

Dans Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026, un autre angle domine, celui de la sécurité et du financement. Le journal évoque un soutien saoudien aux salaires des fonctionnaires et des militaires au Yémen. Il décrit aussi un déploiement de forces gouvernementales à Aden. Cet ensemble souligne un point central. Les équilibres yéménites se jouent autant par l’argent que par les forces sur le terrain.

Ukraine: la guerre continue, tandis que la lutte anticorruption devient une bataille politique

Le conflit ukrainien apparaît sous un double prisme. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, l’armée ukrainienne fait état d’attaques russes intenses sur le front Est. Le journal cite un chiffre de 180 attaques individuelles en une journée, et mentionne le secteur de Pokrovsk comme un point focal. Il ajoute aussi un bilan de pertes russes communiqué par l’état-major ukrainien.

Dans le même temps, Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 décrit une « guerre de corruption » parallèle. Le journal affirme que l’ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko est visée par des accusations, appuyées par des vidéos publiées par des agences anticorruption. Elle répond en parlant de dossier politique et de fabrication.

Le journal détaille aussi le contexte. Il rappelle que Tymochenko a critiqué à plusieurs reprises les nouvelles structures anticorruption. Il évoque un projet de loi qu’elle a soutenu en 2025, visant à limiter leurs pouvoirs. Il cite enfin une opération annoncée fin décembre, portant sur un réseau criminel impliquant des députés, selon les enquêteurs.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, cette affaire s’inscrit dans un climat de recomposition interne. Le journal évoque des changements dans certaines institutions, et une bataille de succession qui plane sur l’après-guerre. Il suggère que la lutte anticorruption devient un outil de pression dans un champ politique sous tension.

Venezuela: Washington mise sur Delcy Rodríguez et marginalise l’opposition

L’Amérique latine est aussi présente. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, les États-Unis « renouvellent leur pari » sur Delcy Rodríguez comme dirigeante par intérim, dans un scénario d’après-Maduro. Le journal lie cette position à une rencontre à Caracas entre Rodríguez et le directeur de l’Agence centrale de renseignement, John Ratcliffe. Il souligne que ce choix marginalise une partie de l’opposition vénézuélienne.

Al Quds du 17 janvier 2026 propose une lecture institutionnelle de la crise de légitimité. Le journal décrit un « conflit de légitimités » et un sommet de l’État divisé en deux. Il présente un camp associé à Delcy Rodríguez, décrite comme ayant prêté serment comme présidente par intérim, en se fondant sur l’article 233 de la Constitution. Il ajoute des détails sur les soutiens politiques et sur le contrôle des institutions et du secteur pétrolier.

Le même Al Quds du 17 janvier 2026 insiste sur l’enjeu économique. Il évoque les investissements chinois, décrits comme importants, et la question de garanties juridiques autour du pétrole. Il souligne que le pétrole reste une clé de la bataille, car il structure le pouvoir et les alliances.

Groenland: Donald Trump brandit les droits de douane, l’Europe renforce sa présence

Le dossier du Groenland illustre une politique de puissance assumée. Selon Al Sharq Al Awsat du 17 janvier 2026, Donald Trump menace d’imposer des droits de douane aux pays qui ne soutiennent pas son plan visant à prendre le contrôle du Groenland. Le journal cite une justification récurrente, celle de la sécurité nationale. Il rapporte aussi la réaction danoise, avec un renforcement militaire annoncé sur l’île, et une réponse de la Maison-Blanche minimisant l’effet des renforts européens.

Ad Diyar du 17 janvier 2026 reprend le même dossier en apportant des précisions. Le journal évoque des discussions techniques sur un achat, avec la création d’un groupe de travail et un rythme de réunions. Il cite aussi la menace de droits de douane formulée par Donald Trump, et rappelle la valeur stratégique de l’Arctique, renforcée par l’ouverture de routes commerciales avec la fonte des glaces.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, l’administration Trump cherche aussi à présenter une sortie pragmatique. Le journal décrit un « recul relatif » sur l’idée d’annexion, au profit d’une logique de « deal ». Il cite un émissaire, Jeff Landry, annonçant une visite en mars et évoquant la possibilité d’un accord. Le journal mentionne aussi un sondage qui donne une minorité d’Américains favorables à un rattachement.

Ainsi, la menace économique devient un levier diplomatique. Elle sert à imposer un rapport de force. Elle sert aussi à tester la cohésion des alliés. Les journaux décrivent une méthode américaine où l’objectif est répété, même quand la voie exacte reste ouverte.

Allemagne: répression du débat universitaire et « récit unique » autour de la Palestine

L’Europe est aussi traversée par un débat sur les libertés. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, des universitaires et des étudiants pro-palestiniens en Allemagne font face à des annulations d’événements, à des pressions administratives et à des sanctions. Le journal décrit un phénomène présenté comme méthodique, où la sécurité et des considérations politiques servent de justification.

Le quotidien donne des chiffres. Il évoque des événements annulés, souvent à la dernière minute, et des menaces de couper des financements à des clubs étudiants. Il mentionne aussi des cas d’exclusion, décrits comme nombreux sur l’année 2025. Le journal affirme que des accusations d’antisémitisme sont utilisées contre des profils solidaires de la cause palestinienne, ce qui rigidifie le débat.

Dans le même article, Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 raconte un cas concret. Un journaliste et doctorant dit avoir postulé à de nombreux postes académiques, sans explication sur les refus. Le journal présente ce parcours comme un symptôme d’un environnement où la prise de parole sur la Palestine devient un risque professionnel.

Économie: rebond des obligations, bataille sur la loi des dépôts, énergie sous perfusion et tourisme à deux vitesses

Obligations souveraines: un rebond spectaculaire, mais encore fragile

Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 décrit une hausse marquante des obligations libanaises en devises, présentée comme la plus forte depuis mars 2020, date du défaut de paiement. Le journal rappelle que le Liban a cessé de rembourser une dette extérieure d’environ 30 milliards de dollars. Il indique que certains titres se sont échangés autour de 28 cents pour un dollar, contre 6 cents en 2024.

Dans le même article, Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 explique que ce mouvement de marché est alimenté par une baisse perçue du risque politique. Le journal attribue ce changement à une détente régionale et à des signaux internes jugés plus lisibles. Il souligne que l’avancée législative autour de la loi sur la « fugue financière » est vue comme un point de départ, même si des corrections parlementaires sont attendues.

Cependant, le journal nuance ce rebond. Il cite l’idée que la dynamique peut s’inverser vite si le climat politique se durcit. Il évoque aussi le rôle des facteurs géopolitiques dans la perception des investisseurs. Dans cette lecture, le prix des obligations ne mesure pas une reprise réelle. Il mesure d’abord une anticipation.

Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 compare aussi la situation à d’autres restructurations récentes. Le journal cite des pays qui ont connu des défauts, puis des accords avec les détenteurs de titres, sous l’égide du Fonds monétaire international. Ce rappel place le Liban dans une catégorie connue, mais exigeante. La hausse des prix ne signifie pas un accord. Elle signale une attente d’accord.

La loi sur la « fugue financière »: partage des pertes et test politique

Al Quds du 17 janvier 2026 présente le projet de loi sur la « fugue financière » comme une tentative de rompre l’immobilisme autour des dépôts gelés et des pertes bancaires. Le journal décrit l’objectif comme une réorganisation du partage des pertes entre l’État, la banque centrale, les banques commerciales et les déposants, après l’effondrement du secteur financier en 2019.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, le gouvernement a approuvé le projet à la fin de l’année précédente. Le journal insiste sur un point. Le texte s’aligne sur la vision et les conditions du Fonds monétaire international. Il précise aussi que l’adoption parlementaire reste incertaine, car le Parlement est décrit comme très divisé.

Toujours dans Al Quds du 17 janvier 2026, le premier ministre Nawaf Salam déclare que le projet est conforme aux standards du Fonds monétaire international et qu’il peut contribuer à restaurer la confiance dans le système financier. Cette phrase place l’exécutif dans une logique de crédibilité externe. En même temps, elle ouvre un débat interne, car le partage des pertes touche directement des intérêts opposés.

Al Joumhouriyat du 17 janvier 2026 adopte un angle plus critique sur la crise. Le journal rappelle que les explications techniques mises en avant depuis 2019 ont souvent laissé de côté les causes politiques, sécuritaires et administratives, comme la gestion du secteur public, les dépenses sans budgets, ou encore des pratiques clientélistes. Dans ce cadre, la loi financière est présentée comme un test de volonté politique, et pas seulement un mécanisme comptable.

Dépôts et mécanismes de remboursement: promesse de calendrier, risque de frustration

Al Quds du 17 janvier 2026 publie des détails techniques attribués à un membre du Conseil économique et social. Le journal explique que le projet repose sur plusieurs étapes, dont une réévaluation des actifs des banques commerciales et de la banque centrale, afin d’identifier la « fugue » entre actifs et passifs. L’objectif affiché est de dégager des liquidités pour une restitution progressive des dépôts.

Le même Al Quds du 17 janvier 2026 décrit un calendrier. Les dépôts de 100 000 dollars ou moins seraient restitués sur quatre ans à tous les déposants. Au-delà de ce seuil, les montants seraient convertis en obligations de maturité longue, entre dix et vingt ans. Le journal mentionne aussi une décote annuelle de 2 % après la quatrième année, appliquée à ces obligations.

Ces paramètres rendent la loi politiquement explosive. D’un côté, elle propose enfin une architecture de sortie. De l’autre, elle transforme une partie des dépôts en titres à long terme, avec une perte programmée. Dans Al Quds du 17 janvier 2026, les réserves politiques et les objections bancaires sont présentées comme un reflet de ce choc social et patrimonial.

En parallèle, Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026 relie le rebond des obligations à cette avancée législative, mais en souligne les limites. Le journal explique que le texte, même imparfait, envoie un signal de fin de « désordre ». Toutefois, il insiste sur le fait que des amendements au Parlement sont attendus, ce qui maintient l’incertitude.

Énergie et reconstruction: un financement de 250 millions de dollars et une poussée vers le solaire

Ad Diyar du 17 janvier 2026 rapporte un échange entre le ministre des Finances Yassine Jaber et une délégation de la Banque mondiale. Le ministre explique que l’État cherche à couvrir le déficit budgétaire par des emprunts de long terme, et cite des projets qui incluent l’eau et l’agriculture. Le journal met surtout en avant un axe. Un programme lié à un prêt de 250 millions de dollars, associé à des projets d’énergie.

Selon Ad Diyar du 17 janvier 2026, ce financement doit soutenir le ministère de l’Énergie et l’établissement public de l’électricité, afin d’avancer dans un plan de mise en œuvre. Le journal mentionne explicitement un projet de production d’électricité à partir d’une centrale solaire, présenté comme une composante de ce prêt.

Le même Ad Diyar du 17 janvier 2026 évoque aussi un projet d’assistance d’urgence lié à la reconstruction, validé juridiquement, et financé par ce prêt de 250 millions de dollars. Le journal explique que l’objectif est de soutenir le redressement et la reconstruction d’infrastructures endommagées lors de l’offensive israélienne de 2024, avec une coordination annoncée avec les municipalités.

Al Liwa’ du 17 janvier 2026 complète ce dossier en décrivant une réunion avec le ministre de l’Énergie Joe Saddi et la Banque mondiale, à l’occasion de la signature d’un accord de subvention destiné à soutenir des projets solaires dans des équipements publics. Le journal mentionne une enveloppe d’environ 1,5 million de dollars, financée via un programme de donateurs.

Dans ce tableau, le financement international joue un double rôle. Il apporte des ressources. Il impose aussi un calendrier, des procédures et une traçabilité. Ad Diyar du 17 janvier 2026 évoque d’ailleurs un travail sur des cahiers des charges et des mécanismes de contrôle, signe d’une volonté de cadrer l’exécution.

Logement: hausse du capital de la Banque de l’habitat et pari sur une relance par le crédit

Al Sharq du 17 janvier 2026 consacre un entretien à la hausse du capital de la Banque de l’habitat, présenté comme une « lettre de confiance ». Le journal indique que le capital passe de 100 milliards de livres libanaises à 150 milliards. Cette hausse est décrite comme un outil pour renforcer la solidité financière de la banque et accroître sa capacité à financer des prêts immobiliers.

Dans Al Sharq du 17 janvier 2026, l’argument social est central. Le texte insiste sur les bénéficiaires visés, en particulier les ménages à revenus faibles et moyens, ainsi que les jeunes. L’objectif affiché est de faciliter l’accès à un logement ou l’amélioration d’un logement existant, dans un contexte où la crise a fortement réduit les capacités d’emprunt.

Le même Al Sharq du 17 janvier 2026 développe un second volet, plus financier. Il évoque la nécessité de sécuriser des sources de financement durables, y compris via des accords avec des fonds arabes et étrangers, afin d’offrir des prêts à taux réduits. Il souligne aussi la nécessité de moderniser les mécanismes de travail, en les adaptant aux capacités réelles de remboursement des ménages.

Dans ce dossier, la hausse du capital est présentée comme un outil de relance indirecte. Elle vise le bâtiment, l’ameublement, et l’emploi lié aux chantiers. Al Sharq du 17 janvier 2026 insiste sur ce lien en parlant d’un effet attendu sur le cycle économique et sur les opportunités de travail.

Tourisme: saison hivernale dynamique pour une élite, contrôles plus stricts pour le secteur

Al Akhbar du 17 janvier 2026 décrit une saison hivernale qui résiste à la crise, mais de manière très inégale. Le journal donne l’exemple d’une zone de montagne où la neige et l’arrivée de nombreux expatriés alimentent la demande. Il cite une responsable d’établissement hôtelier qui explique que la région « vit de la neige » et que les réservations sont pleines, avec une hausse des prix. Le journal mentionne une chambre passée d’environ 350 dollars en été à 400 dollars en hiver.

Cependant, Al Akhbar du 17 janvier 2026 nuance cette image et évoque aussi des établissements dont l’activité reste bien inférieure à celle d’avant-crise. Le journal cite un responsable qui estime que le volume de travail actuel ne dépasse pas un quart du niveau antérieur, et qui insiste sur une saison concentrée sur quelques mois. Il donne des prix de chambres plus bas que par le passé, signe d’une concurrence et d’un pouvoir d’achat fragilisés.

Dans le même temps, Ad Diyar du 17 janvier 2026 signale un durcissement du cadre administratif. Le journal publie un rappel du ministère du Tourisme, à travers une circulaire qui demande un respect strict des règlements et des lois, pour les hôtels, les maisons d’hôtes, les restaurants, les établissements de loisirs, les piscines, et les agences de voyage ou de transport touristique. Le texte mentionne aussi les locations de véhicules, y compris des véhicules tout-terrain utilisés dans le tourisme.

Ces deux informations dessinent un même diagnostic. Le tourisme peut apporter des devises, mais il reste exposé aux abus, à l’informel et aux pratiques de surfacturation. Ad Diyar du 17 janvier 2026 présente la circulaire comme un signal de reprise en main, visant à sécuriser le consommateur et à protéger l’image du secteur.

Cadre international: prix du pétrole et effets de contagion financière

Al Quds du 17 janvier 2026 indique que les prix du pétrole ont légèrement augmenté, alors que le marché évalue les risques d’approvisionnement, tout en notant une baisse de la probabilité d’une frappe américaine contre l’Iran. Cette évolution rappelle à quel point l’énergie reste liée aux tensions géopolitiques.

Pour le Liban, ce lien est direct. La facture énergétique pèse sur les finances publiques, sur la balance commerciale, et sur le coût de la vie. Dans ce contexte, les projets solaires soutenus par la Banque mondiale, tels que décrits par Ad Diyar du 17 janvier 2026 et Al Liwa’ du 17 janvier 2026, apparaissent comme une réponse à la fois budgétaire et structurelle.

Enfin, Al Quds du 17 janvier 2026 décrit une crise budgétaire en France, marquée par des difficultés à faire adopter la loi de finances 2026. Même si ce dossier est extérieur, il rappelle que les partenaires du Liban traversent aussi des contraintes internes. Cela peut influencer le rythme des engagements et la disponibilité politique.

Justice: le dossier du port de Beyrouth ravivé par une nomination contestée, et des signaux de crispation sur l’intégrité publique

Gracia Al Qazzi à la tête des douanes: une nomination qui relance la bataille judiciaire du port

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, la nomination de Gracia Al Qazzi comme directrice générale des douanes a déclenché une réaction immédiate des familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth. Le journal précise que les familles contestent ce choix car Gracia Al Qazzi reste visée par une procédure dans le dossier du port, et parce que l’acte d’accusation final n’a pas encore été émis.

Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, le ministre de la Justice Adel Nassar a rendu publique une réserve sur cette nomination. Il explique qu’« tant qu’il existe une action en justice » contre la personne concernée, une promotion n’est pas appropriée. Le même article précise qu’Adel Nassar relie cette position à un critère général. Il s’agit d’éviter de promouvoir une personne à un poste sensible pendant une procédure.

Selon Al Liwa’ du 17 janvier 2026, Adel Nassar a tenu un discours similaire après une visite au président du Parlement Nabih Berri. Il insiste sur le fait que sa réserve ne vise pas à influencer le cours de l’enquête. Il la relie plutôt à une question de convenance administrative.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, le ministre de l’Information Paul Morcos a, au contraire, défendu la décision du gouvernement. Il affirme qu’il n’existe « aucun empêchement légal » à la nomination, faute de condamnation. Il ajoute que l’intéressée conserve ses droits civils et politiques.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, les familles des victimes disent que cette justification ne suffit pas. Elles considèrent que la décision heurte les principes de respect de l’enquête. Elles estiment aussi qu’elle fragilise l’idée de transparence.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, les familles vont plus loin et évoquent une crise de confiance. Elles affirment que la nomination « sape » la confiance dans la justice et dans l’État. Elles affirment qu’elles ne se tairont pas avant une décision judiciaire.

Le port de Beyrouth comme affaire d’État: intégrité, hiérarchie administrative et conflit de récits

Selon Al Bina’ du 17 janvier 2026, la nomination de Gracia Al Qazzi a créé un choc politique et juridique au-delà du seul gouvernement. Le journal indique que des voix parlementaires, des associations de défense des droits et les familles des victimes ont dénoncé la décision. Le texte présente cette nomination comme une « rupture » avec la logique attendue dans l’administration.

Selon Al Bina’ du 17 janvier 2026, l’argument central des opposants porte sur le statut même de la personne concernée. Le journal évoque une poursuite pour des faits liés à des responsabilités dans le dossier du port. Il souligne que le poste des douanes touche directement aux mêmes champs.

Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, les familles des victimes ont publié un communiqué d’indignation. Elles rappellent que l’explosion est décrite comme « le plus grand » événement non nucléaire de ce type. Elles soulignent que l’acte d’accusation censé fixer les responsabilités n’est toujours pas publié.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, le communiqué des familles contient aussi une critique de méthode. Elles affirment que les procédures n’ont pas suivi un cours normal « selon la loi ». Elles citent une décision qualifiée de « non légale » liée à un acteur du dossier, Oweidat. Cette mention illustre une défiance persistante envers la chaîne de décision judiciaire.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, les familles imputent aussi une responsabilité politique au gouvernement. Elles parlent d’une responsabilité « politique et morale » dans la nomination. Cette formulation vise à élargir le débat au-delà du seul dossier technique.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, la même controverse est alimentée par le contenu de l’accusation évoquée. Le journal rapporte que les familles mentionnent une connaissance présumée de la cargaison de nitrate d’ammonium. Elles présentent ce point comme incompatible avec une promotion administrative.

Douanes et gouvernance: une nomination qui touche à la lutte contre l’impunité

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, la nomination s’inscrit aussi dans une série de décisions au sein de l’appareil des douanes. Le journal évoque la fin du mandat du directeur général précédent, Badri Daher. Il mentionne aussi des nominations au sein du Conseil supérieur des douanes.

Selon Al Bina’ du 17 janvier 2026, l’affaire dépasse un nom. Le journal décrit un enjeu de norme. Une administration peut-elle être dirigée par une personne sous accusation. Il insiste sur l’idée de précédent.

Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, Adel Nassar insiste sur le caractère « sensible » d’un poste comme celui des douanes. Il présente la douane comme un secteur où l’intégrité est indispensable. Il lie donc la question à une exigence de confiance publique.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, Paul Morcos fait le pari inverse. Il présente la présomption d’innocence comme le critère décisif. Ce conflit de récits structure tout le débat.

Selon Al Liwa’ du 17 janvier 2026, l’échange public révèle une tension entre deux logiques. La logique pénale attend une décision judiciaire. La logique administrative demande une prudence immédiate.

Signaux d’intégrité publique: la pression pour des mécanismes de suivi et de responsabilité

Selon Al Bina’ du 17 janvier 2026, une autre séquence interne renvoie à la notion de responsabilité publique. La députée Halima Kaakour annonce une initiative destinée à introduire des indicateurs de performance dans l’administration. Elle évoque la nécessité d’un suivi et d’une évaluation.

Selon Al Bina’ du 17 janvier 2026, cette initiative est explicitement reliée à la crise de la gouvernance. Le texte cite l’idée que la crise n’est pas seulement une crise de ressources. Elle serait aussi une crise de contrôle et de reddition des comptes.

Cette séquence ne remplace pas le dossier du port. Elle l’éclaire. Elle montre une pression politique autour d’un mot. La responsabilité. Selon Al Bina’ du 17 janvier 2026, l’argument est que l’État dépense parfois sans plans mesurables. Cette critique rejoint la colère exprimée dans le dossier du port.

Justice civile et actes de procédure: annonces, délais et litiges de propriété

La rubrique judiciaire du jour ne se limite pas au pénal. Elle contient aussi des actes de procédure. Selon Al Akhbar du 17 janvier 2026, une annonce judiciaire concerne un dossier portant sur un bien foncier à Jezzine. Le journal mentionne un numéro de dossier et un délai de deux mois pour la remise d’actes.

Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, un autre avis concerne des documents de propriété liés à un bien du secteur de Ras Beirut. Le texte mentionne une possibilité de recours dans un délai de quinze jours. Il cite aussi le service du registre foncier de Beyrouth.

Ces avis sont techniques. Ils sont pourtant révélateurs. Ils montrent un appareil judiciaire et administratif qui continue de fonctionner. Il traite des conflits privés et des droits de propriété. Selon Al Akhbar du 17 janvier 2026, les procédures demandent une notification formelle. Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, elles imposent des délais stricts.

Ils éclairent aussi une réalité sociale. Le foncier reste un enjeu de litige. Il reste aussi un enjeu de sécurité juridique. Cela est essentiel dans un pays en crise financière. Ces annonces, publiées dans la presse, reflètent la persistance d’un État de registre.

Ukraine: la justice anticorruption comme champ politique autour de Ioulia Tymochenko

Le volet international du jour montre une justice sous pression politique. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, Ioulia Tymochenko est au centre d’une enquête liée à des soupçons de corruption. Le journal rapporte que le parquet demande des mesures conservatoires. Il précise qu’une audience a eu lieu à Kiev le vendredi.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, les accusations s’appuient sur des enregistrements publiés par les autorités anticorruption. Le journal indique que la qualification pénale citée prévoit une peine de prison lourde. Il évoque une fourchette de cinq à dix ans.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, Ioulia Tymochenko affirme que le dossier est politique. Elle conteste les accusations et parle de fabrication. Elle lie l’affaire à une bataille de concurrence électorale.

Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, la critique vise aussi les institutions anticorruption elles-mêmes. Le journal rapporte qu’elle décrit ces institutions comme un outil de pression. Il rappelle qu’elle avait critiqué ces structures dans les années récentes.

Ce récit illustre une tension connue. La justice anticorruption doit convaincre qu’elle est indépendante. Les accusés affirment souvent le contraire. Selon Al 3arabi Al Jadid du 17 janvier 2026, l’affaire devient un test de crédibilité institutionnelle en temps de guerre.

Grèce: acquittement de bénévoles poursuivis pour aide aux migrants, dont Sara Mardini

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, un tribunal grec a acquitté vingt-quatre bénévoles poursuivis dans une affaire liée à l’aide aux migrants. Le journal cite Sara Mardini parmi les personnes concernées. Il rappelle qu’elle est une réfugiée syrienne devenue une figure médiatique.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, la décision d’acquittement s’appuie sur l’intention. Les juges estiment que l’objectif n’était pas criminel. Ils retiennent un objectif humanitaire.

Selon Al Quds du 17 janvier 2026, l’affaire était ancienne et symbolique. Elle avait suscité des critiques d’organisations de défense des droits. Le journal rappelle aussi des poursuites antérieures, dont certaines s’étaient déjà terminées par des acquittements.

Ce dossier met en lumière un débat de fond. Où s’arrête l’aide humanitaire. Où commence l’infraction. La décision grecque tranche en faveur de l’intention humanitaire. Selon Al Quds du 17 janvier 2026, cette décision referme une séquence judiciaire longue.

Le Liban et la justice: un même point de tension, la confiance

Le dossier du port de Beyrouth concentre l’essentiel des signaux judiciaires du jour. Il mobilise le gouvernement, des ministres, et les familles des victimes. Selon Al Quds du 17 janvier 2026, la nomination contestée révèle une fracture sur la notion de respect de l’enquête. Selon Al Sharq du 17 janvier 2026, la réserve d’Adel Nassar cherche à poser une norme administrative.

Le débat est aussi un débat de calendrier. L’acte d’accusation final reste attendu. Les familles utilisent cette attente comme argument central. Selon Al Liwa’ du 17 janvier 2026, elles insistent sur le fait que la justice n’a pas encore fixé les responsabilités. Cette attente nourrit une colère durable. Elle nourrit aussi une défiance envers l’État.

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